Les indemnités journalières pour les professions libérales

Pour l’année 2020, le confinement et les arrêts maladies, les professions libérales, ou du moins la plupart sont victimes de perte de revenus conséquents. Afin de pallier, du moins, en partie à cette perte, les caisses de prévoyance peuvent proposer des indemnités journalières. Mais attention, comme tous les professionnels n’adhèrent pas à la même caisse, les indemnités peuvent varier. Certains n’ont profiteront pas. Retour sur les essentiels à savoir sur ces indemnités.

Afin de limiter la propagation du Covid19 ou Coronavirus, le gouvernement a ordonné le confinement total. Ce qui a entraîné une perte de revenu pour certaines professions libérales. Et tous ne profitent pas d’indemnités journalières comme c’est le cas notamment de ceux qui sont au CIPAV et qui n’ont pas d’assurance maladie. Pendant la période de confinement en France, l’UNAPL ou Union Nationale des Professions libérales a déjà annoncé ne pas participer aux pertes de revenus des TNS pour ceux qui ont des enfants de moins 16 ans.

Pour ces derniers et pour tous ceux qui ne peuvent pas profiter d’indemnités journalières, il est toujours possible de demander une compensation de perte de revenus aux assureurs. Néanmoins, si vous n’avez pas encore de couverture, en souscrire une uniquement pour prévoir aux besoins de ce confinement n’est pas une bonne idée. Les assureurs peuvent imposer un délai d’attente de 90 jours avant de proposer les premières indemnités.

Dans les faits, les professions libérales peuvent adhérer à 10 caisses différentes avec des indemnités qui varient au cas par cas.

CPRN
Dans cette caisse, on retrouve notamment les notaires. Ces derniers n’ont pas d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

CAVON
Les huissiers de justice, les commissaires priseurs, les professionnels judiciaires, les administrateurs, les greffiers et autres font partie de la caisse CAVON. Encore une fois, ces derniers ne touchent pas de compensation en cas d’arrêt maladie.

CARMF
Dans la caisse CARMF, vous avez notamment les médecins. Ces derniers touchent des indemnités journalières qui varient en fonction de leur profil.

  • Pour ceux qui ne sont pas à la retraite
  • SI vous n’êtes pas encore éligibles pour la retraite, les indemnités varient de 67,54 euros par jour à 135,08 euros par pour les prestataires de la classe A et C. Elles seront de 191,31 euros par jour pour les classes B.

  • Pour ceux qui peuvent déjà profiter d’un droit à la retraite
  • À -65 ans, certains médecins peuvent déjà profiter de leur droit à la retraite. Ce qui peut impacter sur leurs indemnités journalières. Pour les professionnels de la classe A, B et C, les compensations seront respectivement de 50,66 euros, 75,98 euros et 101,31 euros.

  • Pour les professionnels de 65 ans et plus
  • Pour ces derniers, les indemnités journalières varient entre 34,44 et 68,88 euros pour les professionnels de Classe A jusqu’à C. Il est à noter que les indemnités journalières ne seront versées qu’à partir du 91e jour d’arrêt pour les membres de cette caisse.

CARCDSF
Les chirurgiens, les dentistes et les sages-femmes sont affiliés à la CARCDSF. Mais attention, ce n’est pas pour autant que les indemnités se valent. Les professionnels de l’hygiène bucco-dentaire toucheront 100,07 euros par jour. Quant aux sages femmes, les indemnités varieront en fonction de leur catégorie : 19,16 euros pour les classes A, 38,32 euros par jour pour les classes B, et 57,48 euros par jour pour les classes C. Comme pour les autres, les professionnels de cette caisse ne peuvent toucher des compensations qu’au bout de 3 mois d’arrêt uniquement. En outre, ces indemnités journalières ne peuvent vous être versées que si vous êtes âgés de moins de 60 ans.

CAVP
Quant aux pharmaciens, pharmaciens directeurs de laboratoires d’analyses, membre du CAPV, aucune indemnité journalière n’est prévue en cas d’arrêt maladie. Tel est également le cas pour les vétérinaires qui sont également affiliés à cette caisse.

CARPIMKO
La caisse CARPIMKO s’adresse aux masseurs, kinésithérapeutes, infirmiers, pédicures, podologues, orthophonistes et orthoptistes. À partir de cette année, ces professionnels toucheront 55,44 euros par jour. Les indemnités journalières peuvent augmenter de 16,63 euros en fonction du nombre d’enfants que vous avez. Vous pourriez également profiter d’une augmentation de 19,92 euros pour chaque tierce personne à charge. Il convient de noter que les compensations ne pourront être versées qu’au-delà du 91e jour d’arrêt.

CAVAMAC
C’est un comble ! Néanmoins, les agents d’assurance qui sont affiliés à cette caisse ne toucheront pas non plus d’indemnités journalières.

CAVEC
Les experts comptables et les commissaires aux comptes ont, quant à eux, droit à une indemnité de 90 euros par jour à partir de cette année. Les versements ne commencent qu’au bout de 3 mois d’arrêt uniquement et ne dureront que 3 ans maximum.

CIPAV
Comme susmentionné, les membres du CIPAV ou les professions libérales n’ont pas non plus droit à des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. Il convient toutefois de noter que le nombre de professionnels éligibles pour le CIPAV a été modifié depuis 2018. Ils ne sont plus que 19 actuellement. Plus de 300 catégories de professionnels ont été éliminées de la liste. On compte dans le lot les architectes, les ostéopathes, les psychologues, les diététiciens, les chiropraticiens, et les artistes, etc.

CNBF
Dans la CNBF, il y a uniquement les avocats. Les membres de cette profession libérale auront droit à 61 euros par jour calendaire de 2020 en cas d’arrêt maladie. Il faudra toutefois vous préparer à quelques exceptions. En fonction de la situation, les avocats peuvent ne pas toucher des indemnités. C’est ce que l’on appelle les « jours de carence ». En outre, il faudra compter des jours de franchise en fonction de la situation, à savoir : Aucun si vous êtes hospitalisé, 8 jours si vous avez été victime d’un accident et 30 jours si vous êtes simplement malade. Par ailleurs, la durée de versement de ces indemnités journalières est plafonnée. La caisse ne compense plus les pertes de revenus au-delà de 1095 jours.

Souscrire à une assurance prévoyance est un must pour les professions libérales afin de limiter les pertes de revenus en cas d’arrêt maladie. C’est conseillé aussi bien pour ceux qui peuvent profiter des indemnités journalières des caisses ou les autres.

La souscription à une couverture n’est pourtant pas obligatoire. Et quitte à vous engagez dans une assurance de ce genre, autant bien choisir votre prestataire en se basant sur les indemnités que les prestataires peuvent proposer. Elles sont en effet fixées d’emblée par les assureurs en fonction de votre profil.

En outre, pour choisir votre assureur, vous devez également vous attarder sur les délais de franchises proposés par les entreprises d’assurance. C’est la durée pendant laquelle les couvertures ne sont pas disponibles. Elle varie selon les assureurs, mais aussi en fonction des situations. Bien évidemment, les primes d’assurance ne sont pas à minimiser. Vous devez les comparer pour être sûr de profiter du meilleur rapport qualité-prix.