Groupama entreprise : complémentaire santé collective des salariés
- Groupama entreprise : qui assure et organise la santé collective ?
- Mutuelle entreprise et Synergie Santé Salariés : comment identifier l’offre ?
- Garanties communes et options individuelles : comment fonctionne la couverture ?
- Hospitalisation et soins courants : quels remboursements vérifier ?
- Optique, dentaire et audition : quelles garanties selon le contrat ?
- 100 % Santé et réseau Sévéane : quels dispositifs pour les salariés ?
- Téléconsultation, Relaimoi et assistance : quels services sont proposés ?
- Espace client et gestion RH : quelles démarches pour l’entreprise et les salariés ?
- CCN, financement, dispenses et portabilité : quelles règles vérifier ?
- Groupama entreprise : quels documents contrôler avant de souscrire ?
Groupama propose une complémentaire santé collective destinée aux employeurs souhaitant couvrir les frais de santé de leurs salariés en complément de l’Assurance Maladie. La présentation actuelle met notamment en avant des garanties communes à l’entreprise, la possibilité pour le salarié d’ajouter selon le contrat des garanties optionnelles individuelles, le réseau de soins Sévéane, la téléconsultation, l’assistance Relaimoi et des services de gestion en ligne. Les garanties réellement applicables dépendent toutefois du contrat souscrit, du niveau retenu et des éventuelles obligations de la convention collective. Cette fiche concerne exclusivement la santé collective des salariés et non les contrats Groupama destinés aux indépendants, aux seniors ou aux particuliers.
Groupama entreprise : qui assure et organise la santé collective ?
Groupama est un groupe d’assurance mutualiste organisé notamment autour de caisses locales, de caisses régionales et de Groupama Assurances Mutuelles. Les caisses régionales exercent des activités d’assurance et distribuent différentes solutions Groupama sur leur territoire. Cette organisation explique pourquoi la documentation contractuelle et certaines modalités peuvent dépendre de la caisse concernée.
Il est donc préférable de ne pas qualifier juridiquement Groupama par le seul terme « mutuelle ». Dans le cadre d’une complémentaire santé collective, l’employeur doit identifier dans le devis, la notice et les conditions contractuelles l’organisme qui porte effectivement les garanties proposées à son entreprise.
Groupama intervient également dans d’autres domaines d’assurance et auprès de différents publics. Ces activités n’ont pas à être développées ici : l’objectif de cette fiche est de présenter la couverture collective destinée aux salariés.
Mutuelle entreprise et Synergie Santé Salariés : comment identifier l’offre ?
La principale page Groupama actuellement consacrée aux employeurs utilise la dénomination générale « Mutuelle entreprise ». La dénomination « Synergie Santé Salariés » reste parallèlement utilisée sur certaines pages professionnelles Groupama, notamment dans des présentations concernant le dirigeant salarié ou certaines structures associatives.
Il n’est donc pas prudent de considérer Synergie Santé Salariés comme l’unique dénomination applicable à tous les contrats collectifs et à toutes les caisses régionales. L’entreprise doit se référer à son devis et à sa documentation contractuelle pour connaître le nom exact du contrat qui lui est proposé.
La page Groupama destinée aux entreprises indique que l’offre s’adresse aux chefs d’entreprise, dirigeants de TPE ou PME, responsables RH et responsables administratifs souhaitant mettre en place une complémentaire santé pour leurs salariés. Un dirigeant relevant lui-même du statut salarié peut également être concerné selon sa situation et le régime collectif instauré dans l’entreprise.
Garanties communes et options individuelles : comment fonctionne la couverture ?
Groupama présente actuellement une architecture reposant sur des garanties de base identiques pour l’ensemble de l’entreprise. Selon le contrat, chaque salarié peut ensuite renforcer sa couverture par des garanties optionnelles individuelles additionnelles.
Cette possibilité ne permet pas de déduire un nombre universel de formules pour tous les contrats Groupama. Les cinq formules actuellement présentées sur la page consacrée spécifiquement au dirigeant salarié ne doivent notamment pas être transposées automatiquement à tous les salariés d’une entreprise.
| Élément de la couverture | Fonctionnement actuellement présenté | Point à vérifier |
|---|---|---|
| Garanties collectives de base | Garanties communes aux salariés appartenant à la catégorie couverte par le régime. | Niveau exact prévu dans le tableau de garanties de l’entreprise. |
| Garanties optionnelles individuelles | Le salarié peut, lorsque le contrat le prévoit, renforcer personnellement sa couverture. | Options disponibles, coût et personne supportant la cotisation. |
| Ayants droit | Le conjoint ou les enfants peuvent être couverts selon l’organisation du régime. | Adhésion obligatoire ou facultative, garanties et financement. |
| Convention collective | Elle peut imposer des garanties ou conditions supérieures au minimum réglementaire. | CCN, IDCC et éventuel accord de branche applicable. |
| Services associés | Sévéane, téléconsultation, assistance et outils numériques selon les conditions du contrat. | Disponibilité exacte et modalités d’utilisation. |
Le coût et l’architecture de la couverture doivent donc être examinés dans la proposition remise à l’employeur. Une caractéristique observée sur un contrat Groupama individuel, agricole, TNS ou dirigeant salarié ne doit pas être appliquée automatiquement au contrat collectif de l’ensemble des salariés.
Hospitalisation et soins courants : quels remboursements vérifier ?
La page Groupama consacrée à la mutuelle entreprise mentionne plusieurs catégories de dépenses couvertes. En hospitalisation, le contrat peut notamment prévoir la chambre particulière, les frais d’accompagnant, certains frais de confort et les dépassements d’honoraires, selon les garanties souscrites.
Les soins courants peuvent comprendre les consultations de médecins généralistes ou spécialistes, la radiologie, certains actes de chirurgie et les frais pharmaceutiques. Le niveau de prise en charge doit toutefois être recherché dans le tableau de garanties : il ne peut pas être déduit de la seule présentation commerciale du contrat.
Lorsqu’une garantie est exprimée en pourcentage de la base de remboursement, ce pourcentage ne correspond pas au même pourcentage du montant facturé par le professionnel. Pour approfondir un poste spécifique, consultez les conditions de prise en charge de l’hospitalisation en chambre particulière.
Optique, dentaire et audition : quelles garanties selon le contrat ?
Groupama cite actuellement l’optique, le dentaire et l’audition parmi les principaux postes de la couverture collective. En optique, la documentation mentionne notamment les montures, verres correcteurs, lentilles et certaines interventions de correction visuelle. En dentaire, elle cite plusieurs soins et actes, dont certaines prothèses, l’orthodontie adulte, les inlays, onlays ou implants selon les garanties.
Pour l’audition, la présentation collective mentionne les équipements auditifs ainsi que certains frais d’entretien ou accessoires. Aucun forfait ni plafond unique ne doit toutefois être attribué à l’ensemble des salariés Groupama : le remboursement dépend du contrat collectif et du niveau effectivement souscrit.
Il faut également distinguer les prestations relevant du panier réglementé des équipements à tarifs libres. Pour comparer ces deux postes, consultez la page consacrée aux garanties en optique et en dentaire.
100 % Santé et réseau Sévéane : quels dispositifs pour les salariés ?
Lorsque le contrat collectif est responsable, le dispositif 100 % Santé permet d’obtenir un reste à charge nul sur certaines prestations éligibles, notamment en optique de classe A, sur certaines prothèses dentaires et sur les aides auditives de classe I. Cette règle ne signifie pas que toutes les lunettes, tous les actes dentaires ou tous les appareils auditifs sont intégralement remboursés.
Depuis le 1er janvier 2026, le panier dentaire sans reste à charge comprend notamment la couronne en zircone sur molaire et le bridge en zircone, dans les conditions réglementaires applicables.
La prise en charge des prothèses capillaires a également évolué depuis le 1er janvier 2026. Pour les prothèses capillaires totales de classe I, le prix limite de vente est fixé à 350 € et le reste à charge peut être nul dans le cadre prévu par la réforme, avec intervention de l’Assurance Maladie et de la complémentaire. Les prothèses de classe II, dont le prix limite de vente est fixé à 700 €, peuvent également atteindre un reste à charge nul lorsque le contrat responsable complète la prise en charge de l’Assurance Maladie.
Depuis le 1er décembre 2025, le dispositif 100 % Santé a également été enrichi par la prise en charge intégrale des fauteuils roulants et des véhicules pour personnes en situation de handicap concernés par la nouvelle nomenclature. Pour ces équipements, l’Assurance Maladie obligatoire est le financeur et le guichet unique, sous réserve des conditions de prescription et de prise en charge applicables.
Le réseau de soins Sévéane constitue un autre dispositif. Il comprend notamment des opticiens, chirurgiens-dentistes, implantologues, audioprothésistes et certains professionnels des soins complémentaires. Les salariés disposant de l’accès au service peuvent rechercher et géolocaliser les professionnels partenaires depuis les outils Groupama.
Le recours au réseau peut réduire le reste à charge selon le professionnel, l’équipement et les garanties du contrat. Il ne garantit toutefois pas un reste à charge nul pour toutes les prestations. De même, le tiers payant dépend du professionnel, du soin ou de l’équipement concerné et des conditions applicables.
Téléconsultation, Relaimoi et assistance : quels services sont proposés ?
La page Groupama actuellement consacrée à la complémentaire santé des salariés annonce 6 téléconsultations par an et par personne assurée. Le service est présenté comme accessible 24 h/24 et 7 j/7, y compris depuis l’étranger, auprès d’un médecin généraliste ou spécialiste. Une ordonnance peut être délivrée lorsque la situation médicale le justifie.
Ces caractéristiques sont documentées sur la page collective actuelle et peuvent donc être distinguées des conditions propres aux autres contrats Groupama. Elles restent soumises aux conditions du service et ne signifient pas qu’un spécialiste déterminé sera immédiatement disponible à tout moment.
Relaimoi est un service d’assistance qui peut, dans les situations prévues au contrat, étendre certaines prestations à des proches du salarié. Groupama cite notamment des situations d’hospitalisation, d’immobilisation temporaire ou de décès ainsi que différentes aides à domicile.
Selon les circonstances prévues, les prestations peuvent comprendre une aide-ménagère, la livraison de repas, une téléassistance ou une aide concernant certaines personnes dépendantes. Ces services ne sont pas automatiquement déclenchés : leurs conditions, durées et bénéficiaires doivent être vérifiés dans la notice d’assistance.
Espace client et gestion RH : quelles démarches pour l’entreprise et les salariés ?
Groupama met actuellement en avant un espace client en ligne permettant à l’entreprise de gérer différentes opérations liées au contrat collectif. L’employeur peut notamment consulter ses contrats et ses cotisations et gérer l’affiliation de salariés ainsi que leurs mouvements.
Il ne faut toutefois pas attribuer à cet espace des fonctions qui ne sont pas documentées, telles qu’un suivi automatique du taux d’adhésion, des indicateurs de recours aux soins ou une mesure de la satisfaction des salariés.
Du côté du salarié, l’espace client et l’application Groupama et moi permettent notamment de consulter les contrats et garanties, suivre les remboursements, transmettre certains documents, télécharger l’attestation de tiers payant et rechercher des professionnels du réseau Sévéane.
La carte ou attestation de tiers payant permet de justifier les droits du bénéficiaire. Son utilisation n’implique cependant pas l’absence systématique d’avance de frais pour tous les actes et chez tous les professionnels.
CCN, financement, dispenses et portabilité : quelles règles vérifier ?
Dans le secteur privé, l’employeur doit en principe proposer une complémentaire santé collective aux salariés concernés, sous réserve des situations et cas de dispense prévus par la réglementation. La couverture doit respecter le socle minimal légal, auquel une convention collective ou un accord de branche peut ajouter des garanties ou conditions plus favorables.
L’employeur finance au minimum 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire du salarié, sauf règle conventionnelle plus favorable. Ce minimum ne s’applique pas automatiquement aux renforts individuels facultatifs.
La couverture des ayants droit n’est pas obligatoire par principe. Lorsque le régime rend leur adhésion obligatoire, le financement de la cotisation familiale doit être appliqué conformément aux règles du régime et aux éventuelles dispositions conventionnelles plus favorables. Lorsqu’elle reste facultative, les conditions et le financement doivent être examinés séparément.
Les dispenses d’adhésion dépendent des cas autorisés par la réglementation et, pour certaines d’entre elles, de l’acte instituant le régime. Elles doivent être demandées et justifiées dans les conditions applicables. La dénomination actuelle Complémentaire santé solidaire doit notamment être utilisée à la place des anciennes références CMU-C ou ACS. Pour approfondir le cadre général, consultez les questions courantes sur la complémentaire santé d’entreprise.
La portabilité permet à un ancien salarié de conserver temporairement ses garanties lorsque les conditions légales sont réunies. Elle suppose notamment une couverture préalable par le régime collectif et une cessation du contrat de travail ouvrant droit au dispositif d’assurance chômage. Sa durée dépend de celle du dernier contrat de travail ou des contrats successifs chez le même employeur, dans la limite de la durée d’indemnisation et d’un maximum de 12 mois.
Enfin, les contributions patronales peuvent bénéficier du régime social et fiscal applicable aux couvertures collectives lorsque les conditions légales sont respectées. Ce traitement favorable dépend notamment de la conformité du régime et ne constitue pas un avantage automatiquement acquis par la seule souscription d’un contrat Groupama.
Groupama entreprise : quels documents contrôler avant de souscrire ?
Avant de mettre en place une complémentaire santé Groupama, l’employeur doit examiner le devis, la notice et le tableau de garanties. Il doit notamment identifier le nom exact du contrat, l’organisme assureur, le niveau collectif retenu et les éventuelles garanties optionnelles proposées aux salariés.
La vérification doit également porter sur la CCN et l’IDCC, les catégories couvertes, le financement employeur-salarié, les cas de dispense, les ayants droit, les exclusions, les plafonds et les conditions de prise en charge.
Les services associés doivent être contrôlés avec la même attention : accès au réseau Sévéane, téléconsultation, Relaimoi, assistance, tiers payant, espace client entreprise et application Groupama et moi. L’employeur doit vérifier leur disponibilité effective dans le contrat proposé et leurs éventuelles limites.
Pour situer l’offre Groupama parmi les autres solutions collectives, consultez le tableau comparatif des complémentaires santé d’entreprise. La comparaison doit porter sur les garanties réellement contractuelles, les services, le financement et les obligations propres à l’entreprise plutôt que sur des promesses générales de performance.
À découvrir aussi : Pour replacer Groupama parmi les organismes intervenant auprès des employeurs et de leurs salariés, consultez les organismes proposant une complémentaire santé collective.

