Generali entreprise : complémentaire santé collective La Santé Entreprise
- Generali entreprise : qui assure La Santé Entreprise ?
- La Santé Entreprise : à quelles sociétés s’adresse le contrat ?
- GE à GE5 : comment fonctionnent les 6 formules de garanties ?
- Hospitalisation et soins courants : comment évoluent les remboursements ?
- Optique, dentaire et audition : quelles garanties dépendent de la formule ?
- 100 % Santé, Almerys et Carte Blanche : quels services accompagnent le contrat ?
- Téléconsultation et assistance : quel rôle joue Europ Assistance ?
- La Santé Salarié : comment fonctionne la surcomplémentaire GF1 à GF5 ?
- CCN, financement et fiscalité : quelles règles l’employeur doit-il vérifier ?
- Generali entreprise : quels documents contrôler avant de souscrire ?
Generali propose La Santé Entreprise, une complémentaire santé collective destinée actuellement aux entreprises de 1 à 20 salariés. Le contrat est assuré par Generali Vie et s’organise autour de six formules, de GE à GE5. La documentation 2026 distingue également le gestionnaire santé Almerys, le réseau de soins Carte Blanche et Europ Assistance pour l’assistance et la téléconsultation. Les salariés peuvent compléter leur couverture grâce à la surcomplémentaire individuelle La Santé Salarié. Les remboursements doivent être lus formule par formule et rapprochés de la convention collective, du financement retenu et des conditions du contrat.
Generali entreprise : qui assure La Santé Entreprise ?
Generali Vie est l’organisme assureur identifié dans la documentation 2026. Il s’agit d’une société anonyme régie par le Code des assurances, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 602 062 481 et dont le siège social est situé 89 rue Taitbout, 75009 Paris. Generali ne doit donc pas être qualifié juridiquement de mutuelle sur cette fiche, même si l’expression courante « mutuelle d’entreprise » peut être employée pour désigner une complémentaire santé collective.
Plusieurs intervenants doivent être distingués. Generali Vie porte l’assurance santé. Almerys intervient comme partenaire de gestion des prestations santé et du tiers payant. Carte Blanche constitue le réseau de professionnels partenaires. Enfin, Europ Assistance, société immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 451 366 405, assure les prestations d’assistance prévues par la documentation. Cette distinction évite d’attribuer à un gestionnaire ou à un réseau de soins le rôle juridique de l’assureur.
La Santé Entreprise : à quelles sociétés s’adresse le contrat ?
La Santé Entreprise est actuellement conçue par Generali pour les entreprises comptant de 1 à 20 salariés. La documentation d’avril 2026 confirme cette limite d’effectif ainsi que la présence de six formules. Cette offre ne doit donc pas être présentée comme le produit standard destiné indistinctement aux TPE, PME et grandes entreprises. Pour un effectif supérieur, une solution adaptée doit être étudiée directement avec Generali.
Deux configurations de bénéficiaires sont indiquées : une couverture du salarié seul ou une couverture du salarié avec sa famille, selon les conditions du régime. Generali annonce également l’absence de délai de carence ou d’attente pour La Santé Entreprise : le salarié est couvert dès son affiliation au contrat collectif. Cette caractéristique doit rester rattachée à cette offre précise et ne doit pas être généralisée à tous les contrats Generali.
GE à GE5 : comment fonctionnent les 6 formules de garanties ?
La grille officielle d’avril 2026 conserve six formules de garanties : GE, GE1, GE2, GE3, GE4 et GE5. La couverture de départ répond au cadre minimal prévu pour la complémentaire santé collective, tandis que les niveaux suivants renforcent progressivement certains remboursements. Il ne faut ni ajouter une septième formule ni remplacer cette nomenclature par d’anciens noms commerciaux.
La progression n’est pas identique sur tous les postes. Les honoraires, la chambre particulière, l’hospitalisation à domicile, les consultations, l’optique ou le dentaire disposent chacun de leurs propres niveaux. GE5 peut ainsi atteindre les frais réels sur certaines lignes sans que cela signifie que toutes les dépenses sont remboursées aux frais réels. BRSS désigne la base de remboursement de la Sécurité sociale et FR les frais réels : un taux de 300 % BRSS ne correspond pas à 300 % du montant facturé.
| Exemples du barème avril 2026 | GE | GE1 | GE2 | GE3 | GE4 | GE5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chambre particulière | Néant | 1,5 % PMSS/jour | 4 % PMSS/jour | 5 % PMSS/jour | 5 % PMSS/jour | 5 % PMSS/jour |
| Lit d’accompagnement d’un enfant de moins de 16 ans | Néant | 20 €/jour | 20 €/jour | 30 €/jour | 30 €/jour | 50 €/jour |
| Hospitalisation à domicile | 100 % BRSS | 100 % BRSS | 100 % BRSS | 250 % BRSS | 300 % BRSS | 400 % BRSS |
| Généraliste adhérent à un dispositif tarifaire maîtrisé | 100 % BRSS | 100 % BRSS | 150 % BRSS | 200 % BRSS | 300 % BRSS | 100 % FR |
Hospitalisation et soins courants : comment évoluent les remboursements ?
Le barème 2026 prévoit la prise en charge du forfait journalier hospitalier à 100 % des frais réels sur les six formules présentées. Les honoraires médicaux doivent en revanche être analysés selon le praticien. Generali distingue les médecins conventionnés adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maîtrisée, les médecins conventionnés non adhérents et les praticiens non conventionnés.
En hospitalisation, les honoraires facturés par des médecins conventionnés adhérents sont remboursés à 100 % BRSS avec GE et GE1, puis jusqu’aux frais réels de GE2 à GE5 sur la ligne concernée. Pour les médecins conventionnés non adhérents, les plafonds restent plus limités. La chambre particulière progresse de l’absence de garantie avec GE à 1,5 % du PMSS par jour en GE1, 4 % en GE2 puis 5 % en GE3 à GE5. Il est préférable de conserver ces pourcentages de PMSS plutôt que de les convertir en euros, afin d’éviter qu’un changement annuel du plafond rende la fiche obsolète.
Pour les soins courants, le même principe s’applique. Un généraliste adhérent à un dispositif tarifaire maîtrisé est par exemple remboursé à 100 % BRSS avec GE et GE1, 150 % avec GE2, 200 % avec GE3, 300 % avec GE4 et jusqu’aux frais réels sur la ligne GE5. Ces niveaux ne doivent pas être étendus automatiquement aux spécialistes ni aux médecins non adhérents.
Optique, dentaire et audition : quelles garanties dépendent de la formule ?
La nouvelle grille optique d’avril 2026 distingue précisément les équipements selon le type de verre, la puissance, la correction et la formule. Il serait donc incorrect de résumer la garantie à un forfait unique pour une paire de lunettes. Au niveau GE5, certains verres simples peuvent atteindre 125 € par verre, tandis que certains verres plus complexes peuvent atteindre des montants supérieurs selon leur correction.
Ces plafonds doivent être lus ligne par ligne. Additionner mécaniquement deux maxima pour annoncer un « forfait lunettes » global pourrait aboutir à un montant qui ne correspond à aucun équipement réel. Les règles de renouvellement et les conditions propres à l’optique restent également applicables.
En dentaire, les remboursements dépendent de la nature du soin ou de la prothèse et de la formule choisie. Pour l’audition, il faut distinguer les aides auditives de classe I relevant du panier 100 % Santé des équipements de classe II à tarif libre. Le niveau de garantie ne permet donc pas de conclure que tous les appareils auditifs sont systématiquement remboursés sans reste à charge.
100 % Santé, Almerys et Carte Blanche : quels services accompagnent le contrat ?
La Santé Entreprise est présentée dans la documentation 2026 comme une couverture respectant le cadre des contrats responsables. Les équipements et actes réglementairement éligibles au 100 % Santé peuvent ainsi bénéficier d’un reste à charge nul lorsque les conditions prévues sont remplies, notamment pour l’optique de classe A, certaines prothèses dentaires et les aides auditives de classe I. Cela ne signifie pas que toutes les lunettes, toutes les prothèses dentaires ou tous les appareils auditifs sont intégralement remboursés.
Depuis le 1er janvier 2026, le panier dentaire sans reste à charge comprend notamment la couronne en zircone sur molaire et le bridge en zircone, dans les conditions réglementaires applicables. Ces évolutions complètent le panier dentaire 100 % Santé sans transformer l’ensemble des actes ou matériaux dentaires en prestations systématiquement sans reste à charge.
Les nouvelles règles concernent également les prothèses capillaires. Les prothèses capillaires totales de classe I peuvent bénéficier d’un reste à charge nul dans les limites réglementaires. Les prothèses capillaires totales de classe II peuvent elles aussi atteindre un reste à charge nul lorsque la complémentaire santé responsable assure la prise en charge prévue. Le barème Generali La Santé Entreprise d’avril 2026 mentionne précisément les prothèses capillaires de classe II aux frais intégralement remboursés. Cette prise en charge ne doit pas être étendue par défaut aux autres classes de prothèses capillaires.
Le même barème comporte séparément le forfait de mise à disposition et de livraison pour la location de courte durée de VPH aux frais intégralement remboursés. Cette ligne doit être distinguée du dispositif 100 % Santé. La réforme des fauteuils roulants et autres véhicules pour personnes en situation de handicap entrée en vigueur le 1er décembre 2025 relève d’un dispositif spécifique de prise en charge par l’Assurance Maladie. Elle ne constitue donc pas une nouvelle branche du 100 % Santé.
Almerys assure la gestion des prestations santé prévue par Generali. La documentation 2026 annonce notamment le tiers payant, la gestion des remboursements, les demandes de prise en charge et l’analyse de devis. Generali indique des traitements sous 24 heures en cas de télétransmission et sous 48 heures en traitement manuel, ainsi qu’un traitement des demandes de prise en charge et des devis sous 48 heures. Ces délais correspondent au service actuellement présenté et ne doivent pas être transformés en garantie générale indépendante de ses conditions.
Le réseau Carte Blanche permet quant à lui d’accéder à des professionnels partenaires et aux conditions négociées du réseau. Le tiers payant doit être présenté avec prudence : il peut limiter l’avance de frais dans la limite des garanties et auprès des professionnels concernés, sans garantir une absence de reste à charge ou d’avance de frais pour toute dépense.
Téléconsultation et assistance : quel rôle joue Europ Assistance ?
La documentation 2026 de La Santé Entreprise comprend un service de téléconsultation médicale assuré dans le cadre des prestations d’Europ Assistance. Un médecin généraliste est annoncé accessible 24 h/24 et 7 j/7, avec une réponse présentée comme intervenant en moins de trente minutes ou sur rendez-vous. Le service peut être utilisé depuis la France ou l’étranger selon ses conditions.
Cette présentation ne doit pas être transformée en promesse de téléconsultations illimitées, la documentation contrôlée ne reprenant pas cette qualification. Elle ne signifie pas non plus qu’un spécialiste choisi par le salarié sera systématiquement disponible dans ce délai.
Europ Assistance intervient également lors de certaines hospitalisations ou immobilisations à domicile. Des prestations telles qu’une aide ménagère, la garde d’enfants, un répétiteur scolaire ou un accompagnement après hospitalisation peuvent être mobilisées selon la situation et les conditions du service. Elles ne sont donc pas automatiquement déclenchées pour chaque hospitalisation.
La Santé Salarié : comment fonctionne la surcomplémentaire GF1 à GF5 ?
La Santé Salarié permet aux collaborateurs qui le souhaitent de compléter individuellement le niveau prévu par le contrat collectif de leur entreprise. Cette surcomplémentaire doit être distinguée de La Santé Entreprise : les formules GE à GE5 correspondent au régime collectif de l’employeur, tandis que GF1 à GF5 constituent les niveaux de la couverture supplémentaire individuelle du salarié.
L’adhésion à La Santé Salarié est facultative et son financement relève du salarié dans la présentation actuelle. Generali indique également une absence de délai de carence, une adhésion sans formalité médicale et la possibilité d’étendre la couverture à la famille selon les conditions de l’offre. Ces dispositions concernent cette surcomplémentaire précise et ne doivent pas être attribuées automatiquement à toutes les solutions Generali.
Le salarié doit comparer le supplément de cotisation aux garanties effectivement ajoutées par GF1 à GF5. L’employeur n’est pas tenu d’appliquer à cette surcomplémentaire individuelle la participation minimale prévue pour le socle collectif obligatoire.
CCN, financement et fiscalité : quelles règles l’employeur doit-il vérifier ?
Generali indique proposer des configurations pouvant répondre aux exigences de certaines conventions collectives nationales. Cette possibilité ne signifie pas qu’une souscription à La Santé Entreprise garantit automatiquement la conformité du régime. L’employeur doit vérifier sa CCN et son IDCC, les garanties minimales, une éventuelle cotisation minimale, les catégories de salariés, les dispenses et les règles applicables aux ayants droit.
L’entreprise doit financer au minimum 50 % de la cotisation correspondant au socle collectif obligatoire, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Ce minimum ne doit pas être appliqué automatiquement à La Santé Salarié, aux autres renforts facultatifs ou aux ayants droit lorsque leur affiliation n’entre pas dans le financement obligatoire du régime.
Les contributions patronales peuvent bénéficier du traitement social et fiscal prévu par la réglementation lorsque les conditions légales sont respectées : caractère collectif et obligatoire lorsque requis, contrat responsable, catégories objectives, plafonds applicables et acte de mise en place. Ces règles découlent du régime juridique de la complémentaire collective et non d’un avantage commercial propre à Generali. Pour le détail de la mise en place, consultez la procédure de mise en place d’une mutuelle d’entreprise.
Generali entreprise : quels documents contrôler avant de souscrire ?
Avant de retenir La Santé Entreprise, l’employeur doit vérifier le devis, le tableau GE correspondant, la notice et l’identité de l’assureur. Le contrôle doit aussi porter sur les deux configurations possibles de bénéficiaires, la formule choisie, les éventuelles exclusions, la date d’effet et les conditions de résiliation.
La convention collective et l’IDCC doivent être confrontés aux garanties réellement proposées. Il faut également calculer séparément la part patronale, la part salariée, le financement éventuel des ayants droit et le coût d’une surcomplémentaire facultative. Les modalités de tiers payant Almerys, l’accès à Carte Blanche, les services Europ Assistance et les conditions de La Santé Salarié complètent cette analyse.
Les tableaux et documents contractuels les plus récents doivent toujours primer sur les anciennes versions. La documentation d’avril 2026 confirme que les six formules GE à GE5 restent utilisées et fournit une grille actualisée ; elle constitue donc une référence plus pertinente que les anciens tableaux présents dans des contenus antérieurs.
À découvrir aussi : Pour replacer Generali parmi les organismes intervenant en santé collective, consultez les organismes proposant une complémentaire santé collective.

