Santé des seniors : la cataracte

La cataracte est une affection caractérisée par l’opacité du cristallin et de ses membranes qui entraîne une cécité partielle ou totale. Ayant souvent rapport au déclin de l’état du cristallin, cette pathologie affecte notamment les personnes avancées en âge. La cataracte est une affection qui atteint généralement les seniors âgés. Elle se traduit par une cécité totale ou partielle. La chirurgie de l’œil atteint permet au patient de récupérer son acuité visuelle.20 % de la population âgée de plus de 65 ans sont touchés par cette maladie et ce taux tend à augmenter, car au-delà de 85 ans, presque deux tiers en sont frappés. Zoom sur la cataracte, les causes, le traitement et les moyens de prévention.

Lorsqu’une personne est atteinte de cette maladie du cristallin, cet élément de l’œil en forme de lentille biconvexe devient progressivement opaque. Cela a pour effet des troubles de vision. Les objets sont flous ou sont doubles. Puis, les symptômes s’amplifient. La personne perd la vue petit à petit et à la fin elle devient aveugle. L’œil devient alors blanchâtre. Le sujet atteint a notamment une vision voilée lorsqu’il est en présence des lumières vives. A ce stade, la luminosité des objets qu’il voit diminue et même s’il rectifie le degré de ses lunettes, sa vue ne s’en trouvera pas améliorée. Outre la difficulté à percevoir les contrastes et la baisse de l’acuité visuelle, le senior peut également avoir des éblouissements et il distingue mal les couleurs et les reliefs. La plupart du temps, les deux yeux sont touchés par la maladie, mais dans des cas plus rares, le sujet touché par la maladie peut aussi percevoir un halo autour de lumières vives. L’affection peut évoluer au fil des mois ou des années.

A noter que dans le cas d’une affection légère qui pourrait encore être corrigée par le régime alimentaire et les médicaments, la personne pourrait porter des lunettes pour corriger sa vue. Toutefois, si les symptômes sont graves, l’affection pourrait avoir un impact sur le quotidien du patient. Il ne pourrait plus conduire et il aurait des difficultés à lire ou à regardera la télévision. De même, il ne pourrait plus sortir seul lorsqu’il est complètement aveugle.

Les seniors âgés sont les plus touchés par la cataracte, mais le vieillissement précoce du cristallin pourrait également survenir chez les grands consommateurs de cigarettes et ceux qui consomment de l’alcool. Les personnes dont les yeux sont continuellement exposés au soleil sont également vulnérables à cette maladie. Il en est de même pour les gens qui ne voient nettement que les objets rapprochés. La cataracte pourrait également toucher les sujets plus jeunes souffrant de diabète, de glaucome ou ceux dont l’œil a subi un choc.

Lorsqu’il est encore à son début, le sujet atteint pourrait porter des lunettes. Les gouttes de collyre à base de lanostérol pourraient également améliorer l’opacité du cristallin selon les études menées par des chercheurs de l’université de San Diego. Le test probant a été fait auprès des animaux (des chiens).

Cependant, lorsque la vision est très entravée, il n’y a que l’opération de l’œil ou des yeux touchés qui permet de corriger la vue. En France, on dénombre 700 000 opérations chirurgicales de la cataracte chaque année. Avant l’intervention chirurgicale, le patient doit faire une consultation pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une cataracte. Le chirurgien opère d’abord un œil pour voir le résultat avant de faire l’opération sur le second.

L’opération chirurgicale dure en moyenne une quinzaine à une trentaine de minutes. Le patient arrive à l’hôpital pour se faire opérer le matin et ressort l’après-midi même. Le traitement chirurgical permet d’enlever le cristallin qui est devenu opaque et de le remplacer par une lentille artificielle. Le patient subit cette opération sous anesthésie locale. Le chirurgien fait une petite incision de moins de 3 mm et il injecte un produit pour protéger l’œil. Après, il coupe circulairement la capsule antérieure. Puis, les ultra sons vont se mettre en œuvre. Le chirurgien met ensuite l’implant intraoculaire à la place du cristallin.

Le lendemain suivant, la personne opérée retrouve la vision. A rappeler toutefois que le patient ne pourrait subir cette opération qu’une fois dans sa vie. Après l’intervention chirurgicale, il doit également éviter l’exposition de ses yeux surtout s’il travaille dans un milieu mal assaini (présence de poussière, de produits chimiques, etc.).

Remarque : Pour bénéficier d’une meilleure prise en charge des dépenses santé lors de l’intervention chirurgicale, il est conseillé au senior de se souscrire auprès d’une mutulle senior. L’avantage de cette assurance santé, en dehors d’un remboursement avantageux de la chirurgie et du traitement des ALD, c’est qu’elle permet au senior d’élaborer un contrat à la carte selon les postes de soins dont il a besoin.

Les chirurgiens proposent souvent un suivi, une semaine après l’intervention, pour vérifier l’état des yeux. Cette vérification permet au professionnel de santé de s’assurer que tout va bien, que le patient n’a pas de douleur. Cette visite lui permet également de vérifier l’acuité visuelle de la personne opérée et la tension oculaire. Celle-ci pourrait connaître une hausse suite à l’implant artificiel. Le médecin traitant s’assure aussi que l’œil n’a pas produit d’infection ou d’inflammation. Il est en effet possible que les yeux opérés montrent de tels signes une semaine après l’opération.

Avant, les patients opérés devaient porter des lunettes, mais le progrès de la science a permis de se débarrasser de ces instruments d’optiques. Les implants contiennent maintenant des lentilles qui permettent l’amélioration de la vue. Ces lentilles permettent d’abord aux personnes opérées de voir de près ou de loin. Puis, les patients peuvent désormais ne plus recourir aux lunettes parce que les implants sont multi focaux. Cependant, les lentilles ne sont pas conseillées pour les personnes qui exercent certaines professions comme les pilotes de ligne.

Pour se prémunir contre cette affection, le senior âgé de plus de 60 ans doit adopter un régime alimentaire riche en vitamine A et en vitamine C. La vitamine A permet de ralentir le vieillissement du cristallin. Elle est présente dans les aliments colorés comme les carottes, les légumes rouge, orange, vert mais aussi dans les produits laitiers, les œufs etc. La vitamine C, quant à elle, aide à réduire le développement de la pathologie. Ses propriétés antioxydants sont utiles dans la lutte contre l’opacification du cristallin. On en retrouve dans les agrumes, les poivrons, les brocolis, etc. Des aliments riches en oméga 3 présent dans les poissons gras et les huiles de noix aident également à diminuer l’aggravation de cette maladie. La vitamine E dans le jaune d’œuf est également un allié indispensable pour l’amélioration des cellules visuelles.

A noter que le dépistage de la cataracte est pris en charge intégralement par la Sécurité sociale, à condition que l’ophtalmologue pratique les tarifs conventionnés et soit lié au secteur I. Si le patient consulte un autre praticien du Secteur 2, le dépassement d’honoraires sera à sa charge. La science ne trouve pas jusqu’à ce jour des médicaments qui soignent la cataracte, et de même le port de lunettes ne peut pas résoudre le problème de vue dû à la cataracte.L’intervention chirurgicale est donc le seul moyen pourque le patient retrouve une acuité visuelle convenable.

Si les frais de diagnostic sont remboursés à hauteur de 100% de la BRSS, pour l’intervention chirurgicale il faut trouver un établissement hospitalier conventionné pour se faire rembourser à 100%.Dans le cas contraire,le patient se doit de prendre en charge les surcoûts.

A noter que la chirurgie de la cataracte est une intervention ambulatoire dont la durée d’hospitalisation ne dépasse par une demi-journée. L’intervention chirurgicale consiste à réparer le cristallin avec un implant pliable (implant classique). Si le chirurgien est du secteur 1 et il pose l’un implant classique, le remboursement de la Sécurité Sociale sera intégral. A noter que le coût total de cette intervention est plafonnée à 397,10€, y compris les frais d’anesthésie,de chirurgie, d’implant et d’acte médical.

Au cas où la chirurgie impose ou le patient préfère la pose d’implant multifocal, la Sécurité sociale ne rembourse qu’à hauteur de 270€ par œil, alors que le prix de l’implant focal varie entre 300 et 400€. La mutuelle santé du patient peut entrer en jeu pour prendre en charge les dépassements, sous réserve que le contrat signé est à raison de 200% de la BRSS.Au cas où le patient doit rester en hôpital conventionné pendant la nuit, la Sécu rembourse les frais d’hospitalisation à hauteur de 80%, et les 20% restant à la charge de la mutuelle.