Liste des meilleures mutuelles santé artisan – 8

Artisan tapissier d’ameublement, conducteur de taxi, esthéticienne, dépanneur en électroménager et bien d’autres encore – les métiers classés dans le secteur artisanal sont nombreux. La plupart des personnes qui exercent une activité dans le cadre libéral sont rattachées à la SSI. Malgré cette affiliation, la couverture santé du régime obligatoire est insuffisante. Il est ainsi avantageux pour les artisans de souscrire à une complémentaire santé afin de compléter la prise en charge de la SSI. Les garanties proposées par la mutuelle pourraient être utiles à l’artisan en cas d’hospitalisation ou de soins nécessitant des frais et traitements médicaux suite à l’exercice de son métier… Les garanties de certaines formules de mutuelles s’étendent également sur la prise en charge en cas de capacité réduite de travail, de baisse temporaire d’activité ou d’arrêt de travail. Voici la liste des métiers artisanaux qui nécessitent une couverture mutuelle.

Le tapissier s’occupe de la restauration ou de la conception de sièges, de fauteuils, de canapés, de salon, de banquettes et de literie. Comme n’importe quel artisan, quand un client le contacte, il établit un devis avant de prendre en main la commande. S’il aurait à restaurer un mobilier, par exemple, il démonte d’abord le meuble en question avant de retirer son ancien garnissage et de prendre les mesures. Il achète ensuite les matières premières, puis il fait les coupes, les assemblages, la couture et fait l’habillage en prenant soin de conserver le style du canapé ou du fauteuil (les clous, les passementeries, etc.). Le travail requiert une technique parfaite de la couture, de la précision et du rigueur. La connaissance dans le domaine de l’ameublement (style de recouvrement, tissus d’origine, la technique du bon rembourrage) est également indispensable. Outre ces qualités essentielles, le métier de tapissier exige aussi un bon relationnel pour une bonne communication avec les clients, de la dextérité, un sens artistique et du goût pour assembler couleurs et matières. Cet artisan peut travailler à la main ou à la machine. A partir du CAP, il est possible de devenir tapissier ameublement en décor ou en sièges. Le bac professionnel artisanat et métier d’art option tapissier d’ameublement, le BP ameublement tapisserie et décoration permettent également d’approfondir les techniques du métier. Ce travail manuel requiert une certaine résistance physique. Les problèmes dorso-lombaires, la fatigue visuelle, le stress, les tendinopathies des coudes et poignets, les plaies causées par l’usage de la machine sont parmi les contraintes du métier. La souscription à une bonne mutuelle permet de couvrir les dépenses santé de l’artisan.

Ce métier est parfait pour ceux qui aiment réaliser la décoration textile. Ce professionnel conçoit la décoration des fenêtres avec les rideaux, les voilages. Il peut également être amené à réaliser des housses, des coussins, des dessus-de-lit, d’abat-jour jusqu’à la pose de revêtement du sol et des plafonds ou des murs (tapis, moquettes…). En qualité de tapissier, cet artisan pourrait également s’occuper du garnissage de meubles. Le travail peut se faire à la main ou avec l’appui d’une machine à coudre. La connaissance des techniques particulières du métier et des matériaux nécessaires à son ouvrage ainsi que le sens de l’esthétique sont indispensables pour exceller en tant que tapissier décorateur. Cette profession est ouverte au détenteur d’un CAP rentrayeur – option tapisseries, une MC textile décors permanents et éphémères, un BP ameublement, décoration ou un DMA de l’habitat option décors et mobiliers etc. Les contraintes du métier sont les risques de rachialgie (dus au transport ou à la pose de moquettes…), la fatigue des yeux quand il aurait à coudre un tissu éblouissant, les dermites allergiques provoqués par l’usage de colle, des cuirs, des laines, etc. Il est conseillé à l’artisan tapissier décorateur de compléter la prise en charge du régime obligatoire avec une mutuelle qui propose des garanties couvrant ces risques mentionnés.

A la différence des autres artisans, ce professionnel ne travaille que rarement à son propre compte. D’habitude, l’esthéticienne alloue ses prestations au sein d’un institut de beauté ou d’un centre de thalassothérapie. La clientèle a recours à ses soins pour faire l’épilation des différentes parties de leurs corps, pour le traitement et les soins de leur peau (masque, nettoyage, gommage, peeling…). L’esthéticienne s’occupe également du maquillage, le modelage du corps ou les massages tonifiants. Outre ces différentes missions, l’artisan esthéticienne prodigue également des conseils de beauté à ses clients et explique à ces derniers les effets néfastes ou bénéfiques de tel ou tel produit de beauté. Le bon sens relationnel, le sens du tact et une bonne présentation sont requis dans l’exercice de ce métier. L’esthéticienne doit également être précise, aimable, douce et habile de ses mains. En effet, un produit non adapté ou mal dosé pourrait causer des effets dangereux pour ses clients. La connaissance de l’anatomie s’avère également nécessaire. Enfin, pour pouvoir convaincre ces derniers à d’acheter les cosmétiques que l’institut vend, elle doit aussi se montrer convaincante. Un CAP esthétique, cosmétique, parfumerie permet de débuter dans ce métier. Le BP esthétique, cosmétique, parfumerie ou le Bac Pro esthétique, cosmétique, parfumerie permettent aussi de compléter la formation. Les contraintes du métier sont les fatigues des jambes et les troubles veineuses à cause de la station debout, les troubles musculaires et de squelettes dus à des gestes répétitifs, les risques de brûlures, de plaies, des problèmes cutanés et enfin le stress causé par les clientes difficiles et agressives. Pour bénéficier d’un meilleur remboursement des dépenses santé en cas de maladies ou d’hospitalisation, la souscription à une mutuelle qui propose des garanties répondant à son profil est conseillée pour une esthéticienne.

Le réparateur d’appareils électroménagers établit le diagnostic des appareils ménagers (machines à laver, lave-linge, réfrigérateur…)de ses clients. Il localise la pièce défaillante, la remplace puis fait les travaux de reconfiguration de l’appareil afin de garantir son bon fonctionnement. Il fait également le contrôle régulier des différents appareils éléctroménagers de ses clients afin d’éviter les éventuelles pannes. La débrouillardise, la réactivité, la dextérité manuelle, la connaissance en électronique, en mécanique et éventuellement en mécanique sont requises dans ce métier polyvalent. Le bon contact avec le client et la grande disponibilité sont également des atouts pour réussir dans ce métier. Si la panne est grave, il fait d’abord un devis avant de procéder à la réparation du matériel dans son atelier. Ses contrats de maintenance s’adressent à tout type de client, incluant les particuliers, jusqu’aux collectivités (hôpitaux, cantines, restaurants, entreprises, établissements scolaires…). Le certificat technique des métiers IDAVE et le bac pro systèmes électroniques numériques permettent d’accéder à cette profession. Cet artisan peut exercer à titre libéral ou travailler au sein d’une entreprise ou de SAS d’un fabricant d’électroménager. Il a aussi besoin d’une complémentaire santé afin qu’il puisse percevoir une meilleure prise en charge de ses éventuels problèmes ostéo-articulaires, de lumbago et de l’intoxication ou des affections dues aux odeurs des résidus dégagés par les appareils défectueux.

L’agent de maintenance en chauffage et climatisation entreprend l’installation des chauffages, de leurs pannes et de leur réparation. Il effectue la mise en fonctionnement et la maintenance des appareils de chauffage et de climatisation et réalise, si besoin est, la mise en arrêt de l’appareil défectueux. Ce professionnel conseille également son client sur les solutions permettant d’améliorer le rendement de ses installations. Il travaille souvent au sein d’une entreprise de service de maintenance, mais quand un client a besoin de services, il travaille seul sur le site. La disponibilité, l’expertise, l’efficacité, la capacité d’adaptation, la connaissance des nombreux systèmes de chauffage, le sens du contact, le respect de normes en vigueur sont utiles pour exceller dans le domaine. Les jeunes diplômés détenteurs d’un Bac pro technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques ou d’un bac pro technicien en installation de systèmes peuvent débuter dans ce métier. La manutention des charges lourdes, les troubles des articulations et des os dus aux postures de travail peu confortables, les maladies causés par la manipulation de produits chimiques (risque de cancer, atteinte des voies respiratoires, intoxication sont les contraintes de ce métier plutôt bien payant. L’adhésion à une complémentaire santé permet à cet artisan de bénéficier d’une couverture satisfaisante des postes de soins préventifs à son métier (l’ostéopathie, la médecine douce, la kinésithérapie, etc.).

Ce professionnel se spécialise dans la pose de cloisons, de plafonds et de plancher dans les logements individuels ou dans les habitats collectifs. Il peut agencer également les cuisines, les salles de bain ou toute autre pièce dans le logis de son client. Si ce dernier est un commerçant, l’artisan serait amené à installer les meubles dans la boutique (comme le stand, le comptoir, etc.). Dans l’exercice de son métier, il échange d’abord avec son client afin de définir l’attente de ce dernier. Puis, il fait une analyse technique du site et prend les dimensions requises pour la réalisation du plan d’aménagement. Il présente par la suite le projet et le devis au client. Après, il procède à la commande des matériaux utiles pour mener à bien sa mission. La minutie, l’habileté, le sens artistique, le sens de l’écoute, la passion pour l’innovation, la connaissance en menuiserie, en plomberie, en électricité sont autant de qualités nécessaires pour un agenceur. A cela s’ajoutent la bonne connaissance des techniques de représentation (dessin géométrique…) et des logiciels de dessins (Autocad…). Les futurs agenceurs peuvent se former avec un niveau minimum de CAP menuisier installateur. Puis, ils peuvent continuer avec un bac pro technicien menuisier agenceur ou équivalent. Les risques du métier sont entre autres les blessures ou les plaies, les affections des voies respiratoires causées par l’inhalation des différents matériaux. Comme le régime obligatoire ne rembourse qu’une partie des dépenses santé d’un artisan, l’adhésion à une mutuelle santé s’avère avantageuse pour cette catégorie de travailleur.

Cet artisan peut exercer son métier à domicile, dans un camion mobile ou dans un local. Ses missions principales s’articulent autour du toilettage, de la tonte ou de la coupe du chien mais aussi du chat, du furet, etc. Pour ce faire, il utilise des shampoings, des peignes, des ciseaux pour couper les poils de l’animal ainsi que des tondeuses. Après le nettoyage des oreilles et des coussinets, il procède au séchage des poils. Il lui arrive également de couper les griffes et d’appliquer des antiparasites. Outre ces missions, le toiletteur d’animaux pourrait également mettre en vente divers articles canins (friandises, vêtements, produits de soins de l’animal etc.). La connaissance de différentes races de chien, leur morphologie et leur caractère, le respect des règles d’hygiène, la maîtrise des techniques de coupe, la patience, le sens de l’esthétique sont nécessaires pour ceux qui veulent exercer ce métier. Une bonne résistance physique et nerveuse est également nécessaire car le travail est assez pénible surtout si on a affaire avec des animaux de compagnie peu coopératifs. Par ailleurs, le métier pourrait causer entre autres des problèmes d’allergie aux poils ou aux produits utilisés pour le toilettage, des troubles veineux (car ce professionnel aurait à se tenir debout toute la journée). Il est préférable de souscrire à une assurance santé complémentaire qui vient en complément du régime obligatoire afin de bénéficier d’un meilleur remboursement pour ses soins spécifiques.

Ce vieux métier tourne autour de la fabrication ou de la réparation de fût de vins. A cet effet, ce professionnel commence par choisir les merrains nécessaires à la fabrication du tonneau. Puis, il les sèche à l’air libre pendant plus de de deux ans. C’est après seulement qu’il fait des douelles avec ces pièces dont il assemble avec des cercles de travail. Il fait ensuite passer le tonneau en salle de chauffe pendant 2 heures. Une technique qui facilite la jointure par cintrage des bois. Enfin, le tonnelier rogne le fond et fait le trou de bonde avant de procéder à la vérification de l’étanchéité, le polissage et le cerclage du fût. Outre la fabrication du tonneau, le tonnelier se charge également de la création des arômes particuliers et de la décoration de la barrique. Cet artisan travaille ainsi en collaboration avec des vignerons et des œnologues. Le CAP tonnellerie permet d’accéder à ce métier ancestral. Le bac pro technicien constructeur de bois ou le bac pro technicien fabrication de bois et matériaux associés constitue sont de bonnes orientations pour y parvenir. Le travail artisanal exige de la robustesse, de la patience, de la minutie, une grande maîtrise de la technique (repérage de bons craquements de bois, choix de la bonne température dans la salle de chauffe, etc. Le travail pénible au sein d’une atmosphère bruyante requiert une bonne résistance physique. Il est conseillé au tonnelier d’adhérer à une mutuelle santé afin de compléter le remboursement de la SSI.

Cet artisan joue un grand rôle dans la réussite d’une réception. En général, il travaille à la commande et agence l’ensemble du service le jour J (planification de l’évènement, organisation des services annexes comme le matériel d’animation, production des mets, gestion de la réception, organisation de l’équipe, etc.). L’artisan traiteur confectionne également des plats prêts à emporter. La maîtrise de la gastronomie, le sens des relations humaines, la bonne organisation, la grande disponibilité, le sens de l’imagination, la bonne résistance physique et nerveuse sont utiles à pour ceux qui veulent s’orienter vers ce métier. Le CAP cuisine et le CAP-charcutier traiteur sont les diplômes requis pour exercer ce métier. Les risques de coupure par l’utilisation des couteaux ou des trancheuses à jambon), les risques de brûlures avec la rôtissoire ou les fours, les risques d’incendie avec la fuite de gaz ou l’huile qui s’enflamme, la fatigue des jambes avec la station debout toute la journée doivent être considérés avant de se lancer. Il serait toutefois judicieux pour ce professionnel d’adhérer à une couverture mutuelle afin de percevoir un remboursement plus satisfaisant de ses dépenses santé en cas d’accidents de travail.

Ce travailleur indépendant conduit sa voiture ou son minivan et mène son client là où il souhaite aller. Ce professionnel est libre d’organiser ses journées comme bon lui semble, mais ses heures de conduite ne doivent pas dépasser les 10 h par jour. Ses passagers sont limités également à 9 personnes au maximum. Pendant l’exercice de son métier, il reçoit des appels téléphoniques des clients et se rend au point de rendez-vous indiqué par ce dernier. Puis, il aide le client si nécessaire à faire entrer ses bagages dans la voiture et enfin il facture sa course. En dehors de ces tâches, il incombe au chauffeur de taxi de s’assurer de l’entretien technique et du nettoyage du véhicule qu’il conduit. Le permis B donne accès à ce métier. La courtoisie, l’aisance relationnelle, la présentation soignée, la bonne condition physique sont les qualités requises. Les problèmes cardio-vasculaires, les situations périlleuses (passagers ivres…), les horaires atypiques, les accidents de la route, les contraintes posturales dus à la position assise pendant de nombreuses heures sont les risques du métier. Une couverture mutuelle s’avère ainsi indispensable pour bénéficier d’une meilleure prise en charge de ses dépenses santé en cas d’accidents, de maladies graves, d’hospitalisation, etc.

L’artisan est maître de sa réussite et de la pérennité de son entreprise individuelle, en sa qualité de travailleurs non-salarié. Selon les conjonctures, sociale ou économique ou politique ou sanitaire, le revenu de l’artisan fluctue et n’est pas toujours régulier. Il peut arriver un moment ou des moments qu’une dépense de santé s’impose au risque d’impacter la situation financière, surtout que l’artisan n’est pas correctement couvert par une complémentaire santé et de prévoyance. Étant donné que la SSI ou Sécurité Social des Indépendants ne peut pas prendre en charge intégralement les frais de soins. Pour que la couverture santé soit satisfaisante, il faut que l’artisan sache choisir sa mutuelle santé artisan, c’est-à-dire maîtriser les critères de choix.

En effet, les critères à prendre en compte lors d’un choix de la mutuelle artisan sont les garanties, le tiers payant, la prise en charge des bénéficiaires, les formules complémentaires.

Le critère le plus important est la garantie. Une bonne mutuelle pour les artisans propose en effet des garanties modulables pour chaque membre du foyer de l’artisan afin de pouvoir souscrire la formule la plus appropriée aux besoins de chaque membre. Par hypothèse, les ayants droit de l’artisan sont souscrits à la même mutuelle que lui-même. Il est très important de prioriser les postes de soins les plus indispensables, le cas échéant il faut privilégier un taux de remboursement élevé en matière d’optique, de dentaire et d’hospitalisation.

Concernant le tiers payant : le dispositif est nécessaire car avancer de l’argent lors des soins d’urgence peut être dur pour un artisan avec un budget serré. Outre la prise en charge des ayants droit, c’est-à-dire le conjoint et les enfants de l’artisan, il est également important comme critère les formules complémentaires, entre autre une garantie de chômage, un contrat de prévoyance, etc.