Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues aux poussières textiles végétales

Selon les études, pas moins de 15 % de cas de broncho-pneumopathies sont dues à une exposition dans un milieu professionnel. L’industrie de textile, de production de lait et d’élevage de porcs, l’industrie minière et celle de BTP sont les plus incriminées dans le développement de cette pathologie. A ce jour, il est encore impossible de guérir définitivement les patients souffrant de cette maladie chronique. Cependant, le régime général et le régime agricole proposent des réparations pour les salariés porteurs de l’affection respiratoire consécutive aux poussières végétales dans les sociétés textiles. Le point sur cette prise en charge et les mesures préventives pour bénéficier d’un meilleur traitement.

Certaines des affections de longue durée contractés en service bénéficient d’une reconnaissance du régime général sous réserve de répondre à certaines conditions. Bon nombres des cas pris en charge par la sécurité sociale sont des pathologies cancéreuses dues aux agents cancérogènes. Les critères d’indemnisation de cette affection de broncho-pneumopathie chronique se trouvent dans le tableau numéro 17 du régime général.
Dans ce tableau sont notamment indiquées les filières de textile susceptibles d’être exposés à cette affection, et donc de bénéficier d’une réparation financière. On cite le teillage, le cardage, le battage, l’ouvraison, l’étirage. Les ouvriers qui assurent l’épuration et le triage des textiles avant la filature, ceux qui se chargent de filage ou de bobinage sont également concernés. Enfin, les machinistes qui conduisent les machines à retordre des fils et ceux qui préparent le tissage et le rangement des fils qui forment la chaîne des tissus ne sont pas aussi épargnés de l’inhalation des poussières de textiles. Pour tous ces salariés qui affichent un syndrome respiratoire obstructif aigu, ils peuvent bénéficier d’une prise en charge de 7 jours (à condition d’avoir été exposés pendant au moins 5 ans dans ce milieu). Le signe évocateur de cette affection est une oppression au niveau du thorax. Ce symptôme survient habituellement après une pause d’exposition au risque d’au moins 36 heures et apparaît quelques heures après que le patient reprend son poste de travail.
Pour le cas d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive, le remboursement du régime général s’effectue pendant 5 ans sous réserve que le salarié a été exposé professionnellement pendant au moins 10 ans. Une confirmation par des explorations fonctionnelles de la respiration est requise pour cette pathologie. Celle-ci doit indiquer un volume d’expiration maximale par seconde réduit d’au moins 40 % par rapport à la valeur moyenne. Par ailleurs, les travaux réalisés dans le filage à bout libre ne sont pas compris dans la liste des fonctions susceptibles de provoquer cette pathologie.
Le régime agricole considère également comme maladie professionnelle la bronchopneumopathie chronique qui survient à l’inhalation des poussières dans le milieu de travail. Leur prise en charge se trouve dans le tableau numéro 54. Le régime agricole limite les travaux susceptibles de provoquer cette pathologie. Sont notamment cités dans ce tableau : les travaux exposés à l’aspiration des poussières de coton, de lin, de sisal et de chanvre. Le broyage des tiges de chanvres ou du lin pour les débarrasser de la telle, l’ouvraison et le battage sont les travaux concernés par ce remboursement. La durée de prise en charge du syndrome respiratoire obstructif aigu est de 7 jours sous réserve que l’ouvrier a été exposé pendant au moins 5 ans. La désignation de la maladie est identique à celle du RG.
En ce qui concerne la bronchopneumopathie chronique obstructive, le régime agricole propose aussi un remboursement du traitement pendant 5 ans sous réserve que le salarié a été exposé pendant au moins 10 ans. Une condition de volume d’expiration maximale par seconde atténuée d’au moins 40 % à la valeur théorique est imposée pour avoir droit à la réparation.
A noter que les travailleurs dans les mines de charbon et dans les mines de fer qui souffrent de cette pathologie seront également indemnisés dans les tableaux n°91 et 94. Par ailleurs, 90 % de la survenance de cette maladie sont dues à la consommation de tabac.
Bon à savoir : pour les salariés travaillant dans tous les secteurs susceptibles de provoquer l’apparition de cette affection chronique, il est recommandé de souscrire à une complémentaire santé. Cette solution santé leur permet de compléter le remboursement de caisse d’assurance-maladie et du régime agricole. L’avantage de cette assurance santé, c’est que l’assuré a la possibilité de personnaliser les garanties en fonction de ses besoins. A titre d’exemple, s’il souhaite s’assurer contre les affections respiratoires, il peut choisir des prises en charge plus élevés pour les dépenses santé hospitalisation, actes de radiologie, intervention chirurgicale etc.
Par ailleurs, avant la souscription, l’utilisation d’un comparateur des mutuelles comme celui présent sur notre site est aussi à conseiller. Cela permet de mettre en concurrence les tarifs et garanties proposées par les mutuelles.

Cette maladie qui rétrécit progressivement et obstrue les voies respiratoires (les bronches et les poumons) atteint 55 % des hommes et 45 % des femmes. Elle constitue le cinquième facteur de décès des patients en France. Les parois des bronches deviennent épaisses suite au manque de nutrition des muscles lisses et une sécrétion excessive du mucus. Les voies aériennes et les tissus pulmonaires connaissent une inflammation, ce qui engendre les perturbations des cellules et les anomalies fonctionnelles. D’autres symptômes comme la destruction progressive des alvéoles évoquent aussi le développement de cette affection. Les signes évocateurs qui peuvent alerter le patient ou ses proches sont une toux grasse persistante et répétitive accompagnée des crachats. Ces syndromes indiquent une prochaine obstruction des bronches. S’ensuit ensuite l’essoufflement de la personne lors des grands efforts physiques puis au moindre effort. Cette pathologie présente 4 stades de degré de sévérité (léger, modéré, sévère, et très sévère) selon le pourcentage de l’obstruction de broches du résultat VEMS. La remise à neuf des poumons affectés par cette affection n’est pas possible mais les divers traitements permettent de ralentir son progression et d’améliorer l’espérance de vie.

D’abord, le patient souffrant déjà d’un problème respiratoire ou qui tousse presque tous les jours devra consulter un médecin. Dans tous les cas, s’il est fumeur, il a intérêt à arrêter définitivement la consommation de tabac et pratiquer une activité sportive d’au moins 45 mn par semaine.
La prise en charge des médecins comprend l’utilisation des médicaments pour diminuer les signes de cette maladie. Pour ce, ils prescrivent le broncho-dilatateurs qui assurent la dilatation des bronches et le passage de l’air. Cela permet de diminuer les crises de dyspnée. Des médicaments qui associent des corticoïdes et des broncho-dilatateurs beta-2 stimulants sont également prescrits pour certains patients en fonction de leur état de santé. Dans le cas d’une insuffisance de respiration chronique, le médecin peut aussi recourir à une oxygénothérapie. Dans tous les cas, il importe de mettre en place un traitement précoce dès qu’une personne qui travaille dans les secteurs susceptibles de provoquer cette affection présente les symptômes indiqués ci-dessus. Car les traitements adéquats au début de l’affection ainsi que la prise en charge du régime général et de la mutuelle santé permettent de réduire les conséquences de cette pathologie.