La meilleure mutuelle pour artisan et commerçant

Les travailleurs non salariés ne peuvent pas se passer d’une complémentaire santé bien que leur souscription à une mutuelle ne soit pas obligatoire. En effet, pour pouvoir bénéficier d’un remboursement de ses dépenses de consultations médicales, soins dentaires, hospitalisation, maternité… il faut s’adhérer à une mutuelle et choisir les garanties les plus appropriées à son mode de vie à et à son travail. Tout le monde sait que le rythme de vie d’un artisan peut être soumis à des contraintes voire des horaires décalés. Ce qui pourrait nuire à sa santé. D’autre part, les risques de diabète, de surpoids, d’obésité et d’autres maladies de métabolisme ne sont pas à exclure à cause du manque de sommeil et du stress. Une bonne mutuelle est ainsi plus qu’indispensable pour ce type de travailleurs. Il en est de même pour un commerçant. Le risque qu’il encourt est beaucoup plus élevé a causse de les incertitude sur la stabilité des commerces . C’est pourquoi, il a besoin d’une assurance prévoyance pour assurer un maintien de ses revenus, ou mieux pour se prévenir en cas de perte d’autonomie ou de retraite ou d’un décès subit. En cotisant à une mutuelle santé, il a non seulement l’accès aux soins pour sa famille mais aussi une couverture adaptée pour toute situation. D’ailleurs, on ne peut pas oublier l’éventualité d’une maladie car en tant qu’indépendant, il peut tout aussi bien faire face aux problèmes optiques, dentaires, et aux différentes pathologies. L’importance d’une bonne mutuelle pour un artisan ou un commerçant est donc primordiale. Ainsi, si le souscripteur est jeune et qu’il est doté d’une bonne santé, une mutuelle de base est suffisante pour lui. Mais s’il a déjà des antécédents de santé, comme les symptômes oculaires ou une baisse d’audition par exemple, il lui est conseillé de choisir une mutuelle milieu de gamme.

L’artisan est un travailleur qui vit de ses travaux manuels. 250 métiers répartis en 7 secteurs entrent dans cette catégorie. On en retrouve des joaillers, des bijoutiers (secteur métiers d’art), des coiffeurs (secteur hygiène), tailleur, maroquinier (secteur cuir et vêtements), charpentier… (secteur bois), imprimeur, soudeur (métaux et électricité), maçons… (Bâtiment), et pâtissier, boulanger… (secteur d’alimentation). L’artisan est tenu de s’immatriculer sur le répertoire des métiers et il ne doit pas employer plus de 10 personnes. Les commerçants, comme son nom l’indique, sont les négociants, les marchands qui font des actes de commerce habituellement. Les travailleurs indépendants qui achètent et vendent des biens ou des immeubles et qui en tirent profit sont ainsi au cœur de cette catégorie. Les commerçants sont tenus de s’inscrire au RCS. La protection obligatoire pour ces deux types de travailleurs non salariés est le régime social des indépendants. Celui-ci fait bénéficier à ses adhérents d’une couverture sociale identique à celle du régime général des travailleurs salariés.

La loi Madelin créée en 1994, vise à compenser les carences du régime obligatoire. Elle est avantageuse à cause de sa fiscalité intéressante. En effet, les cotisations versées annuellement dans ce cadre peuvent être déduites des revenus professionnels dans un certain plafond. Cette limite de déduction est fixée à 9012 euros pour l’année 2014. Plus la tranche d’imposition est élevée, plus le fond épargné pour l’impôt augmente. Cet avantage s’adresse non seulement aux artisans et commerçants mais à tous les professionnels indépendants comme les gérants majoritaires de SARL, les professionnels libéraux comme l’huissier, l’avocat… Ainsi, ces catégories de travailleurs peuvent constituer leur propre protection santé, retraite et prévoyance. Ils peuvent ainsi cotiser pour une retraite complémentaire volontaire. En fait, les dirigeants non salariés peuvent choisir le contrat du groupe, mais pour les artisans et les commerçants, ils sont concernés par les contrat individuels. En dehors de la déduction fiscale, les contrats « Madelin » permettent aussi à ces travailleurs non salariés d’avoir des garanties qu’on pourrait personnaliser. En guise d’exemple, certains traitements comme l’ostéopathie sont non remboursés par le régime social, alors qu’ils peuvent être pris en charge par la mutuelle Madelin. Le remboursement des frais optiques et dentaires sont également plus intéressants avec ce contrat. En outre, les enfants, les ayants droit et le conjoint collaborateur peuvent également avoir accès aux bénéfices du contrat, sous certaines conditions. Soulignons que les produits Madelin sont répartis en : contrat retraite, contrat prévoyance, complémentaire santé et assurance-chômage Madelin. Concernant le contrat retraite, les cotisations sont à déduire au minimum à hauteur de 10% du revenu d’activité du PASS (pour un revenu inférieur à 38616 euros). Au-delà de ce chiffre, le plafond de déduction est le 10% + 15% du revenu compris entre le PASS et 8 PASS soit 71 439 euros. Pour le contrat prévoyance et santé, la cotisation est fixée sur la base de 3,75% + 7% du PASS. Ces avantages fiscaux s’accompagnent de la prise en charge des prothèses auditives et des soins optiques, mais aussi un bon dédommagement en cas d’arrêt ou d’incapacité de travail. Pour cette mutuelle, l’assuré ne peut pas récupérer le capital versé au moment de retraite, mais il a droit à une rente viagère jusqu’à sa mort. Son conjoint peut également toucher cette rente en cas de décès. Il serait alors intéressant d’associer un contrat santé et un contrat prévoyance pour une meilleure satisfaction en termes de prise en charge.

A part la mutuelle Madelin, les contrats spécialement pour les artisans et commerçants foisonnent parmi les offres pléthoriques des assurances. Chaque organisme mutualiste propose en général différents forfaits correspondant à une poste de dépense et des soins courants. Il appartient ainsi au travailleur indépendant de bien décrypter l’offre on fonction de ses habitudes de consommation. S’il lui arrive souvent de faire un séjour en hôpital, il aurait à dénicher la formule de prise en charge la plus intéressante en prévision de cette hospitalisation. Certaines complémentaires santés offrent une couverture meilleure en matières optiques et dentaires, d’autres pour le cas de maladie ou invalidité. L’indépendant aurait ainsi à bien faire son choix pour ne pas être obligé de résilier son contrat au bout d’un an. Pour ce, il existe des sites de comparateurs de mutuelles en ligne permettant de comparer plusieurs devis et garanties de quelques clics. Le recours à ces services est gratuit. L’intéressé pourrait en savoir plus sur les différents niveaux de remboursement pour les soins qui ne sont pas remboursés par le régime social. En moins de deux minutes, le chercheur d’assurance santé arriverait à trouver une meilleure mutuelle sans avoir à payer trop cher. Il lui faut seulement bien analyser ses priorités en prestations santé avant de remplir le formulaire. Prenons par exemple mutuelleverte. Cette organisme mutualiste propose une gamme spéciale pour les artisans et professions libéraux. Elle fait bénéficier des avantages de la loi Madelin, donne une réduction de 10% si on est membre d’un club de sports, accepte le tiers payant, offre un remboursement rapide et des cotisations offertes pour le 3ème enfant et les suivants. Elle propose aussi des tarifs négociés dans son réseau santé, le service assistance sans supplément de cotisations… Notons qu’une formule minimum de mutuelle rembourse à 100% du tarif de convention tandis qu’une mutuelle haut de gamme peut prendre en charge jusqu’à 400% du BR. Ainsi, le choix d’une mutuelle doit être fait en toute sérénité. Et savoir résilier un contrat pour en trouver un plus performant est donc vivement recommandé si on veut faire des économies.

En fait tout dépend du besoin du travailleur. Chacun peut lister les garanties qu’il trouve indispensables. D’où l’intérêt de faire un tri entre les différentes formules et de faire la comparaison des contrats. Car le tarif approprié à son budget n’est pas quelquefois adapté à ses besoins. Pour un contrat au rapport prix garanties intéressant, l’intéressé doit tenir compte des points suivants :

  • Bien comprendre les niveaux de garantie. Si on a un budget serré, mieux vaut opter pour le premier niveau qui couvre les soins courants, les médicaments et l’hospitalisation dans le parcours de soins coordonnées. Les actes avec excès d’honoraires ne sont pas compris dans ce niveau. Pour les autres niveaux, la cotisation est plus chère mais la mutuelle rembourse les dépassements d’honoraires chirurgicaux ou médicaux, propose des forfaits pour les équipements auditifs ou oculaires ou pour le traitement ignoré par le régime social (ostéopathie, les médecines douces… ). Il faut donc bien analyser la fréquence de ses consultations chez le médecin, ses types de soins courants. On peut ensuite comparer une formule de base ou une offre plus étoffée via les sites de comparateurs mutuelles sur internet.
  • Repérer les offres commerciales intéressantes. Il existe des organismes mutualistes qui accordent une ristourne de 10% sur la cotisation si l’assuré consent à la charge de 1 euro forfaitaire sur un acte de pharmacie. Cela pourrait être avantageux si l’adhérent ne va pas souvent chez le médecin ou la pharmacie. D’autres contrats proposent également des bonus si l’intéressé n’ait pas consommé son forfait de soins auditifs ou dentaires pendant quelques années consécutives. L’inconvénient de ce système c’est qu’on doit évidemment adhérer à l’organisme pendant des années.
  • Le troisième point capital est le niveau de remboursement. Celui-ci est parfois exprimé en euros ou en pourcentage. Le remboursement d’un acte de soin avec une garantie de 150% avec assurance obligatoire peut être moins avantageux qu’une prise en charge de 100% sans assurance obligatoire. Il importe ainsi de regarder minutieusement ce niveau. On doit également s’informer sur la rapidité de remboursement. Celle-ci est généralement inscrite dans le contrat. Pour une opération plus rapide, se souscrire à une compagnie d’assurance rattachée avec la caisse du régime social par télétransmission est conseillé.
  • Le tiers payant. Ce dispositif permet au patient de ne pas régler d’avance les frais de soins. A rappeler que certaines mutuelles pratiquent des tarifs compétitifs alors qu’elles ne font pas bénéficier à son souscripteur le tiers payant. Ce dernier doit payer de sa poche alors le montant chez le pharmacien. Ce qui ne pourrait pas être une relation gagnant gagnant si le patient achète souvent des médicaments. On comprend également que les rémunérations d’un artiste sont payées au service ou s’effectuent via la mensualisation. S’il lui manque ainsi la somme nécessaire pour l’achat de médicaments, cette solution sans tiers payant n’est pas pratique pour lui.
  • La souplesse de la formule. On peut par exemple ajouter d’autres options à certains contrats comme forfaits optiques. Le souscripteur a également la possibilité d’opter pour un meilleur remboursement pour un poste de soins en particulier, sans devoir choisir un niveau élevé pour les autres. Mais même dans ce cas, il ne faut pas se précipiter sur la prise en charge plus intéressant car cela suggère toujours une tarification plus importante.
  • Mutuelle sans délai de carence. Il est fréquent de voir des contrats avec un délai de 3 à 9 mois, durée pendant laquelle la compagnie mutualiste ne couvre pas les prestations. Bien que ce délai de carence ne concerne pas la maladie, l’affection de longue durée ou l’accident de travail, un artisan ou un commerçant doit se méfier de ce délai d’attente pour une meilleure indemnisation.

Pour un travailleur indépendant qui s’est établi à son propre compte depuis quelques années, il sent sûrement le besoin de garantir la pérennité de son commerce outre le besoin de protéger sa santé et de celle de ses ayants droit. En dehors de la protection obligatoire (le RSI), l’adhésion à une bonne complémentaire santé est ainsi d’une importance cruciale. En fait, on pourrait se contenter de la prise en charge du régime social de soins courants, mais quand il y a un problème d’invalidité, de décès, on se retrouve alors désorienté. D’autre part, si l’artisan part aussi en retraite, la pension du RSI n’est tout au plus que la moitié de son revenu. S’il a eu un accident de travail et il est obligé de raccrocher les gants, la couverture du RSI est de 50% de ses revenus et 30 à 50% pour le cas d’invalidité. En cas de décès, le régime obligatoire verse une somme environnante de 7500 euros. En se souscrivant à une solution efficace de prévoyance et de retraite, l’artisan pourrait alors compléter ses revenus. Ses proches auront alors moins de difficulté à assumer les dépenses quotidiennes, les factures à régler etc.

Le RSI est une couverture établie notamment pour la maladie, la maternité, l’invalidité ou le décès et la retraite. L’enregistrement à ce régime est automatique quand l’artisan ou le commerçant crée son activité. Ce régime présente le même taux de remboursement que le régime social des travailleurs. Ainsi, pour les honoraires médicaux avec parcours de soins coordonnés, sa prise en charge est de 70%, mais elle est de 30% pour le hors parcours. Le remboursement des analyses médicales et des honoraires médicaux est de 60%. Quant aux prises en charge de médicaments, celles-ci varient de 15 à 100%. Mais l’hospitalisation et les soins d’une ALD et le séjour hospitalier à partir du 31ème jour sont remboursés à 100%. Les séjours avec un acte entre 60 à 120 euros bénéficient d’un forfait de 18 euros. D’autre part, la participation d’un euro par consultation, la franchise de 2 euros pour le transport et 0,50 euro pour l’acte de consultation sont à déduire du remboursement sauf pour certains cas particuliers. Concernant les cotisations, les taux de la cotisation de l’assurance-invalidité décès ont connu une baisse de 0,20% depuis le 01er janvier 2013. Aussi, les assurés peuvent demander la pension de la réversion de la retraite dès 55 ans. Comme on l’a vu, le RSI ne verse que 50% du revenu lors d’un arrêt de travail ou l’invalidité (voire 30% selon le degré d’invalidité), le remboursement n’est guère complet. En cas de chômage, la couverture est inexistante. D’où l’intérêt de chercher une mutuelle classique proposant des tarifs intéressants avec des garanties qui s’adaptent à sa situation.
En somme, la couverture du régime social ne couvre qu’une partie des frais de santé et laisse à la charge du souscripteur le ticket modérateur. En s’adhérant à une mutuelle performante, il pourrait ainsi gérer ses ressources tout en bénéficiant d’un remboursement complémentaire pour ses dépenses spécifiques.