Complémentaire santé : Choisir une mutuelle individuelle ou collective

Il est possible de faire une souscription à un contrat d’assurance individuelle ou à titre collectif. Dans ce dernier cas, la mutuelle peut être proposée par le dirigeant d’une entreprise ou par une association conventionnée ou non. Concernant ce dernier cas, l’adhésion à une assurance santé collective est obligatoire pour tous les salariés du secteur privé depuis le début du janvier 2016. Celle-ci a les caractéristiques d’une mutuelle classique, car elle rembourse une partie ou la totalité des dépenses santé du souscripteur. La seule différence avec le contrat individuel réside dans le fait que les cotisations sont partagées entre l’employeur et le salarié. Le point fort est donc au niveau du coût du contrat. Celui-ci est moins cher et ne pèse pas lourd sur le budget d’une famille. L’autre point positif est que sa couverture peut s’étendre vers la famille et l’ayant droit de l’adhérent. Trois quarts des adhérents à ce contrat profitent d’un forfait famille tandis que le nombre n’atteint pas 10% pour le contrat individuel. En outre, certaines complémentaires collectives d’entreprise offrent des garanties plus performantes, même à des tarifs attractifs. Cela dans le but de fidéliser les salariés. Les soins dentaires, les soins optiques plus onéreux, les médicaments spéciaux non remboursés par le régime social sont pris en charge par ce contrat. En revanche, ce type de complémentaire santé ne peut pas satisfaire tout le monde, car il ne cible pas le problème de santé spécifique de tous les salariés.

La plupart des formules de mutuelles individuelles à faible coût s’occupent uniquement de la prise en charge des frais d’honoraires et du séjour hospitalier. Les personnes qui doivent souvent consulter les médecins ou revoir le degré de leurs lunettes s’en trouvent lésés. Pour y remédier, il vaut mieux choisir les formules à la carte. D’ailleurs, c’est tout l’intérêt d’un contrat individuel. Les assureurs peuvent choisir ses garanties selon la possibilité de son budget ou sa famille à couvrir. Pour ce, les souscripteurs doivent faire le point sur leurs dépenses santé fréquentes. Par exemple, ils peuvent opter pour un meilleur remboursement de soins ophtalmologiques si cela les concerne plus. En ce sens, une personne ayant les dents fragiles ferait mieux de choisir une mutuelle qui rembourse jusqu’à plus de 200% di forfait de le sécurité sociale, voire plus, pour ne pas être déçu lors du remboursement de la compagnie d’assurance. Il lui suffit de déclarer son dentiste traitant auprès de l’assurance individuelle. Le souscripteur peut également opter pour une mutuelle haut de gamme dont les garanties peuvent atteindre jusqu’à 300 euros. Ainsi, si une personne consulte régulièrement un pédiatre, ou un cardiologue, le contrat individuel qui prend en charge jusqu’à 150 ou même 300% du tarif conventionnel est l’idéal pour lui. Celui-ci peut couvrir les excès d’honoraires pratiqués par les spécialistes. Notons que les dépenses santé peuvent évoluer avec l’âge. Plus on vieillit, plus on a besoin des prothèses dentaires, des appareillages auditifs, des nouvelles lunettes.
Les contrats individuels sont ainsi plus intéressants si on a des besoins particuliers. Ceci varie dans des larges gammes de prix et avec des formules de couverture s’échelonnant de 100 % à 400 %. Mais le point faible de cette formule est évidemment son coût. Celui-ci dépend du niveau de couverture, de l’âge du souscripteur, du nombre de ses enfants à couvrir, du type de mutuelle et de sa localisation. Les mutuelles situées en zones urbaines sont souvent plus coûteuses en raison des dépassements d’honoraires. D’autre part, le coût d’une assurance augmente en moyenne de 2 à 2,5% par an. La souscription de base le plus bon marché à un contrat individuel varie de 5 euros (mutuelle étudiante) à 30 euros. Mais la moyenne de prix coûte dans les environs de 750 euros par an, et 2000 euros pour une famille avec des enfants. Si on compare ce prix avec le contrat collectif, l’écart du prix peut être assez conséquent. Selon le chiffre donné par le DREES (la direction de recherche, de l’ étude, de l’évaluation et de statistiques), les souscripteurs à un contrat individuel de l’année 2011 étaient de 58% contre 42% pour la mutuelle collective. Il est ainsi difficile de préciser qui est plus rentable car la majorité des Français optent pour les deux formules à la fois.

Bon nombre de salariés préfèrent s’en tenir seulement à la couverture collective des entreprises qui ne rembourse que le ticket modérateur. Pour bénéficier d’autres niveaux de couverture, le recours à un contrat individuel supplémentaire est de rigueur. La prise en charge pourrait ainsi s’étendre sur les dépenses en séjours hospitaliers ainsi que les soins spécialisés. Prenons un exemple, si un souscripteur a fait une consultation médicale chez un spécialiste de 90 euros, le forfait TC du remboursement du régime social est évalué à 23 euros. Sa prise en charge est ainsi 16,10 euros. Si la personne n’est pas assurée individuellement, il aurait à payer 73,9 euros.
D’où l’intérêt d’associer les deux contrats car l’autre formule peut compléter les remboursements incomplets de l’autre. Plus le pourcentage de garantie de la complémentaire santé est élevé, moins l’assuré fait de dépenses de santé. Avec l’exemple ci-dessus, pour une assurance offrant une garantie de 400%, l’abonné n’aurait rien à payer.
Il importe ainsi de bien décrypter les offres des mutuelles avant de prendre un engagement. Sauf dans le cas où l’affiliation est obligatoire. La personne ne peut refuser tant qu’il est employé dans l’entreprise. Ces prestations supplémentaires peuvent alléger le budget d’un ménage si l’assuré a des antécédents de santé qui réapparaissent fréquemment. Pour ce, les conseils d’un courtier aideront à y voir plus clair. Ils orientent l’éventuel adhérent à l’offre la plus appropriée. Mais il y a également les outils de comparateurs de services mutuelles en ligne. Ces sites permettent de trouver en quelques minutes l’offre la plus adéquate à son portefeuille et à son profil.

Un contrat santé individuel a une durée de un. Il se renouvelle tacitement si l’assuré n’a pas transmis une demande de résiliation en bonne et due forme 2 mois avant la date d’échéance. Par contre, si une personne vient d’être embauchée dans une entreprise privée et qu’il souhaite mettre un terme à son contrat individuel, il peut faire une résiliation anticipée à n’importe quel moment. L’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception avec la preuve de l’adhésion obligatoire à la mutuelle du groupe suffit pour rompre le contrat. Si la mutuelle du groupe est à adhésion facultative, c’est-à-dire que le contrat est fait par une association dans laquelle la personne est membre, il est tenu de respecter le même délai de préavis, en l’occurrence 2 mois. Soulignons que lorsqu’on adhère à une mutuelle sur internet ou par téléphone, on a le droit de rétracter sa souscription dans un délai de 14 jours. Enfin, pour le contrat mutuelle entreprise, la rupture du contrat n’est possible que dans le cas où l’assuré a fait un départ volontaire de la société, ou s’il est licencié ou s’il va partir à la retraite. Il peut aussi refuser cette couverture s’il bénéficie de la mutuelle collective de son conjoint. Toutes ces possibilités doivent être clairement stipulées dans le contrat du travail.