Vision sur 2 soins indispensables : mutuelle optique et dentaire

Une mutuelle santé ou complémentaire santé est un contrat d’assurance agissant en complément de l’Assurance Maladie. L’enjeu est de réduire le reste à charge de l’adhérent, y compris le ticket modérateur, les dépassements d’honoraires auprès d’un spécialiste ou d’un généraliste, les dépenses optiques ou dentaires, etc.

La souscription à une mutuelle santé est importante pour couvrir certaines dépenses de santé des adhérents. La mutuelle mène des actions de prévoyance et de solidarité grâce aux cotisations des membres. Néanmoins, la mutuelle de santé est indispensable afin de pouvoir anticiper les prises en charge des frais des soins dont l’ampleur est fonction de l’état sanitaire, de l’âge et d’autres causes parfois imprévisibles. Parfois, une prise en charge totale par la mutuelle est nécessaire si l’adhérent est atteint d’une maladie chronique car, les dépenses s’avèreraient colossales. Il faut donc choisir la formule adéquate à la situation en réalisant au préalable un comparatif mutuelle santé en ligne .

l’Assurance Maladie ne prend en charge qu’une infime partie des frais optiques. Il y a le tarif de convention établi par la Sécurité sociale et seulement 70% de ce tarif sont remboursés si vos dépenses consistent en des consultations chez un ophtalmologue, de surcroît le montant dépend du secteur. Pour résoudre le manque à gagner et bénéficier d’un remboursement plus ou moins satisfaisant, la souscription à une mutuelle optique est conseillée.

Tout le monde peut être concerné par une maladie des yeux, mais les plus concernées sont les personnes dont l’ophtalmologue à ordonner le port de lunettes. Les lunettes sont relativement chères pour les foyers moyens. Pour cette raison, la mutuelle optique est une nécessité pour affronter avec sérénité les problèmes optiques. L’Assurance maladie ne rembourse pas de manière satisfaisante cette dépense de santé telle qu’il est mentionné supra.

Il ne faut pas attendre que la santé oculaire se détériore pour souscrire un contrat de mutuelle santé qui propose des remboursements satisfaisants pour les frais optiques. Il faut suivre de près l’état de vos yeux. Selon votre situation et plus précisément, votre profession, il faut bien choisir la mutuelle optique qui vous convient.

Idéalement, la mutuelle à choisir est un contrat qui promet des taux de remboursement adaptés à vos besoins, avec des garanties appropriées et un tarif abordable. Dès que vous êtes informés par l’ophtalmologue de vos besoins en optique, votre premier réflexe doit être la recherche d’une mutuelle optique qui répond à vos critères. Plusieurs sont les offres du marché et c’est pratiquement difficile de discerner la meilleure mutuelle optique, c’est pour cette raison qu’il faut se poser quelques questions avant de signer un contrat. Il est possible qu’une mutuelle vous propose un forfait fixe annuel comme remboursement, ou un remboursement basé sur un pourcentage par rapport à la base de la Sécurité Sociale.

La mise en place du « 100% Santé » signifie globalement « Reste à Charge Zéro ». Il s’agit donc d’une réforme de remboursements pour les lunettes et autres par la Sécurité Sociale et la mutuelle. En effet, c’est l’une des promesses présidentielles à propos de la loi de financement de la Sécurité Sociale (LFSS) permettant aux adhérents de ne plus subir un reste à charge trop important dans leurs frais optiques. L’achat de lunettes et de lentilles correctrices est la priorité pour le projet « 100% Santé ». Tous les opticiens sont concernés et doivent proposer dans leur magasin un certain nombre de lunettes, de montures et de lentilles correctrices éligibles au 100% Santé.

Les frais dentaires ne sont pas remboursés de manière satisfaisante par l’Assurance Maladie. Il y a des cas où aucun remboursement n’est accordé au patient. Tel est le cas de l’orthodontie adulte ou la pose de facettes dentaires. Bien que les frais relatifs au détartrage ou au traitement d’une carie ou à la pose d’une couronne soient remboursés par la Sécurité Sociale à 70% du tarif de convention, le montant est très minime.

Même si vos dents ne vous font pas encore mal, en tout cas, il est conseillé de consulter périodiquement un dentiste sans attendre une rage des dents. Pour ce faire, surtout pour alléger les frais, souscrire une mutuelle dentaire est une bonne idée. Il vous est donc possible d’être indemnisé en tout ou en partie de dépassements d’honoraires, de certaines dépenses dentaires non prises en charge par la Sécurité Sociale, le ticket modérateur. Il est aussi conseillé de bien choisir la mutuelle dentaire qui peut répondre à vos besoins et à votre situation.

A rappeler qu’il existe principalement 3 types de soins dentaires, à savoir les soins dentaires courants, les soins de carie, la dévitalisation de dents. En effet, pour bien choisir la mutuelle dentaire, vous devez d’abord inventorier vos besoins en soins dentaires et c’est valable pour les membres de votre famille. Vous devez par la suite vérifier les taux de remboursement de la Sécurité Sociale et les dépassements d’honoraires pratiqués pour les principaux soins dentaires mentionnés supra, sans oublier l’inventaire des soins hors nomenclature (soins de gencives) et l’orthodontie pour adultes, par exemple, la pose d’implants dentaires.

Lorsque ces étapes sont effectuées, vous disposez des informations pour comparer les offres des mutuelles dentaires. Il s’agit de chercher la mutuelle dentaire qui peut répondre à vos besoins de soins dentaires au meilleur prix, c’est-à-dire une mutuelle pas chère. Il faut recourir à un comparateur de mutuelle dentaire en ligne pour mettre en concurrence le montant des cotisations mensuelles ou annuelles ainsi que les garanties proposées, les éventuelles exclusions, les services proposés, et surtout les taux, les plafonds de remboursement et le délai de carence.

Le calcul du remboursement des frais dentaires n’est pas très compliqué, mais il faut disposer de certaines informations. A noter que les dépenses dentaires chez un dentiste sont généralement remboursées sauf quelques exceptions. Par exemple, les frais de consultation chez un dentiste sont remboursés à 70% du tarif de convention de 23€. La Sécurité Sociale vous rembourse alors 16,10€ et la mutuelle vous rembourse les 30%, soit 6,90€, notamment si votre garantie prend en charge 100% du tarif conventionné.

En effet, l’on identifie deux modes de remboursement :

  • soit le remboursement forfaitaire,
  • soit le remboursement en pourcentage.

Le remboursement forfaitaire est une somme d’argent proposée et versée par mois ou par an au remboursement des frais dentaires, en connaissant que les éventuels dépassements sont à la charge de l’adhérent. Ce mode de remboursement permet à l’adhérent d’anticiper ses frais dentaires à ses charges. Le remboursement en pourcentage par rapport au tarif de convention de la Sécurité Sociale peut aller jusqu’à 800%. Ce qui signifie que la mutuelle dentaire propose de rembourser 8 fois le montant de la part prise en charge par la Sécurité Sociale. A noter que plus le taux de remboursement est élevé, la cotisation mensuelle en est proportionnellement plus chère. C’est à vous de voir et de choisir entre ces deux modes de remboursement, selon l’état de vos dents.

Le Reste à charge Zéro est détaillé comme suit : le premier panier est pris en charge à 100%. Le second propose un reste à charge amoindri dans la cadre d’un tarif spécifique et le 3ème panier concerne des soins plus innovants qui ne sont très bien remboursés. Les patients qui bénéficient du reste à charge Zéro peuvent ainsi choisir les types de soins.

Certaines opinions sur les soins dentaires en France disent qu’en réalité les prises en charge à la française sont les meilleures, notamment en rapport qualité/prix et aussi en accessibilité. Malgré cela, les Français trouvent toujours que les soins dentaires demeurent très chers.

Bien que les praticiens fassent des efforts pour faciliter l’accès aux accès, d’autres paramètres les obligent à réviser à la hausse leurs tarifs, au fur à mesure de l’évolution de la situation et du contexte socio-économique. En effet, lorsque le coût de la vie se multiplie par 2, les intrants et les charges des cabinets dentaires se multiplient par 2 de la même manière. Cela inclut les loyers, les salaires, les fournitures, l’électricité, les autres charges imprévisibles et les coûts d’investissement. De cause à effet, les prix des prestations se multiplient et les clients en paient les conséquences. A noter que les cabinets dentaires ne peuvent pas éviter certaines dépenses malgré les mesures d’austérité afin de préserver de la capacité financière des clients. Parmi ces dépenses, il y va des matériels de stérilisation, des fauteuils dentaires, des appareils divers, d’informatique, des formations obligatoires, etc. sans négliger les responsabilités administratives et la fiscalité.

A titre illustratif des coûts que les cabinets doivent se charger, il y a, par exemple, l’achat d’une caméra buccale qui s’évalue entre 28.000 et 50.000€. Pourtant, les cabinets constatent que les organismes obligatoires n’assument pas complètement leur rôle de financer dans le dentaire et l’optique. Les praticiens font en sorte de pratiquer des tarifs exceptionnellement bas, mais les usagers les trouvent toujours les plus chers parmi les soins médicaux. La réforme 100% Santé ne résout pas la sortie excessive d’argent de la poche des patients, en attendant les remboursements et l’application du reste à charge zéro.