Mutuelle collective employés et cadres éditeurs presse magazine – IDCC 3225
Ce qu’il faut retenir :
- L’ex IDCC 3225 correspond à la convention collective des éditeurs de la presse magazine, employés et cadres, du 30 octobre 2017.
- Son champ professionnel a été fusionné en 2021 avec celui de l’IDCC 3230, convention de la presse d’information spécialisée.
- Aucune grille générale de remboursement santé propre à l’IDCC 3225 n’est publiée : l’entreprise doit respecter les minima légaux et son contrat collectif.
La convention collective nationale des éditeurs de la presse magazine, employés et cadres, relève de l’IDCC 3225. Signée le 30 octobre 2017, elle a remplacé les anciennes conventions IDCC 3201 et 3202. Depuis 2021, son champ professionnel est fusionné avec celui de l’IDCC 3230. La complémentaire santé des salariés doit respecter les garanties légales, faute de grille conventionnelle générale propre à l’IDCC 3225.
Identification de la convention collective IDCC 3225
La convention collective nationale des éditeurs de la presse magazine, applicable aux employés et aux cadres, a été signée le 30 octobre 2017.
Elle a été étendue par arrêté du 30 octobre 2019, publié au Journal officiel du 5 novembre 2019.
La fiche initiale omettait cette date d’extension et pouvait laisser penser que la convention était immédiatement applicable à toutes les entreprises dès sa signature.
La convention IDCC 3225 a remplacé :
- la convention collective des cadres des éditeurs de la presse magazine, IDCC 3201 ;
- la convention collective des employés des éditeurs de la presse magazine, IDCC 3202.
Son champ concernait les entreprises éditant des titres de presse magazine, sur support imprimé ou numérique, ainsi que leurs employés et cadres.
Les journalistes professionnels ne sont pas intégrés aux catégories d’employés et de cadres visées par cette convention. Ils relèvent de la convention collective nationale des journalistes, IDCC 1480.
Les organisations patronales étaient notamment représentées par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine, le SEPM. La convention a été signée par plusieurs organisations syndicales de salariés.
L’accord du 30 janvier 2020 relatif à la reconversion ou à la promotion par alternance concernait la formation professionnelle pour les années 2020 à 2022. Il ne constituait pas un accord de mutuelle santé ou de prévoyance.
La fiche initiale accordait une place excessive à cet accord de formation alors qu’il n’apporte aucune garantie de remboursement médical.
Un arrêté ministériel du 5 août 2021 a fusionné le champ de l’IDCC 3225 avec celui de la convention collective de la presse d’information spécialisée, IDCC 3230.
L’IDCC 3230 constitue la convention de rattachement de la branche issue de cette restructuration. L’IDCC 3225 demeure consultable sur Légifrance et certains textes continuent d’y être rattachés pendant le processus d’harmonisation.
La convention IDCC 3225 ne doit donc plus être présentée comme une branche totalement autonome sans mention de son rattachement à l’IDCC 3230.
Les entreprises doivent vérifier le texte conventionnel actuellement indiqué sur leurs bulletins de salaire, leur déclaration sociale nominative et leurs accords internes.
Aucune grille générale et complète de complémentaire santé propre à l’IDCC 3225 n’apparaît dans les textes actuellement publiés sur Légifrance.
Les montants de remboursement dépendent par conséquent du régime collectif mis en place dans l’entreprise, sous réserve du respect des garanties légales minimales.
Pour analyser les offres disponibles, l’employeur peut comparer les mutuelles santé entreprise.
Point juridique important : l’IDCC 3225 a remplacé les IDCC 3201 et 3202, mais son champ a ensuite été fusionné avec celui de l’IDCC 3230. Les remboursements de santé doivent être vérifiés dans le contrat collectif réellement applicable.
Garanties minimales et remboursements santé en 2026
Les tableaux initiaux présentaient des montants génériques comme des « remboursements mutuelle minimum » propres à l’IDCC 3225. Cette présentation n’est pas justifiée par les textes conventionnels publiés.
En l’absence d’un accord de frais de santé plus favorable applicable dans l’entreprise, la complémentaire collective doit respecter le panier minimal légal et les règles des contrats responsables.
L’employeur doit financer au moins 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire du salarié.
La participation forfaitaire applicable à certaines consultations, analyses et actes médicaux est fixée à 2 €. Elle reste à la charge de l’assuré dans le cadre d’un contrat responsable, sauf exonération prévue par la réglementation.
Pour une consultation de médecin généraliste facturée 30 € dans le parcours coordonné, l’Assurance Maladie rembourse 21 €, puis déduit la participation forfaitaire de 2 €. Le montant effectivement versé est donc de 19 €.
Pour distinguer la BRSS, le ticket modérateur et les dépassements, consultez les taux de remboursement des mutuelles santé.
Lecture des tableaux : les informations ci-dessous présentent les garanties légales minimales et les points à contrôler dans la notice de l’assureur. Elles ne constituent pas une grille conventionnelle propre à l’IDCC 3225.
Consultations médicales et soins courants
| Acte ou prestation | Assurance Maladie | Garantie minimale ou contractuelle |
|---|---|---|
| Consultation d’un médecin généraliste | 19 € pour une consultation à 30 € dans le parcours de soins | Prise en charge du ticket modérateur, hors participation forfaitaire de 2 € |
| Consultation d’un médecin spécialiste | Selon la BRSS, le parcours de soins et le secteur du praticien | Ticket modérateur et dépassements éventuels selon le contrat |
| Consultation longue, complexe ou très complexe | Selon la nomenclature et l’acte facturé | Selon le tableau de garanties du contrat collectif |
| Analyses et examens de laboratoire | Selon la nomenclature applicable | Ticket modérateur, hors participation forfaitaire éventuelle |
| Kinésithérapie prescrite | Selon la prescription et la nomenclature | Ticket modérateur selon le contrat responsable |
| Ostéopathie et pratiques non remboursées | Absence habituelle de remboursement | Forfait facultatif selon le contrat de l’entreprise |
| Médicaments remboursables | Selon le taux réglementaire et la franchise médicale | Ticket modérateur selon le contrat souscrit |
Le remboursement de 17,50 € indiqué dans l’ancienne fiche pour une consultation de généraliste était incorrect. Le montant actuel effectivement versé est de 19 € après déduction de la participation forfaitaire.
Le remboursement mutuelle de 10,50 € ne constitue pas un montant fixe. La complémentaire rembourse selon la BRSS, les dépenses engagées et les garanties du contrat.
La kinésithérapie prescrite ne relève pas des médecines douces. Elle peut être prise en charge par l’Assurance Maladie, contrairement à l’ostéopathie généralement non remboursée.
Optique : montures, verres et lentilles
| Équipement | Règle applicable | Garantie à vérifier |
|---|---|---|
| Monture et verres de classe A | Prise en charge intégrale dans le cadre du 100 % Santé, sous réserve des prix limites de vente | Conformité du contrat responsable |
| Équipement hors 100 % Santé avec verres simples | Panier minimal collectif et plafonds des contrats responsables | Forfait prévu par la notice du contrat |
| Équipement avec verres complexes ou progressifs | Remboursement variable selon la correction et la catégorie des verres | Forfait contractuel et fréquence de renouvellement |
| Monture hors panier 100 % Santé | Remboursement plafonné dans les contrats responsables | Montant inclus dans le forfait optique |
| Lentilles | Remboursement par l’Assurance Maladie dans certaines indications médicales | Forfait annuel ou pourcentage prévu par le contrat |
| Chirurgie réfractive | Absence habituelle de remboursement par l’Assurance Maladie | Forfait facultatif du contrat collectif |
Les montants de 100 € pour un équipement simple et de 200 € pour un équipement progressif ne constituent pas des minima conventionnels propres à l’IDCC 3225.
Ils correspondent à des repères fréquemment associés au panier minimal légal, mais la prise en charge exacte dépend de la correction et du contrat collectif.
Le remboursement des lentilles ne peut pas être présenté comme un montant uniforme de 39,48 €. Il varie selon l’indication médicale et le forfait prévu par l’assureur.
Dentaire : soins, prothèses et orthodontie
| Acte | Règle applicable | Garantie à vérifier |
|---|---|---|
| Soins dentaires courants | Remboursement selon la BRSS | Prise en charge du ticket modérateur |
| Couronne du panier 100 % Santé | Prise en charge intégrale lorsque le matériau et la localisation sont éligibles | Conformité du contrat responsable |
| Couronne du panier maîtrisé | Honoraires plafonnés avec reste à charge possible | Pourcentage prévu par le contrat collectif |
| Couronne du panier libre | Honoraires libres | Pourcentage ou forfait prévu par le contrat |
| Inlay-core | Selon la codification, le panier et la BRSS | Garantie exacte de la notice |
| Orthodontie remboursée | Selon l’âge, l’accord préalable et la BRSS | Minimum légal ou garantie supérieure du contrat |
| Implantologie et actes non remboursés | Absence habituelle de remboursement par l’Assurance Maladie | Forfait facultatif du contrat |
Le taux de 125 % de la BRSS indiqué dans la fiche initiale n’est pas un minimum propre à l’IDCC 3225.
Il correspond au minimum légal applicable à certaines prothèses dentaires et à l’orthodontie remboursée, hors actes relevant du panier 100 % Santé.
Les montants en euros associés à la couronne, à l’inlay-core et à l’orthodontie reposaient sur d’anciennes bases de remboursement et ont été supprimés.
Audiologie et appareillages
| Prestation | Règle applicable | Garantie à vérifier |
|---|---|---|
| Aide auditive de classe I | Prise en charge intégrale dans le cadre du 100 % Santé lorsque les conditions sont remplies | Conformité du contrat responsable |
| Aide auditive de classe II | Tarif libre avec remboursement plafonné | Forfait exact du contrat collectif |
| Piles et accessoires remboursables | Selon la nomenclature applicable | Ticket modérateur et forfait éventuel |
| Orthopédie et appareillages prescrits | Selon la BRSS | Ticket modérateur et renfort éventuel |
L’audiologie doit être intégrée à l’analyse d’un contrat collectif en 2026. Les aides auditives de classe I éligibles relèvent du dispositif 100 % Santé.
Hospitalisation
| Prestation | Assurance Maladie | Garantie minimale ou contractuelle |
|---|---|---|
| Frais de séjour dans un établissement conventionné | Généralement 80 % du tarif conventionnel, sauf exonération | Prise en charge du ticket modérateur selon le contrat responsable |
| Forfait journalier hospitalier | Non remboursé par l’Assurance Maladie | Prise en charge intégrale sans limitation de durée selon le panier minimal |
| Honoraires médicaux et chirurgicaux | Selon la BRSS et le secteur du praticien | Ticket modérateur et dépassements éventuels selon le contrat |
| Chambre particulière | Non remboursée par l’Assurance Maladie, hors situations particulières | Aucun minimum légal général ; forfait éventuel du contrat collectif |
| Transport sanitaire prescrit | Selon les conditions réglementaires | Ticket modérateur selon le contrat |
La chambre particulière ne doit pas être présentée comme systématiquement remboursée à 0 €. Le contrat collectif peut prévoir un forfait journalier même si l’Assurance Maladie ne couvre généralement pas cette prestation.
Les frais de séjour ne correspondent pas automatiquement à une intervention de la mutuelle égale à 20 % des dépenses réelles. La complémentaire intervient sur le ticket modérateur calculé à partir du tarif conventionnel.
Aucun des anciens tableaux ne doit être présenté comme une grille conventionnelle officielle de l’IDCC 3225. Les garanties précises doivent être recherchées dans l’accord d’entreprise, l’acte de mise en place, le contrat collectif et la notice remise aux salariés.
Pour suivre l’harmonisation avec l’IDCC 3230, consultez les nouveaux accords de mutuelle.
Obligations de l’employeur et droits des salariés
Identifier la convention actuellement applicable
Depuis la fusion des champs professionnels, l’employeur doit vérifier le rattachement conventionnel déclaré pour son entreprise.
L’IDCC applicable figure normalement sur le bulletin de paie et dans la déclaration sociale nominative.
La convention IDCC 3225 reste consultable, mais la restructuration de branche doit être prise en compte dans les accords conclus après la fusion avec l’IDCC 3230.
Mettre en place une complémentaire santé collective
L’employeur doit proposer une complémentaire santé collective à tous les salariés, quelle que soit leur ancienneté, sauf dispense autorisée.
Le régime peut être instauré par accord collectif, référendum ou décision unilatérale de l’employeur dans le respect des règles applicables.
Financer au moins 50 % de la cotisation
À défaut d’une disposition plus favorable, l’employeur finance au minimum 50 % de la cotisation correspondant à la couverture obligatoire.
Les options, renforts et garanties facultatives des ayants droit peuvent faire l’objet d’une répartition différente.
Respecter le panier minimal et le 100 % Santé
Le contrat doit couvrir le ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier et les garanties minimales en optique et en dentaire.
Il doit également intégrer les paniers 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie pour les équipements et actes éligibles.
Gérer les dispenses d’adhésion
Des dispenses peuvent concerner les salariés déjà couverts par un autre régime collectif obligatoire, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou les titulaires d’un contrat individuel jusqu’à son échéance.
Certaines dispenses concernent également les salariés en contrat court, les apprentis et les salariés à temps partiel lorsque les conditions réglementaires sont remplies.
La demande doit être formulée par écrit et accompagnée des justificatifs nécessaires.
Remettre une notice d’information
L’employeur doit remettre à chaque salarié la notice rédigée par l’organisme assureur.
Cette notice précise notamment les garanties, les exclusions, les cotisations, les bénéficiaires, les délais et les modalités de remboursement.
Toute modification réduisant ou modifiant les droits des salariés doit leur être communiquée avant son entrée en vigueur.
Distinguer mutuelle et prévoyance
La complémentaire santé rembourse les dépenses médicales restant après l’intervention de l’Assurance Maladie.
La prévoyance couvre des risques différents, principalement l’incapacité de travail, l’invalidité et le décès.
La fiche initiale affirmait l’existence de garanties détaillées d’arrêt de travail, d’invalidité et de décès sans citer un accord conventionnel précis applicable à l’ensemble de l’IDCC 3225.
Les garanties de prévoyance doivent donc être vérifiées dans les accords de branche ou d’entreprise, les anciens dispositifs des IDCC 3201 et 3202 et le contrat actuellement souscrit.
Protection spécifique des cadres
L’employeur doit respecter les obligations de prévoyance applicables aux salariés relevant d’une catégorie objective de cadres.
La référence à l’ancienne convention nationale des cadres du 14 mars 1947 ne suffit toutefois pas à décrire le régime actuellement applicable.
Il convient de vérifier les règles issues de l’accord national interprofessionnel relatif à la prévoyance des cadres et celles du contrat collectif en vigueur.
Maintien pendant certaines suspensions
La complémentaire santé doit être maintenue lorsque la suspension du contrat donne lieu à un maintien total ou partiel de rémunération ou à des indemnités complémentaires financées par l’employeur.
Les conditions applicables aux congés non rémunérés doivent être vérifiées dans l’acte de mise en place et la notice d’assurance.
Portabilité après la rupture du contrat
Le salarié dont le contrat de travail est rompu et qui bénéficie de l’assurance chômage peut conserver gratuitement ses garanties de santé et de prévoyance lorsque les conditions légales sont réunies.
La durée du maintien dépend de la durée du dernier contrat ou des contrats successifs, dans la limite de douze mois.
Départ à la retraite et loi Evin
Le départ à la retraite n’ouvre pas droit à la portabilité gratuite réservée aux anciens salariés indemnisés par l’assurance chômage.
Le retraité peut demander le maintien individuel de la couverture santé dans les conditions prévues par la loi Evin. Il supporte alors la totalité de la cotisation.
Il peut aussi rechercher une mutuelle senior adaptée à ses nouveaux besoins.
Travailleurs indépendants de la presse
Les auteurs, consultants, graphistes, éditeurs ou prestataires exerçant véritablement sous un statut indépendant ne bénéficient pas automatiquement du régime collectif de l’entreprise.
Ils peuvent souscrire une mutuelle TNS et une prévoyance couvrant les arrêts de travail et l’invalidité.
Les remboursements de l’Assurance Maladie ne dépendent pas uniquement du fait d’être à jour de ses cotisations, contrairement à la formulation simplifiée de l’ancienne fiche.
Prévenir les risques professionnels
Les métiers de la presse magazine peuvent être exposés au travail prolongé sur écran, aux contraintes posturales, aux délais de bouclage, à la charge mentale, au télétravail et aux risques psychosociaux.
La mutuelle et la prévoyance ne remplacent pas l’obligation de prévention de l’employeur.
L’entreprise doit évaluer les risques, organiser le droit à la déconnexion, adapter les postes et mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels.
Infos clés IDCC 3225 en 2026
- IDCC concerné : Ex IDCC 3225.
- Intitulé : éditeurs de la presse magazine, employés et cadres.
- Convention collective : 30 octobre 2017.
- Extension : arrêté du 30 octobre 2019, JORF du 5 novembre 2019.
- Anciennes conventions remplacées : IDCC 3201 et IDCC 3202.
- Journalistes professionnels : convention IDCC 1480.
- Fusion du champ professionnel : arrêté du 5 août 2021.
- Convention de rattachement : IDCC 3230.
- Mutuelle collective : obligatoire, sauf dispense autorisée.
- Participation patronale minimale : 50 %.
- Grille santé propre à l’IDCC 3225 : aucun tableau général public identifié.
- Panier minimal légal : ticket modérateur, forfait hospitalier, optique et dentaire.
- 100 % Santé : applicable en optique, dentaire et audiologie.
- Participation forfaitaire : 2 € pour les actes concernés.
- Consultation de généraliste à 30 € : remboursement de 19 € par l’Assurance Maladie.
- Chambre particulière : aucun minimum légal général.
- Garanties de prévoyance : à vérifier dans les textes et contrats réellement applicables.
- Portabilité : douze mois au maximum dans les conditions légales.
- Retraités : maintien individuel possible dans le cadre de la loi Evin.
- Risques professionnels : écrans, délais éditoriaux, télétravail et charge mentale.
Astuce utile : les métiers de l’édition s’intègrent dans les conventions collectives du secteur tertiaire, ce qui facilite la comparaison des niveaux de couverture.

