UNIM TNS : complémentaire santé Madelin pour professions médicales et paramédicales

L’UNIM est une association dédiée aux professionnels médicaux et paramédicaux qui souscrit auprès de son partenaire Allianz des solutions d’assurance santé. Sa complémentaire individuelle actuelle comprend quatre formules Éco, Confort, Prestige et Premium ainsi qu’un Renfort distinct. Pour un professionnel exerçant en libéral, les cotisations éligibles du contrat principal peuvent relever du cadre fiscal Madelin sous conditions, contrairement au Renfort. Le contrat principal est présenté comme responsable, sans questionnaire médical, avec possibilité de rattacher conjoint et enfants et gratuité de cotisation à partir du troisième enfant. Allianz Vie est identifié comme assureur dans la documentation contrôlée ; le document contractuel remis au souscripteur doit confirmer cette information.

UNIM signifie « Union Nationale pour les Intérêts de la Médecine ». Juridiquement, l’UNIM est une association de droit local de 1908 créée par et pour les professionnels de santé. Elle ne doit donc être présentée ni comme une mutuelle relevant du Code de la mutualité ni comme l’entreprise d’assurance qui porte directement le risque santé.

La documentation disponible identifie Allianz Vie comme assureur du contrat UNIM Complémentaire Santé Individuelle. Cette attribution doit néanmoins être vérifiée sur le DIPA, la notice et les documents contractuels remis lors de la souscription. Assurances Médicales SA intervient pour sa part comme délégataire, gestionnaire ou intermédiaire selon les opérations concernées.

L’offre peut accueillir des professions médicales et paramédicales exerçant en libéral ou comme salariés, sous réserve des conditions d’adhésion de l’UNIM et notamment de la reconnaissance du diplôme par l’État français. Sont notamment concernés des médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, vétérinaires, sages-femmes et professionnels paramédicaux éligibles, sans que cette liste soit exhaustive.

Cette fiche est cependant centrée sur les professionnels exerçant réellement à titre libéral ou TNS, car ce statut conditionne l’analyse fiscale Madelin. Un professionnel de santé salarié peut adhérer à l’UNIM sans devenir pour autant travailleur non salarié ni bénéficier du mécanisme fiscal TNS sur cette seule base.

Pour approfondir ce cadre sans confondre profession de santé et statut social, consultez la page consacrée à la mutuelle santé des TNS et indépendants.

La page officielle actuelle confirme quatre formules de base, présentées dans l’ordre suivant : Éco, Confort, Prestige et Premium. À ces quatre formules s’ajoute un Renfort distinct destiné à augmenter certains remboursements ciblés. Il ne faut donc pas présenter l’ensemble comme « cinq formules ».

Le contrat principal est annoncé comme responsable et sa souscription est présentée sans questionnaire médical. L’adhésion est actuellement possible jusqu’à 67 ans. Cette limite concerne l’entrée dans le contrat et ne permet pas, à elle seule, de déduire un âge de fin des garanties.

Le conjoint et les enfants peuvent être rattachés au contrat. L’UNIM annonce par ailleurs la gratuité de la cotisation à partir du troisième enfant. Les limites d’âge, conditions d’études, définition du conjoint et règles précises de rattachement doivent cependant être vérifiées dans les documents actuels.

L’UNIM indique également qu’un niveau de protection peut être adapté selon les besoins, notamment sur certaines formules telles que Confort ou Prestige. Cette modularité ne signifie pas que chaque garantie peut être librement réglée indépendamment des autres : le barème en vigueur reste nécessaire pour connaître les combinaisons réellement proposées.

Les différences chiffrées entre Éco, Confort, Prestige et Premium doivent être reprises exclusivement dans le barème actuellement lié par l’UNIM. Les anciennes grilles disponibles sur internet ne doivent pas être présentées comme barème 2026.

Pour lire ce document, il faut notamment distinguer les taux en % BR, les frais réels, les forfaits en euros par jour, les plafonds annuels, les montants par équipement ou encore les montants exprimés par oreille. Pour approfondir ces unités, consultez les garanties et remboursements d’une mutuelle TNS.

UNIM santé : les formules et options actuellement confirmées

Élément Éco Confort Prestige Premium Renfort
Statut Formule de base Formule de base Formule de base Formule de base Contrat complémentaire
Contrat responsable Oui, selon la présentation actuelle du contrat principal Oui Oui Oui Vérifier le DIPA propre
Questionnaire médical Non annoncé pour le contrat principal Non Non Non À vérifier
Médecines douces / prévention Selon garantie Selon garantie Selon garantie Selon garantie Vérifier le barème
Renforcement hospitalisation / implant / audition Niveau de base selon formule Niveau selon formule Niveau selon formule Niveau selon formule Oui, postes clés annoncés
Déductibilité Madelin Sous conditions pour professionnel libéral Sous conditions Sous conditions Sous conditions Non selon l’UNIM

Les montants exacts de remboursement doivent être repris exclusivement dans le barème actuellement lié par l’UNIM ; les anciennes grilles indexées ne doivent pas être utilisées comme tarifs 2026.

L’hospitalisation constitue un poste central du contrat et fait partie des garanties pouvant être renforcées par le Renfort. Pour chacune des quatre formules, il faut contrôler dans le barème actuel le forfait journalier, les honoraires chirurgicaux et obstétricaux, les frais de séjour, la salle d’opération, la chambre particulière, les frais d’accompagnant et les éventuelles limites de durée.

Lorsque le barème distingue les médecins adhérant à l’OPTAM ou à l’OPTAM-CO des praticiens non adhérents, cette distinction doit être conservée. Elle peut avoir une incidence importante sur la prise en charge des dépassements d’honoraires.

Un remboursement affiché à 200 % BR, par exemple, signifie que le plafond est calculé à partir de deux fois la base de remboursement applicable selon les règles du contrat ; il ne correspond pas à 200 % du prix facturé. Si les honoraires sont très supérieurs à cette base, un reste à charge peut donc subsister.

Il faut également vérifier si le pourcentage publié comprend la part de l’Assurance Maladie. Le remboursement total ne doit jamais être attribué automatiquement à Allianz Vie seul lorsque la grille additionne régime obligatoire et complémentaire.

La mention « frais réels » ne signifie pas que la prestation peut dépasser le montant effectivement payé ni qu’aucune exclusion ou limitation contractuelle ne s’applique.

Pour les soins courants, les consultations de généralistes et spécialistes doivent être distinguées des actes techniques, de l’imagerie, des analyses, des auxiliaires médicaux, des sages-femmes, de la pharmacie, du matériel médical et du transport. Un niveau élevé sur les consultations ne doit jamais être appliqué automatiquement aux autres lignes.

Comme le contrat principal est présenté comme responsable, certaines participations et franchises réglementaires doivent rester à la charge de l’assuré dans les cas prévus par la réglementation.

Pour approfondir l’hospitalisation sans importer d’anciens chiffres dans la grille UNIM, consultez la page sur l’hospitalisation des travailleurs non salariés.

En dentaire, le barème actuel doit distinguer les soins, les prothèses du panier 100 % Santé, les prestations à tarifs maîtrisés, les actes à tarifs libres, l’orthodontie, les prothèses non remboursées, les piliers implantaires, les implants et les éventuels plafonds annuels.

Le Renfort est officiellement présenté comme pouvant améliorer la prise en charge de l’implantologie, mais aucun montant ne doit être repris depuis une ancienne grille. Implant, pilier et couronne constituent trois éléments différents et ne doivent pas être assimilés.

L’UNIM annonce également des compléments de remboursement liés à la fidélité sur certains postes dentaires. La durée d’ancienneté et l’augmentation applicable doivent être vérifiées directement dans le barème courant. Pour approfondir ces dépenses, consultez la page sur la couverture dentaire des travailleurs non salariés.

En optique, il faut distinguer l’équipement de classe A relevant du 100 % Santé, les équipements hors panier, la monture, les verres simples, complexes ou très complexes, les lentilles, la chirurgie réfractive et les éventuels plafonds globaux.

L’unité doit être conservée exactement : un montant par verre ne devient pas un montant par équipement et un forfait annuel ne peut pas être transformé en remboursement par monture. Le renouvellement doit suivre les règles réglementaires en vigueur et leurs exceptions liées notamment à l’âge ou à l’évolution de la vue.

En audition, il faut séparer les aides de classe I relevant du panier réglementé et les appareils de classe II à prix libres. Le barème doit préciser le montant par oreille, la périodicité, les accessoires éventuels et le bonus de fidélité. Le Renfort peut également renforcer les prothèses auditives, sans qu’un ancien montant puisse être présenté comme garantie 2026.

Le contrat principal étant présenté comme responsable, le 100 % Santé doit être expliqué comme une prise en charge cumulée Assurance Maladie + complémentaire dans les limites réglementaires pour les paniers éligibles en dentaire, optique et audiologie. Ni l’UNIM ni Allianz Vie ne doivent être présentés comme finançant seuls l’intégralité de ces paniers.

Les fauteuils roulants et autres véhicules pour personnes handicapées relèvent d’un mécanisme distinct. Depuis le 1er décembre 2025, les VPH entrant dans le nouveau dispositif sont intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie obligatoire, devenue financeur et guichet unique. Jusqu’au 30 novembre 2026, certains dossiers peuvent encore relever de l’ancienne ou de la nouvelle nomenclature selon les conditions applicables. Cette réforme ne constitue pas un « 100 % Santé fauteuil roulant ».

Le Renfort est un contrat complémentaire distinct des quatre formules de base. L’UNIM indique qu’il peut notamment augmenter certains remboursements en hospitalisation, implantologie et audiologie. Les montants applicables doivent être lus exclusivement dans le barème Renfort actuel.

Cette distinction est également fiscale : l’UNIM précise que la déductibilité Madelin ne s’applique pas au produit Renfort. Sa cotisation ne doit donc pas être additionnée à celle du contrat principal comme si l’ensemble était automatiquement déductible.

Le contrat principal comporte également un poste « Prévention et Médecines douces » susceptible de couvrir certains soins non remboursés par l’Assurance Maladie selon la formule choisie. La brochure récente évoque notamment certains vaccins ou pratiques complémentaires, mais les disciplines, plafonds et conditions exactes doivent être vérifiés dans le barème 2026 plutôt que repris d’anciennes grilles.

Si la psychologie figure dans ce poste, il faut la distinguer du psychiatre, qui est médecin, et du dispositif Mon soutien psy. En septembre 2026, Mon soutien psy prévoit généralement un entretien d’évaluation et jusqu’à 11 séances de suivi par année civile auprès d’un psychologue conventionné, avec accès direct possible.

Depuis le 12 juin 2026, le plafond habituel de 12 séances est supprimé pour les mineurs atteints d’une ALD hors ALD 23 lorsque les séances s’inscrivent dans leur protocole de soins. Cette évolution relève de l’Assurance Maladie et non d’une amélioration contractuelle propre à l’UNIM.

L’UNIM prévoit également une allocation naissance ou adoption. Elle peut atteindre 1 500 € lorsque l’assuré exerce à titre libéral une profession médicale ou paramédicale et justifie d’au moins 12 mois d’adhésion.

Le montant annoncé est de 500 € lorsque l’assuré est salarié ou lorsque son ancienneté est inférieure à 12 mois. Cette prestation constitue une allocation contractuelle liée à la natalité et non un remboursement de soins ou un avantage fiscal.

Quatre acteurs principaux doivent être distingués. UNIM est l’association souscriptrice dédiée aux professionnels de santé. Allianz Vie est identifié comme assureur du contrat santé dans la documentation contrôlée, sous réserve de confirmation par le DIPA et les documents remis au souscripteur. Assurances Médicales SA intervient comme délégataire ou gestionnaire. Allianz Assistance fournit les prestations d’assistance.

La télétransmission peut être établie avec de nombreuses caisses de régime obligatoire. La FAQ UNIM indique que l’adhérent peut vérifier sur son compte AMELI si la télétransmission est active avec Assurances Médicales.

Lorsque ce mécanisme fonctionne, l’UNIM annonce un remboursement sous 48 h après transmission et traitement des données nécessaires. Il ne faut donc pas présenter ce délai comme un paiement garanti 48 heures après la réalisation du soin.

Le tiers payant est notamment annoncé auprès des pharmaciens, cabinets de radiologie et laboratoires d’analyses ainsi que pour certains soins externes et hospitalisations. Il limite l’avance de frais selon les droits et les garanties ; il ne signifie pas que chaque dépense est remboursée intégralement.

L’espace adhérent permet notamment de consulter les remboursements et décomptes. La documentation récente mentionne aussi l’impression de la carte de tiers payant, la gestion de certains bénéficiaires, la déclaration d’une naissance et le téléchargement de l’attestation fiscale Madelin.

Par l’intermédiaire d’Allianz Assistance, différents services peuvent être mobilisés selon les événements et conditions applicables : aide ménagère, garde d’enfants, garde d’animaux, soutien scolaire à domicile ou encore assistance médicale et rapatriement pour l’adhérent et ses ayants droit.

L’adhésion à l’association donne par ailleurs accès à d’autres services qui ne doivent pas être confondus avec les remboursements Éco, Confort, Prestige ou Premium : téléconsultation, secrétariat médical, assistance informatique, informations juridiques, accompagnement retraite ou certaines hotlines fiscales, comptables, patrimoniales et sociales.

UNIM, Allianz et Assurances Médicales : qui fait quoi ?

Acteur Rôle À ne pas confondre avec
UNIM Association souscriptrice dédiée aux professionnels de santé Assureur
Allianz Vie Porteur du risque santé selon les documents contrôlés UNIM
Assurances Médicales SA Délégataire / gestion des adhésions et prestations Assureur
Allianz Assistance Services d’assistance Remboursement santé
Assurance Maladie Régime obligatoire Complémentaire santé

Ces rôles doivent être conservés dans toute lecture du contrat : l’UNIM organise et souscrit l’offre pour ses adhérents, Allianz Vie porte le risque santé selon la documentation contrôlée, Assurances Médicales intervient dans la gestion et Allianz Assistance fournit des prestations d’assistance.

L’UNIM indique que les contrats concernés peuvent relever du dispositif Madelin pour ses adhérents exerçant réellement à titre libéral. Cette possibilité doit être distinguée de l’adhésion d’un professionnel médical ou paramédical salarié, qui ne devient pas TNS du seul fait qu’il souscrit le contrat.

La règle centrale est la suivante : les cotisations éligibles du contrat principal peuvent être déduites du bénéfice ou revenu professionnel imposable lorsque le statut, le régime fiscal et les conditions légales sont remplis ; le Renfort est exclu de la déductibilité annoncée par l’UNIM.

Il s’agit d’une déduction de l’assiette imposable et non d’une réduction directe d’impôt, d’un crédit d’impôt, d’un remboursement fiscal ou d’une économie garantie.

Pour le plafond légal concerné, l’article 154 bis du CGI retient 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice imposable, avec un maximum de 3 % de huit PASS. Le PASS 2026 est de 48 060 € et le PMSS de 4 005 €.

La borne maximale théorique correspondante atteint 11 534,40 €. Elle ne constitue ni une cotisation automatiquement déductible ni une économie fiscale garantie. Le disponible réel dépend notamment du bénéfice professionnel, des autres cotisations concernées et de la situation du contribuable.

Le professionnel doit également relever d’un régime fiscal compatible avec la déduction de charges réelles. Un professionnel de santé relevant du micro-BNC ne déduit pas ses charges professionnelles pour leur montant réel et ne bénéficie donc pas du même mécanisme qu’un professionnel libéral soumis à un régime réel.

La situation des cotisations correspondant au conjoint ou aux enfants doit être contrôlée sur l’attestation fiscale et selon leur rattachement : leur déductibilité ne peut pas être présumée automatiquement.

Avant toute déduction, il faut donc vérifier l’exercice réellement libéral/TNS, le régime fiscal, le caractère responsable et éligible du contrat principal, les cotisations concernées, les bénéficiaires, l’attestation fiscale et le plafond disponible.

Pour approfondir ce cadre général, consultez la page consacrée à la fiscalité Madelin des travailleurs indépendants.

Le premier contrôle consiste à vérifier que le souscripteur appartient à une profession médicale ou paramédicale éligible selon les conditions de l’UNIM. Il faut ensuite distinguer son mode d’exercice : libéral/TNS ou salarié, notamment lorsqu’une déduction Madelin est recherchée.

Le devis doit identifier clairement la formule retenue parmi Éco, Confort, Prestige ou Premium, ainsi que l’éventuelle modularité proposée. Le Renfort doit apparaître séparément puisqu’il s’agit d’un contrat complémentaire distinct et que sa cotisation n’est pas annoncée comme déductible au titre de Madelin.

En hospitalisation, il faut contrôler honoraires, distinction OPTAM/non-OPTAM lorsqu’elle existe, frais de séjour, chambre particulière, accompagnant et limites de durée. Pour les soins courants, généralistes, spécialistes, analyses, imagerie, auxiliaires médicaux, pharmacie et appareillage doivent être examinés séparément.

En dentaire, le devis doit préciser panier 100 % Santé, prothèses libres, orthodontie, implants, piliers et bonus éventuel de fidélité. En optique, il faut comparer classe A, monture, verres, lentilles, chirurgie réfractive et fréquence. En audition, classe I, classe II, montant par oreille, fidélité et éventuel Renfort doivent être distingués.

Le poste Prévention et Médecines douces doit être lu dans le barème actuel pour identifier les actes ou disciplines réellement couverts et leurs plafonds. Les anciennes grilles ne doivent pas servir à reconstruire les remboursements 2026.

Pour la famille, il faut contrôler les conditions applicables au conjoint et aux enfants, tout en conservant la règle actuellement publiée de gratuité à partir du troisième enfant. En cas de naissance ou d’adoption, l’allocation de 1 500 € suppose un exercice libéral médical ou paramédical et au moins 12 mois d’adhésion ; sinon le montant annoncé est de 500 € dans les situations prévues.

Enfin, le souscripteur doit vérifier l’assureur indiqué dans le DIPA et le certificat, le rôle d’Assurances Médicales, les services Allianz Assistance, le fonctionnement du tiers payant et de la télétransmission, le prix réel du devis et son attestation fiscale. Premium ne constitue pas automatiquement la meilleure formule : le niveau pertinent dépend des besoins de santé, de la composition familiale et du coût.