Une complémentaire pour chaque profession

Les salariés dans les entreprises sont couverts par la mutuelle de groupe. Les agents dans la fonction territoriale et les agents de la fonction publique peuvent aussi adhérer auprès des organismes référencés ou des mutuelles labellisées. Cependant, qu’en est-il des autres profils comme les étudiants, les professions libérales, les auto-entrepreneurs, les retraités ? Dans ce guide, nous allons voir la complémentaire santé dédiée pour chaque profession/profil.

Les étudiants qui s’inscrivent au sein d’un établissement supérieur auront à s’affilier à la mutuelle étudiante LMDE ou le SMER ou l’une des complémentaires santés du réseau emeVIA. Cette affiliation n’est pas payante pour les étudiants âgés de 16 à 19 ans, mais pour ceux dont l’âge est compris entre 20 à 28 ans, ils devront payer 190 euros par an environ. Les boursiers n’auront pas à débourser de l’argent pour bénéficier de cette protection santé. A noter que les mutuelles étudiantes gèrent à la fois la sécurité sociale des étudiants (obligatoire) et leur complémentaire santé. Les étudiants peuvent toutefois ne pas souscrire à une mutuelle complémentaire santé. Cependant, il leur est conseillé de souscrire à une assurance santé complémentaire s’ils sont des besoins spécifiques. Tel est le cas, par exemple, d’un étudiant souffrant d’une maladie chronique ou ayant un enfant à charge. Des mutuelles pas chères peuvent leur offrir une garantie adéquate en fonction de leurs besoins.

Les femmes salariées, ou celles évoluant dans les professions libérales ou autres dépensent plus que les hommes en matière de dépenses de santé (gynécologue, accouchement, maternité, contraception, hospitalisation, etc.). Elles doivent ainsi choisir une assurance santé complémentaire à coût abordable qui offre des remboursements spécifiques selon leurs besoins. Pour trouver le contrat adapté, elles peuvent recourir au comparateur mutuelle pour dénicher la mutuelle qui offre la meilleure prise en charge et à tarif compétitif. Ne pas oubliez seulement de vérifier le délai de carence sur les dépenses santé de l’accouchement et la présence d’une prime maternité.

Les professions libérales doivent avoir une couverture santé satisfaisante car, en cas de maladie, ils pourront avoir du mal à s’acquitter de leurs charges professionnelles. Ils auront ainsi intérêt à souscrire un contrat éligible à la loi Madelin, de préférence avec un tiers payant et éventuellement des garanties d’assistance. Lors de l’adhésion à la mutuelle, cette catégorie de travailleur peut choisir les postes de soins qui l’intéressent pour une meilleure prise en charge. Cela peut concerner les soins généraux, l’hospitalisation, les soins dentaires, optiques ou auditives, la médecine douce, etc. Il est recommandé de passer par un comparateur. Cela permet de déterminer le rapport qualité/cotisation de chaque contrat.

Les jeunes actifs bénéficient d’une protection de la Sécurité sociale. Même si, en général, ils ne présentent pas d’importants problèmes de santé, la couverture est nécessaire car, ils peuvent faire une consultation chez le dentiste pour un détartrage ou d’autres soins dentaires. La souscription à une mutuelle offrant un tiers payant généralisé, un remboursement rapide et un accès client sur une application mobile pour le suivi du remboursement est un bon choix pour ces jeunes. Quant aux auto-entrepreneurs, ils doivent aussi souscrire à une assurance santé proposant une couverture sur-mesure avec un rapport qualité/optimal. La couverture doit aussi inclure le tiers payant et la possibilité d’ajouter d’autres garanties selon leurs besoins. N’hésitez pas à recourir à un comparateur pour trouver la complémentaire santé adaptée à votre profil et à vos besoins.

Les seniors et retraités ont besoin de garanties plus importantes que les assurés plus jeunes. Or, la cotisation dont ils doivent s’acquitter peut également être plus chère car, ils consomment plus en matière de dépenses santé. Ils devront ainsi revoir la liste de leurs soins santé avant de rechercher une assurance santé pas chère.

L’entrée en vigueur de la Loi ANI du 14 Juin 2013 marque la mise en place de la mutuelle d’entreprise obligatoire le 1er Janvier 2016, au niveau des entreprises privées. Ce type de protection sociale représente pour les salariés certains avantages non négligeables lesquels auraient pu les motiver à souscrire, et non à désister. D’abord, l’employeur est obligé, par la loi, de prendre en charge 50% des cotisations de la mutuelle. C’est d’abord le premier avantage constaté. En tout cas, la mutuelle d’entreprise représente certaines protections, respectivement pour les employeurs et les employés, comparée à la complémentaire santé individuelle, du point de prix à payer et aussi du point de vue administratif.

Spécifiquement pour les salariés, la mutuelle d’entreprise représente certaines garanties minimales selon la loi sur la sécurisation de l’emploi, c’est-à-dire des garanties obligatoires relatives au panier de soins minimal. Ce panier permet aux salariés de bénéficier du remboursement intégral du ticket modérateur, surtout pour les consultations prises en charge par la Sécurité sociale. Ce panier couvre aussi, dans certaine limite, les frais d’optique et les frais dentaires, et éventuellement le forfait journalier hospitalier.

En outre, le salarié est gagnant lorsque le Sécurité sociale et la mutuelle d’entreprise obligatoire se proposent d’exécuter le reste à charge zéro pour les frais les plus onéreux dont les postes de soins dentaires, optique et auditif. En sus, le contrat de mutuelle d’entreprise peut prévoir la prise en charge des ayants droit des salariés, avec le même montant de cotisation. Il y a aussi la portabilité des droits de mutuelle d’entreprise, au cas où le salarié doit quitter l’entreprise, sans avoir commis de grave faute professionnelle. Si le salarié part en retraite, il peut continuer à bénéficier la mutuelle d’entreprise, à ses propres frais de cotisation, mais la procédure administrative est facilitée autant que possible. Les avantages et les inconvénients sont vus et analysés selon les points de vus de chaque salarié car, tout dépend de la situation respective.