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Mutuelle entreprise – Convention collective service à la personne – IDCC 3127
Ce qu’il faut retenir pour l’employeur et le salarié :
- L’IDCC 3127 correspond à la convention collective nationale des entreprises de services à la personne.
- La complémentaire santé collective doit être distinguée du régime conventionnel de prévoyance.
- Les remboursements dépendent de l’Assurance Maladie, des garanties souscrites, des plafonds et des exclusions.
La convention collective nationale des entreprises de services à la personne relève de l’IDCC 3127. Elle concerne les sociétés qui interviennent au domicile des particuliers pour l’entretien, la garde d’enfants, l’assistance ou l’accompagnement. L’employeur doit distinguer la complémentaire santé obligatoire, le régime de prévoyance de branche et les garanties réellement prévues par ses contrats.
IDCC 3127 : mutuelle santé collective et prévoyance des services à la personne
La convention collective nationale des entreprises de services à la personne a été signée le 20 septembre 2012. Elle a été étendue par un arrêté du 3 avril 2014 publié le 30 avril 2014. Elle demeure présentée comme une convention collective en vigueur et étendue.
Son champ concerne les entreprises qui fournissent des services au domicile des particuliers. Les activités peuvent notamment inclure l’entretien du logement, la garde d’enfants, l’assistance administrative, l’aide à la mobilité, la préparation des repas ou l’accompagnement de personnes âgées, fragiles ou dépendantes.
Cette convention ne doit pas être confondue avec la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile. L’employeur doit vérifier son activité principale, son organisation et le champ conventionnel correspondant avant d’afficher l’IDCC 3127 sur les documents sociaux.
Les métiers combinent déplacements fréquents, horaires fractionnés, manutention, travail isolé et interventions auprès de publics fragiles. Ces contraintes peuvent influencer les besoins en soins courants, hospitalisation, optique, assistance psychologique et maintien des revenus.
Pour confronter les cotisations, les garanties, les plafonds et les exclusions, l’entreprise peut utiliser un comparateur de mutuelle santé collective en tenant compte des catégories de salariés, des temps partiels et de la dispersion géographique des interventions.
Une analyse plus large peut également s’appuyer sur un comparatif des mutuelles d’entreprise afin de rapprocher les remboursements, les services d’assistance, les conditions d’affiliation et le coût global du régime.
Points de vigilance santé et prévoyance — IDCC 3127 : la branche dispose d’un régime conventionnel de prévoyance. Un accord du 6 février 2025 a institué un nouveau régime pour les entreprises entrant dans le champ de la convention. Les cotisations, franchises et prestations doivent être relues dans cet accord et dans la notice de l’assureur.
Remboursements santé 2026 pour la convention collective IDCC 3127
Les tableaux suivants présentent des dépenses moyennes et des repères indicatifs. Ils ne constituent ni une grille conventionnelle uniforme ni des tarifs de cotisation. Le remboursement réel dépend du parcours de soins, de la base de l’Assurance Maladie et du contrat collectif souscrit.
La participation forfaitaire de 2 € applicable à certains actes médicaux reste à la charge de l’assuré dans le cadre d’un contrat responsable. Pour interpréter les bases, le ticket modérateur et les restes à charge, il est utile de consulter les frais médicaux et taux de remboursement des mutuelles santé.
Le texte source évoquait des cotisations comprises entre 25 € et 200 € par mois. Cette fourchette n’est pas présentée comme un tarif conventionnel, car le prix dépend notamment de l’assureur, des garanties, des bénéficiaires, de la structure des effectifs et du financement retenu.
Soins courants : remboursements indicatifs
| Poste de soins | Dépense ou tarif indicatif | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Consultation d’un médecin généraliste | 30 € | 19 € après application du taux de 70 % et déduction de la participation forfaitaire de 2 €, dans le parcours de soins | Selon le ticket modérateur et les garanties souscrites |
| Consultation longue ou spécifique | 60 € | Montant variable selon l’acte, la nomenclature, le parcours de soins et la base applicable | Selon le ticket modérateur, les dépassements éventuels et le contrat |
| Pharmacie remboursable | Selon le médicament délivré | Selon le taux applicable au médicament et la base de remboursement | Selon le ticket modérateur, les franchises et les garanties souscrites |
| Ostéopathie et pratiques non conventionnées | 50 € par séance selon le praticien | Absence habituelle de remboursement, sauf acte médical distinct remplissant les conditions de prise en charge | Forfait éventuel prévu par la notice contractuelle |
Les intervenants à domicile effectuent des déplacements quotidiens, portent parfois des charges et assistent des personnes ayant une mobilité réduite. Les consultations, la rééducation prescrite et les soins paramédicaux peuvent donc représenter des postes importants.
La kinésithérapie prescrite et remboursable doit être distinguée de l’ostéopathie et des autres pratiques non conventionnées. Une garantie complémentaire ne crée pas automatiquement un remboursement de l’Assurance Maladie.
Le remboursement dépend du parcours de soins, de la base applicable, des franchises et des conditions prévues dans le contrat collectif.
Optique : verres, montures et lentilles
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Verres simples avec monture pour adulte | 278 € | Selon la classe de l’équipement et la base de remboursement applicable | Repère source : 100 €, à confronter à la notice contractuelle |
| Verres progressifs avec monture pour adulte | 568 € | Selon la classe, la correction prescrite et la base applicable | Repère source : 200 €, à confronter à la notice contractuelle |
| Lentilles | 300 € par an | Prise en charge dans certaines indications médicales et selon la base applicable | Repère source : 100 % de la BRSS, sous réserve du contrat |
La lecture d’ordonnances, l’aide aux démarches administratives et les déplacements routiers exigent une vision correctement compensée. Le contrat doit distinguer les équipements du panier 100 % Santé, les équipements à tarifs libres et les lentilles.
Les plafonds, la correction prescrite, la classe de l’équipement et la fréquence de renouvellement figurent dans la notice contractuelle.
Dentaire : prothèses et soins remboursables
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Couronne dentaire | 590 € | Selon la dent concernée, le matériau, le panier de soins et la base applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à confirmer dans le contrat |
| Inlay-core | 400 € | Selon la codification de l’acte et la base de remboursement applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à confirmer dans le contrat |
| Détartrage | 35 € | Selon le tarif conventionnel et le taux applicable | Selon le ticket modérateur et les garanties souscrites |
| Orthodontie | 800 € | Selon l’âge, l’accord préalable, la durée du traitement et la base applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à confirmer dans le contrat |
Les dépenses dentaires peuvent entraîner un reste à charge important en dehors du panier 100 % Santé. Le niveau de rémunération, le temps partiel et les horaires fractionnés peuvent rendre ces dépenses particulièrement sensibles pour certains salariés.
Les pourcentages exprimés sur la BRSS doivent être distingués des forfaits en euros, des plafonds annuels, des actes non remboursables et des équipements relevant du panier à reste à charge nul.
Hospitalisation : garanties et reste à charge
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Chambre particulière | 61 € par jour | Non remboursée dans le régime général, hors situation particulière | Selon le forfait et la durée maximale prévus par le contrat |
| Frais de séjour en secteur conventionné | 828 € à titre indicatif | Selon la base, le taux applicable et la situation de l’assuré | Ticket modérateur selon la base applicable et les garanties souscrites |
| Forfait journalier hospitalier | Selon la durée d’hospitalisation | 0 € | Pris en charge selon les règles du contrat responsable |
Les accidents de trajet, les chutes et les efforts de manutention rendent la garantie hospitalisation importante dans cette branche. Elle doit distinguer les frais de séjour, les honoraires, le forfait journalier, la chambre particulière et les services d’assistance.
Les dépassements d’honoraires et les prestations de confort restent soumis aux plafonds, exclusions et conditions du contrat souscrit.
Les exemples présentés ne permettent pas, à eux seuls, de démontrer la conformité du contrat collectif. L’entreprise doit confronter ses garanties aux règles légales, à l’acte instituant le régime, aux éventuelles dispositions conventionnelles et à la notice de l’assureur.
Pour suivre les évolutions susceptibles d’affecter la couverture collective, les employeurs peuvent consulter les nouveaux accords de mutuelle, sans assimiler automatiquement chaque texte à une modification du régime de santé de l’IDCC 3127.
IDCC 3127 : choisir le contrat collectif, informer les salariés et sécuriser les garanties
Vérifier le champ de la convention collective
L’employeur doit vérifier que son activité principale relève bien des entreprises de services à la personne. La convention IDCC 3127 ne couvre pas automatiquement toutes les associations ou structures intervenant auprès de personnes fragiles.
Le contrat de travail, le bulletin de paie et les documents collectifs doivent mentionner la convention réellement applicable. Une erreur de convention peut avoir des conséquences sur les classifications, les salaires, la durée du travail et la protection sociale complémentaire.
Mutuelle collective et participation employeur
Tout employeur privé doit proposer une complémentaire santé collective aux salariés concernés, sauf cas de dispense autorisés. Sa participation financière doit représenter au moins 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire.
Le contrat doit respecter le panier minimal légal et les règles applicables aux contrats responsables. L’entreprise peut retenir des garanties supérieures, mais elle doit clairement distinguer le socle obligatoire des options facultatives.
Temps partiel, contrats courts et dispenses
La branche des services à la personne comprend de nombreux salariés à temps partiel, en contrat court ou travaillant pour plusieurs employeurs. Ces situations ne créent pas automatiquement une dispense d’adhésion à la mutuelle collective.
Chaque dispense doit correspondre à un cas autorisé, faire l’objet d’une demande du salarié lorsque cela est requis et être accompagnée des justificatifs nécessaires. L’employeur doit conserver les documents permettant d’établir la régularité de la dispense.
Information des salariés et bénéficiaires
Chaque salarié doit recevoir une notice détaillant les garanties, les exclusions, les plafonds, les cotisations, les ayants droit, les services d’assistance et les modalités de modification du régime. L’employeur doit pouvoir démontrer que cette notice a bien été remise.
L’information doit rester accessible aux salariés mobiles ou rarement présents dans les locaux. Les procédures d’affiliation, de changement de situation familiale et de demande de prestations doivent être suffisamment simples et documentées.
Prévoyance conventionnelle depuis 2025
Un accord du 6 février 2025 a institué un régime de prévoyance pour les entreprises entrant dans le champ de l’IDCC 3127. Ce régime est distinct de la complémentaire santé et vise les risques lourds prévus par l’accord.
Les niveaux de cotisation, les bénéficiaires, les franchises, les prestations d’incapacité, d’invalidité ou de décès doivent être recherchés dans le texte conventionnel et dans la notice remise par l’organisme assureur. Ils ne doivent pas être déduits des tableaux de frais médicaux.
Risques professionnels et prévention
Les salariés peuvent être exposés aux troubles musculo-squelettiques, aux chutes, aux accidents de trajet, à la fatigue, au travail isolé et à la charge émotionnelle. La prévention relève d’obligations distinctes de la mutuelle santé.
Un contrat complémentaire peut faciliter l’accès à certains soins ou services, mais il ne remplace pas l’évaluation des risques, les équipements adaptés, la formation aux gestes professionnels et l’organisation des déplacements.
Portabilité après la rupture du contrat
Lorsque la rupture du contrat ouvre droit à l’assurance chômage et que les conditions légales sont réunies, l’ancien salarié peut bénéficier de la portabilité des garanties de santé et de prévoyance.
La durée dépend de celle du dernier contrat ou des contrats successifs, dans la limite prévue par la réglementation. Le salarié doit vérifier les garanties conservées, la date de début et les événements susceptibles de mettre fin au maintien.
Retraités : maintien et contrat individuel
Au moment du départ à la retraite, le maintien individuel d’une couverture issue du contrat collectif relève de règles différentes de la portabilité. Les cotisations et les garanties peuvent évoluer après la cessation d’activité.
L’ancien salarié peut comparer une mutuelle santé adaptée aux seniors en contrôlant l’hospitalisation, les soins courants, le dentaire, l’optique, l’audiologie et les exclusions.
Travailleurs indépendants du secteur
Les dirigeants non salariés, entrepreneurs individuels et prestataires indépendants ne relèvent pas automatiquement du contrat collectif des salariés. Ils doivent organiser leur propre complémentaire santé et leur éventuelle prévoyance.
Ils peuvent utiliser un comparateur de mutuelles pour TNS afin d’examiner les frais de santé, les franchises, les exclusions et les garanties de maintien des revenus.
Métiers et contraintes professionnelles
La branche réunit notamment des aides ménagères, gardes d’enfants, assistants administratifs, accompagnateurs, jardiniers, intervenants de mobilité et personnels d’encadrement. Les contraintes varient selon les missions : déplacements, port de charges, horaires fragmentés, travail isolé et contact avec des publics fragiles.
Infos clés IDCC 3127 en 2026
- IDCC concerné : 3127 – Convention collective nationale des entreprises de services à la personne.
- Statut : convention collective en vigueur et étendue.
- Date du texte : 20 septembre 2012.
- Complémentaire santé : obligatoire pour les salariés concernés, sauf dispenses applicables.
- Participation employeur : au moins 50 % de la cotisation de la couverture collective obligatoire.
- Prévoyance : accord du 6 février 2025 présenté comme en vigueur et étendu.
- Remboursements : à lire avec la BRSS, le parcours de soins, les plafonds et la notice contractuelle.
- 100 % Santé : applicable dans les conditions prévues pour les contrats responsables et les équipements éligibles.
- Spécificités professionnelles : déplacements, horaires fractionnés, manutention et interventions au domicile.
En savoir plus sur la protection santé : pour comparer cette branche avec d’autres secteurs professionnels, consultez les mutuelles collectives par secteur professionnel.
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