Solimut entreprise : complémentaire santé collective Énergie Pro

Solimut Mutuelle de France, mutuelle soumise au Livre II du Code de la mutualité et identifiée sous le SIREN 383 143 617, présente Énergie Pro comme son offre de complémentaire santé collective destinée aux employeurs et à leurs salariés. Le contrat prévoit plusieurs niveaux de garanties, un socle choisi dans le cadre de l’entreprise et des options facultatives permettant aux salariés de compléter leur couverture selon les conditions de l’offre. Les garanties concernent notamment l’hospitalisation, les spécialistes, l’optique, le dentaire et l’audition. L’analyse doit aussi intégrer les ayants droit, les services Medaviz et Écouter Voir, la convention collective et le financement réellement prévu par l’entreprise.

Énergie Pro est l’offre de complémentaire santé collective actuellement présentée par Solimut aux employeurs. Solimut Mutuelle de France est bien une mutuelle régie par le Code de la mutualité, et non une compagnie d’assurance ou un courtier. L’offre est utilisée sur les pages actuelles destinées aux TPE, PME, entreprises et groupes d’entreprises, sans qu’il soit nécessaire de créer sur ce site plusieurs fiches concurrentes pour ces publics.

L’employeur définit le socle collectif et le niveau de garanties retenu dans les limites prévues par le contrat. Le salarié peut ensuite, lorsque les modalités contractuelles le permettent, compléter certaines garanties avec des options facultatives. Solimut annonce actuellement l’absence de questionnaire médical pour Énergie Pro, ce qui ne dispense pas de vérifier les autres conditions d’adhésion. Santé et prévoyance doivent rester séparées : Énergie Pro rembourse des frais de santé, tandis qu’un contrat de prévoyance collective couvre, selon ses garanties, l’incapacité, l’invalidité ou le décès.

Énergie Pro comporte plusieurs niveaux de garanties, dont Solimut publie actuellement des exemples pour les niveaux 1, 3 et 4. La documentation commerciale accessible ne justifie pas, à elle seule, d’affirmer que la gamme se résume exactement à quatre niveaux ni d’inventer un niveau 2. Chaque montant doit donc être rattaché à la formule et au poste auxquels Solimut l’associe.

Les exemples publiés montrent une progression sur plusieurs prestations. Pour le niveau 1, Solimut affiche notamment 50 € par jour pour la chambre particulière, 360 € pour des lunettes avec verres très complexes, 180 % BRSS pour certains soins dentaires, 120 % BRSS pour les consultations de spécialistes et 200 € d’allocation naissance. Les niveaux 3 et 4 renforcent ces postes. La BRSS est la base de remboursement de la Sécurité sociale : un remboursement à 310 % ou 410 % BRSS ne correspond donc pas à 310 % ou 410 % du prix facturé.

Exemples publiés par Solimut Énergie Pro 1 Énergie Pro 3 Énergie Pro niveau 4
Chambre particulière 50 €/jour 100 €/jour 150 €/jour
Lunettes avec verres très complexes 360 € 600 € 700 €
Soins dentaires 180 % BRSS 310 % BRSS 410 % BRSS
Consultations de spécialistes 120 % BRSS 250 % BRSS 350 % BRSS
Allocation naissance 200 € 400 € 500 €

Pour l’hospitalisation, l’entreprise doit lire séparément les frais de séjour, le forfait journalier, les honoraires médicaux, la chambre particulière et les éventuelles prestations d’accompagnement. Les exemples actuellement publiés par Solimut permettent surtout d’observer l’évolution du forfait de chambre particulière : 50 € par jour en Énergie Pro 1, 100 € en Énergie Pro 3 et 150 € au niveau 4. Ces montants ne décrivent pas à eux seuls l’ensemble de la garantie hospitalisation.

La même prudence s’impose pour les spécialistes. Solimut affiche 120 % BRSS au niveau 1, 250 % BRSS au niveau 3 et 350 % BRSS au niveau 4 pour les consultations concernées. Ces pourcentages doivent être interprétés par rapport à la base de remboursement et aux conditions contractuelles, notamment lorsque des dépassements d’honoraires existent. L’employeur doit donc comparer le tableau complet du niveau proposé, et non extrapoler un maximum à l’ensemble des soins. L’indemnisation d’un arrêt de travail relève pour sa part de la prévoyance et non de la complémentaire santé Énergie Pro.

Énergie Pro étant présenté comme un contrat responsable, les assurés peuvent bénéficier du 100 % Santé pour les prestations éligibles aux paniers réglementés : équipements optiques de classe A, aides auditives de classe I, certaines prothèses dentaires ainsi que certaines prothèses capillaires depuis le 1er janvier 2026. Ce dispositif ne signifie pas que toutes les lunettes, toutes les prothèses dentaires, toutes les aides auditives ou toutes les prothèses capillaires sont intégralement remboursées. Par ailleurs, depuis le 1er décembre 2025, les fauteuils roulants et autres VPH éligibles inscrits à la LPP bénéficient d’une prise en charge intégrale par l’Assurance Maladie. Cette réforme spécifique doit être distinguée du dispositif 100 % Santé et des garanties commerciales propres à Énergie Pro.

Le niveau choisi reste déterminant lorsque le salarié sélectionne des équipements ou soins à tarifs libres. Solimut affiche, pour des lunettes avec verres très complexes, 360 € en Énergie Pro 1, 600 € en Énergie Pro 3 et 700 € au niveau 4. Il s’agit d’un exemple d’équipement précis, pas d’un forfait applicable à toutes les lunettes. En dentaire, les exemples publiés progressent de 180 % BRSS à 310 % puis 410 % BRSS selon ces niveaux. Pour distinguer BRSS, forfaits, plafonds et paniers réglementés, consultez les remboursements optiques et dentaires.

Solimut présente Énergie Pro comme une couverture collective pouvant être complétée par des options choisies par les salariés. Il faut distinguer ces renforts du socle obligatoire défini par l’employeur. Une option facultative n’est pas automatiquement financée par l’entreprise et ne doit pas être intégrée à la règle de participation patronale minimale de 50 % comme si elle faisait nécessairement partie de la couverture obligatoire.

Le salarié doit vérifier les garanties supplémentaires proposées, leur coût, leur date d’effet et leur articulation avec le niveau collectif. Les options peuvent permettre de renforcer certains postes, mais leur contenu ne doit pas être supposé identique pour toutes les entreprises ou tous les niveaux. L’objectif n’est donc pas de qualifier Énergie Pro de « sur mesure » au sens absolu : la personnalisation reste celle autorisée par le contrat. Les garanties peuvent être sélectionnées en fonction des attentes collectives, du contexte de branche et du niveau de couverture recherché, sans établir de cartographie médicale individuelle des salariés.

La couverture du conjoint et des enfants doit être examinée séparément de l’adhésion obligatoire du salarié. Solimut annonce actuellement la possibilité d’intégrer des ayants droit à Énergie Pro selon les conditions du contrat. Pour les enfants qui poursuivent leurs études, la couverture peut se prolonger jusqu’à leur 26e année sous les conditions prévues par l’offre.

Solimut met également en avant une exonération de cotisation à partir du troisième enfant et pour les suivants. Il s’agit d’une disposition commerciale ou contractuelle de l’offre, et non d’une règle légale applicable à toutes les complémentaires collectives. La documentation actuelle mentionne par ailleurs une allocation en cas de naissance ou d’adoption, dont le montant dépend du niveau : les exemples publiés sont de 200 € en Énergie Pro 1, 400 € en Énergie Pro 3 et 500 € au niveau 4. L’employeur doit vérifier les règles d’affiliation familiale et le financement prévu pour chaque catégorie d’ayant droit.

Solimut propose actuellement une téléconsultation médicale via son partenaire Medaviz. Le service est annoncé 24 h/24 et 7 j/7, sans rendez-vous, auprès de médecins généralistes ou de spécialistes, sans carte Vitale ni carte bancaire, dans les conditions prévues. La consultation est réalisée par Medaviz : il ne faut donc pas présenter Solimut comme le prestataire médical de la téléconsultation.

Solimut mentionne aussi un partenariat avec Écouter Voir, notamment en optique et en audition, avec des remboursements supplémentaires annoncés selon les garanties et conditions applicables. Le recours à ce réseau ne garantit pas à lui seul l’absence de reste à charge. Côté employeur, l’extranet donne accès à un tableau de bord, aux contrats, notifications, bulletins d’adhésion et différents documents utiles au suivi. Un interlocuteur unique est également annoncé pour le contrat. Ces outils facilitent la gestion mais ne signifient ni que toutes les opérations RH sont automatisées ni qu’un conseil juridique complet est garanti.

Solimut permet aux employeurs de rechercher une offre à partir de leur convention collective. Cette fonctionnalité est utile pour identifier les solutions commerciales correspondant au secteur, mais elle ne permet pas d’affirmer qu’Énergie Pro est automatiquement conforme à toutes les conventions collectives. L’entreprise doit vérifier les textes qui lui sont réellement applicables.

Avant la mise en place, l’employeur doit notamment identifier la convention collective et les accords de branche, les éventuelles catégories objectives de salariés, les garanties minimales, la participation patronale, les cas de dispense et l’acte fondateur du régime. Le contrat doit ensuite être paramétré en conséquence. La procédure peut résulter d’un accord collectif, d’un référendum ou d’une décision unilatérale selon le contexte. Le dossier sur la procédure de mise en place d’une complémentaire santé collective détaille ces étapes. Pour le cadre général, consultez également les obligations de la complémentaire santé d’entreprise. L’interlocuteur Solimut peut accompagner la mise en place commerciale sans se substituer à l’analyse juridique de l’employeur.

Le tarif d’Énergie Pro est à examiner sur devis. Le coût peut varier notamment selon le niveau de garanties, l’effectif, la localisation, la convention collective, la structure du contrat et la population couverte. L’employeur doit comparer le coût global au contenu réellement prévu et distinguer sa contribution, la part restant au salarié et les éventuelles options individuelles.

Dans le secteur privé, l’employeur finance au moins 50 % de la cotisation correspondant à la couverture collective obligatoire, sauf dispositions plus favorables. Cette règle ne signifie pas qu’il doit financer dans la même proportion toutes les options facultatives ni nécessairement la totalité de la couverture du conjoint ou des enfants. Les contributions patronales peuvent bénéficier du régime social et fiscal applicable lorsque le contrat et le régime remplissent les conditions légales, dans les limites prévues par la réglementation. Cet effet découle du cadre juridique du régime collectif et non du seul choix de Solimut. Le dossier sur les coûts et garanties des mutuelles d’entreprise permet de structurer cette comparaison.

Avant de retenir Énergie Pro, l’employeur doit vérifier le niveau de garanties réellement proposé et le rapprocher de sa convention collective, de son budget et du régime qu’il souhaite mettre en place. Les postes d’hospitalisation, consultations de spécialistes, optique, dentaire et audition doivent être lus ligne par ligne, sans transformer les maxima publiés par Solimut en garanties universelles.

Il faut ensuite examiner les options facultatives, les règles concernant le conjoint et les enfants, l’allocation naissance ou adoption, les conditions de Medaviz et d’Écouter Voir ainsi que les fonctionnalités de l’extranet employeur. Les exclusions, plafonds et modalités d’affiliation restent également déterminants. Solimut annonce actuellement l’absence de questionnaire médical pour Énergie Pro, mais cela ne signifie pas qu’aucune autre règle d’adhésion ne s’applique. Enfin, l’employeur doit comparer le coût aux garanties et services réellement prévus. Le devis, le tableau de garanties, la notice et les documents du régime constituent les références avant toute souscription.