Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues aux allergènes respiratoires

Les pathologies respiratoires constituent un grave problème qui non seulement impacte sur la qualité de vie du patient, mais peut également réduire son espérance de vie. Les allergènes de respiration chronique à l’asthme sont les pathologies les plus répandues. L’assurance maladie prend en charge le traitement de ces infections si elles sont reconnues comme maladies professionnelles. Tour d’horizon sur les critères administratifs de la prise en charge de la Sécurité sociale, les symptômes et prévention de ces pathologies.

L’insuffisance respiratoire chronique se caractérise par un trouble respiratoire causé par la consommation de tabac, le travail dans un environnement à risque avec les substances allergènes ou néfastes pour les voies respiratoires. Ce qui pourrait provoquer la toux, l’essoufflement voire la production de mucus.

Dans le cas d’un asthme fibrose pulmonaire, elle se caractérise par l’hyperactivité des bronches qui tendent à se refermer spontanément sous l’effet des produits allergéniques comme les poudres irritantes, la fumée, les vapeurs, etc. Les symptômes comme l’essoufflement, la sensation de l’oppression dans le thorax accompagnent aussi cette pathologie. Le patient pourrait également produire du mucus et de toux ou avoir une respiration sifflante.

Certaines professions exposées aux gestes répétitifs au travail, aux intoxications aigües et aux pathologies infectieuses bénéficient de la prise en charge du régime général si elles répondent aux critères dans l’un des 98 tableaux de maladies professionnelles. En ce qui concerne l’asthme et l’insuffisance respiratoire, les conditions d’indemnisation de l’Assurance maladie se trouvent dans le tableau numéro 66 RG.

Voici les détails de cette prise en charge :

  • les travailleurs qui peuvent bénéficier du remboursement en cas de rhinite récidivant sont ceux qui travaillent dans un environnement contenant des protéines en aérosol. Les éleveurs et manipulateurs d’animaux y compris ceux qui effectuent le conditionnement d’arthropodes sont également concernés. Le remboursement du traitement de l’assurance maladie en cas de récidive de rhinite approuvé par un test est de 7 jours.
  • les employés qui utilisent et conditionnent le carmin et le poudre d’insectes ainsi que ceux qui préparent et manipulent les fourrures naturels peuvent également bénéficier du remboursement du régime général en cas d’asthme récidivant confirmé par un test. Les préparateurs et manipulateurs de produits contenant de la séricine figurent également dans la liste des professions indemnisables. Le remboursement du régime général est également de 7 jours en cas d’asthme.
  • en ce qui concerne l’insuffisance respiratoire chronique obstructive secondaire à l’asthme, le remboursement de la Sécurité sociale est de 1 an. Les travailleurs concernés par cette prise en charge sont ceux qui manipulent les plumes et duvets, ceux qui broient les grains de céréales et effectuent leur mise en sachet. Les utilisateurs de la farine, les personnes exposées aux résidus d’extractions d’huile de ricin et les manipulateurs des substances végétales comme les pollens, henné, spores, lycopode sont également concernés.

La prise en charge concerne aussi les travailleurs qui effectuent le cardage, le peignage et le tissage des textiles végétales comme le coton, le sisal, le lin, etc. Les préparateurs et manipulateurs de tabac, de café vert et du soja, les manipulateurs de gysophyle et des médicaments comme la spiramycine, la tétracycline figurent aussi parmi les professionnels indemnisables en cas d’atteinte d’insuffisance respiratoire.

Le remboursement s’étend également aux travailleurs exposés aux sulfutes, aux bisulfutes, aux manipulateurs de fongicides, aux préparateurs des colles au cyanoacrylate, aux fabricants du chloramine T et de tétrazène, etc. Cette liste est non-exhaustive. Il est conseillé de se référer au tableau n°66 RG pour les détails.

  • en ce qui concerne la broncho alvéolite aigüe avec un symptôme de problème respiratoire causant toux, essoufflement et fièvre ou amaigrissement, si la maladie est confirmée par le test, le patient bénéficie d’un remboursement de traitement de 30 jours. Les travailleurs susceptibles d’avoir cette pathologie sont ceux exposés à des moisissures contaminant les particules dans la fabrication de charcuterie, pâte à papier, malt, liège, etc.
  • quant à la fibrose pulmonaire entraînant des troubles de respiration confirmée par le test prouvant la cause de la complication, la prise en charge de l’Assurance maladie est de 15 ans. Les travaux susceptibles de bénéficier de ce remboursement sont les travailleurs dans les milieux contaminés par les moisissures, les algues, les bactéries, les poussières végétales, les aérosols de protéines animales, les polluants chimiques, etc. Les patients souffrant de cette pathologie peuvent lire les détails sur le tableau n° 66 RG et n°45 RA pour le régime agricole.

Remarque : l’assurance maladie ne rembourse pas le cas de manifestations pathologiques de trouble respiratoire et d’asthme provoqués par un travail non inscrit dans cette liste. C’est pour cette raison qu’il est utile de souscrire à une assurance santé complémentaire afin de se prémunir contre une éventuelle pathologie non remboursée par le régime général.

Il existe une mutuelle pour chaque profession (TNS, agriculteurs, profession libéral, femmes, étudiants…). La couverture et le tarif varient d’une mutuelle à une autre. Le recours à un comparateur mutuelles aide à dénicher en quelques clics l’assurance santé moins chère avec les garanties adaptées à ses besoins. L’utilisation du comparateur est gratuite. Ne vous privez pas de ses nombreux avantages.

Les infections respiratoires résultent le plus souvent par le contact avec un milieu allergène (pollens, acariens, moisissures, etc.). Elles sont aussi imputables à la consommation de tabac. Le stade initial se caractérise par une inflammation des voies aériennes et une production de mucus. Il pourrait aussi afficher les signes cliniques comme la toux, l’essoufflement, la fréquence respiratoire. Ce dernier signe indique déjà la gravité de la pathologie. Le stade terminal se termine par l’insuffisance respiratoire chronique obstructive. La personne arrivant à ce stade affiche une baisse permanente des débits aériens de l’expiration.

Si la personne exerçant un travail susceptible de provoquer ces maladies consomme aussi le tabac, le risque d’aggravation de la pathologie est élevé.

Concernant le traitement de l’insuffisance respiratoire chronique (IRC), le médecin préconise en général l’usage des médicaments et la ventilation non invasive. S’il s’agit de laryngite ou de toux, la phytothérapie ou le recours aux pouvoirs des plantes s’avère aussi efficace. Si la maladie s’aggrave en insuffisance respiratoire chronique obstructive, le médecin traitant conseille généralement l’oxygénothérapie ou le traitement de bronchodilatateur. Ce dernier permet de baisser la dyspnée tout en améliorant la tolérance du patient aux efforts. Il permet aussi d’améliorer la qualité de vie de la personne atteinte de l’asthme ou de l’insuffisance respiratoire chronique obstructive. Dans tous les cas, il existe des contre-indications à respecter lors du traitement. En premier lieu, le patient doit arrêter de fumer la cigarette ou de consommer le tabac. Il devra aussi faire un vaccin antigrippal et faire des soins dentaires. L’usage des médicaments dépresseurs respiratoires est bien évidemment contre-indiqué. Il en est de même pour les béchiques. Le traitement médicamenteux doit être associé avec un régime alimentaire adéquat et un accompagnement psychique afin que le patient puisse passer sans complications par l’étape de réhabilitation respiratoire.

L’exposition à un risque durant l’exercice des activités au poste de travail peut entraîner une maladie professionnelle. La Caisse Primaire d’Assurance Maladie identifie, tous les ans, de nombreuses maladies professionnelles. Si la maladie professionnelle d’un salarié est reconnue ou se trouve dans la liste dédiée, le salarié a droit à une rémunération pour compenser la perte de revenus.

En cas de maladie professionnelle invalidante qui entraîne un arrêt maladie, le contrat de travail peut être suspendu et entraîne l’interruption du versement de salaire. Par la suite, la CPAM détermine un salaire journalier de référence, si le malade est un salarié mensualisé. Le salaire brut mensuel, précédant le début de l’arrêt maladie, est divisé par 30,42 pour calculer ledit salaire journalier.

Si le salarié atteint de maladie professionnelle est déclaré inapte à la reprise du travail, il encaisse une indemnité temporaire d’inaptitude, dans l’attente du reclassement de l’assuré. Cette période est non rémunérée par l’employeur. En résumé, le salarié victime d’une maladie professionnelle peut encaisser, de la part de la Sécurité Sociale, des indemnités journalières, des indemnités temporaires d’inaptitude, une rente d’incapacité temporaire ou permanente selon le cas, une prestation complémentaire pour recours à tierce personne. En cas de maintien de salaire, l’employeur peut payer les indemnités journalières (subrogation).

Si le salarié victime de maladie professionnelle est non rémunéré, les garanties de mutuelles et les cotisations sont suspendues, parce que le salarié n’est pas éligible à cause de son ancienneté inférieure à un an ou à cause de la durée d’arrêt maladie supérieure au délai légal de versement d’indemnités. Le délai est également fonction de l’ancienneté. Sinon, le salarié peut bénéficier des garanties inscrites dans le contrat de mutuelle d’entreprise obligatoire, surtout qu’il y est stipulé une assurance prévoyance.