SMI entreprise : complémentaire santé collective standard et sur mesure

SMI est une mutuelle régie par le Livre II du Code de la mutualité qui propose actuellement deux approches en santé collective : une offre Standard destinée aux TPE-PME et une solution Sur-mesure positionnée sur les entreprises de plus de 100 salariés. La page Standard actuellement publiée présente trois formules. Un point de vigilance est toutefois indispensable : une brochure officielle « SMI Santé Entreprise » datée de janvier 2026 décrit parallèlement cinq formules de base et deux options individuelles. Ces deux architectures ne doivent pas être fusionnées ; le devis, la notice et le tableau de garanties remis à l’entreprise doivent identifier la version réellement proposée. Les services actuellement mis en avant comprennent notamment Santéclair, téléconsultation, SMI entraide, assistance et outils de gestion employeur.

SMI est une mutuelle interprofessionnelle nationale, personne morale de droit privé à but non lucratif soumise au Livre II du Code de la mutualité. Elle est identifiée sous le numéro SIREN 784 669 954.

Son siège social est situé Cœur Défense – Tour A – 90-110 esplanade du Général-de-Gaulle – 92931 Paris La Défense Cedex. SMI est soumise au contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et adhère à la Fédération nationale de la mutualité française.

SMI doit donc être qualifiée de mutuelle, et non de société d’assurance, de courtier ou d’institution de prévoyance. Pour les offres étudiées ici, la documentation présente directement SMI comme l’organisme commercialisant et gérant ses solutions collectives de complémentaire santé.

Cette fiche porte exclusivement sur la santé collective. L’univers entreprise de SMI comprend également une solution de prévoyance Sur-mesure, mais les prestations d’arrêt de travail, incapacité, invalidité ou décès ne doivent pas être intégrées aux remboursements de frais de santé.

SMI distingue actuellement deux positionnements commerciaux en complémentaire santé collective. L’offre Standard est destinée aux TPE-PME, tandis que la santé Sur-mesure est présentée aux entreprises de plus de 100 salariés.

Le seuil de plus de 100 salariés constitue un positionnement commercial de SMI et non une règle légale relative à la complémentaire santé collective. À l’inverse, il ne faut pas déduire artificiellement que l’offre Standard correspond exactement à une tranche « 1 à 100 salariés », SMI ne publiant pas cette borne contractuelle.

Offre SMI Entreprises visées Construction Services de gestion Vigilance
Standard TPE-PME selon le positionnement actuel de SMI Trois formules affichées sur la page Standard actuelle Pilotage centralisé, espace de gestion en ligne et prévention Vérifier la version contractuelle, compte tenu de la brochure 2026 à cinq formules.
Sur-mesure santé Entreprises de plus de 100 salariés selon le positionnement actuel de SMI Garanties et services personnalisés selon les besoins de l’entreprise Espace web, affiliations, encaissements, résiliations, interlocuteur privilégié et prévention Vérifier le cahier des charges, les garanties et le devis réellement négociés.

La solution Sur-mesure ne repose donc pas sur trois ou cinq formules publiques fixes. Elle doit être construite selon les besoins de l’entreprise, sa population assurée et ses obligations conventionnelles.

L’effectif ne constitue pas le seul critère de choix : la convention collective, les catégories couvertes, les garanties et les services de gestion doivent aussi être étudiés. Pour approfondir ce cadrage, consultez les critères permettant de choisir une mutuelle d’entreprise selon la taille et le profil.

La documentation SMI disponible en 2026 présente une divergence importante d’architecture qu’une entreprise doit connaître avant de comparer les garanties.

La page publique Standard actuellement en ligne affiche trois formules : Formule 1, Formule 2 et Formule 3. Les garanties chiffrées développées dans cette fiche pour l’offre Standard proviennent exclusivement de cette présentation à trois formules.

Parallèlement, une brochure officielle intitulée « SMI Santé Entreprise », datée de janvier 2026 et indiquant des garanties valides à partir du 1er janvier 2026, présente cinq Formules 1 à 5 ainsi que deux Options 1 et 2. Les options de cette brochure sont réservées aux Formules 1, 2 et 3.

Ces deux architectures ne doivent pas être fusionnées. Il serait notamment incorrect d’ajouter les Formules 4 et 5 de la brochure au tableau de la page Standard actuelle ou de présenter les deux options de la brochure comme automatiquement disponibles avec le Standard à trois formules.

La documentation disponible ne permet pas d’affirmer que l’une des deux présentations serait nécessairement obsolète, réservée à un canal précis ou destinée à une population différente. La référence finale doit donc être le devis, l’IPID, la notice et le tableau de garanties annexé au contrat effectivement proposé.

La même prudence s’applique aux options individuelles : leur existence, leur contenu, leur coût et leur financement doivent être vérifiés dans les documents correspondant exactement à la version souscrite.

La page Standard actuellement publiée permet de comparer plusieurs exemples de garanties entre les trois formules. Les remboursements exprimés en pourcentage de BR utilisent la base de remboursement de l’Assurance Maladie : 225 % BR ne signifie donc pas 225 % du prix facturé par le professionnel.

Pour les consultations de médecins généralistes ou spécialistes adhérant à un dispositif de pratique tarifaire maîtrisée, les remboursements actuellement affichés sont de 100 % BR en Formule 1, 175 % BR en Formule 2 et 225 % BR en Formule 3.

Pour les honoraires médicaux ou chirurgicaux en hospitalisation dans un établissement conventionné, la progression publiée est de 100 % BR, 175 % BR et 250 % BR.

Garantie Formule 1 Formule 2 Formule 3
Consultations DPTM 100 % BR 175 % BR 225 % BR
Honoraires médicaux ou chirurgicaux d’hospitalisation 100 % BR 175 % BR 250 % BR
Chambre particulière hors ambulatoire Non chiffrée dans le résumé actuel 40 €/jour 60 €/jour
Chambre particulière en ambulatoire Non chiffrée dans le résumé actuel 20 €/jour 30 €/jour
Prothèse dentaire remboursée à tarif libre 125 % BR 250 % BR 300 % BR
Équipement optique à tarif libre Jusqu’à 200 € Jusqu’à 300 € Jusqu’à 375 €

Note de lecture : ce tableau reprend uniquement les exemples publiés sur la page Standard actuelle à trois formules. Une brochure officielle SMI Santé Entreprise 2026 présente parallèlement cinq formules ; le tableau de garanties annexé au devis doit donc être vérifié avant toute souscription.

Aucune valeur de chambre particulière ne doit être inventée pour la Formule 1 à partir de la brochure cinq formules. De même, les montants des Formules 4 ou 5 de cette brochure ne doivent pas être importés dans la page Standard actuellement présentée.

Les garanties doivent enfin être lues avec leurs plafonds, limites, fréquences et conditions contractuelles. Un pourcentage BR et un forfait journalier ne mesurent pas le remboursement de la même manière.

SMI présente ses solutions Standard comme des contrats responsables intégrant le cadre du 100 % Santé. Le reste à charge nul ne concerne toutefois que les prestations réglementairement éligibles et résulte de l’articulation entre l’Assurance Maladie et la complémentaire.

En dentaire, la page Standard actuelle affiche pour les prothèses remboursées par la Sécurité sociale à tarif libre 125 % BR en Formule 1, 250 % BR en Formule 2 et 300 % BR en Formule 3. Pour l’orthodontie remboursée, les niveaux publiés sont respectivement de 125 %, 200 % et 250 % BR.

Ces taux concernent des prestations identifiées et ne doivent pas être étendus à tous les actes dentaires. En particulier, aucun forfait d’implantologie ou plafond dentaire provenant de la brochure à cinq formules ne doit être attribué automatiquement aux trois formules Standard actuellement affichées.

En optique hors panier 100 % Santé, SMI annonce actuellement des équipements à tarif libre jusqu’à 200 € en Formule 1, 300 € en Formule 2 et 375 € en Formule 3. La mention « jusqu’à » doit être conservée : ces montants ne constituent pas un forfait identique pour n’importe quel équipement.

La Formule 2 affiche également une prise en charge de la chirurgie réfractive à 200 € par œil. Aucun montant correspondant ne doit être inventé pour la Formule 3 lorsque la présentation actuelle ne l’affiche pas.

Pour l’audition, la page distingue le panier 100 % Santé des équipements à tarif libre. La Formule 1 mentionne notamment une prise en charge à 100 % BR pour les équipements libres, mais les forfaits d’audiologie présents dans la brochure à cinq formules ne doivent pas être transférés dans cette architecture à trois formules.

Les prestations hors panier peuvent donc laisser un reste à charge selon le niveau et le prix pratiqué. Le 100 % Santé ne signifie jamais que toutes les lunettes, toutes les prothèses dentaires ou toutes les aides auditives sont systématiquement remboursées intégralement.

Santéclair est présenté par SMI comme partenaire de réseau et de services pour les offres collectives actuellement publiées, sous réserve que le contrat souscrit donne effectivement accès au dispositif.

SMI annonce actuellement un réseau national Santéclair d’environ 8 500 professionnels de santé, notamment en optique, dentaire et audioprothèse. Les tarifs négociés et avantages réseau doivent être distingués des remboursements contractuels SMI.

Santéclair communique sur des économies moyennes pouvant atteindre certains niveaux selon les secteurs, mais ces réductions ne constituent pas des remises garanties pour chaque salarié et ne doivent pas être assimilées à un remboursement de la mutuelle.

Lorsque le contrat donne accès à Santéclair, une téléconsultation médicale 24 h/24 et 7 j/7 est annoncée auprès de médecins généralistes ou spécialistes. Ce service ne constitue pas un dispositif d’urgence médicale et une consultation physique peut rester nécessaire lorsqu’un examen clinique est requis.

D’autres services peuvent comprendre le deuxième avis médical, l’analyse de devis en optique, dentaire ou audiologie, ainsi que différents outils d’orientation ou de bien-être. Ces prestations constituent des services d’accompagnement et non des garanties financières supplémentaires.

SMI entraide est également présentée comme une plateforme de soutien. Elle ne doit pas être interprétée comme un niveau supplémentaire de remboursement santé.

Enfin, SMI annonce une assistance accessible 24 h/24 et 7 j/7, notamment dans certaines situations d’hospitalisation, d’immobilisation, de perte d’autonomie ou de maladie grave. Les aides disponibles et leurs conditions dépendent de la notice d’assistance applicable au contrat.

Les outils employeur doivent être distingués selon l’offre retenue, car la documentation Standard et la documentation Sur-mesure ne décrivent pas exactement les mêmes fonctions.

Pour l’offre Standard, SMI met en avant une relation de proximité avec ses équipes, un pilotage centralisé du contrat, un espace dédié permettant la gestion en ligne et des programmes de prévention accessibles à l’entreprise.

Ces éléments ne permettent pas d’attribuer automatiquement au Standard toutes les fonctionnalités détaillées sur la page Sur-mesure. Les affiliations, radiations ou fonctions administratives avancées doivent être confirmées dans la solution effectivement proposée.

Pour la santé Sur-mesure, la documentation est plus précise : SMI mentionne un espace web de gestion du contrat, l’affiliation des salariés ainsi qu’un interlocuteur privilégié en France pour les opérations quotidiennes.

La page Sur-mesure cite notamment la gestion des encaissements, affiliations et résiliations, ainsi que des actions de prévention et un pilotage centralisé.

SMI met également en avant une gestion certifiée ISO 9001 par l’Afnor dans ce périmètre. Cette certification porte sur l’organisation et la qualité de gestion présentées par SMI ; elle ne constitue pas une notation de la qualité ou du niveau des remboursements médicaux.

Aucune fonctionnalité DSN ne doit être ajoutée sans documentation spécifique au contrat proposé. L’entreprise doit donc vérifier concrètement les fonctions disponibles dans son espace de gestion avant la souscription.

Dans le secteur privé, l’employeur finance au minimum 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire du salarié. Ce minimum résulte du cadre légal et non d’une règle propre à SMI.

L’employeur peut prendre en charge une part supérieure si la convention collective, un accord ou le régime d’entreprise le prévoit. Le minimum de 50 % ne doit en revanche pas être étendu automatiquement à une option individuelle facultative ou à une couverture familiale qui ne ferait pas partie du régime obligatoire.

Pour l’offre Standard actuellement publiée, SMI affiche des prix d’appel à partir de 32,45 € par mois pour la Formule 1, 46,50 € pour la Formule 2 et 59,69 € pour la Formule 3.

Ces montants ne correspondent ni à une moyenne nationale ni automatiquement à la part employeur ou à la part salarié. Ils ne doivent surtout pas être divisés par deux pour reconstituer artificiellement la participation patronale. Le devis doit préciser la cotisation totale, la structure tarifaire, la part financée par l’entreprise et le reste éventuellement supporté par le salarié.

Aucun tarif public générique ne doit être attribué à la santé Sur-mesure, qui nécessite une construction personnalisée et un devis.

Pour les ayants droit, aucun régime familial unique applicable à toutes les offres Standard et Sur-mesure n’est établi. Conjoint et enfants ne doivent donc être présentés ni comme automatiquement affiliés ni comme nécessairement facultatifs dans toutes les situations.

Le caractère obligatoire ou facultatif de leur affiliation et son financement dépendent notamment de la convention collective, de l’acte de mise en place, de la structure de cotisation et du contrat. Pour approfondir cette distinction, consultez les règles relatives à la couverture du conjoint et des enfants par la mutuelle d’entreprise.

Si l’affiliation des ayants droit est rendue obligatoire par le régime, la couverture familiale entre dans le périmètre collectif obligatoire et l’employeur doit prendre en charge au minimum 50 % de la cotisation dite « famille », sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Les définitions du conjoint et des enfants à charge doivent également être recherchées dans la notice contractuelle ; aucun âge limite issu d’une autre gamme SMI ne doit être généralisé à la couverture collective.

SMI indique faire évoluer ses solutions collectives en fonction des obligations conventionnelles. Cette présentation commerciale ne dispense toutefois pas l’employeur de vérifier que le niveau proposé respecte effectivement les exigences de sa convention collective et de son éventuel accord de branche.

Une CCN peut prévoir des garanties minimales ou un financement patronal plus favorables que le minimum légal. L’entreprise ne doit donc pas considérer qu’une formule Standard est nécessairement suffisante sans contrôle préalable.

Lorsque plusieurs catégories de salariés disposent de couvertures différentes, celles-ci doivent être définies selon les critères objectifs prévus par le Code de la sécurité sociale. Elles ne peuvent pas être créées arbitrairement selon l’âge ou l’état de santé.

Les salariés entrant dans le champ du régime collectif obligatoire peuvent demander une dispense lorsqu’ils remplissent une situation prévue par les textes ou, dans certains cas, par l’acte instituant le régime.

La dispense intervient à l’initiative du salarié et ne constitue pas un libre droit de refuser la complémentaire sans motif. Les conditions et justificatifs applicables doivent être vérifiés et conservés lorsque la réglementation l’exige.

Pour approfondir ces situations, consultez les règles de dispense d’une mutuelle d’entreprise.

La portabilité peut permettre à un ancien salarié de conserver temporairement sa couverture après la cessation de son contrat de travail lorsque les conditions légales sont réunies, notamment en matière de couverture antérieure et de droits à l’assurance chômage.

La durée dépend de la durée du dernier contrat de travail ou des contrats successifs concernés et de la période d’indemnisation, dans la limite maximale prévue par la loi. Il serait donc incorrect de présenter systématiquement la portabilité comme « douze mois automatiques » de complémentaire SMI.

Le premier contrôle consiste à identifier précisément l’offre concernée : Standard pour une TPE-PME selon le positionnement actuel de SMI ou santé Sur-mesure pour une entreprise de plus de 100 salariés.

Pour le Standard, une question doit être posée avant toute comparaison détaillée : le devis correspond-il aux trois formules actuellement présentées en ligne ou à l’architecture SMI Santé Entreprise à cinq formules et deux options décrite dans la brochure officielle de janvier 2026 ?

L’entreprise doit demander le tableau de garanties annexé au contrat et contrôler sa date d’effet. Les formules, options et remboursements de deux architectures différentes ne doivent jamais être mélangés.

Il faut ensuite confronter la CCN, les catégories couvertes, la participation employeur, les éventuelles options, les ayants droit, les consultations, l’hospitalisation, la chambre particulière, le dentaire, l’optique, l’audition et le 100 % Santé.

Les services doivent aussi être vérifiés : Santéclair, téléconsultation, SMI entraide, assistance, prévention et fonctions exactes de l’espace employeur. Pour la solution Sur-mesure, il faut également préciser le périmètre des affiliations, résiliations, encaissements et autres opérations confiées à SMI.

Une comparaison de remboursements doit tenir compte du reste à charge réel et non seulement des pourcentages BR. Un contrat affichant un taux plus élevé ne garantit pas mécaniquement l’absence de reste à charge si le professionnel facture au-delà de la base utilisée.

Une première mise en perspective peut être réalisée avec le tableau comparatif des mutuelles entreprise en 2026, puis confirmée avec les devis correspondant exactement aux mêmes hypothèses.

Pour comparer garanties, services, ayants droit, participation patronale et coût sur une même base, il est également possible de comparer efficacement les complémentaires santé d’entreprise.

Le choix final doit rester fondé sur la version contractuelle exacte, les obligations de la branche, le tableau de garanties, les bénéficiaires, les services réellement accessibles et le coût annuel, sans conclure qu’un organisme est systématiquement supérieur ou moins cher qu’un autre.