Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues au minerai de fer

Les travailleurs exposés d’une façon permanente à des métaux, à des composés métalliques dans le milieu professionnel bénéficient d’une prise en charge de la sécurité sociale en cas d’apparition de certaines maladies. Ainsi la pathologie respiratoire comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive causée par le minerai de fer est indemnisée par le régime social sous certaines conditions. Zoom sur cette prise en charge et le traitement de cette infection.

L’exposition dans le milieu professionnel au minerai de fer sous forme de fumées, de poussières ou de particules est source de l’apparition de la plupart des pathologies respiratoires aigües comme la broncho-pneumopathie chronique. En effet, même si le tabac est reconnu comme facteur provoquant 80 % de cette maladie, seulement 15 % des fumeurs chroniques portent cette pathologie. On comprend ainsi l’importance de l’exposition professionnelle dans la survenue de cette affection. Parmi les secteurs susceptibles de provoquer cette BPCO, on retrouve les industries de mine de charbon, de fer, ou de l’or. Les ouvriers qui travaillent dans les fonderies et les industries sidérurgiques et ceux dans le BTP peuvent également développer cette affection. Cela est dû aux poussières naturelles ou artificielles, aux vapeurs et fumées et à la silice pour les travailleurs dans le bâtiment et travaux publics. Les ouvriers des industries textiles exposés aux poussières végétales, les ouvriers de scieries, les agriculteurs dans les silos à grains ainsi que les ouvriers dans les usines producteurs de lait ne sont pas aussi épargnés.
La sécurité sociale propose une réparation financière pour le mineur de fer victime de cette maladie sous certaines conditions. Les détails de la prise en charge se trouvent dans le tableau n° 94 du régime général. Cette affection est indemnisée si elle entraîne un déficit respiratoire chronique de la victime. Les signes évocateurs sont la dyspnée, la toux, la sécrétion excessive de bronches, et un syndrome respiratoire de type obstructif. Celui-ci doit afficher une baisse d’au moins 30 % par rapport à la valeur moyenne théorique. On doit constater cette baisse lors de crises aiguës. Si ces symptômes sont associés, le régime général propose une prise en charge du traitement pendant 10 ans sous réserve que le travailleur a été exposé au minerai de fer pendant 10 ans. Les activités susceptibles de causer cette maladie sont les activités dans les mines de fer, le broyage de minerai de fer, ou le broyage exposé aux poussières ou aux fumées d’oxyde de fer. En guise de rappel, les minerais de fer comprennent la limonite, la hématite, la sidérite, la pyrite, la magnétite, la goethite, le silicate etc. Ces minerais sont utilisés pour extraire le fer qui est le deuxième métal le plus utilisé et ils sont très utilisés en sidérurgie.
Bon à savoir : le remboursement du traitement de BPCO du régime général est insuffisant d’autant plus que le traitement se fait sur le long terme. Les ouvriers qui travaillent dans les mines de fer et les travaux de concassage ont ainsi intérêt à souscrire à une complémentaire santé pour compléter la prise en charge de la sécurité sociale. L’avantage de la souscription à cette assurance santé complémentaire, c’est qu’elle permet à l’adhérent de choisir les postes de santé sur lesquels il souhaite une couverture plus performante. A titre d’exemple, l’hospitalisation, les actes de laboratoires et les consultations des spécialistes etc. Il est également conseillé de procéder à une comparaison des propositions des mutuelles en ligne avant de contracter cette assurance santé complémentaire.

Cette affection se traduit par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes. Au moins 3,5 millions de personnes sont victimes de cette pathologie en France. Et les études avancent qu’elle pourrait devenir la troisième cause de décès dû à une maladie dans le monde. Voici les symptômes qui accompagnent généralement cette affection pulmonaire qui est jusqu’à maintenant impossible à guérir définitivement. Le patient présente des signes d’essoufflement, d’expectorations et de toux. L’effet de l’inhalation des poussières nocives pendant des années affecte les bronches qui produisent plus de mucus que les bronches en bonne santé. L’humeur visqueuse sécrétée par les muqueuses doit être crachée par la toux. Les patients toussent plus souvent le matin. Ces symptômes ne sont pas très alarmants et quelquefois les patients ne consultent un médecin que lorsqu’il est tard pour le traitement. L’essoufflement est l’autre syndrome de la broncho-pneumopathie chronique. Le patient a du mal à respirer et présente des signes de dyspnées lors des efforts importants. Cette altération pourrait également toucher le transport de l’oxygène de l’air vers le sang. Cette affection pourrait entraîner d’autres complications comme l’insuffisance ou la maladie cardiaque, la défaillance de poumon ou la dépression. Cette maladie évolue insidieusement. Il est important de se rendre chez le médecin dès qu’on commence à tousser ou à manquer le souffle le matin. Les travailleurs âgés de plus de 40 ans devront également faire une consultation chez leur médecin traitant s’ils ont une dyspnée accompagnée des crachats.

Jusqu’à maintenant, cette affection ne peut pas être guérie définitivement. En revanche, si la personne atteinte consulte un médecin dans le début de la maladie, un traitement adapté pourrait freiner son évolution. Lors de la prise en charge, l’arrêt du tabac est à proscrire si la personne est fumeur. La consommation du tabac étant considérée comme le premier motif de l’apparition du BPCO. Le patient devrait aussi faire des exercices physiques pour améliorer son système immunitaire.
Le médecin préconise le traitement suivant pour diminuer l’aggravation des symptômes :

  • la prise de bronchodilatateurs : ce traitement permet d’améliorer la dilatation des broches et un meilleur apport en oxygène à la personne atteinte de cette maladie. En général, il est à prendre sur une courte durée mais si la maladie est à un stade évolué, le professionnel de santé pourrait prescrire un traitement sur une longue durée.
  • la kinésithérapie de la respiration : même si le massage semble ne rien à voir avec la maladie des bronches, elle pourrait soulager l’obstruction bronchique et améliorer le processus de transformation du sang veineux rouge sombre en sang des artères rouge vif tout en enrichissant en oxygène les tissus. La kinésithérapie pourrait également alléger les atteintes des muscles.
  • les antibiotiques : le recours à ces médicaments empêchant le développement de la multiplication des microbes pourrait améliorer l’état du patient. En cas d’une infection survenant chez un sujet déjà atteint par le BPCO, le médecin prescrit la prise des antibiotiques, par exemple lorsque les crachats ont l’aspect du pus.
  • l’oxygénothérapie : le médecin prescrit ce traitement dans le cas grave d’insuffisance de la respiration chronique. Ce traitement permet d’apporter de l’oxygène à l’organisme du malade par sonde nasale, via un masque au moins 15 h par jour. Ce qui améliore son survie.
  • l’éducation thérapeutique : cela concerne la gestion des exacerbations, l’arrêt de la consommation du tabac, le suivi d’un régime alimentaire adéquat, méthode de l’inhalation des médicaments etc.
  • le vaccin antigrippal : les personnes âgées et les travailleurs à risques devront faire ce vaccin pour éviter l’aggravation de la maladie en cas de faiblesse de capacité respiratoires due à la grippe. La vaccination antipneumococcique est également à préconiser si les symptômes sont devenus plus graves.