Mutuelle entreprise les maladies professionnelles dues au rayonnement ionisant : pathologie sanguine ou osseuse

Le rayonnement ionisant provient du soleil, des roches mais aussi de l’environnement. Les employés qui utilisent quotidiennement certains appareils médicaux ou ceux qui travaillent dans les industries minières sont également sujets à l’exposition à cette énergie, mais à faible dose. Le cas d’une irradiation à dose élevée comme celui de Nagasaki et de Hiroshima entraînerait des dommages aux tissus et organes des personnes qui restent à proximité. Le point sur les pathologies issues de ces rayonnements et la prise en charge du régime social.

Les rayonnements ionisants sont une énergie libérée par les ondes (rayons X, ou gamma) ou les particules (neutrons). Le processus de la transformation spontanée de ces atomes en d’autres éléments accompagné de l’émission de divers rayonnements est appelé radioactivité. Ces éléments qui émettent des rayonnements s’appellent radionucléides. Le becquerel est l’unité de mesure servant à quantifier le radionucléide. Cette mesure correspond à une désintégration par seconde. Ces rayonnements ionisants peuvent provenir d’une source naturelle, humaine ou cosmique. Par exemple, les roches dégagent un élément radioactif baptisé radon. L’eau, le sol, la végétation produisent également ce type de rayonnement.

L’exposition se fait lorsqu’il y a une inhalation ou ingestion de radionucléide ou lorsque ces éléments ionisants s’introduisent dans l’organisme via la piqûre, les blessures etc. Le traitement permet d’arrêter l’effet de cette exposition. Les chercheurs, les professionnels médicaux dans les centres anti cancéreux, les patients qui suivent un traitement radiographique régulier sont également exposés à ce rayonnement sur leurs lieux de travail. Les fabricants d’appareils radiothérapie et d’appareils à rayons X ne sont pas aussi épargnés. Certains pays sont également exposés à un fort rayonnement ionisant solaire à cause de la destruction de couche d’ozone. Sinon, l’exposition à cette énergie provient également d’un traitement médical comme la radiographie ou le travail dans les structures produisant de l’énergie nucléaire. L’accident nucléaire émet aussi donc des ondes hautement radioactives qui touchent tous les travailleurs sur le site mais aussi les zones d’un rayon d’une dizaine de km dans les environs.

Les éléments radioactifs endommagent les tissus d’une personne en fonction de la dose de la contamination et de la sensibilité de la victime. Si la mesure du rayonnement dépasse un certain seuil, par exemple, aux environs de 100 mSv, des symptômes comme les rougeurs de la peau, la perte de cheveux peuvent apparaître. Si la dose est élevée ou faible mais dure sur le long terme, la victime pourrait contracter des maladies graves sanguines ou des pathologies osseuses au bout d’une dizaine d’années. La probabilité de l’apparition de ces effets dépend de la sensibilité de la personne. Les enfants, les adolescents et les femmes enceintes sont les plus sensibles. L’altération des organes est notamment observée chez le fœtus. La contamination est susceptible de provoquer des lésions cervicales.

Le régime général classe les pathologies causées par la radioactivité en 2 catégories :

  • il y a celles qui proviennent d’une irradiation aigüe. Dans cette catégorie, on retrouve l’anémie, la leucopénie, et la thrombopénie. L’anémie apparaît lorsqu’il y a un manque de production d’hémoglobine dans les cellules sanguines. La leucopénie, quant à elle se caractérise par une baisse de globules blancs sanguins. Quant à la thrombopénie, cette pathologie correspond à une diminution de nombres de plaquettes. La victime peut montrer des signes cliniques comme la pâleur de la peau, la fatigue, l’essoufflement, les infections cutanées, dentaires, urinaires et le saignement grave. Le régime général assure une prise en charge de 30 jours pour ces pathologies et le syndrome hémorragique apparaissant à la suite d’une exposition à un rayonnement ionisant élevé. Cette indemnisation concerne les travailleurs exposés à des rayons X comme les

    chercheurs qui préparent des produits chimiques et pharmaceutiques, les ouvriers dans les industries de minerais, ceux qui sont en contact avec des substances radioactives. S’il s’agit des maladies consécutives à une exposition chroniques à ces rayons radioactifs, la durée d’indemnisation du régime général est de un an.

  • Dans la deuxième catégorie, on recense les pathologies de la moelle osseuse. Ces altérations touchent plus les hommes que les femmes. Les patients peuvent contracter des maladies comme la blépharite, la kératite, la cataracte, la radiodermite, la radionécrose osseuse et le sarcome osseux. La blépharite ou conjonctivite se définit comme l’inflammation causée par une muqueuse qui se forme dans la face antérieure du globe de l’œil et la face postérieure des paupières. Les syndromes de cette maladie sont la quantité importante de secrétions de conjonctive le matin, la sensation de gêne, de douleur ou d’irritation dans les yeux. Le traitement local permet d’éradiquer le risque d’étendre l’infection à d’autres zones de l‘œil.
    La kératite, quant à elle est une infection correspondant à l’inflammation de la cornée. Le patient a alors une sensation pénible lorsqu’il sort dans la lumière. Ses yeux ressentent la douleur et se fondent en larmes. Mais le patient peut aussi montrer des symptômes d’une conjonctive sèche après l’irradiation. Le traitement médical dépend des signes évocateurs de la maladie.
    Les rayons ionisants et ultraviolets peuvent également provoquer la cataracte. Elle se définit par l’opacité du cristallin et de ses membranes, des symptômes qui mèneront jusqu’à la cécité complète. La victime peut ressentir également une photophobie, et une diminution de son acuité visuelle causant une perception de tâches mobiles. Le risque de voir apparaître cette maladie dépend aussi de la dose de l’exposition aux rayonnements. L’opération chirurgicale permet d’implanter un cristallin artificiel.
    Les signes évocateurs d’un radiodermite, quant à lui, apparaissent avec les brûlures causant l’érythème, l’œdème, l’ulcère etc. Le médecin peut prescrire l’IRM avant l’ablation chirurgicale des parties nécrosées. Enfin, dans la radionécrose osseuse et le sarcome osseux, l’examen médical montre des lésions de toutes les cellules de l’os ou de tumeur maligne osseuse. Le cancer pourrait survenir 5 à 10 ans après l’exposition. Le traitement dépend des symptômes.

Bon à savoir : l’exposition chronique à dose élevée aux rayonnements ionisants pourrait également entraîner le cancer de poumon, et la leucémie.
Le régime général assure une prise en charge de 7 jours pour la conjonctive, un an pour la kératite et 10 ans pour la cataracte et la radiodermite chronique. S’il s’agit d’une radiodermite aigüe, la sécurité

sociale indemnise 60 jours et pour les pathologies comme la radionécrose, la leucémie, le cancer broncho-pulmonaire, la prise en charge du régime général s’étend jusqu’à 30 ans et jusqu’à 50 ans pour le cas de sarcome osseuse. Le délai du remboursement du régime agricole ne diffère pas réellement de celui proposé par le régime général. Dans tous les cas, l’organisme de la sécurité sociale impose des tests complémentaires afin de s’assurer de l’origine de la pathologie.
Quoi qu’il en soit, même si le régime social rembourse les dépenses santé des travailleurs assurés victimes des rayonnements ionisants, le remboursement de cet organisme ne couvre pas la totalité des dépenses du patient. Il est conseillé de souscrire à une mutuelle santé afin de compléter la prise en charge de la sécurité sociale. Avant l’adhésion, la comparaison de diverses propositions de mutuelles santé permet aussi de bénéficier d’une couverture adéquate à tarif abordable.