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Mutuelle entreprise – Convention collective sécurité – IDCC 1351
Ce qu’il faut retenir pour l’employeur et le salarié :
- L’IDCC 1351 correspond à la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité.
- Un accord de branche du 3 juin 2013 organise un régime complémentaire de remboursement des frais de santé.
- Les remboursements réels doivent être vérifiés dans les textes actualisés et la notice du contrat collectif.
La convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité relève de l’IDCC 1351. Elle concerne notamment la surveillance humaine, le gardiennage, la sûreté aéroportuaire et la télésurveillance. La branche dispose d’un régime collectif de frais de santé, mais les garanties doivent toujours être rapprochées des avenants applicables et du contrat souscrit par l’employeur.
IDCC 1351 : mutuelle santé collective et prévoyance des entreprises de sécurité
La convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité a été signée le 15 février 1985. Elle a été étendue par un arrêté du 25 juillet 1985 publié le 30 juillet 1985. Elle demeure répertoriée comme une convention collective en vigueur et étendue.
Son champ couvre principalement les entreprises de surveillance humaine, de gardiennage, de sécurité mobile, de sûreté aéroportuaire, de télésurveillance et certaines activités connexes relevant de la sécurité privée. L’activité réellement exercée par l’entreprise reste déterminante pour identifier la convention applicable.
Les métiers concernés comprennent notamment les agents de sécurité, agents cynophiles, opérateurs de télésurveillance, agents de sûreté aéroportuaire, chefs de poste, agents mobiles et personnels d’encadrement. Les contraintes peuvent associer travail de nuit, station debout, rondes prolongées, vigilance constante, interventions isolées et exposition à des situations conflictuelles.
Un accord du 3 juin 2013 a institué un régime complémentaire de remboursement des frais de santé. Il prévoit l’adhésion obligatoire des entreprises relevant de son champ ainsi que l’affiliation des salariés concernés, sans condition d’ancienneté, sous réserve des cas de dispense prévus par les textes.
La complémentaire santé rembourse une partie des dépenses médicales restant après l’intervention de l’Assurance Maladie. Elle doit être distinguée de la prévoyance, qui peut couvrir l’incapacité de travail, l’invalidité, le décès ou d’autres risques lourds selon les dispositions conventionnelles et le contrat souscrit.
Pour comparer les plafonds, les exclusions, les services d’assistance et les cotisations, les entreprises peuvent consulter une liste comparative des mutuelles collectives en tenant compte des métiers couverts, des horaires pratiqués et des besoins des salariés.
Il est également possible de comparer les mutuelles santé d’entreprise afin d’examiner séparément la conformité conventionnelle, les remboursements, les délais éventuels, les ayants droit et le coût total du régime.
L’employeur doit financer au moins 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire, sauf disposition plus favorable. Il doit également remettre une notice exposant les garanties, les exclusions, les bénéficiaires, les cotisations et les modalités de mise en œuvre du contrat.
Points de vigilance santé et prévoyance — IDCC 1351 : l’accord du 3 juin 2013 établit bien un régime conventionnel de frais de santé. Les tableaux de garanties, les cotisations, les dispenses et les éventuelles évolutions doivent néanmoins être contrôlés dans la version actualisée des textes et dans la notice délivrée par l’organisme assureur.
Remboursements santé 2026 pour la convention collective IDCC 1351
Les tableaux suivants reprennent les postes de soins présents dans la fiche initiale. Les dépenses moyennes restent indicatives. Les remboursements réels dépendent de la base de l’Assurance Maladie, du parcours de soins, des garanties conventionnelles actualisées et du contrat souscrit.
La fourchette de 25 € à 200 € par mois mentionnée dans le texte d’origine ne constitue pas un tarif conventionnel. La cotisation peut varier selon la composition des effectifs, le niveau de couverture, les bénéficiaires, l’assureur et la part financée par l’entreprise.
Pour interpréter les bases de remboursement, le ticket modérateur et les restes à charge, les salariés peuvent consulter les frais médicaux et taux de remboursement des mutuelles santé.
La participation forfaitaire de 2 € s’applique à certaines consultations et à certains actes médicaux. Elle n’est pas prise en charge par les contrats responsables, sauf exceptions prévues pour certains assurés.
Grilles indicatives de remboursement — IDCC 1351 : les montants ci-dessous ne remplacent pas le tableau de garanties conventionnel actualisé ni la notice du contrat collectif.
Soins courants : remboursements indicatifs
| Poste de soins | Dépense ou tarif indicatif | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Consultation d’un médecin généraliste | 30 € | 19 € après remboursement à 70 % et déduction de la participation forfaitaire de 2 €, dans le parcours de soins | Selon le ticket modérateur et les garanties applicables |
| Consultation longue ou spécifique | 60 € | Montant variable selon l’acte, la nomenclature, le parcours de soins et la base applicable | Selon le ticket modérateur, les dépassements et le contrat |
| Pharmacie remboursable | Selon le médicament délivré | Selon le taux applicable, la base de remboursement et la franchise médicale | Selon le ticket modérateur et les garanties souscrites |
| Ostéopathie et pratiques non conventionnées | 50 € par séance selon le praticien | Absence habituelle de remboursement, sauf acte médical distinct remplissant les conditions de prise en charge | Forfait éventuel prévu par le contrat collectif |
Le travail debout, les rondes, la conduite, les équipements portés et les horaires nocturnes peuvent favoriser la fatigue et les troubles musculo-squelettiques. Une couverture lisible des consultations et soins paramédicaux facilite l’accès aux soins des agents.
La kinésithérapie prescrite doit être distinguée de l’ostéopathie et des pratiques non conventionnées. Le remboursement d’une pratique par la complémentaire ne signifie pas qu’elle est également prise en charge par l’Assurance Maladie.
Le montant final dépend du parcours de soins, de la base applicable, des franchises et du tableau de garanties collectif.
Optique : verres, montures et lentilles
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Verres simples avec monture pour adulte | 278 € | Selon la classe de l’équipement et la base de remboursement applicable | Repère source : 100 €, à confronter au régime actualisé |
| Verres progressifs avec monture pour adulte | 568 € | Selon la classe, la correction prescrite et la base applicable | Repère source : 200 €, à confronter au régime actualisé |
| Lentilles | 300 € par an | Prise en charge dans certaines indications médicales et selon la base applicable | Selon le forfait ou le pourcentage prévu par le contrat |
La vigilance visuelle est essentielle pour la vidéosurveillance, le contrôle d’accès, les rondes nocturnes et l’identification d’anomalies. Le contrat doit distinguer les équipements du panier 100 % Santé, les équipements à tarifs libres et les lentilles.
La correction prescrite, le plafond, la classe de l’équipement et la fréquence de renouvellement figurent dans la notice contractuelle.
Dentaire : soins et prothèses remboursables
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Couronne dentaire | 590 € | Selon la dent, le matériau, le panier de soins et la base applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à vérifier dans le contrat |
| Inlay-core | 400 € | Selon la codification de l’acte et la base applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à vérifier dans le contrat |
| Détartrage | 35 € | Selon le tarif conventionnel et le taux applicable | Selon le ticket modérateur et les garanties souscrites |
| Orthodontie | 800 € | Selon l’âge, l’accord préalable, la durée du traitement et la base applicable | Repère source : 125 % de la BRSS, à vérifier dans le contrat |
Les horaires décalés et les difficultés à obtenir des rendez-vous peuvent retarder les soins préventifs. Les pourcentages exprimés sur la BRSS doivent être distingués des forfaits en euros, des plafonds annuels et des actes non remboursables.
Les équipements relevant du panier 100 % Santé peuvent bénéficier d’une prise en charge sans reste à payer lorsque les conditions réglementaires et contractuelles sont remplies.
Hospitalisation : garanties et reste à charge
| Poste de soins | Dépense moyenne indicative | Assurance Maladie | Repère complémentaire à vérifier |
|---|---|---|---|
| Chambre particulière | 61 € par jour | Non remboursée par le régime général, hors situation particulière | Selon le forfait et la durée maximale du contrat |
| Frais de séjour en secteur conventionné | 828 € à titre indicatif | Selon la base, le taux applicable et la situation de l’assuré | Ticket modérateur selon la base et les garanties applicables |
| Forfait journalier hospitalier | Selon la durée d’hospitalisation | 0 € | Pris en charge selon les règles du contrat responsable |
Les chutes, agressions, accidents de trajet ou incidents sur site rendent la garantie hospitalisation particulièrement importante. Elle doit distinguer les frais de séjour, les honoraires, le forfait journalier, la chambre particulière et l’assistance.
Les dépassements d’honoraires et prestations de confort restent soumis aux plafonds, exclusions et conditions du contrat collectif.
L’existence d’un régime conventionnel de frais de santé ne permet pas d’utiliser indéfiniment une ancienne grille. L’entreprise doit contrôler les avenants, l’acte de mise en place, le tableau actualisé et la notice remise aux salariés.
Pour suivre les évolutions pouvant affecter la couverture collective, les employeurs peuvent consulter les nouveaux accords de mutuelle d’entreprise, sans considérer automatiquement que chaque texte modifie l’IDCC 1351.
IDCC 1351 : appliquer le régime collectif, informer les salariés et sécuriser les garanties
Identifier le régime de frais de santé applicable
L’accord du 3 juin 2013 prévoit un régime complémentaire de remboursement des frais de santé pour les entreprises entrant dans son champ. Il organise l’adhésion des employeurs et l’affiliation des salariés concernés.
L’employeur doit toutefois contrôler les avenants applicables, les éventuelles évolutions de cotisation et le tableau de garanties en vigueur. Une ancienne présentation commerciale ne suffit pas à établir la conformité du contrat en 2026.
Affiliation obligatoire et dispenses
L’accord prévoit une affiliation obligatoire des salariés, quels que soient la nature de leur contrat et le nombre d’heures effectuées, sans condition d’ancienneté. Des cas de dispense peuvent néanmoins être utilisés lorsque les conditions conventionnelles ou légales sont réunies.
Une dispense ne doit pas être appliquée automatiquement. Elle doit correspondre à une situation autorisée, être demandée par le salarié lorsque cela est requis et être accompagnée des justificatifs nécessaires.
Participation employeur et cotisations
L’employeur doit financer au minimum 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire. Une disposition conventionnelle ou un engagement interne peut prévoir une contribution plus favorable.
Le montant effectivement payé par le salarié dépend de la cotisation totale, de la répartition retenue, des bénéficiaires couverts et des éventuelles options. Il ne peut pas être déduit d’une fourchette tarifaire générale.
Notice d’information et preuve de remise
Chaque salarié doit recevoir une notice décrivant les garanties, les plafonds, les exclusions, les cotisations, les ayants droit, les démarches et les modalités de modification du régime.
L’entreprise doit pouvoir démontrer que la notice et ses mises à jour ont été remises. Cette information est importante pour les agents travaillant sur des sites extérieurs ou ayant peu de contacts avec les services administratifs.
Prévoyance et maintien des revenus
La prévoyance doit être analysée séparément de la mutuelle santé. Elle peut intervenir en cas d’incapacité, d’invalidité, de décès ou de situation entraînant une perte durable de revenus.
Les franchises, les taux d’indemnisation, les rentes et les capitaux doivent être recherchés dans les textes et la notice de prévoyance. Ils ne doivent pas être déduits des tableaux relatifs aux consultations, à l’optique ou au dentaire.
Travail de nuit et risques professionnels
Le travail de nuit, les cycles irréguliers et la vigilance prolongée peuvent perturber le sommeil et la récupération. Les missions peuvent également exposer aux conflits, aux agressions, aux chutes et aux accidents de trajet.
La complémentaire santé facilite l’accès à certains soins, mais elle ne remplace pas les obligations de prévention. L’entreprise doit évaluer les risques, organiser les postes, former les salariés et prévoir les équipements adaptés.
Portabilité après la rupture du contrat
Lorsque la rupture du contrat ouvre droit à l’assurance chômage et que les conditions légales sont réunies, l’ancien salarié peut bénéficier du maintien temporaire des garanties de santé et de prévoyance.
La durée dépend de celle du dernier contrat ou des contrats successifs, dans la limite légale. Le salarié doit contrôler les garanties maintenues, la date de début et les événements pouvant interrompre le dispositif.
Retraités et maintien individuel
Le maintien individuel proposé après le départ à la retraite relève de règles différentes de la portabilité. Les cotisations et les garanties peuvent évoluer après la cessation du contrat de travail.
L’ancien salarié peut comparer une mutuelle santé destinée aux seniors en examinant l’hospitalisation, les soins courants, le dentaire, l’optique, l’audiologie et les exclusions.
Travailleurs indépendants de la sécurité
Les dirigeants non salariés, consultants et prestataires indépendants ne relèvent pas automatiquement du régime collectif des salariés. Leur couverture dépend de leur contrat individuel et de leur régime social.
Ils peuvent comparer les mutuelles pour travailleurs non salariés en contrôlant les frais de santé, les franchises, les exclusions, l’incapacité et le maintien des revenus.
Métiers couverts et besoins professionnels
La branche réunit notamment des agents de sécurité, agents cynophiles, opérateurs de télésurveillance, agents mobiles, agents de sûreté aéroportuaire, chefs de poste et personnels administratifs. Les besoins varient selon les horaires, les missions, les équipements et les risques des sites surveillés.
Infos clés IDCC 1351 en 2026
- IDCC concerné : 1351 – Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité.
- Statut : convention collective en vigueur et étendue.
- Date du texte : 15 février 1985.
- Frais de santé : régime conventionnel issu de l’accord du 3 juin 2013.
- Affiliation : obligatoire pour les salariés concernés, sans condition d’ancienneté, sauf dispense applicable.
- Participation employeur : au moins 50 % de la cotisation de la couverture obligatoire.
- Prévoyance : à examiner séparément selon les textes et le contrat souscrit.
- Remboursements : à contrôler avec la BRSS, les plafonds, les exclusions et la notice contractuelle.
- 100 % Santé : applicable dans les conditions prévues pour les contrats responsables et les équipements éligibles.
- Contraintes professionnelles : travail nocturne, vigilance, station debout, déplacements et risques d’agression.
Infos clés : les métiers de la sécurité appartiennent aux conventions collectives du secteur tertiaire, utiles pour comparer les obligations de différentes branches professionnelles.
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