Gan entreprise : complémentaire santé collective pour les salariés

Gan Assurances propose une Assurance Complémentaire Santé Salariés destinée à la couverture collective des collaborateurs de l’entreprise. La présentation actuelle fait état de 5 formules et utilise également la dénomination Gan Santé Essentielle Entreprise pour une solution répondant au cadre minimal de la complémentaire santé collective. Hospitalisation, maternité, soins courants, dentaire, optique, prévention et santé au quotidien figurent parmi les catégories de prestations présentées. Le niveau réellement applicable dépend toutefois de la formule et des documents contractuels remis à l’employeur. Cette fiche concerne exclusivement la santé collective des salariés et ne doit pas être confondue avec Gan Santé Pro ou les offres individuelles de l’enseigne.

Gan Assurances est une société anonyme régie par le Code des assurances, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 542 063 797 et dont le siège social est situé 8-10 rue d’Astorg, 75008 Paris. L’entreprise appartient au Groupe Groupama. Cette appartenance permet de situer Gan dans son environnement institutionnel mais ne détermine pas, à elle seule, les garanties d’un contrat de complémentaire santé collective.

Gan Assurances commercialise l’Assurance Complémentaire Santé Salariés. Le site Gan précise par ailleurs que Gan Assurances distribue des produits de Groupama Gan Vie et son service relatif aux déclarations sociales collectives utilise également des coordonnées GGVIE. L’employeur doit donc vérifier dans la notice, le devis et les documents contractuels l’identité exacte de l’organisme qui porte le risque pour la solution collective qui lui est proposée.

Gan dispose également d’offres distinctes à destination des professionnels et travailleurs non salariés, notamment Gan Santé Pro. Ces contrats ne doivent pas être assimilés à la complémentaire santé collective destinée aux salariés.

Gan présente actuellement son Assurance Complémentaire Santé Salariés avec un choix de 5 formules. La documentation publique ne fournit pas sur la page commerciale les noms et l’intégralité des remboursements de chacune d’elles : il serait donc imprudent de reconstruire une échelle chiffrée ou d’attribuer des plafonds génériques aux cinq niveaux.

Gan utilise également la dénomination Gan Santé Essentielle Entreprise pour présenter une solution permettant de répondre à l’obligation réglementaire de couverture santé minimale des salariés. La place exacte de cette solution dans l’architecture contractuelle proposée à une entreprise doit être vérifiée dans son devis et son tableau de garanties.

Les formules Santé Salariés peuvent couvrir notamment l’hospitalisation, la maternité, les soins médicaux courants, le dentaire, l’optique, la prévention et la santé au quotidien. Gan mentionne également certaines prises en charge de médecines complémentaires, dont l’ostéopathie, la diététique ou la psychologie. Leur niveau, leur nombre éventuel de séances et leurs plafonds doivent être recherchés dans le contrat concerné.

Les cinq formules permettent à l’employeur de choisir un niveau de couverture, mais elles ne doivent pas être présentées comme une grille universelle de remboursements applicable de manière identique à toutes les entreprises. Le contrat proposé doit également être confronté à la convention collective et aux éventuelles garanties minimales imposées par la branche.

Élément de l’offre Gan Ce que Gan publie actuellement Ce qu’il faut vérifier dans le contrat
Assurance Complémentaire Santé Salariés 5 formules Formule retenue et tableau complet des remboursements.
Gan Santé Essentielle Entreprise Solution présentée pour répondre au cadre minimal réglementaire. Garanties exactes et adéquation avec la CCN ou l’accord de branche.
Option individuelle du salarié Possibilité annoncée d’améliorer sa couverture. Disponibilité, garanties supplémentaires, coût et financement.
Couverture familiale Gratuité de cotisation actuellement annoncée pour le 3e enfant et les suivants. Conditions contractuelles, bénéficiaires concernés et durée d’application.
Cotisation Tarification communiquée au moment de la proposition. Montant, formule, part patronale, part salariale et éventuelles dispositions conventionnelles.

Gan ne publie pas sur cette présentation un tarif moyen permettant d’estimer uniformément le coût de la complémentaire santé entreprise. Le prix réellement applicable doit donc être déterminé à partir de la proposition adressée à l’employeur et des caractéristiques du régime mis en place.

L’hospitalisation, la maternité et les soins médicaux courants figurent parmi les catégories couvertes par l’Assurance Complémentaire Santé Salariés. Le tableau contractuel doit permettre de vérifier séparément les frais de séjour, le forfait journalier, les honoraires des praticiens, la chambre particulière et les autres prestations éventuellement prévues.

Pour les soins courants, il faut distinguer les consultations, actes médicaux, analyses, pharmacie et prestations paramédicales. Lorsque les remboursements sont exprimés en pourcentage de la base de remboursement, ce pourcentage ne correspond pas au même pourcentage du prix réellement facturé par le professionnel de santé.

Aucun maximum d’hospitalisation ou de soins courants ne doit être attribué à l’ensemble des contrats Gan entreprise lorsque la formule concernée n’est pas identifiée. Le devis et le tableau de garanties doivent rester les références pour connaître le remboursement applicable au salarié.

L’optique et le dentaire font partie des postes explicitement mentionnés dans l’Assurance Complémentaire Santé Salariés. Leur prise en charge varie selon la formule retenue et doit être distinguée des garanties d’une assurance Gan individuelle ou professionnelle.

En optique, il faut comparer les équipements du panier réglementé et ceux à tarifs libres, les forfaits éventuels pour la monture et les verres ainsi que les conditions de renouvellement. En dentaire, soins, couronnes, bridges, prothèses amovibles, orthodontie et actes hors nomenclature peuvent suivre des règles différentes. Pour l’audition, il convient de distinguer les aides auditives de classe I des équipements de classe II.

Pour approfondir le fonctionnement de ces deux postes importants, consultez notre présentation des remboursements en optique et en dentaire. Le montant réellement remboursé par Gan reste celui prévu dans la formule du salarié.

Lorsqu’un contrat collectif est responsable, le dispositif 100 % Santé permet un reste à charge nul pour les prestations réglementairement éligibles, notamment certains équipements optiques de classe A, certaines prothèses dentaires et les aides auditives de classe I. Il ne signifie pas que toutes les lunettes, tous les actes dentaires ou tous les appareils auditifs sont automatiquement intégralement remboursés.

Depuis le 1er janvier 2026, le panier dentaire sans reste à charge comprend notamment la couronne en zircone sur molaire et le bridge en zircone, dans les conditions réglementaires applicables.

La prise en charge des prothèses capillaires a également évolué depuis le 1er janvier 2026. Pour les prothèses capillaires totales de classe I, le prix limite de vente est fixé à 350 € et le reste à charge peut être nul dans le cadre prévu par la réforme, avec intervention de l’Assurance Maladie et de la complémentaire. Pour les prothèses de classe II, dont le prix limite de vente est fixé à 700 €, le reste à charge peut également être nul lorsqu’un contrat responsable complète la prise en charge de l’Assurance Maladie.

Depuis le 1er décembre 2025, le dispositif 100 % Santé a aussi été enrichi par la prise en charge intégrale des fauteuils roulants et des véhicules pour personnes en situation de handicap concernés par la nouvelle nomenclature. Pour ces équipements, l’Assurance Maladie est le financeur et le guichet unique, sous réserve des conditions réglementaires de prescription et de prise en charge.

Gan identifie par ailleurs Sévéane comme son réseau partenaire dans plusieurs domaines, notamment l’optique, le dentaire et l’audition. L’accès effectif au réseau et les conditions applicables doivent être vérifiés dans le contrat du salarié. Le réseau de soins et le 100 % Santé correspondent à des mécanismes différents : l’utilisation d’un professionnel partenaire ne garantit pas automatiquement un reste à charge nul.

Gan indique que les salariés peuvent avoir la possibilité de choisir une option individuelle destinée à améliorer la prise en charge de leurs dépenses de santé. Cette possibilité doit être examinée selon le contrat : elle ne doit être considérée ni comme systématique ni comme automatiquement financée par l’employeur.

Gan mentionne actuellement la gratuité de cotisation pour le troisième enfant et les suivants dans son offre Santé Salariés. Cette disposition doit être rapprochée des conditions contractuelles en vigueur, notamment pour identifier les bénéficiaires concernés et les règles applicables à la couverture familiale.

La page collective Gan annonce également un service de téléconsultation vidéo permettant d’échanger à distance avec un médecin ainsi que des prestations d’assistance pouvant notamment comprendre une aide à domicile ou la livraison de médicaments. Le nombre annuel de téléconsultations n’est pas précisé ici, car il ne doit pas être déduit des conditions d’un autre contrat Gan.

Le tiers payant peut éviter une avance de frais lorsque le professionnel le pratique et dans les limites prévues par le contrat. Il ne doit pas être présenté comme systématiquement disponible pour tous les soins et professionnels. Pour en comprendre le fonctionnement, consultez la page consacrée au tiers payant et à la télétransmission.

L’entreprise dispose d’un extranet RH accessible 24 h/24 et 7 j/7. Gan indique qu’il permet notamment de suivre le contrat, visualiser les cotisations, affilier ou radier des salariés et contacter le service de gestion. Ces fonctionnalités répondent aux principales opérations administratives liées à la vie du contrat collectif.

Le salarié dispose parallèlement d’un espace personnel accessible 24/7 pour consulter son contrat et ses garanties, suivre ses remboursements, transmettre des documents, télécharger sa carte de tiers payant et localiser des professionnels de santé.

L’application gratuite Gan Santé permet notamment d’accéder à la carte de tiers payant même hors connexion, de suivre certains remboursements récents, de demander un remboursement sur facture et de solliciter une prise en charge hospitalière.

Ces services numériques facilitent les démarches mais ne dispensent pas l’entreprise de contrôler les affiliations, radiations, données déclaratives et cotisations. Gan met également à disposition un service relatif à la DSN pour la gestion des contrats collectifs.

Dans le secteur privé, l’employeur doit en principe proposer une complémentaire santé collective aux salariés concernés. La couverture doit respecter le socle minimal réglementaire et la convention collective ou l’accord de branche peut prévoir des garanties ou des conditions plus favorables. Pour approfondir ces règles, consultez les principales questions sur la complémentaire santé d’entreprise.

L’employeur doit financer au minimum 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire du salarié, sauf disposition plus favorable. Ce minimum ne doit pas être appliqué automatiquement à une option individuelle ou à un renfort facultatif. La couverture des ayants droit dépend du régime mis en place ; lorsqu’elle est rendue obligatoire, son financement doit être examiné selon les règles applicables à la cotisation obligatoire et les éventuelles dispositions conventionnelles plus favorables.

Certains salariés peuvent demander une dispense d’adhésion lorsqu’ils remplissent l’un des cas prévus par la réglementation ou par le dispositif applicable. Les références anciennes à la CMU-C et à l’ACS doivent désormais être remplacées, lorsque la situation correspond, par la Complémentaire santé solidaire. La liste des dispenses doit être vérifiée au regard des règles en vigueur et de l’acte ayant institué le régime.

La portabilité permet, sous conditions, le maintien gratuit des garanties après la cessation du contrat de travail. Elle suppose notamment que le salarié ait été couvert avant son départ et que la cessation du contrat ouvre droit à une prise en charge par l’assurance chômage. La durée du maintien correspond à la période d’indemnisation du chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail ou des contrats successifs chez le même employeur et sans dépasser 12 mois. Une démission ne doit donc pas être présentée comme excluant automatiquement la portabilité lorsqu’elle peut ouvrir droit à l’assurance chômage.

Avant de souscrire, l’employeur doit examiner le devis, la notice et le tableau de garanties afin d’identifier précisément la formule proposée, l’organisme qui porte les garanties, le niveau de couverture et le montant de la cotisation.

Il faut également vérifier la CCN et l’IDCC, la répartition du financement entre employeur et salariés, les catégories couvertes, les conditions concernant les ayants droit, les dispenses, l’option individuelle, la gratuité éventuellement applicable à certains enfants, les exclusions et les limites de garanties.

Les services doivent faire l’objet du même contrôle : téléconsultation, assistance, réseau Sévéane lorsqu’il est accessible, tiers payant, application Gan Santé, espace personnel et extranet RH. L’employeur doit aussi distinguer les règles de portabilité applicables au salarié des conditions permettant à l’entreprise de modifier ou résilier son propre contrat collectif.

Pour situer l’offre parmi les autres contrats collectifs du marché, consultez le comparatif des complémentaires santé d’entreprise. Une comparaison utile doit porter sur les garanties réellement proposées, le coût, les services, la CCN, les bénéficiaires et les conditions du contrat plutôt que sur des affirmations générales de performance.

À découvrir aussi : Pour replacer Gan parmi les organismes proposant des contrats aux employeurs et à leurs salariés, consultez les organismes proposant une complémentaire santé collective.