Mutuelle entreprise les maladies professionnelles dues aux amines aromatiques : tumeurs de la vessie

La tumeur de vessie est une pathologie résultant notamment de la consommation excessive de tabac ainsi que l’exposition à des rayonnements ionisants à dose élevée et à des substances chimiques comme les amines aromatiques. L’âge, l’origine ethnique, les prédispositions génétiques, l’alimentation sont également incriminés comme facteurs de risque. A noter que le régime social reconnaît au titre de maladie professionnelle les lésions cancéreuses de la vessie provoquées par la fabrication ou l’utilisation des amines aromatiques. Ce qui signifie qu’un salarié exposé aux risques physique et chimique de ce composant au cours de sa carrière professionnelle peut prétendre au remboursement des frais de soins de la sécurité sociale. Tour d’horizon sur cette pathologie, la prise en charge du régime social et les mesures adéquates pour avoir une meilleure protection santé.

Les amines aromatiques (AA) sont des corps chimiques utilisés dans les colorants, dans la synthèse des produits de pharmacie, et dans l’industrie de fabrication de plastique, de caoutchouc, de produits cosmétiques etc. La contamination se fait notamment par voie cutanée. Environ 5,4 % des cancers de vessie sont provoqués par l’exposition à ces contaminants. Sont notamment classés comme agents cancérogènes par le CIRC : le 4-amino biphényle dans l’industrie de caoutchouc, la benzidine, la ß-naphtylamine dans la fabrication des colorants et le MBOCA. Le CIRC considère également autres types d’AA comme le 4-chloro-otho-toluidine en tant qu’agent pouvant provoquer la tumeur maligne ou bénigne de la vessie. Cette dernière est une poche abdominale où s’accumule l’urine venant des uretères. La tumeur pourrait se développer dans la paroi vésicale au niveau de la muqueuse de la vessie ou dans les couches de tissus plus profondes, la musculeuse.
Outre le tabagisme qui est reconnu comme la principale cause du cancer de la vessie, l’exposition aux amines aromatiques est également considérée comme facteur de déclenchement de cette pathologie. Les hommes sont les plus touchés par les tumeurs vésicales, lesquels apparaissent le plus souvent entre 50 à 80 ans. Selon les estimations, 53 % des tumeurs malignes ou bénignes de la vessie sont attribuées à la consommation de tabac chez les hommes. Le taux d’apparition est moins élevé chez la gent féminine.

La sécurité sociale tient compte des lésions prolifératives causées par les amines aromatiques et leurs sels. Elle prend en charge le remboursement du traitement des lésions malignes ou bénignes de l’épithélium vésical si le patient a été exposé à ces composés nuisibles depuis 5 ans. Leur remboursement dure 30 ans. Les ouvriers travaillant dans la fabrication et la manipulation des AA comme le 4-aminobiphényle et sels, le 4,4’diaminobiphényle et sels, le 2-napthylamine et sels, le 2 chloroaniline et sels. Les ouvriers exposés à 2-méthylaniline et sels, à l’auramine, aux colorants provenant de la benzidine tels que le direct black 38, direct brown 95 etc. sont aussi concernés dans la prise en charge de la sécurité sociale. Il est conseillé de se référer au tableau n°15 ter RG pour les détails. Le diagnostic, l’examen anatomopathologique et les tests urinaires permettent d’identifier le stade de la maladie.
Bon à savoir : l’exposition professionnelle à ces substances nocives est incriminée dans 7% à 25 % de la survenue de ce type de tumeur. Le taux est plus élevé dans certains secteurs industriels. Une tumeur maligne qui produit de métastases est susceptible de causer la mort d’un patient si ce dernier ne reçoit pas de traitement adéquat. D’autant plus que le traitement de ce type de pathologie est assez onéreux et pourrait impacter sur le budget d’un foyer. L’adage dit, mieux vaut prévenir que guérir. Il est ainsi prudent de souscrire à une complémentaire santé pour tous ceux qui emploient ou manipulent ces produits dans leur cadre professionnel. La souscription à une mutuelle santé permet de compléter le remboursement de l’assurance-maladie dans ces traitements onéreux. Certaines mutuelles proposent un remboursement intéressant pour les postes de soins tels que l’hospitalisation, les opérations chirurgicales, les prèlevements de laboratoire etc. Notre conseil : mieux vaut choisir une parmi celles qui permettent à ses adhérents de se servir d’une carte tiers payant et qui commercialise des formules modulables. L’avantage du tiers payant, c’est qu’elle permet aux assurés de ne pas avancer de frais lors de certains soins de santé. Tandis que les options modulables aident le souscripteur à ajuster les garanties en fonction de ses besoins.
Afin de mieux ficeler son budget, la comparaison des diverses formules des mutuelles santé est aussi intéressante pour l’employé. Il existe des outils gratuits permettant de comparer les coûts de cette prestation comme celui présent sur notre site. La demande de devis est également gratuite et n’engage pas le demandeur. Dans le cas d’un assuré qui bénéficie déjà d’une couverture de mutuelle du groupe mais dont le remboursement de cette protection de santé n’est pas satisfaisant, il pourrait également opter pour une sur-complémentaire santé. Cette dernière peut proposer un remboursement optimal pour les postes spécifiques répondant à ses besoins.

Notons d’abord que depuis les restrictions sur l’utilisation de certaines de ces substances chimiques et la baisse de concentration d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les produits industriels, le nombre de cancers professionnels de vessie affichent une légère baisse. Mais le meilleur moyen de lutter contre l’apparition des tumeurs urothéliales – qui constituent 90% de ce type de cancer, c’est de faire un examen clinique tous les ans. L’examen comporte une analyse d’urine et un bilan médical. Cette précaution est nécessaire pour les personnes qui utilisent ces polluants chimiques dangereux. Il faut évidemment aussi arrêter ou réduire la consommation de cigarettes, car la survenue de cette pathologie est surtout à mettre sur le compte du tabagisme.
Les signes évocateurs d’une éventuelle tumeur de la vessie sont les suivants : l’émission du sang par les voies urinaires, l’irritation de la vessie suivie des brûlures et des infections urinaires. Ce dernier symptôme apparaît notamment chez les personnes plus âgées dû à la baisse de leur système immunitaire. Le diagnostic médical et les examens cliniques permettent d’identifier l’existence des cellules tumorales. Pour ce faire, le médecin traitant peut conseiller en premier lieu l’échographie de l’appareil urinaire. L’examen endoscopique de la vessie, permet quant à lui, d’avoir de précision sur le nombre, la taille et l’aspect de la tumeur. L’opération chirurgicale permet ensuite d’enlever la grosseur. Cette intervention se fait sous anesthésie. L’examen de l’anatomie de la pathologie du laborantin permet après ces traitements de préciser s’il s’agit d’une tumeur maligne ou bénigne. Le choix du traitement qui va s’ensuivre dépend du stade et de la topologie de la tumeur. S’il s’agit d’un cancer malin, le médecin peut conseiller la chimiothérapie ou la radiothérapie pour améliorer voire guérir définitivement dans certains cas le cancer. A souligner que l’ablation chirurgicale peut concerner l’utérus, les ovaires, et les trompes de Fallope chez les patientes souffrant de cette pathologie.

L’exposition aux amines aromatiques peut causer le cancer de vessie chez les personnes prédisposées à cette pathologie. Les mesures préventives comme la souscription à une mutuelle, l’analyse urinaire tous les ans, l’arrêt de la consommation de tabac permettent de prévenir le développement d’une tumeur vésicale. Cette préconisation s’adresse notamment aux ouvriers qui travaillent dans les secteurs industriels utilisant ces substances nocives.