Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues au rayonnement thermique + poussière

Certains troubles physiques liés à la pratique d’une activité professionnelle d’un salarié sont pris en charge par la Sécurité sociale. Ces maladies professionnelles peuvent être causées par les gestes répétitifs au travail ou à l’exposition à un environnement toxique comme le rayonnement thermique et la poussière. Ce milieu de travail peut occasionner le ptérygion, une tumeur très connue dans les régions ensoleillées. Le point sur les conditions de la reconnaissance de la maladie par la Sécurité sociale ainsi que le moyen permettant de pallier cette prise en charge insuffisante.

On utilise énormément l’infrarouge dans la vie de tous les jours. Ce peut être dans les appareils de bricolage, les lumières en tout genre ou même dans les appareils de beauté. Mais connaissez-vous réellement les risques de travailler avec ce genre de rayonnement pour les salariés ? Cela fait partie d’ailleurs des points à prendre en compte par les employeurs pour la sécurisation obligatoire des espaces de travail.

Les risques thermiques du rayonnement sur la santé
Du point de vue physique, le rayonnement peut provoquer des problèmes oculaires ou encore des brulures sur la peau. Pour les entreprises qui travaillent en permanence avec les infrarouges, il convient donc de prendre des mesures pour éviter les incidents. Ce peut être en portant des lunettes de protection, et ce, même pour les salariés qui travaillent dans un bureau. Car les écrans sont aujourd’hui composés de rayons thermiques qui peuvent aussi avoir des impacts sur votre capacité visuelle. Ce peut être également en portant des tenues de travail afin de protéger la peau d’une éventuelle exposition, et ce, même de courte durée.

Des aménagements stricts pour les salariés
Une exposition, même de courte durée aux rayonnements thermiques peut avoir des incidences sur votre santé.  Outre les effets négatifs évidents sur les yeux et sur la peau, il y a également le risque de mutation des cellules ou encore le développement de cancer. Raison pour laquelle les employeurs devront prendre des mesures strictes pour l’aménagement de l’espace. Notamment, il faudrait des indications sur les portes et des limitations d’accès dans certaines zones à risque ainsi qu’une information pour l’ensemble du personnel de la présence de ces rayons et des risques encourus.

Une assurance santé spécifique
Pour les entreprises, il a désormais obligatoire de fournir une assurance santé à l’ensemble du personnel. Pour les sociétés à risques qui travaillent en permanence avec des rayons thermiques + poussière, il faudra des garanties complémentaires santé spécifiques pour les salariés en outre du panier de soin ANI.

Cette pathologie qu’on trouve plus couramment en Afrique, en Australie s’installe sur la surface de l’œil interne. Elle est causée par un accroissement anormal du tissu rose de la conjonctive. Cette croissance atteint la cornée et peut s’étendre sur le côté externe de l’œil voire les deux yeux. Elle ne provoque pas de douleur, mais elle est accompagnée de certains symptômes comme la rougeur, le larmoiement, la sensation de gêne dans la surface de l’œil. Si la maladie est à un stade très avancé, elle peut entraîner l’astigmatisme qui affecte l’acuité visuelle. Cette lésion oculaire peut arriver suite à l’exposition au soleil et à la poussière ou au sable.

La reconnaissance d’une pathologie professionnelle fait bénéficier de la prise en charge de la branche d’accident de travail et maladie professionnelles de la Sécurité sociale. Pour ce faire, la maladie doit être inscrite dans le tableau du régime général relatif à cette affection et répondre aux critères imposés. La plupart des maladies et affections dans les tableaux du RG sont causées par l’exposition de l’ouvrier à un facteur physique, chimique ou biologique pouvant provoquer le risque de l’apparition de la maladie. Si la pathologie ou l’affection médicalement justifiée est reconnue par la Sécurité sociale, le patient bénéficie d’une couverture à 100 % pour examens et consultations médicaux. Il peut aussi percevoir d’indemnités journalières temporaires ou permanentes dans le cas d’une incapacité de travail.

Le ptérygion fait partie des maladies professionnelles prises en charge par l’Assurance-maladie. Elle se trouve dans le tableau numéro 71 bis du régime général.

Voici les détails de cette prise en charge :

  • les travailleurs concernés susceptibles de bénéficier du remboursement de soins sont les travailleurs à la main exposés au rayonnement thermique dans les ateliers de verrerie comme les surveillants de la marche des fours à verre et ceux qui font de cueillette, les souffleurs et les façonneurs à chaud des verres.
  • la durée de la prise en charge du traitement s’étend jusqu’à 15 ans
  • la désignation de la maladie est ptérygion.

Remarque : la complémentaire santé permet d’assurer les affections non remboursées par la Sécurité sociale. Son remboursement vient également en complément des garanties non prises en charge par l’Assurance maladie comme les dépassements d’honoraire des spécialistes du secteur 2, les médecines douces, les appareillages spécifiques, etc. Elle soutient aussi l’assuré à travers des prestations d’assistance comme les informations médicales, l’aide-ménagère, l’aide dans les démarches administratives, etc. La souscription à une mutuelle complémentaire est ainsi bénéfique pour tous les travailleurs qu’ils soient indépendants, dans le secteur privé, public, etc. Avant d’adhérer à une mutuelle, il convient de passer par un comparateur mutuelle. Cet outil permet de comparer en quelques minutes les offres des assurances santé complémentaire. Cette mise en concurrence aide le candidat à la souscription à trouver rapidement la mutuelle proposant le tarif moins cher. Il lui reste par la suite à vérifier les éléments comme le délai de carence, l’existence du tiers payant, la rapidité du remboursement, etc. A noter que l’utilisation d’un comparateur des mutuelles est gratuite et sans engagement.

Cette maladie apparaît souvent dans les pays ensoleillés et les îles où les hommes ne portent pas de lunettes ou de chapeau pour se protéger du rayon UV. Les pêcheurs, les travailleurs au bord de la mer, les amateurs de surfs, les ouvriers dans le chantier naval sont les premières personnes à risque à cause de leur exposition permanente à un climat venteux. Les personnes exposées aux saletés, aux produits chimiques et allergènes sont aussi susceptibles de contracter cette affection oculaire. La majorité des patients atteints de cette affection oculaire sont des personnes âgées de moins de 55 ans.

Dans le milieu professionnel, cette maladie touche notamment les verriers à la main. Certes, elle est assez rare en métropole, mais pas inexistante. Ces ouvriers travaillant le verre sont exposés au rayonnement infrarouge de 1 500 °C lors de la fusion du verre. A cela s’ajoutent les poussières des produits lors de leur composition dans la mise en four. Comme on l’a déjà dit plus haut, cette maladie envahit la cornée et la conjonctive. Celle-ci est la muqueuse qui tapisse la face postérieure des paupières et la face intérieure du globe de l’œil. Au début de cette affection oculaire, le blanc de l’œil devient plus épais à cause du développement de la membrane blanche au niveau de la conjonctive. Le patient pourrait ne pas le remarquer. Lorsque la personne ne reçoit pas le traitement adéquat et laisse la maladie évoluer, il peut ressentir un picotement, une sensation de brûlure quand il est exposé au rayon solaire. Cette réaction entraîne la rougeur de l’œil. Si la pathologie atteint un stade sévère, le ptérygion grossit et provoque la déformation de la cornée, causant par la suite une baisse de la vision. La dégénération en cancer est possible dans certains cas en fonction de la mode de vie du patient et de son alimentation.

Lorsqu’une personne a la sensation d’un corps étranger dans l’œil lorsqu’il va au soleil, il devrait se rendre chez son médecin traitant ou l’ophtalmologiste. Le diagnostic de cette affection ne nécessite pas d’examen spécifique. Le médecin aurait en principe à vérifier l’état des yeux et des paupières du patient. Il peut aussi faire un examen de la sécrétion lacrymale et une réfractométrie afin d’avoir plus de données sur la maladie. S’il s’agit d’un ptérygion à son début, c’est-à-dire une tumeur bénigne de petite taille, le médecin pourrait prescrire un traitement préventif contre l’aggravation de l’affection avec l’utilisation d’un collyre anti-inflammatoire. Le traitement avec les corticoïdes ne permet pas de réduire ou d’éliminer l’excroissance de l’œil, mais d’apaiser l’irritation de l’œil.

Dans les cas graves, le médecin pourrait prescrire une excision simple avec application de mitomycine C ou une autogreffe conjonctivale, mais l’affection pourrait récidiver dans 10 % des cas. Après l’opération chirurgicale, le patient devrait suivre un traitement postopératoire pendant 6 semaines pour permettre au médecin d’évaluer le risque de la réapparition de la lésion. Concernant les actions de prévention à mettre en place pour les travailleurs dans les usines de fabrication de verre à la main, on retrouve des lunettes antithermiques qui permettent de se protéger contre cette maladie et contre la cataracte.

Quant aux personnes exposées au rayonnement solaire dans les régions ensoleillées, elles doivent se protéger avec des lunettes, une casquette ou un chapeau à larges bords pour éviter le développement du ptérygion.