Mutuelle entreprise – Convention collective Cinémathèque française – IDCC 5610

Ce qu’il faut retenir pour l’employeur / le salarié :

  • L’employeur doit distinguer l’obligation générale de complémentaire santé collective, les textes applicables et le contrat réellement souscrit.
  • Le salarié doit comparer les remboursements avec le tableau de garanties, les limites prévues et les bases de remboursement.
  • La prévoyance éventuelle doit être analysée séparément de la mutuelle santé, selon les garanties effectivement mises en place.

La convention d’entreprise Cinémathèque française, associée à l’IDCC 5610, concerne une structure culturelle dont les salariés peuvent relever de règles internes, d’accords collectifs et d’un contrat de complémentaire santé souscrit par l’employeur. Pour l’IDCC 5610, l’enjeu principal consiste à distinguer la complémentaire santé collective obligatoire, les garanties de prévoyance éventuellement applicables et les garanties réellement prévues dans le contrat souscrit par l’employeur.

La mutuelle santé collective ne doit pas être confondue avec la prévoyance. La première complète les remboursements de l’Assurance Maladie pour les soins courants, l’optique, le dentaire ou l’hospitalisation. La seconde peut couvrir d’autres risques, comme l’incapacité, l’invalidité ou le décès, selon les dispositions applicables et le contrat mis en place.

Pour comparer les garanties santé, les plafonds, les exclusions et les niveaux de prise en charge, l’employeur peut s’appuyer sur un comparatif des mutuelles d’entreprise avant de retenir un contrat collectif adapté aux salariés concernés.

L’entreprise relevant de l’IDCC 5610 peut également utiliser un comparateur de mutuelle santé collective pour rapprocher plusieurs offres, sans assimiler ces simulations aux garanties définitives du contrat choisi.

La convention collective nationale de l’exploitation cinématographique IDCC 1307 relève d’un cadre distinct. Elle ne doit pas être confondue mécaniquement avec l’IDCC 5610, même si les activités culturelles ou cinématographiques peuvent présenter des proximités sectorielles.

Les tableaux ci-dessous présentent des repères de remboursement santé pour les salariés concernés. Ils ne remplacent ni le document contractuel, ni le tableau de garanties de l’assureur, ni les règles particulières applicables dans l’entreprise. Les cotisations dépendent du contrat souscrit, du niveau de garanties, de la démographie du personnel et des options retenues.

La lecture des frais médicaux et taux de remboursement des mutuelles santé aide à distinguer la base Assurance Maladie, le ticket modérateur, les participations non remboursables et le complément éventuellement pris en charge par le contrat collectif.

Soins courants : remboursements indicatifs

Poste de soins Dépense repère Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Consultation médecin généraliste 30 € 19 € après déduction de la participation forfaitaire de 2 € Selon ticket modérateur et garanties souscrites
Consultation longue ou spécifique 60 € Montant variable selon l’acte, le parcours de soins et la base de remboursement applicable Selon ticket modérateur et niveau prévu au contrat
Pharmacie remboursée par l’Assurance Maladie Selon prescription Selon le taux applicable au médicament et la base de remboursement Selon le ticket modérateur, le contrat responsable et les garanties souscrites
Ostéopathie et pratiques non conventionnées 50 €/séance 0 € sauf acte remboursable dans un cadre médical conventionné Selon forfaits, limites annuelles et exclusions du contrat d’entreprise

Note de prudence : les soins courants doivent être relus avec le parcours de soins, la participation forfaitaire, les franchises éventuelles et les conditions du contrat collectif.

Dans une structure culturelle, les besoins peuvent varier entre salariés administratifs, personnels techniques, médiation culturelle, accueil du public et fonctions support. Un contrat collectif utile doit donc équilibrer soins courants, reste à charge, lisibilité des garanties et budget employeur.

Optique : verres, montures et lentilles

Poste de soins Dépense repère Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Verres simples avec monture pour adulte 278 € 7,42 € 100 €
Verres progressifs avec monture pour adulte 568 € 17,48 € 200 €
Lentilles 300 €/an 47,38 € 100 % BRSS, soit 39,48 €

Note de prudence : l’optique dépend fortement du panier choisi, des règles du contrat responsable, de la fréquence de renouvellement et du réseau de soins éventuel.

Les métiers liés aux archives, à la programmation, à l’accueil, à la médiation ou au travail sur écran peuvent rendre le poste optique sensible. La comparaison doit porter sur les verres, les montures, les lentilles, les plafonds et la période de renouvellement.

Dentaire : prothèses et soins remboursables

Poste de soins Dépense repère Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Couronne dentaire 590 € 75,25 € 125 % BRSS, soit 150 €
Inlay core 400 € 85,78 € 125 % BRSS, soit 112,50 €
Détartrage 35 € 20,24 € 100 % BRSS, soit 28,92 €
Orthodontie 800 € 193,50 € maximum selon conditions applicables 125 % BRSS, soit 241,88 €

Note de prudence : les montants dentaires doivent être comparés avec les actes réellement remboursables, les paniers 100 % Santé et les limites annuelles prévues.

Le dentaire peut générer un reste à charge important si les prothèses, l’orthodontie ou certains actes hors panier sont peu couverts. L’employeur doit vérifier si le contrat protège correctement les salariés sans créer un coût collectif disproportionné.

Hospitalisation : garanties et reste à charge

Poste de soins Dépense repère Remboursement Assurance Maladie Repère complémentaire à vérifier
Chambre individuelle 61 €/jour 0 € Selon option, forfait journalier, plafond et contrat souscrit
Frais de séjour en secteur conventionné 828 € 80 % de la base applicable selon la situation Ticket modérateur selon la base de remboursement applicable et les garanties souscrites
Forfait journalier hospitalier Selon durée d’hospitalisation 0 € Pris en charge selon les règles du contrat responsable

Note de prudence : en hospitalisation, il faut distinguer ticket modérateur, forfait journalier, dépassements d’honoraires, chambre particulière et garanties réellement prévues.

L’hospitalisation doit être étudiée avec attention, car elle peut concerner des arrêts longs, des soins programmés ou des situations imprévues. Le contrat doit préciser les conditions d’application, la chambre particulière, les dépassements et les éventuels plafonds.

Points de vigilance santé collective — Convention collective IDCC 5610

La complémentaire santé collective doit être analysée avec les textes applicables, le contrat responsable, la participation employeur, les dispenses possibles, la portabilité et les garanties effectivement souscrites. Les évolutions d’accords ou de contrats doivent être suivies sans transformer un repère indicatif en obligation conventionnelle automatique.

Pour suivre les évolutions générales des garanties collectives, l’entreprise peut consulter les nouveaux accords de mutuelle et les confronter à sa notice, à son assureur ou à son courtier.

Travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants intervenant autour des activités culturelles ne relèvent pas automatiquement du contrat collectif salarié. Ils doivent comparer leurs besoins propres, leur statut, leurs revenus et leurs frais de santé. Il reste utile de comparer les mutuelles pour travailleur-non-salarié afin d’éviter une confusion entre couverture individuelle TNS et mutuelle collective d’entreprise.

Seniors retraités anciens salariés

Au moment du départ en retraite, les garanties issues du contrat collectif doivent être distinguées d’une couverture individuelle. Le maintien d’une mutuelle, les cotisations, les remboursements et les besoins de soins évoluent souvent avec l’âge. Les anciens salariés peuvent donc rechercher une mutuelle santé senior adaptée à leur nouvelle situation.

Entreprises

L’employeur doit financer au moins 50 % de la cotisation de la complémentaire santé collective obligatoire. Il doit aussi informer les salariés sur les garanties, les cas de dispense, les modalités d’adhésion, la portabilité éventuelle et les limites du contrat. Les ayants droit, options facultatives et garanties renforcées doivent être distingués du socle obligatoire.

Le choix du contrat ne doit pas se limiter au prix. Il doit intégrer les soins courants, l’optique, le dentaire, l’hospitalisation, les exclusions, les plafonds, le réseau de soins, la lisibilité des remboursements et la cohérence avec les profils salariés de la structure.

Infos clés IDCC 5610 en 2026

  • IDCC concerné : 5610 – Cinémathèque française.
  • Mutuelle collective : obligation générale de couverture santé pour les salariés du secteur privé, sauf dispenses admises.
  • Participation employeur : au moins 50 % de la cotisation de la couverture obligatoire.
  • Prévoyance : à analyser séparément selon les textes applicables et le contrat mis en place.
  • Remboursements : à vérifier avec le tableau de garanties, les exclusions et les bases Assurance Maladie.

Comparer l’IDCC 5610, les remboursements santé, la prévoyance éventuelle, la participation employeur et les documents du contrat permet de sécuriser la couverture collective sans confondre obligation générale, convention d’entreprise et garanties réellement souscrites.

Cette lecture croisée aide l’employeur à choisir une couverture cohérente et le salarié à mieux comprendre ses droits, ses remboursements et les limites applicables.

Focus sur : Les structures culturelles et audiovisuelles relèvent du cadre défini dans les conventions collectives du tertiaire, utile pour comprendre les garanties santé.