Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues au Bis chlorométhyléther

La survenance de certains cancers respiratoires dus à l’exposition professionnelle est prise en charge par le régime social. Ces cancers causés par les substances chimiques comme l’amiante, les dérivés du chrome, le goudron, les huiles de houille, le bischolorméthyléther, les poussières de cobalt etc. Les pathologies graves dues à l’exposition à ces nuisances font l’objet de la réparation de préjudice de la sécurité sociale. Dans cet article, nous allons voir les critères de la reconnaissance du régime social du cancer causé par le bischlorométhyléther ainsi que les mesures à préconiser pour bénéficier d’un meilleur traitement.

Ce produit chimique se présente sous la forme de liquides volatils, sans couleur avec une odeur qui le caractérise. Il est notamment utilisé dans les processus industriels ou dans la production de polymères. Ce produit a un effet peu toxique au niveau de l’environnement car dû à sa volatilité, il ne persiste pas longtemps dans l’atmosphère. Mais dans le milieu aquatique, il peut afficher une concentration plus élevée. Cependant, les recherches ont estimé que leur toxicité est encore faible pour les espèces étudiées. En revanche, l’exposition à cet agent industriel lors de la fabrication des solvants organiques dans la production de polymères peut causer le cancer du poumon ou de bronches.

A noter d’abord que l’éther-bis ou le bis chlorométhyléther figure parmi les 120 agents cancérigènes certains du groupe 1 du CIRC ou du Centre international de recherche sur le cancer. Cette agence créée par l’OMS juge que les circonstances d’exposition à cette substance pourraient provoquer l’apparition d’une tumeur maligne chez l’homme. Le tableau numéro 81 comporte la prise en charge du régime social de cette affection. La sécurité sociale rembourse le traitement d’un cancer bronchique primitif pendant 40 ans pour les employés qui travaillent dans une usine de fabrication du chlorométhyl – méthyl et ether. Seule cette affection est susceptible de bénéficier la prise en charge de la sécu.
Si le travailleur répond à ces critères précis, sa maladie ouvre droit à des prestations particulières. Pour ce faire, il aurait à établir une déclaration en 3 exemplaires indiquant l’agent, le germe et les conditions de travail. Il aurait à déposer cette déclaration dans la caisse de l’assurance maladie dans les 15 jours après le diagnostic de la pathologie. Il aurait aussi à apporter le certificat médical en 2 exemplaires du médecin traitant. Ceux-ci indiquent la nature de la maladie et les symptômes associés. L’employeur aurait de son côté à lui remettre une attestation de salaire. Celle-ci servira de base dans le calcul de de son indemnité journalière. Puis, la caisse d’assurance-maladie effectue la transmission immédiate d’un exemplaire de la déclaration et celui du certificat médical à l’inspecteur du travail. Puis la Caisse d’assurance-maladie informe la victime de sa réception du dossier et dispose de 3 mois pour trancher sur l’état des lésions professionnelles. Elle remet au patient la feuille de soins et informe l’employeur et le médecin du travail de la suite de la procédure.
Par ailleurs, dès la reconnaissance du cancer bronchique, la victime peut bénéficier des soins gratuits sur présentation du volet n°2 au praticien ou du volet n° 3 au pharmacien. Il perçoit également des indemnités journalières dès le premier jour de l’arrêt de travail jusqu’au reprise du travail. Les indemnités offertes par l’employeur complètent cette prise en charge de la sécu. Pendant cet arrêt de travail, l’employeur n’a pas le droit de le licencier.
Le versement des indemnités journalières s’arrête à la fin des soins. Si le patient est guéri, il peut reprendre son poste. Mais s’il a des séquelles, le médecin de la caisse évalue son incapacité permanente partielle (IPP). Si celle-ci est inférieure à 10 %, il touche un capital calculé en pourcentage de son ancien salaire avant la maladie. S’il a besoin d’une tierce personne pour l’assister, il bénéficiera d’une rente majorée de 40 %. S’il ne lui sera plus possible de reprendre son ancien poste, son employeur doit le reclasser professionnellement. Et s’il doit être licencié, son employeur lui donnera le double de son indemnité de licenciement.
Bon à savoir : le traitement d’un cancer bronchique est coûteux. Pour bénéficier d’un meilleur remboursement, il est conseillé de souscrire à une complémentaire santé individuelle. Cette assurance santé propose un remboursement optimisé en fonction des postes de dépenses de l’assuré.

La prévalence de ce type de tumeur maligne est assez élevée en France, notamment chez l’homme. Dans un groupe de 100 000 personnes, on peut en retrouver 62, 4 patients atteint de cette maladie. Elle touche les personnes d’âge moyen, qui ont été exposés à un agent industriel de bischlorométhyléther et ceux qui ont des antécédents de consommation de tabac. Cette pathologie constitue la première cause de décès suite à un cancer chez l’homme. Le principal facteur favorisant l’apparition de ce type de cancer est le tabagisme mais les risques professionnelles sont également incriminés dans l’étude. Le rôle d’une prédisposition génétique est également évoqué. Le problème avec cette affection maligne est son difficulté de dépistage dû au temps de latence long des premiers symptômes.
Le cancer bronchique primitif survient dans la muqueuse des bronches et tapisse sa paroi. Il peut être limité aux bronches dans le cas d’un cancer bronchique, mais il peut s’étendre aussi dans le poumon dans le cas d’un cancer bronchopulmonaire. Le tabac associé avec les agents cancérigènes comme le bis chlorométhyléther, l’amiante, l’arsenic, les gaz du four à charbon, l’oxyde de fer etc. déclenchent l’apparition de cette tumeur maligne.
La victime ne peut découvrir les symptômes que lors d’une radio de poumons. Cependant certains signes évocateurs peuvent indiquer le développement d’une tumeur cancéreuse. La personne peut tousser d’une façon rebelle et inquiétante avec des crachats sanguinolents. Elle peut sentir aussi en même temps une gêne lors de la respiration et celle-ci devient sifflante quelquefois. Un amaigrissement, un état de fièvre pendant une longue durée, une pneumopathie durable, un œdème et turgescence de la face, du cou et de la partie supérieure du thorax peuvent indiquer également la présence d’une tumeur. Au début de la maladie, la victime peut montrer des syndromes épileptiques, de syndrome endocrinien comme l’hyperthyroïdie, de troubles de l’os et des articulations etc.
Le diagnostic du praticien permet de déterminer la cause des symptômes. Il peut prescrire notamment la radiographique du thorax pour vérifier la présence tumorale ou le scanner pour un examen plus précis. Quant à la bronchoscopie, elle permet d’effectuer des biopsies. Si le médecin souhaite identifier la présence d’une métastase, il peut conseiller l’imagerie par résonance magnétique du thorax et du cerveau. Le résultat de ces examens permet au médecin d’identifier le type du cancer bronchique.
Le traitement de cette tumeur dépend du type du cancer et de son étendue. Si le médecin trouve que la victime est en état de supporter une intervention chirurgicale, il préconise l’exérèse de la tumeur. La radiothérapie du thorax et la chimiothérapie sont également des traitements envisageables pour arrêter la prolifération des cellules cancéreuses.