Chefs d’entreprise : comment choisir la bonne mutuelle de groupe ?

Devenue obligatoire depuis 2016 pour toutes les entreprises privées, même de petites tailles, la mutuelle d’entreprise est aujourd’hui un incontournable aux bénéfices des salariés. Si bien que pour répondre aux demandes des employeurs, les offres se sont largement multipliées et on ne sait plus très bien comment faire le bon choix. Tous les assureurs se targuent de proposer la meilleure offre, mais rien n’est moins sûr. La question est donc de savoir comment comparer les offres des entreprises d’assurance pour être sûr de trouver et de profiter du meilleur rapport qualité-prix.

Avec la loi ANI, comparer les offres de mutuelles d’entreprises est très facile. En effet, il ne s’agit plus ici de souscrire à n’importe quelle assurance collective. Il faut une couverture responsable clairement définie par la loi. La meilleure assurance sera donc celle qui proposera une prise en charge complète des frais d’hôpital sans limites de durée. Ce sera aussi celle qui pourra rembourser en partie des dépassements d’honoraires des médecins de l’OPTAM. Et ce sera également l’assurance qui pourra couvrir les soins optiques du salarié selon une limite de remboursement bien précis. C’est notamment ce que les professionnels appellent également le « panier de soin ANI ».

La loi ANI a imposé la mise en place d’un panier de soins de base pour toutes les assurances collectives. Cependant, vous pouvez prendre en compte les besoins spécifiques de vos salariés pour comparer les différentes offres disponibles sur le marché et proposer ainsi une meilleure couverture pour les bénéficiaires de l’assurance. Attention toutefois, les assurances collectives seront obligatoirement des couvertures prémiums. Si certaines offres complémentaires proposent plus d’avantages que d’autres, il est impossible de littéralement affecter ce genre de mutuelle comme les assurances complémentaires santé individuelles.

Il est possible notamment de proposer des garanties supplémentaires dans les assurances collectives en se basant sur les postes et les responsabilités de chaque employé dans votre entreprise. Il suffit d’inclure cette clause dans les conventions collectives de votre société. Dans ce cas, vous devez prendre en compte ce mode de fonctionnement pour comparer les différentes alternatives proposées par les compagnies d’assurance et mutuelles spécialisées.

Si le minimum de couverture est notamment imposé par la loi, rien n’interdit aux employeurs d’opter pour une garantie plus haut de gamme. Bien évidemment, il faudra avoir les moyens financiers pour couvrir les primes de ce genre de mutuelle. En effet, les employeurs ont pour obligation de couvrir au moins 50 % des cotisations d’assurance. Des garanties supplémentaires sont proposées par les compagnies d’assurances. Ces dernières varient en fonction de vos besoins et de vos possibilités financières. En règle générale, il s’agira d’une couverture plus importante dans les postes plus ou moins onéreux comme les soins optiques, dentaires ou en cas d’hospitalisation.

Par définition, un contrat d’assurance collective ne couvre pas uniquement le souscripteur, à savoir l’employeur. L’assurance s’étendra à l’ensemble des salariés de l’entreprise. Toutefois, il peut arriver que la couverture puisse aussi profiter aux membres de la famille des employés : conjoints et enfants, personnes à charge, etc. La possibilité d’affilier les membres de la famille n’est pas toujours possible chez toutes les compagnies d’assurance et pour tous les contrats de mutuelle d’entreprise. Aussi, il appartient au souscripteur de veiller à ce que ce soit le cas. En outre, il faut également prendre le temps de comparer la facilité d’adhésion de chaque nouveau membre.

La base est de choisir la formule sur laquelle sera calculée votre cotisation. À savoir que de nos jours, la majorité des entreprises adopte le système de la « prime unique ». C’est facile à gérer, et ce, peu importe le nombre de salariés que vous avez et même si vous envisagez d’agrandir votre entreprise dans un avenir proche.

Toutefois, il ne faut pas oublier que la « prime différenciée » peut également présenter quelques avantages. Notamment, en fonction des caractéristiques de vos employés, les primes peuvent changer. De quoi vous permettre de faire quelques économies. Parmi les détails à prendre en compte, il y a notamment le nombre d’enfants, la part de célibataire et de marié dans les employés, etc.

Tenir en compte des caractéristiques de votre entreprise
Les formules pour une mutuelle de groupe peuvent se décliner en plusieurs sortes. En fonction des caractéristiques et de la hiérarchie présente dans votre société. Vous pouvez par exemple souscrire à des couvertures différentes pour les cadres et les non-cadres. Ce qui impactera sur les frais de souscription à l’assurance.

Toutefois, il convient de noter que les offres des compagnies d’assurances ne se valent pas. Certaines ne disposent même pas de ce type de formule. C’est donc un détail que vous devez aussi prendre en compte dans les formulaires des comparatifs.

Vérifier les années de métier de la compagnie d’assurance
Logiquement parlant, les années de métier sont un gage de la qualité des prestations proposées. Cela prévaut également dans le domaine de l’assurance. Aussi, dans la majorité des cas, les employeurs se tournent davantage vers les entreprises avec des années d’expérience et avec une bonne réputation dans son domaine. C’est plus rassurant. Vous pouvez également juger de la qualité des prestations d’une compagnie d’assurance en vous basant sur le nombre d’assurés qu’elle détient et le nombre de collaborateurs. Ce sont notamment des informations que vous trouverez sans peine sur leur site.

Comparer les primes
Comme susmentionnés, les employeurs ont l’obligation légale de participer à 50 % sur les primes d’assurance. Il s’agit en effet d’une dépense supplémentaire en plus pour l’entreprise. Bien évidemment, afin de réduire les risques financiers relatifs à la souscription à une mutuelle d’entreprise, comparer les offres en se basant sur le montant de la cotisation est de mise. Attention toutefois, il ne s’agit pas de sauter sur le premier contrat pas cher qui vous tombe sous la main. Il faudra prendre en compte la qualité de l’accompagnement et de la prise en charge afin de garantir une meilleure sécurité à vos salariés. Les primes ne se valent pas d’une entreprise d’assurance à une autre, et ce, pour les mêmes garanties. Donc, prenez votre temps.

Désormais, faire le tour d’horizon de toutes les offres d’assurance santé disponible sur le marché est facile et se fait en quelques clics. En effet, les employeurs et chefs d’entreprises peuvent se faire aider par les comparateurs de mutuelles entreprise en ligne. Pour 0 euro et sans engagement, ces plateformes dédiées vous proposent un formulaire que vous devez remplir avec tous ces critères susmentionnés, voire davantage si vous en avez d’autres, afin de vous permettre de trouver rapidement la mutuelle idéale selon votre entreprise et vos besoins.

Les comparateurs font une comparaison des différentes offres en se basant non seulement sur les primes, mais aussi sur la qualité des prestations, la rapidité des prises en charge et le niveau de remboursements pour générer ensuite une liste des meilleures opportunités du marché. Il ne vous reste plus alors qu’à visiter les sites des assureurs.

Le panier ANI ou panier de soins ANI représente la couverture minimale, en référence à la loi sur la Sécurisation de l’Emploi de 2013. En fait, cette loi est issue de l’Accord National Interprofessionnel. Il s’agit de la loi qui généralise la complémentaire santé collective à tous les employés du secteur privé.  En effet, le panier ANI concerne les garanties minimales, et éventuellement maximales, qui sont déterminées par le Décret du 08/09/2014 et dont la date de mise en application a été prévue le 1er Janvier 2016.

Dans la pratique, le panier ANI ou panier de soins minimum indique l’ensemble des produits et des services de santé destinés aux salariés et pris en charge par la mutuelle entreprise obligatoire collective, indépendamment du statut professionnel dans l’entreprise de chaque employé.  En effet, le panier ANI concerne la couverture du ticket modérateur, le forfait journalier hospitalier, les dépenses de soins dentaires et de soins optiques.

Les différents critères d’un contrat responsable doivent être respectés, notamment les garanties souscrites dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé ANI, si l’adhérent veut profiter des remboursements prévus dans le panier ANI. Pratiquement, les dépenses de santé sont encadrées par le contrat responsable et les adhérents doivent consulter en priorité leur médecin traitant, et non pas tout de suite chez un spécialiste. C’est le principe de respect du parcours de soins coordonnés.  A noter que quelques exceptions confirment cette règle car, certains spécialistes peuvent être consultés directement par les adhérents comme les ophtalmologues, les gynécologues, mais aussi des professionnels de santé du secteur dentaire et optique, etc.  A noter qu’en 2020, certains forfaits ont été améliorés ainsi que certains taux de remboursement, notamment en optiques et dentaires.

Selon les statistiques, plus de 80% des travailleurs et salariés porteurs d’une maladie chronique continuent à travailler, et ce chiffre risque de s’accroître avec l’allongement de la vie professionnelle. Selon toujours l’extrapolation des experts en chiffres, à l’horizon 2025, 25% des salariés français seront porteurs d’une maladie chronique. A titre de rappel, 4 familles de maladies chroniques ont été identifiées, à savoir les affections cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les affections psycho-psychiatriques.

Une charte de maladies chroniques 2019-2021 a été signée selon l’initiative de la Fondation Humaninnov. La charte a pour objet de favoriser l’inclusion des personnes porteuses de maladie chronique dans l’entreprise, dans le but de prévenir également le risque de désinsertion professionnelle. Les concepteurs et signataires de la charte de maladies chroniques sont convaincus que les progrès de la médecine doivent permettre à la plupart de personnes porteuses d’une maladie chronique d’avoir un meilleur état de santé et d’avoir la capacité d’assumer son poste de travail au niveau de l’entreprise.

La mise en place d’une mutuelle santé au niveau de l’entreprise pour prendre en charge les salariés porteurs d’une maladie chronique, matérialise le changement de regard sur la maladie chronique. La mutuelle collective d’entreprise est d’ailleurs une obligation pour les dirigeants d’entreprise. En outre, la mutuelle entreprise est considérée comme étant une mutuelle handi-accueillante et ladite charte puisse faciliter l’intégration des personnes en situation de fragilité à cause d’une maladie chronique. Effectivement, les maladies chroniques constituent un enjeu non seulement pour les salariés porteurs, mais également pour les dirigeants d’entreprise car, la sécurisation des personnes porteuses, pour leur épanouissement sur les plans professionnels et social, est primordiale.

Cependant, il est à noter que chaque mutuelle santé collective offre le montant selon le contenu du contrat signé par rapport à la prise en charge des maladies chroniques. C’est-à-dire que l’adhérent porteur de maladie chronique se doit de payer une cotisation plus élevée pour avoir un remboursement satisfaisant des consommations de soins, étant donné que la Sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraire et le forfait hospitalier. Quoi qu’il en soit, la mutuelle entreprise a une importance particulière pour les salariés porteurs de maladie chronique.