Mutuelle entreprise les maladies professionnelles dues au chrome : cancer broncho-pulmonaire

Des chercheurs ont classé le chrome parmi les éléments cancérigènes. Il attaque notamment les voies respiratoires au-delà d’un certain seuil. La sécurité sociale le classe d’ailleurs l’intoxication à ce métal de transition parmi les pathologies professionnelles dont elle prend en charge. Le régime agricole reconnaît également l’affection liée à l’exposition au chrome au titre de maladie professionnelle. Zoom sur le cancer broncho-pulmonaire et les mesures adéquates pour bénéficier d’une meilleure couverture santé.

Le cancer broncho-pulmonaire fait partie des cancers professionnels les plus fréquents. Il s’agit d’une tumeur maligne qui se déclare au niveau des appareils respiratoires, en l’occurrence les bronches et les poumons. C’est une maladie sous forme de grosseur due aux divisions anormales de cellules. Celles-ci détruisent les tissus de l’organe affecté et donnent lieu à des métastases. On retrouve deux types de cette pathologie maligne : le plus mortel, le cancer à petites cellules qui se prolifère rapidement en changeant de siège de la maladie et l’adénocarcinome. Ce deuxième type représente 80 % de ce type de pathologie.
Outre l’exposition à certains métaux dans le milieu professionnel et dans l’environnement, la consommation de tabac entraîne aussi le développement des tissus cancéreux. Selon les statistiques, cette tumeur maligne constitue la première cause du mort par cancer dans le monde. Les femmes y sont les plus sensibles car depuis ces trois dernières décennies, on enregistre une multiplication par 7 du chiffre des femmes atteintes. Les ouvriers sont également les plus touchés car ils sont les plus exposés professionnellement dans les industries de traitement de ces métaux.

Des études épidémiologiques ont essayé de démontrer la relation entre les affections broncho-pulmonaires et l’exposition à des agents cancérigènes comme l’amiante, la silice cristalline, le chrome, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans la fabrication de goudron de houille, le cadmium, les poussières de cobalt etc. Leur effet est surtout reconnu si la victime consomme en même temps du tabac. On incrimine également une prédisposition génétique au développement d’agent tumorigène chez un patient.
En ce qui concerne le chrome, c’est notamment le chrome hexavelent qui est considéré comme agent provoquant l’apparition du cancer dans les voies respiratoires. Les recherches ont démontrées que la production de chromates et de pigments chromates est à l’origine de l’apparition du cancer de poumon. C’est d’ailleurs pour cette raison que le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) classe le chrome parmi les métaux cancérigènes. En revanche, il classe l’exposition au chrome trivalent sous forme d’oxyde de chrome moins dangereux. Une autre étude a aussi essayé d’affirmer qu’il existe un certain seuil au-delà duquel une personne peut contracter cette maladie cancéreuse, mais une autre analyse a démontré l’apparition du cancer broncho-pulmonaire dû au chrome même à un niveau d’exposition faible. Quoi qu’il en soit, l’exposition professionnelle à ces diverses substances ajoutées avec l’émanation de fours à charbon ainsi que la prédisposition génétique jouent un rôle important dans le risque de survenue des affections malignes broncho-pulmonaires.

Le régime général de la sécurité sociale reconnaît au titre de pathologie professionnelle les affections causées par le contact ou l’utilisation de l’acide chromique, et de ses dérivés. Cela est stipulé dans son tableau N° 10. Les cas de plaies, ulcères et dermites causés par l’acide chromique, les chromates, le chromate de zinc, le bichromate alcalin, le sulfate de chrome sont remboursés par ces deux régimes. Si l’ouvrier qui prépare ou manipule ces dérivés de chrome est victime d’ulcères nasales, ou des ulcères cutanés chroniques, la sécurité sociale rembourse le traitement pendant 30 jours. S’il s’agit d’un salarié qui souffre des lésions sous forme d’eczéma récidivant confirmé par un test, leur prise en charge est de 15 jours. A noter que les ouvriers fabricant de bichromates alcalins, de pigments, ceux qui se servent de ces produits dans le vernissage en marqueterie ou en menuiserie, ou font le tannage au chrome sont les plus prédisposés à ces affections. Les employés qui préparent les clichés par impression via la méthode photomécanique ne sont pas aussi épargnés.
En ce qui concerne la prise en charge du régime agricole, cette institution prend en compte les pathologies comme les ulcérations nasales ou cutanées, les lésions eczématiformes pendant la même durée de 30 jours. Il rembourse notamment les employés qui manipulent le chrome pur ou en association dans la laiterie, dans le traitement de tannage de peaux, dans les industries de conserve de champignons, ainsi que les employés des ateliers d’imprimerie et de photographie. Outre ces maladies, le régime général reconnaît également les affections respiratoires et les affections cancéreuses dans le tableau N°10 ter RG. Pour la rhinite récidivant ou l’asthme récidivant, leur prise en charge est de 7 jours. Mais si le patient est victime d’affection cancéreuse due à l’utilisation de l‘acide chromique et ses dérivés, il rembourse pendant 30 ans le traitement de cancer broncho-pulmonaire primitif et le cancer des cavités nasales. La condition pour bénéficier de cette prise en charge est une exposition respective de 5 et de 10 ans dans le milieu de fabrication ou de conditionnement de cet acide oxygéné du chrome.

Si on se réfère au remboursement du régime général, qui est sujet à des conditions de durée d’exposition à l’utilisation des dérivés de ce métal cancérigène, on peut dire que la couverture santé n’est pas performante. Il est préférable pour les ouvriers dans les structures citées ci-dessus (imprimerie, tannage, ébénisterie etc.) de se souscrire à une mutuelle santé afin de compléter la prise en charge de la sécurité sociale. D’autant plus que le traitement curatif de cancer se fait sur le long terme grâce au recours à des procédés d’immunothérapie, de chimiothérapie et de radiothérapie. L’exérèse permet également d’enlever la tumeur afin qu’il ne s’étende pas dans les régions du voisinage. Le traitement est coûteux et pourrait impacter sur le budget d’un foyer. Pour éviter l’aggravation de la tumeur maligne dans le stade I, il est judicieux ainsi de profiter d’une mutuelle complémentaire.
Bon à savoir : certaines mutuelles proposent des remboursements performants pour les consultations médicales et les honoraires des spécialistes, l’intervention chirurgicale, les médecines douces… La mise en concurrence via un outil de comparateur de mutuelles comme celui présent sur notre site est à recommander. Cet outil gratuit aide à dénicher la meilleure complémentaire santé qui correspond à son budget et à ses besoins de prise en charge.

Le traitement du cancer bronchique à petites cellules qui apparaissent au stade de métastase s’articule généralement autour de la chimiothérapie bien que certains professionnels de santé peuvent essayer l’immunothérapie. Dans le cas d’adénocarcinome non à petites cellules, le médecin pourrait prescrire l’ablation de la tumeur avec la chimiothérapie. Si le patient ne supporte pas l’intervention chirurgicale, le spécialiste de cette pathologie pourrait opter pour la radiothérapie stéréotaxique. Ces divers traitements permettent de détruire les vaisseaux sanguins environnant la tumeur. En bref, comme tous les soins santé des affections à longue durée peuvent impacter sur son budget, la souscription à une mutuelle aide ainsi de mieux supporter le coût du traitement et d’augmenter ses chances de guérison définitive.