Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues aux vibrations

L’assurance maladie prend en charge le remboursement des certains préjudices physiques dus à l’exposition habituelle à un risque en service. Les professions les plus exposées sont celles des industries métallurgiques, des bois, de l’extraction etc. Les maladies professionnelles qui ouvrent droit à des indemnisations sont celles qui répondent aux conditions inscrites dans les tableaux du régime général. Les pathologies causées par les vibrations comme l’ostéonécrose du semi lunaire ou du scaphoïde figurent parmi ces affections. Tour d’horizon sur les conditions de prise en charge de cette maladie ainsi que les traitements et les mesures préventives.

C’est une maladie se définit comme la mort d’une partie de l’os due à un manque d’apport sanguin. Cette affection touche le plus souvent la hanche, le genou, et l’épaule. Les poignets, les chevilles, la mâchoire peuvent être également affectés. Elle peut être causée par un traumatisme ou par les gestes répétitifs au travail. L’ostéonécrose due à un traumatisme est le cas le plus rencontré chez les seniors lors d’un déplacement d’une fracture de la hanche. Cet incident peut entraîner des dommages aux vaisseaux sanguins qui irriguent la tête de fémur. Le cas l’ostéonécrose non traumatique, quant à elle peut aussi concerner la hanche, le genou et le bras chez les sujets âgés de 30 à 50 ans. Elle est notamment causée par la consommation de corticoïdes sur une longue durée, la prise d’alcool d’une façon chronique, les tumeurs, la maladie du foie, les problèmes de la coagulation etc. Chez les femmes âgées, cette maladie est notamment due à une fracture par une usure de l’os à cause de la survenance d’une ostéoporose.
Chez les travailleurs et ouvriers, elle est notamment causée par l’utilisation des machines ou outils percutants. Et elle touche généralement le semi-lunaire ou le scaphoïde. A noter que le régime général rembourse le traitement de cette infection dans son tableau numéro 69.

Le régime général possède 98 tableaux contenant les maladies indemnisables dues à des intoxications aiguës ou chroniques, à des infections ou à des conditions de travail à risque pour la santé. A titre d’exemple, le tableau numéro 69 définit les affections causées par les vibrations et chocs émis par les machines-outils et par les chocs habituels du talon de main sur les outils fixes.
Voici les critères de remboursement du traitement de ces maladies :

  • les travailleurs concernés sont les ouvriers qui utilisent les machines-outils tenues à la main comme les marteaux piqueurs, les burineurs, les fouloirs ainsi que les machines roto-percutantes comme les perceuses à percussion… Les ouvriers utilisant itérativement les polisseuses, les meuleuses, les tronçonneuses, les scies sauteuses, les ponceuses sont également concernés par le remboursement des affections des os et des articulations. Idem pour tous les travaux de burinage, de façonnage, de polissage avec les outils tenus à la main.
  • pour tous ces travaux, en cas d’affections ostéo-articulatoires avec des examens radio à l’appui ; le travailleur bénéficie d’un remboursement du traitement pendant 5 ans lors d’une arthrose du coude avec des signes cliniques d’ostéophytose. S’il s’agit d’une ostéonécrose du semi-lunaire ou du scaphoïde carpien, la prise en charge est une année. Il en est de même pour les troubles angioneurotiques de la main qui affecte l’index et le medius et qui peuvent faire apparaître des crampes de la main.
  • la liste des travaux concernés s’étend aussi sur les chocs dus à l’utilisation manuelle des outils à percussion comme lors de travaux de forge, du cuir, de martelage etc. Les ouvriers qui terrassent ou démolissent un édifice, ceux qui utilisent des pistolets de scellement et des douteuses et des riveteuses figurent aussi dans la liste des travailleurs susceptibles de bénéficier la prise en charge. Pour ces ouvriers, le remboursement des dépenses santé dure toujours 5 ans en cas d’arthrose du coude contre 1 an en cas d’ostéonécrose du semi-lunaire et du scaphoïde.
  • en ce qui concerne ceux qui utilisent le talon de la main en percussion direct sur un plan fixe et exposés aux chocs d’un outil percutant, ils bénéficient d’une prise en charge de leur atteinte vasculaire cubito-palmaire pendant 5 ans pour l’arthrose du coude.

Remarque : la souscription à une mutuelle santé permet de pallier au remboursement inexistant de l’assurance-maladie pour certains travaux non compris dans la liste, mais qui pourraient causer des affections ostéo-articulaires. Les mutuelles proposent généralement des prises en charge comprises entre 100 % à 400 % du BRSS pour les postes d’hospitalisation, de soins médicaux courants. 150 % à 200 % pourrait déjà suffire. Pour décrocher un contrat d’assurance complémentaire santé peu cher et avec la garantie correspondant à son choix, il est recommandé de recourir à un outil de comparateur mutuelles. Cet outil présent sur ce site aide à dénicher en quelques minutes la couverture santé la plus adaptée à son budget et à ses besoins. Rappelons toujours que le recours à un comparateur ou à un simulateur est complètement gratuit et n’engage pas l’utilisateur de l’outil.

La maladie de Kienbock (l’ostéonécrose du semi-lunaire) est un mort desséchant l’un des os du poignet. Celui-ci dispose de 8 osselets constitués en deux rangées dont la première rangée contient le scaphoïde, le semi-lunaire, le pyramidal. Ces osselets requièrent un apport sanguin pour leur nutrition. La nécrose survient lors de l’interruption ou le déséquilibre de cet apport sanguin. La maladie de Kienbock apparaît suite à un appauvrissement vasculaire ou une pression excessive sur l’os. Les signes cliniques sont les douleurs au poignet. La personne peut aussi ressentir de raideur ou une perte de force de la capacité de son poignet lors d’un serrage. Dans ce cas, il ressent la douleur au niveau du semi-lunaire. Le symptôme de raccourcissement du cubitus par rapport au radius entraine l’augmentation de la pression sur le semi-lunaire.
Quant à la maladie de Kölher (l’ostéonécrose du scaphoïde), cette ostéochondrose provoquée également par le manque de l’apport sanguin vers le scaphoïde tarsien est plus rare. Elle se traduit par une enflure du pied et une hypersensibilité de la voûte plantaire. Les radiographies et l’IRM permettent d’identifier la progression de ces maladies. Le scanner est nécessaire car si l’affection est à son stade initial, le patient pourrait ne montrer aucun signe d’altération de l’os ou de la structure osseuse. A noter que dans son stade final, l’os peut se briser en deux et s’affaisser.

Le traitement le plus courant est l’intervention chirurgicale. Si la longueur des deux os de l’avant-bras est différente, le chirurgien égalise leur longueur en diminuant celle du radius par rapport au cubitus. Si la longueur des deux os est identique, le spécialiste peut recourir à une arthodèse d’une partie entre le scaphoïde et le grand os ou il peut modifier l’inclinaison du radius en fonction des signes cliniques. Il peut également choisir une implantation d’un pédicule vasculaire dans le semi-lunaire pour permettre la reconstruction de l’os. Le semi-lunaire peut être aussi protégé par une silicone en cas de forte altération de sa structure. D’autres techniques sont également utilisées par les spécialistes. Dans tous les cas, le travailleur victime de cette affection devrait arrêter l’utilisation des machines à outils percutants ou des outils à la main à percussion dès l’apparition de ces troubles ostéo-articulaires.