Mutuelle collective industrie sérigraphie et impression numérique – IDCC 0614

Ce qu’il faut retenir pour l’employeur et le salarié

  • L’IDCC 0614 correspond au périmètre historique de l’industrie de la sérigraphie et des procédés d’impression numérique connexes.
  • La branche a fait l’objet d’un accord professionnel de fusion avec le secteur de l’imprimerie de labeur et des industries graphiques : le statut conventionnel applicable doit donc être vérifié avant d’utiliser une grille santé ou prévoyance.
  • L’employeur doit proposer une complémentaire santé collective conforme au panier de soins minimal, au contrat responsable et à la participation patronale obligatoire.
  • Les tableaux ci-dessous sont des repères de remboursement à vérifier avec le contrat collectif, l’assureur et les textes conventionnels applicables à l’entreprise.

L’IDCC 0614 vise historiquement la convention collective nationale des industries de la sérigraphie et des procédés d’impression numérique connexes. Ce périmètre concerne des métiers liés à la sérigraphie, à l’impression numérique, aux procédés graphiques associés et aux activités de production ou de transformation relevant de cette branche.

Avant de mettre à jour une mutuelle d’entreprise, une prévoyance collective ou une notice salarié, il faut toutefois vérifier le rattachement conventionnel réel de l’entreprise. L’accord professionnel du 23 janvier 2019 relatif à la fusion des branches professionnelles dans le secteur de l’impression a rapproché le périmètre historique de l’IDCC 0614 de celui de l’imprimerie de labeur et des industries graphiques, identifié par l’IDCC 0184.

Point de vigilance IDCC 0614 : pour une entreprise de sérigraphie, d’impression numérique ou d’activité graphique connexe, l’enjeu principal consiste d’abord à confirmer la convention collective actuellement applicable, puis à distinguer la complémentaire santé obligatoire, les garanties de prévoyance éventuellement prévues et les garanties propres au contrat souscrit.

Les catégories de salariés historiquement visées peuvent comprendre les ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise, cadres et personnels administratifs ou commerciaux rattachés à l’activité. La convention ancienne distinguait notamment des annexes par catégories professionnelles, ce qui rend la lecture des garanties santé et prévoyance plus sensible lorsque l’entreprise applique encore des références issues de l’ancien périmètre.

Pour comparer les niveaux de remboursement, les options famille, les garanties optique, dentaire, hospitalisation et la prise en charge des ayants droit, l’employeur peut utiliser un outil de comparaison adapté aux contrats collectifs : comparer les niveaux de garanties collectives.

La complémentaire santé collective doit être proposée à l’ensemble des salariés concernés, sauf cas de dispense autorisé. La participation de l’employeur ne peut pas être inférieure à 50 % de la cotisation du salarié pour la couverture obligatoire. Le contrat doit également respecter les règles du contrat responsable, notamment pour préserver les avantages sociaux et fiscaux attachés au régime collectif.

Les montants ci-dessous ne constituent pas une grille conventionnelle officielle propre à l’IDCC 0614. Ils servent de repères de lecture pour comprendre l’articulation entre Assurance Maladie, ticket modérateur, reste à charge et complémentaire santé collective.

Le coût d’une mutuelle d’entreprise peut varier fortement selon l’âge moyen des salariés, la localisation de l’entreprise, le niveau de garanties, la structure familiale couverte, les options retenues et l’assureur choisi. Pour une entreprise relevant du secteur sérigraphie, impression numérique ou industries graphiques, il est donc préférable de comparer les garanties poste par poste plutôt que de se limiter au prix mensuel.

Pour mieux comprendre les bases de prise en charge, consultez aussi les frais médicaux et taux de remboursement des mutuelles santé.

Soins courants

Poste de soins Dépense moyenne ou base indicative Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Consultation médecin généraliste 30 € Remboursement selon le parcours de soins, après participation forfaitaire applicable Ticket modérateur selon contrat responsable
Consultation longue ou consultation spécifique Variable selon acte et situation médicale Selon tarif, parcours de soins et règles Assurance Maladie À vérifier dans le tableau de garanties
Pharmacie remboursable Selon médicament Taux variable selon service médical rendu Reste à charge selon garantie et contrat responsable
Médecines douces 40 € à 70 € par séance selon praticien Non remboursé sauf exception médicale reconnue Forfait annuel éventuel selon option choisie

Optique

Poste optique Dépense moyenne ou base indicative Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Verres simples et monture adulte Variable selon équipement Très limité hors panier 100 % Santé Forfait optique selon classe A ou classe B
Verres progressifs et monture adulte Variable selon correction et verrier Très limité hors panier 100 % Santé Plafond à contrôler dans le contrat
Lentilles Environ 200 € à 400 € par an selon besoin Remboursement seulement dans certains cas médicaux Forfait lentilles éventuel selon garanties

Le poste optique doit être lu avec prudence : les remboursements varient selon le panier 100 % Santé, la classe de l’équipement, la correction, le réseau de soins éventuel et les plafonds prévus par le contrat responsable.

Dentaire

Poste dentaire Dépense moyenne ou base indicative Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Couronne dentaire Variable selon matériau et panier de soins Selon base de remboursement et nature de l’acte 100 % Santé, panier maîtrisé ou panier libre à distinguer
Inlay-core Variable selon devis Selon base de remboursement Pourcentage BRSS ou plafond à vérifier
Détartrage Tarif encadré selon acte Remboursement selon base Assurance Maladie Ticket modérateur généralement pris en charge par un contrat responsable
Orthodontie acceptée avant 16 ans Variable selon semestre Remboursement sous conditions d’accord préalable Pourcentage BRSS ou forfait selon contrat

Hospitalisation

Poste hospitalisation Dépense moyenne ou base indicative Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Frais de séjour en établissement conventionné Variable selon établissement et durée Prise en charge selon règles Assurance Maladie Ticket modérateur selon contrat responsable
Forfait journalier hospitalier Montant réglementaire applicable Non remboursé par l’Assurance Maladie Généralement pris en charge par le contrat responsable
Chambre particulière Souvent facturée par jour Non remboursé par l’Assurance Maladie Forfait journalier limité selon garanties
Dépassements d’honoraires Selon praticien et établissement Selon base de remboursement Plafonds variables selon contrat et adhésion OPTAM

Attention : les garanties hospitalisation doivent être contrôlées avec précision. Une mutuelle collective peut couvrir le ticket modérateur et le forfait journalier, mais limiter la chambre particulière, les dépassements d’honoraires ou certains frais annexes. Le devis, la notice d’information et le tableau de garanties restent les documents de référence.

Pour une entreprise rattachée au secteur de la sérigraphie, de l’impression numérique ou des industries graphiques, la mise en place de la mutuelle collective ne se limite pas au choix d’un tarif. L’employeur doit vérifier le champ conventionnel applicable, la catégorie de salariés couverte, le niveau minimal des garanties, la participation patronale, les cas de dispense et les obligations d’information.

Employeurs : points à sécuriser avant de choisir la mutuelle

L’employeur doit d’abord confirmer si l’entreprise relève encore d’un périmètre historique lié à l’IDCC 0614 ou si elle doit appliquer le cadre conventionnel issu de la fusion avec l’imprimerie de labeur et les industries graphiques. Cette vérification conditionne la lecture des accords santé, prévoyance, classifications et éventuelles garanties spécifiques.

Le contrat collectif doit ensuite être analysé sur plusieurs postes : soins courants, hospitalisation, optique, dentaire, médecine douce, ayants droit, assistance, réseau de soins, exclusions, délais d’attente et niveaux de remboursement. Un contrat moins cher peut être insuffisant si les salariés ont des besoins importants en optique, dentaire ou hospitalisation.

Information des salariés et notice obligatoire

Une fois le contrat mis en place, les salariés doivent recevoir une notice d’information claire. Cette notice doit expliquer les garanties, les exclusions, les modalités d’affiliation, les démarches de remboursement, les bénéficiaires couverts et les conséquences d’une modification du contrat.

Tout changement important, comme une hausse de cotisation, une modification des garanties ou un changement d’assureur, doit être communiqué aux salariés. Cette information est essentielle pour éviter les litiges au moment d’un remboursement ou d’une demande de dispense.

Dispenses, ayants droit et portabilité

Certains salariés peuvent demander une dispense d’adhésion lorsque la réglementation le permet : couverture par un autre contrat collectif obligatoire, contrat court, temps partiel, apprenti ou situation particulière prévue par l’acte de mise en place. Ces dispenses doivent être justifiées et conservées par l’employeur.

Les ayants droit doivent également être étudiés avec attention. Selon le contrat, l’adhésion du conjoint ou des enfants peut être obligatoire, facultative ou optionnelle. Ce point influence fortement le coût réel de la mutuelle pour le salarié.

La portabilité permet, sous conditions, à un ancien salarié privé d’emploi de conserver temporairement les garanties santé et prévoyance après la rupture du contrat de travail. Les retraités ne relèvent pas de cette portabilité chômage : ils peuvent plutôt examiner une couverture individuelle adaptée, notamment dans le cadre de la sortie du contrat collectif.

Travailleurs indépendants et dirigeants non-salariés

Les travailleurs non-salariés actifs dans la sérigraphie, l’impression numérique ou les métiers graphiques ne relèvent pas automatiquement de la mutuelle collective des salariés. Ils doivent comparer une couverture TNS adaptée à leur statut, à leurs revenus, à leurs besoins médicaux et à leur protection en cas d’arrêt de travail.

Pour ce profil, il peut être utile de choisir une mutuelle TNS en vérifiant les indemnités journalières, l’hospitalisation, les dépassements d’honoraires, l’optique, le dentaire et la prévoyance complémentaire.

Seniors et anciens salariés

Les anciens salariés retraités doivent éviter de confondre portabilité et maintien individuel après départ à la retraite. À la fin de l’activité professionnelle, les besoins changent souvent : soins courants plus fréquents, optique, dentaire, hospitalisation et accompagnement en cas de perte d’autonomie.

Une mutuelle santé adaptée aux seniors peut alors être comparée avec les garanties de l’ancien contrat collectif, en tenant compte du budget, des plafonds et des exclusions.

Infos clés IDCC 0614 en 2026

  • IDCC concerné : 0614, secteur historique sérigraphie et procédés d’impression numérique connexes.
  • Statut à vérifier : fusion professionnelle avec le périmètre de l’imprimerie de labeur et des industries graphiques, IDCC 0184.
  • Participation employeur : au moins 50 % de la cotisation obligatoire du salarié.
  • Cadre santé : panier de soins minimal, contrat responsable, 100 % Santé, notice salarié et cas de dispense à contrôler.
  • Prévoyance : garanties décès, incapacité, invalidité ou maintien de salaire à vérifier selon le texte applicable et le contrat souscrit.