Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues au plomb

Le saturnisme aigu était fréquent chez les ouvriers qui utilisaient de sels de plomb, de l’essence plombée et les travailleurs qui assemblaient les vitraux au plomb. Il fait partie de l’une des pathologies à être prise en charge par l’assurance maladie . Les personnes en charge de linotype dans les imprimeries étaient les plus exposées à cette infection car elles subissaient les vapeurs qui se dégagent par la fonte des caractères d’imprimerie. Les fabricants des accumulateurs avec ce métal en étaient aussi des victimes. Le point sur les critères de la réparation financière du régime général et les symptômes de cette pathologie.

L’exposition professionnelle au plomb dans le monde professionnel favorise l’apparition des affections telles que la neuropathie et l’insuffisance chronique. Les ouvriers qui traitent, manipulent, préparent ou font l’extraction du plomb, de ses minerais et de ses alliages sont les plus susceptibles de contracter ces pathologies. Les critères de l’indemnisation du régime général se trouvent dans le tableau numéro 1 du 27 octobre 2019. Les cas de manifestations aiguës sont répartis en 3 catégories. En premier lieu, le traitement de l’anémie avec un taux d’hémoglobine inférieur à 13 g/100 ml chez l’homme et 12 g/100 ml chez la gent féminine est remboursé pendant 3 mois. S’il s’agit d’un syndrome douloureux de l’abdomen apyrétique avec une survenance de coliques de plomb et d’une crise hypertensive ou dans le cas d’une encéphalopathie aiguë pour les travailleurs qui récupèrent ce métal, le remboursement est de 30 jours. De même, la prise en charge des symptômes aigues caractérisés par un taux de plomb supérieur à 40 microgrammes par 100 ml dans le sang accompagnés d’autres signes comme le taux de protoporphryne érythrotycaire du sang supérieur à 20 microgrammes/g par hémoglobine est de 30 jours. Ces syndromes apparaissent chez les ouvriers qui grattent, brûlent ou découpent au chalumeau les matières couvertes de peintures contenant du plomb.
En ce qui concerne les manifestations chroniques comme la neuropathie périphérique qui entraîne les altérations des fonctions cognitives, le régime général indemnise pendant 3 ans le traitement de cette maladie sous réserve qu’il ne s’agit pas des symptômes d’alcoolisme chronique. Tandis que sa prise en charge de l’insuffisance rénale chronique due au plomb est de 10 ans. Pour bénéficier de l’indemnisation, des symptômes comme la plombémie intérieure supérieure à 80 microgrammes par 100 ml ou des troubles biologiques doivent accompagner cette exposition au plomb. Par ailleurs, les autres symptômes biologiques accompagnants comme le taux d’acide delta-amunoléviniluque supérieur à 15 mg/g de créatinine urinaire et la plombémie supérieure à 80 microgrammes /100 mg de sang bénéficient d’un remboursement de traitement pendant 30 jours.
A note que si l’intoxication a un degré moins élevé, le médecin traitant pourrait se tromper de diagnostic. D’où l’utilité de l’évaluation de l’exposition avec le dosage de la plombémie.

La neuropathie périphérique est caractérisée par des troubles de nerfs périphériques. Elle est due à un certain nombre d’affections comme le diabète, les carences en vitamine B12, la maladie chronique du foie, les infections telles que le zona pour ne citer qu’eux. Mais dans le milieu professionnel, elle est surtout causée par l’intoxication au plomb. Lorsque le taux de ce métal augmente dans le sang, le patient montre les symptômes comme les nausées, les maux de tête et les vomissements. Il peut aussi être constipé ou avoir des diarrhées. En général, ces syndromes s’accompagnent d’une perte d’appétit et d’une perte de poids. L’ouvrier fortement intoxiqué peut aussi avoir un goût de métal dans la cavité de la bouche et des troubles de l’abdomen. Des signes comme l’insomnie, la diminution de capacités cognitives, l’irritabilité, la faiblesse des muscles de la main peuvent aussi survenir. Si l’intoxication perdure, la victime de l’exposition au plomb pourrait présenter une paralysie des membres, une perte de coordination, une perte d’audition, une anémie ou un mauvais fonctionnement des reins jusqu’aux symptômes plus graves comme les cancers, le coma, l’hyper uricémie.
Pour diagnostiquer cette maladie, le médecin examine les symptômes, l’état de santé général de l’ouvrier, l’exposition à la toxine, sa consommation d’alcool. Pour ce, il examine les réflexes du tendon, effectue des analyses sanguines et fait une électromyographie. Il pourrait aussi prescrire une biopsie de la peau pour vérifier la progression de la neuropathie.
En ce qui concerne les syndromes de l’insuffisance rénale chronique due à l’intoxication au plomb, si la personne est gravement intoxiquée, elle peut manifester des signes comme l’enflure des pieds, des chevilles, des paupières et une urine mousseuse. Elle peut aussi avoir des douleurs à la miction accompagnées de l’hypertension artérielle, de nausées et de vomissements. Le patient pourrait également présenter de signes de ralentissement psychomoteur, de somnolence, de maux de tête, de démangeaisons, des crampes etc.
Bon à savoir : ces deux pathologies peuvent provoquer des dommages plus graves pour la santé et peuvent devenir très handicapante. Il est utile de bénéficier d’une complémentaire santé afin de compléter la prise en charge insuffisante du régime général. De plus, ces mutuelles proposent un meilleur remboursement pour la médecine douce. Afin de trouver l’assurance santé qui propose le meilleur rapport tarif/garanties, il est bon de passer par un outil de simulation en ligne, comme celui qui se trouve sur le site. Cette démarche gratuite permet d’avoir une estimation du coût de cette assurance.

Le traitement de la neuropathie périphérique apporte de réparation aux dommages tout en soulageant les syndromes. Pour ce, le médecin pourrait envisager le recours aux médicaments de type analgésiques ou aux antiépileptiques. Il pourrait également proposer des thérapies comme la relaxation, ou l’acupuncture. Parmi les actes préventifs afin d’éviter les chutes causées par la perte de coordination, le patient est aussi amené à sécuriser son habitation. Il devrait aussi arrêter la consommation de l’alcool pour réduire l’aggravation de la maladie. Dans le milieu professionnel, des mesures comme le contrôle des sources de pollution doivent être prises régulièrement. En effet, l’intoxication se produit souvent par l’inhalation de vapeurs quand le plomb est chauffé. L’ouvrier peut aussi être exposé à ce risque par ingestion en l’absence de précaution d’hygiène. Voilà pourquoi, il est interdit de boire ou de manger dans les usines qui préparent ou traitent le plomb. Enfin, les risques de saturnisme dans les grandes villes où on retrouve des vieilles canalisations utilisant ce métal doivent être aussi contrôlés.
Concernant le traitement de l’insuffisance rénale chronique, le médecin traitant commence souvent par surveiller le taux de la protéine et l’hypertension artérielle du patient. Ce dernier devrait maintenir dans les bonnes valeurs ces deux éléments. Le médecin pourrait aussi prescrire des examens de sang, des électrolytes, de l’urine. Le respect d’un régime pauvre en sel et en protéines ralentit également la diminution de l’altération rénale. Le patient devrait aussi prendre compte des facteurs comme le surpoids, la sédentarité, le taux de cholestérol élevé, le suivi d’un régime approprié (pauvre en matières grasses et sucre). A noter que le traitement précoce de cette maladie silencieuse permet de retarder le recours à la dialyse ou à la transplantation rénale dans le stade final de la maladie.