Mutuelle convention collective négoce de bois d’œuvre – IDCC 1947
IDCC 1947 négoce de bois d’œuvre : mutuelle santé collective et prévoyance
La convention collective nationale du négoce de bois d’œuvre et de produits dérivés, identifiée par l’IDCC 1947, concerne les entreprises du commerce de gros du bois, des panneaux et de produits dérivés. Elle doit être lue avant tout sous l’angle de la complémentaire santé collective obligatoire, de la prévoyance éventuellement applicable et des garanties prévues dans le contrat mis en place par l’employeur.
Le secteur regroupe des activités de négoce, de stockage, de conseil client, de préparation de commandes et de distribution de matériaux bois. Les besoins de couverture peuvent donc varier entre salariés administratifs, équipes commerciales, personnels de dépôt et profils exposés à la manutention ou aux déplacements professionnels.
Certaines activités doivent toutefois être distinguées du champ principal de cette convention, notamment :
- le commerce de gros de liège et de produits en liège,
- les importateurs de bois du Nord, de bois tropicaux ou américains,
- les entreprises dont l’activité principale est la commercialisation en gros de bois destinés à la trituration.
L’historique conventionnel de la branche remonte à la convention signée le 17 décembre 1996 et étendue par arrêté du 7 mai 1997. Cette donnée reste utile pour identifier le cadre collectif, mais l’analyse opérationnelle doit surtout porter sur la couverture santé obligatoire, les garanties de prévoyance et les documents remis aux salariés.
Pour comparer un contrat collectif dans le négoce de bois d’œuvre, l’employeur peut s’appuyer sur une analyse des contrats collectifs afin de rapprocher cotisation, garanties utiles, limites de remboursement, exclusions et compréhension réelle par les salariés.
La prévoyance doit être distinguée de la complémentaire santé. Les garanties de maintien de salaire, d’invalidité, de décès, de rente de conjoint, de rente éducation ou d’allocation obsèques relèvent d’un cadre différent des remboursements de frais médicaux. Elles doivent être analysées selon les textes conventionnels applicables, les catégories de salariés concernées, les garanties déjà mises en place et le dispositif retenu par l’entreprise.
- indemnités journalières complémentaires ou maintien de salaire en cas d’incapacité de travail, selon les conditions applicables ;
- pension d’invalidité, capital décès ou garanties associées lorsque le régime de prévoyance les prévoit ;
- rente éducation, rente de conjoint et allocation obsèques à vérifier dans les dispositions conventionnelles et contractuelles applicables.
Remboursements santé 2026 IDCC 1947
La mutuelle santé collective applicable aux salariés du négoce de bois d’œuvre s’inscrit dans le cadre général de la complémentaire santé d’entreprise obligatoire, sauf cas de dispense. L’employeur finance au moins 50 % de la cotisation de la complémentaire santé collective obligatoire. Les niveaux de remboursement doivent ensuite être comparés avec le panier de soins minimal, le contrat responsable, les documents contractuels et les garanties prévues.
Les tarifs d’une mutuelle collective varient selon la structure de l’entreprise, la localisation, l’âge moyen des salariés, les ayants droit couverts, les options retenues et le niveau de garanties choisi. Pour comprendre les écarts entre base de remboursement, ticket modérateur et complémentaire santé, les salariés peuvent consulter des repères sur les taux de remboursement santé avant de lire les documents du régime santé.
La participation forfaitaire de 2 € applicable à certains actes médicaux n’est pas remboursée par les complémentaires santé dans le cadre d’un contrat responsable. Elle ne doit pas être confondue avec le ticket modérateur, la franchise médicale, le remboursement complémentaire ou le reste à charge final du salarié.
Soins courants : remboursements indicatifs
| Poste de soins | Dépenses moyennes | Remboursement Assurance Maladie | Remboursement complémentaire indicatif |
|---|---|---|---|
| Consultation médecin généraliste | 30 € | 19 € après déduction de la participation forfaitaire de 2 € | Selon ticket modérateur et garanties prévues |
| Consultation longue ou spécifique | 60 € | Montant variable selon l’acte, le parcours de soins et la base de remboursement applicable | Selon ticket modérateur et niveau de garantie |
| Pharmacie remboursée par la Sécurité sociale | – | Selon le taux applicable au médicament et la base de remboursement | Selon le ticket modérateur, le contrat responsable et le niveau prévu |
| Ostéopathie et pratiques non conventionnées | 50 €/séance | 0 € sauf acte remboursable dans un cadre médical reconnu | Selon les garanties prévues par la mutuelle d’entreprise |
Dans le négoce de bois d’œuvre, les soins courants concernent aussi bien les salariés de bureau que les équipes commerciales ou logistiques. Les consultations, actes spécifiques et médicaments doivent être lus à partir de la base applicable, du parcours de soins et des garanties inscrites dans le régime santé.
Note de prudence : le remboursement réellement obtenu dépend du parcours de soins, de la base applicable, du ticket modérateur et des conditions prévues.
Optique : garanties et reste à charge possible
| Poste de soins | Dépenses moyennes | Remboursement Assurance Maladie | Remboursement complémentaire indicatif |
|---|---|---|---|
| Verres simples avec monture pour adulte | 278 € | 7,42 € | 100 € |
| Verres progressifs avec monture pour adulte | 568 € | 17,48 € | 200 € |
| Lentilles | 300 €/an | 47,38 € | 100 % BRSS, soit 39,48 € |
L’optique peut représenter un poste sensible pour les salariés conduisant régulièrement, travaillant sur écran ou manipulant des références techniques en dépôt. Les montants présentés doivent être rapprochés des équipements éligibles, du panier 100 % Santé et des choix réels de verres, montures ou lentilles.
Note de prudence : ces repères doivent être relus avec la base de remboursement applicable, les conditions de renouvellement et les limites optiques prévues.
Dentaire : lecture des remboursements BRSS
| Poste de soins | Dépenses moyennes | Remboursement Assurance Maladie | Remboursement complémentaire indicatif |
|---|---|---|---|
| Couronne dentaire | 590 € | 75,25 € | 125 % BRSS, soit 150 € |
| Inlay core | 400 € | 85,78 € | 125 % BRSS, soit 112,50 € |
| Détartrage | 35 € | 20,24 € | 100 % BRSS, soit 28,92 € |
| Orthodontie | 800 € | 193,50 € maximum 6 semestres | 125 % BRSS, soit 241,88 € |
Les soins dentaires peuvent créer des écarts importants entre tarif pratiqué, base de remboursement et reste à charge. Pour les salariés du négoce de bois d’œuvre, la lecture en pourcentage BRSS doit être complétée par l’examen des actes concernés et du panier 100 % Santé lorsque les conditions sont réunies.
Note de prudence : ces montants doivent être comparés avec les exclusions, délais, bases applicables, paniers de soins et conditions du régime santé.
Hospitalisation : ticket modérateur et forfait journalier
| Poste de soins | Dépenses moyennes | Remboursement Assurance Maladie | Remboursement complémentaire indicatif |
|---|---|---|---|
| Chambre individuelle | 61 €/jour | 0 € | 0 € sauf garantie spécifique prévue par le contrat |
| Frais de séjour : secteur conventionné | 828 € | En général 80 % de la base de remboursement applicable | Ticket modérateur selon la base de remboursement applicable et les garanties prévues |
| Forfait journalier hospitalier | Selon durée d’hospitalisation | 0 € | Pris en charge selon les règles du contrat responsable |
L’hospitalisation doit être analysée avec une attention particulière, car les frais de séjour, la chambre particulière, les dépassements d’honoraires et le forfait journalier ne relèvent pas du même mécanisme. Pour une entreprise du négoce de bois, ce poste peut aussi peser dans la lisibilité de la protection sociale proposée aux salariés de dépôt, de vente ou d’administration.
Note de prudence : en hospitalisation, il faut distinguer ticket modérateur, forfait journalier, dépassements d’honoraires, chambre particulière et conditions contractuelles.
Points de vigilance santé collective — Convention collective IDCC 1947
La complémentaire santé collective doit être distinguée de la prévoyance, des garanties conventionnelles et du contrat mis en place par l’entreprise. Les niveaux de remboursement en optique, dentaire, hospitalisation, pharmacie ou soins courants ne peuvent être appréciés qu’à partir du tableau de garanties applicable aux salariés concernés.
Pour suivre les évolutions générales du cadre collectif, les entreprises peuvent consulter les nouveaux accords de mutuelle, tout en vérifiant séparément les textes de branche, le contrat responsable et l’information remise aux salariés.
Choisir une mutuelle IDCC 1947
Pour l’employeur, le choix d’une mutuelle collective ne se limite pas au prix de la cotisation. Il suppose de comparer les niveaux de remboursement, les exclusions, les délais éventuels, la lisibilité des documents remis aux salariés et la capacité du régime à répondre aux besoins réels de la branche.
Pour les salariés, l’information doit permettre de comprendre ce qui relève de l’Assurance Maladie, ce qui relève du ticket modérateur, ce qui peut être remboursé par la complémentaire santé et ce qui reste conditionné au niveau retenu par l’entreprise. Cette distinction évite de confondre une obligation générale, un accord conventionnel, une prévoyance collective et une garantie contractuelle.
Travailleurs indépendants du négoce de bois d’œuvre : protection à analyser séparément
Les travailleurs indépendants liés au secteur du négoce de bois d’œuvre ne relèvent pas nécessairement du même cadre que les salariés couverts par un contrat collectif obligatoire. Leur protection doit être étudiée selon leur statut, leur régime social, leurs revenus et leurs besoins en frais de santé, arrêt de travail ou invalidité. Une analyse peut être préparée à partir d’un outil dédié pour comparer les mutuelles TNS, sans assimiler ce choix à la mutuelle collective des salariés.
Anciens salariés retraités : maintien et contrat individuel
Pour les salariés partant à la retraite, les règles d’indemnité de départ doivent être distinguées de la question de la complémentaire santé. Au moment du départ, le maintien d’une couverture issue de l’entreprise doit être comparé avec une solution individuelle, car les cotisations, les limites de remboursement et les besoins de soins évoluent souvent avec l’âge. Les anciens salariés peuvent aussi comparer une mutuelle senior adaptée à leur profil, sans présumer que le maintien collectif est toujours le meilleur choix.
Entreprise : points de contrôle avant décision
Un chef d’entreprise relevant du négoce de bois d’œuvre doit appliquer le cadre collectif correspondant à son activité principale et mettre en place une complémentaire santé collective conforme aux règles applicables. Avant de retenir une solution, il doit contrôler la participation employeur, les dispenses éventuelles, la portabilité, le caractère responsable, les garanties prévoyance éventuellement applicables et la bonne information des salariés.
Infos clés IDCC 1947 en 2026
- IDCC concerné : 1947 – négoce de bois d’œuvre et produits dérivés
- Mutuelle collective : obligatoire pour les salariés concernés, sauf cas de dispense applicables
- Participation employeur : au moins 50 % de la cotisation de complémentaire santé collective
- Cadre de garanties : contrat responsable, panier de soins minimal et 100 % Santé lorsque les conditions sont réunies
- Prévoyance : à analyser selon les dispositions conventionnelles applicables, les catégories de salariés, les garanties déjà mises en place et le régime retenu
- Choix du contrat : comparer les garanties, les exclusions, les services associés et le coût global pour l’entreprise et les salariés
- Spécificité sectorielle : métiers de dépôt, négoce, vente, logistique et administration peuvent présenter des besoins de couverture différents
Cette lecture globale permet de sécuriser la protection santé des salariés du négoce de bois sans confondre obligation employeur, remboursement indicatif, prévoyance éventuelle et garanties effectivement applicables.
En savoir plus : les métiers du négoce du bois s’inscrivent dans un cadre global présenté dans les conventions collectives commerce artisanat, avec des enjeux proches pour la lecture des obligations collectives, des garanties santé et de la prévoyance.

