Meilleure façon pour les chefs d’entreprise de négocier les contrats d’assurance

Le chef d’entreprise doit s’impliquer dans les négociations des contrats d’assurance afin d’être sûr de profiter de meilleures conditions possible. Toutefois, les tractations peuvent s’avérer difficiles sans appliquer les bonnes pratiques. Il faut savoir qu’en entreprise, même si la législation ne statue que très peu dans ce domaine, il est essentiel de souscrire à une ou plusieurs assurances. Ces dernières permettent de protéger le patrimoine professionnel, de prévoir les risques éventuels et surtout de préserver l’entreprise.

La négociation des contrats d’assurance vise principalement deux objectifs. En premier lieu, elle permet d’adapter les couvertures en fonction des besoins et des activités de l’entreprise. Il s’agit de déterminer la nature des assurances à contracter. Dans le cadre d’une renégociation, il faut prendre en compte l’évolution de l’activité de l’entreprise. Ainsi, les discussions sont menées afin d’ajuster l’étendue de la couverture ainsi que le niveau de garanties. Dans une renégociation de contrats d’assurance, il est donc possible d’ajouter des options complémentaires ou d’en supprimer.

En second lieu, la négociation de couvertures constitue un moyen pour bénéficier des cotisations moins chères. Ainsi, il est important, avant d’engager les discussions, de bien analyser les besoins en assurance. Une autre méthode consiste à mettre en concurrence différents assureurs. La négociation des contrats d’assurance est donc utile afin de réaliser des économies, quelquefois importantes.

Il existe quelques instructions à suivre pour que les chefs d’entreprise puissent mener à bien leur négociation de contrats d’assurance auprès des assureurs. Pour commencer, il est recommandé de parfaitement rédiger le cahier de charges de la société. Cette étape cruciale est à faire avant le choix d’une couverture professionnelle. Un cahier de charges bien compléter permet de fixer l’étendue de l’assurance et le degré de garantie nécessaire. Dans ce document, il faut être attentif aux éléments qui pourraient affecter la santé financière et la continuité de l’activité de l’entreprise.

Il est suggéré ensuite de mettre en place une franchise. Cette dernière se négocie cas par cas, dont son montant s’obtient selon le degré du risque et le chiffre d’affaires de l’entreprise. Une exonération assez élevée permet notamment de bénéficier d’une diminution des cotisations et des frais de gestion. Durant les négociations, il est en outre déconseillé de dépasser les limites de garantie, même si ce dépassement est faisable avant de baisser le coût des participations. Un plafonnement élevé des sûretés constitue un risque dans le cas où l’entreprise ne parvient pas à se relever à la suite d’un sinistre.

Enfin, il est conseillé au chef d’entreprise d’effectuer régulièrement un bilan avec l’organisme assureur ou son courtier. En effet, au fil du temps, la société évolue, ainsi une vérification s’impose afin de savoir si la souscription à une telle ou telle assurance convient toujours à la société. Après l’inventaire, il est donc possible que certaines couvertures soient supprimées ou modifiées ; ou que d’autres options soient ajoutées.

Il existe d’autres façons de bien négocier les contrats d’assurance. Il s’agit de passer par un intermédiaire. Ce dernier est de deux sortes, à savoir : l’agent général d’assurance ou le courtier. Le premier travaille en principe pour une compagnie et représente cette dernière dans une région déterminée. L’agent général a pour tâche de conseiller leurs clients, mais aussi de gérer les contrats. Le second est par contre un indépendant qui agit au nom de sa clientèle. Le courtier mutuelle offre aussi des conseils , mais surtout négocie à la place de son client les contrats auprès des sociétés d’assurances.

Pour trouver et négocier ses contrats d’assurance, autres que de passer par un intermédiaire, le chef d’entreprise peut les effectuer via internet ou en contactant directement l’assureur. Ces deux dernières options possèdent leurs propres particularités.

Pour la sélection d’un contrat d’assurance sur internet, le chef d’entreprise doit déterminer les couvertures qu’il souhaite souscrire. Puis à l’aide des sites comparateurs en ligne, il peut réaliser une brève étude du marché et faire jouer la concurrence. Après qu’il ait trouvé deux ou trois assureurs qui proposent de meilleures offres, il doit les appeler. Cet appel permet d’avoir l’explication en détail des risques couverts, du montant de la franchise, du plafond de la garantie, du délai de carence et d’autres informations concernant la police d’assurance.

Pour le chef d’entreprise qui choisit de contacter directement l’organisme assureur, la démarche est un peu plus longue. Avant tout, il doit sélectionner les compagnies dont il désire y souscrire les assurances. Il faut savoir que lorsque les enjeux ou les risques sont importants, la nécessité d’une évaluation précise du niveau de garantie ainsi que les cotisations adaptées est capitale. Ainsi, la conclusion définitive des contrats d’assurance prend logiquement du temps. Au cours des négociations, avant la signature des offres, les parties concernées vont ensemble analyser les risques, les garanties et les coûts des couvertures. Pendant la tractation, l’assureur soumet généralement au chef d’entreprise une proposition d’assurance sous la forme de questionnaire que ce dernier doit remplir. Ce remplissage n’engage pas encore les deux parties. De ce fait, le chef d’entreprise peut toujours se rétracter. C’est une fois qu’il a signé la proposition que le contrat prend effet.

Pour mener à bien la négociation des contrats d’assurance, il est important de connaître les types d’assurances existants. Parmi les plus fréquentes, il existe notamment sept grandes catégories de couvertures, à savoir :

L’assurance de la responsabilité civile professionnelle
Ce type de couverture, même si facultative, est indispensable à toutes entreprises. Cette assurance couvre tous les dommages matériels, immatériels et corporels subits par des tiers à cause du chef d’entreprise, de ses employés, de ses locaux ou de ses machines durant l’exercice de leurs activités ou après la livraison de produits défaillants.

L’assurance des biens
Cette couverture constitue aussi un incontournable, même si sa souscription n’est pas obligatoire. Elle couvre les risques potentiels extérieurs comme l’inondation, l’incendie et le vol sur les matériels ou encore les stocks.

L’assurance du risque environnemental
Ce type de couverture est essentiel pour les entreprises dont les activités peuvent mettre en péril l’environnement. Le chef d’entreprise doit réparer les préjudices, causés par sa société, tels que la pollution de l’aire, des sols, de l’eau, etc. L’assurance responsabilité décennale. Cette couverture est obligatoire pour les professionnels du BTP. Cette assurance couvre les dégâts constatés dans les dix ans suivant la fin des travaux. Elle s’applique notamment sur divers types de dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou engendrent de graves nuisances. Il s’agit d’infiltration d’eau dans la toiture, de mauvaise étanchéité ou encore d’effondrement d’un balcon.

L’assurance des pertes d’exploitation
Elle n’est pas obligatoire, mais constitue un grand secours en cas de sinistre qui empêche la poursuite des activités de l’entreprise. Cette couverture prend en charge les frais fixes de la société comme les salaires des employés ou encore les remboursements des intérêts d’emprunt. Elle couvre également les dépenses supplémentaires provoquées par la recherche de solutions telles que le recours à des sous-traitants, la location de bureaux, etc. L’assurance des risques informatiques. Elle est requise pour les entreprises qui utilisent de nombreuses données informatiques. Elle couvre donc les ordinateurs ou encore les frais de réparations en cas de pertes ou de dommages.

L’assurance des véhicules
Elle couvre les préjudices causés par les moyens de transport utilisés durant l’exercice de l’activité de la société. Elle prend en charge également les dommages liés aux véhicules et aux extensions éventuelles pour les marchandises transportées.