Vaccin contre la grippe 2026-2027 : quand se faire vacciner après 65 ans ?

La vaccination contre la grippe est recommandée chaque année aux personnes âgées de 65 ans et plus. En France métropolitaine, la campagne 2026-2027 a commencé le 13 octobre 2026. Elle vise à réduire le risque de grippe et de complications, particulièrement chez les personnes présentant des maladies chroniques ou une fragilité importante.

Pour les seniors éligibles, le vaccin est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Le remboursement de l’injection obéit à des règles distinctes. La vaccination peut être réalisée notamment en pharmacie, chez un médecin ou par un infirmier habilité. Environ deux semaines sont nécessaires pour développer une protection.

Les démarches de vaccination ne dépendent pas du choix d’une complémentaire santé. Le classement des mutuelles seniors permet de comparer différentes offres et leurs garanties. Ces garanties peuvent intervenir sur certains frais de santé, mais ne remplacent pas les remboursements réglementaires du vaccin antigrippal.

La vaccination saisonnière contre la grippe est recommandée à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus, même lorsqu’elles ne présentent pas de maladie chronique connue.

Elle concerne également certaines personnes plus jeunes ayant un risque accru de complications, selon les indications du calendrier vaccinal officiel.

Le vieillissement du système immunitaire, appelé immunosénescence, correspond à un processus progressif dont les effets varient selon les individus. Il ne signifie pas que les défenses immunitaires diminuent brutalement chaque automne.

Avec l’âge, certaines réponses immunitaires peuvent devenir moins efficaces. Les maladies associées, les traitements et l’état général influencent également la vulnérabilité aux infections.

Quels profils sont particulièrement concernés ?

Les recommandations accordent une attention particulière :

  • aux personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • aux personnes atteintes de certaines maladies respiratoires chroniques ;
  • aux patients présentant une insuffisance cardiaque ou certaines autres maladies cardiovasculaires ;
  • aux personnes atteintes de diabète ou de certaines maladies rénales ;
  • aux personnes immunodéprimées ;
  • aux résidents des établissements pour personnes âgées ;
  • aux autres personnes éligibles selon leur état de santé et les recommandations officielles.

Les maladies respiratoires comme la bronchite chronique et BPCO peuvent augmenter le risque de complications lors d’une infection grippale. Leur prise en charge habituelle doit être poursuivie conformément aux prescriptions médicales.

Les personnes vivant en EHPAD peuvent bénéficier d’une organisation collective de la vaccination selon les dispositifs de leur établissement. La fiche consacrée aux mutuelles pour résidents en EHPAD détaille les garanties de complémentaire santé adaptées à cette situation. Elle ne présente pas un calendrier vaccinal propre aux établissements.

Les proches et les professionnels en contact régulier avec des personnes vulnérables sont également concernés par les recommandations vaccinales applicables à leur situation.

L’objectif est de diminuer le risque de maladie et de complications, sans considérer que chaque personne âgée développera nécessairement une grippe grave.

La campagne de vaccination contre la grippe a commencé le 13 octobre 2026 en France métropolitaine. Elle est organisée conjointement avec la campagne de vaccination contre la Covid-19.

Le calendrier n’est toutefois pas identique sur l’ensemble du territoire français.

  • France métropolitaine : début de la campagne le 13 octobre 2026.
  • Mayotte : campagne commencée le 8 septembre 2026, avec une fin prévue le 31 janvier 2027.
  • La Réunion : campagne commencée le 4 mai 2026, avec une fin prévue le 31 octobre 2026, selon le calendrier de l’hémisphère sud.

Ces différences tiennent notamment compte des conditions de circulation saisonnière des virus dans les territoires concernés.

Pourquoi se faire vacciner dès l’automne ?

La vaccination n’entraîne pas une protection immédiate. Environ deux semaines sont généralement nécessaires pour que la réponse immunitaire protectrice se développe.

Se faire vacciner au début de la campagne permet donc d’anticiper la période de circulation habituelle des virus grippaux.

Il ne faut cependant pas affirmer que l’épidémie commence systématiquement en septembre ou qu’un virus particulièrement agressif circulera nécessairement pendant l’hiver 2026-2027.

La date, l’intensité et la durée de circulation du virus varient selon les saisons. Elles font l’objet d’une surveillance épidémiologique.

Une vaccination tardive reste-t-elle utile ?

Une personne qui n’a pas été vaccinée en octobre ou en novembre peut encore bénéficier d’une vaccination pendant la campagne, selon la circulation du virus et les recommandations en vigueur.

Il serait donc incorrect de considérer qu’une vaccination réalisée plus tard est systématiquement inefficace.

Le vaccin est renouvelé chaque année, notamment parce que les virus grippaux évoluent et que la composition des vaccins est adaptée aux souches susceptibles de circuler.

Une vaccination effectuée lors d’une saison précédente ne remplace pas celle recommandée pour 2026-2027. Cela ne signifie pas pour autant que toute protection résiduelle disparaît automatiquement à une date précise.

Plusieurs vaccins antigrippaux sont disponibles pour la campagne 2026-2027. Leur utilisation dépend notamment de l’âge, des recommandations et des caractéristiques de chaque spécialité.

Selon les informations de l’Assurance Maladie, cinq vaccins sont disponibles pour cette saison :

  • Flucelvax : vaccin antigrippal pouvant être utilisé chez les personnes éligibles selon son autorisation.
  • Influvac : vaccin antigrippal standard.
  • Vaxigrip : vaccin antigrippal standard.
  • Efluelda : vaccin hautement dosé indiqué pour les personnes âgées de 65 ans et plus.
  • Fluad : vaccin avec adjuvant indiqué pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Pourquoi Efluelda et Fluad sont-ils privilégiés ?

Pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les recommandations françaises prévoient l’utilisation préférentielle d’Efluelda ou de Fluad.

Efluelda est un vaccin hautement dosé. Fluad contient un adjuvant destiné à renforcer la réponse immunitaire.

Ces caractéristiques répondent notamment aux particularités de la réponse immunitaire chez les personnes âgées.

Les vaccins standards restent cependant utilisables. Ils ne doivent pas être considérés comme inefficaces ou contre-indiqués simplement parce qu’un patient a plus de 65 ans.

Le choix peut dépendre de la disponibilité, des recommandations applicables et de la situation médicale individuelle.

Il n’est pas justifié d’affirmer qu’un vaccin précis procure une protection complète ou qu’il empêche toutes les hospitalisations.

Le professionnel habilité à vacciner peut vérifier les recommandations en vigueur et proposer une spécialité appropriée.

La vaccination contre la grippe peut être réalisée par différents professionnels de santé autorisés à prescrire ou administrer le vaccin selon les règles applicables.

Les personnes âgées de 65 ans et plus peuvent notamment s’adresser à un médecin, un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme habilités.

Le choix dépend de l’organisation locale, de la disponibilité des professionnels et des éventuelles particularités médicales.

Comment se faire vacciner en pharmacie ?

La pharmacie constitue une possibilité pratique pour retirer le vaccin et recevoir l’injection lorsque le professionnel est habilité à la réaliser.

Il est préférable de vérifier la disponibilité du vaccin et les modalités d’accueil. Toutes les pharmacies ne proposent pas nécessairement une vaccination immédiate sans rendez-vous.

La carte Vitale et le bon de prise en charge, lorsqu’il a été reçu, facilitent les démarches.

Faut-il obligatoirement consulter son médecin ?

Une consultation préalable chez le médecin n’est pas systématiquement obligatoire pour toute personne âgée ou atteinte d’une maladie chronique stable.

Un avis médical peut cependant être nécessaire lorsqu’il existe des antécédents allergiques particuliers, une situation médicale complexe ou des interrogations sur une contre-indication.

Le médecin traitant peut également coordonner la vaccination avec le suivi habituel des maladies chroniques.

Que faire si le bon de prise en charge n’a pas été reçu ?

Les personnes éligibles peuvent recevoir un bon de prise en charge de l’Assurance Maladie, servant notamment à obtenir le vaccin en pharmacie.

L’absence de courrier ne signifie pas que la vaccination n’est pas recommandée.

Il est possible de demander conseil à un médecin, un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme habilités afin de vérifier les conditions d’obtention d’un bon et de prise en charge.

Les modalités de délivrance dépendent de la situation du patient et des règles applicables.

Pour les personnes de 65 ans et plus, le vaccin contre la grippe est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre de la campagne saisonnière.

Cette prise en charge concerne également d’autres personnes éligibles en raison de leur état de santé ou de leur situation.

Il faut cependant distinguer le prix du vaccin et celui de son administration.

Le vaccin est-il entièrement remboursé ?

Pour les bénéficiaires éligibles, le vaccin est fourni dans les conditions de prise en charge prévues par l’Assurance Maladie.

Il n’est donc pas exact d’affirmer qu’une mutuelle doit obligatoirement rembourser une partie du prix du vaccin pour une personne de plus de 65 ans.

Le bon de prise en charge et la carte Vitale permettent d’effectuer les démarches correspondantes en pharmacie.

L’injection est-elle également gratuite ?

L’acte d’injection relève de règles de remboursement différentes de celles du vaccin.

Sa prise en charge dépend notamment du professionnel qui réalise l’acte, de la situation de la personne et des éventuelles conditions d’exonération.

Certaines situations, notamment des affections de longue durée pour lesquelles la vaccination est recommandée, peuvent ouvrir droit à une prise en charge intégrale de l’injection dans les conditions prévues.

Pour les autres patients, un reste à charge peut exister selon les règles applicables et la couverture complémentaire.

Le dossier spécialisé sur le remboursement du vaccin contre la grippe, accessible dans le maillage final, détaille davantage les démarches, les frais et les possibilités d’intervention de la complémentaire santé.

Quel rôle peut jouer une mutuelle senior ?

La complémentaire santé peut intervenir sur certains frais résiduels lorsque les garanties du contrat le prévoient. Le guide consacré au choix d’une mutuelle après 70 ans détaille les garanties, les cotisations et les conditions de souscription. Il ne garantit pas l’existence d’un forfait spécifique au vaccin antigrippal.

Les remboursements complémentaires ne doivent pas être présumés pour les consultations, les vaccins hors indication ou les prestations de prévention.

Les délais de remboursement et les éventuels frais restant à charge doivent être vérifiés auprès de l’organisme concerné.

La vaccination recommandée ne doit pas être retardée au seul motif que le contrat de mutuelle n’a pas encore été comparé.

La vaccination contre la grippe vise à réduire le risque d’infection et de complications graves. Elle ne garantit pas une protection totale contre tous les virus grippaux.

Son efficacité peut varier selon la saison, les virus circulants, le vaccin utilisé et les caractéristiques individuelles.

Les personnes âgées peuvent présenter une réponse immunitaire différente de celle d’adultes plus jeunes. Cette variation ne signifie pas que la vaccination devient inutile à partir d’un âge déterminé.

Les vaccins sont adaptés chaque saison pour tenir compte de l’évolution des virus grippaux.

Quels effets indésirables peuvent apparaître ?

Après la vaccination, certaines personnes peuvent présenter :

  • une douleur au point d’injection ;
  • une rougeur ou une sensibilité locale ;
  • une fatigue passagère ;
  • des douleurs musculaires ;
  • une légère fièvre ;
  • une sensation transitoire de malaise.

Ces manifestations sont généralement temporaires. Leur fréquence et leur intensité varient selon les personnes et les vaccins.

Des réactions allergiques graves sont rares, mais possibles. Une difficulté respiratoire, un gonflement de la gorge ou un malaise important après la vaccination nécessite une prise en charge urgente.

Quelles situations demandent une précaution particulière ?

Un antécédent de réaction allergique grave à une dose précédente ou à un composant du vaccin doit être signalé avant l’injection.

Une maladie aiguë accompagnée d’une fièvre significative peut conduire le professionnel à reporter la vaccination selon le contexte médical.

Une allergie alimentaire ne constitue pas automatiquement une contre-indication à tous les vaccins antigrippaux.

Une allergie à l’œuf nécessite une appréciation adaptée à la spécialité vaccinale concernée et aux recommandations en vigueur, sans interdiction générale systématique.

La décision doit respecter les contre-indications figurant dans les informations officielles du vaccin utilisé.

La grippe peut provoquer des complications plus importantes chez certaines personnes présentant des maladies chroniques, particulièrement après 65 ans.

Les risques dépendent notamment de la maladie, de son niveau de contrôle, de l’état général et des autres facteurs de fragilité.

Les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance cardiaque, de maladie rénale chronique ou de certaines maladies respiratoires peuvent nécessiter une vigilance accrue.

Une grippe peut notamment aggraver une maladie préexistante, favoriser une déshydratation ou entraîner des complications respiratoires.

Quels risques pour les personnes atteintes d’une maladie respiratoire ?

Chez une personne souffrant de BPCO ou d’une autre maladie respiratoire chronique, l’infection grippale peut aggraver l’essoufflement et les difficultés respiratoires.

Des complications comme une pneumonie ou une aggravation d’une maladie bronchique peuvent survenir, sans être systématiques.

Le dossier consacré aux infections broncho-pulmonaires seniors détaille les symptômes, les complications et les modalités de prise en charge de ces infections respiratoires.

La vaccination réduit certains risques, mais ne garantit pas qu’une personne ne développera jamais de complication.

Une hospitalisation est-elle inévitable en cas de grippe ?

Non. Même chez une personne présentant plusieurs maladies chroniques, la grippe ne nécessite pas systématiquement une hospitalisation.

L’évolution dépend de la gravité des symptômes, de l’état respiratoire, de l’hydratation, des maladies associées et de la réponse aux soins.

Les personnes fragiles peuvent toutefois nécessiter une consultation plus rapide afin d’évaluer les complications et les traitements éventuels.

Dans certaines situations, un médecin peut prescrire un antiviral selon les indications et le délai depuis l’apparition des symptômes.

La vaccination reste une mesure importante de prévention, sans remplacer le suivi habituel des maladies chroniques.

La campagne 2026-2027 de vaccination contre la grippe est organisée conjointement avec celle contre la Covid-19.

Pour les personnes éligibles aux deux vaccinations, une administration au cours d’une même séance peut être proposée selon les recommandations applicables.

Cette organisation peut faciliter les démarches et limiter les déplacements, notamment pour les personnes présentant une mobilité réduite.

Les deux vaccins doivent-ils être administrés le même jour ?

Non. La réalisation des deux vaccinations le même jour n’est pas une obligation générale.

Le professionnel de santé tient compte de l’éligibilité, des vaccins disponibles, des recommandations et de la situation individuelle.

Lorsque les vaccins sont administrés lors d’une même séance, les modalités techniques doivent respecter les recommandations professionnelles.

Il n’est pas nécessaire de considérer que l’administration conjointe supprime tous les risques d’effets indésirables ou procure une protection immédiate.

Les autres vaccins des seniors doivent-ils être vérifiés ?

Le suivi vaccinal peut comprendre d’autres recommandations selon l’âge, les maladies et les antécédents.

Il convient cependant de distinguer la campagne saisonnière grippe et Covid-19 du calendrier général des vaccinations.

Le panorama des autres vaccinations recommandées et de leurs conditions de remboursement figure dans les dossiers spécialisés du maillage final.

Le médecin ou le pharmacien peut aider à vérifier les vaccinations nécessaires sans imposer la réalisation de toutes les injections lors d’un même rendez-vous.

Une personne qui a oublié de se faire vacciner au début de la campagne peut demander à un professionnel si la vaccination reste indiquée. Son intérêt dépend notamment de la circulation du virus et des recommandations en vigueur.

En cas d’antécédent allergique grave ou de maladie aiguë importante, un avis médical permet d’apprécier les contre-indications ou la nécessité de reporter l’injection.

Quels gestes adopter pour limiter la transmission ?

La vaccination peut être complétée par des mesures simples de prévention :

  • se laver régulièrement les mains ;
  • aérer les pièces ;
  • porter un masque lorsque la situation le justifie ;
  • limiter les contacts rapprochés en présence de symptômes respiratoires ;
  • protéger particulièrement les personnes fragiles ;
  • respecter les recommandations de prévention des infections respiratoires.

Ces mesures peuvent contribuer à réduire la transmission des virus. Elles ne remplacent pas la vaccination lorsqu’elle est recommandée.

Une alimentation équilibrée et une activité physique compatible avec l’état de santé participent au maintien d’une bonne santé générale.

En revanche, aucune supplémentation systématique en vitamine C ou en zinc ne permet de garantir une amélioration de l’efficacité du vaccin antigrippal.

Le dossier sur Oscillococcinum et grippe examine les affirmations concernant ce produit homéopathique. Son efficacité spécifique dans la prévention de la grippe n’est pas démontrée et il ne remplace pas la vaccination.

Quand faut-il consulter rapidement ?

Une personne âgée présentant des symptômes compatibles avec une grippe peut nécessiter un avis médical rapide, notamment lorsqu’elle est atteinte de plusieurs maladies chroniques ou présente une fragilité importante.

Les signes à surveiller comprennent une aggravation de l’essoufflement, une déshydratation, une fièvre mal tolérée ou une détérioration inhabituelle de l’état général.

En présence d’une difficulté respiratoire importante, d’une douleur thoracique, d’un malaise grave ou d’une confusion aiguë importante, appeler immédiatement le 15 ou le 112.

La prise en charge dépend de la gravité, des maladies associées et de l’évaluation médicale. Il ne faut pas modifier seul les traitements habituels d’une maladie chronique.

La vaccination annuelle, les gestes de prévention et la consultation rapide en cas de symptômes préoccupants constituent les principales mesures pour limiter les conséquences de la grippe après 65 ans.

En savoir plus : La vaccination reste un pilier essentiel de la prévention, à retrouver dans Prévention santé senior et protection immunitaire pour limiter les infections saisonnières.