Mutuelle entreprise les maladies professionnelles dues au benzène

Une étude a révélé que les travailleurs qui sont exposés d’une façon chronique au benzène risquent de développer des maladies professionnelles dont les plus graves sont le cancer et la leucémie. En guise d’info, le benzène est une composition chimique de carbone et d’hydrogène. Il se présente sous forme de liquide volatile qui s’évapore de la combustion incomplète des substances contenant beaucoup de carbone. Afin de réduire les risques de ces pathologies professionnelles, depuis l’année 2001, le gouvernement a imposé une valeur limite d’exposition professionnelle pendant 8 heures de travail. Tour d’horizon sur les activités les plus exposées aux effets néfastes de cet hydrocarbure ainsi que les moyens préventifs pour se prémunir contre l’aggravation de ces effets.

Cette composition organique servait autrefois dans la fabrication de solvant industriel. Mais aujourd’hui, on ne l’utilise plus couramment à l’état pur. Toutefois, ses dérivés se prêtent à de nombreux usages. L’un de ses dérivés, le styrène est par exemple, une matière première utilisée dans de nombreuses plastiques (caoutchouc, élastomère etc). Le phénol, quant à lui, sert dans la fabrication des résines, des adhésifs ainsi que divers colorants et certains produits pharmaceutiques. C’est aussi un puissant désinfectant. Quant au cyclohexane, il sert dans la fabrication du nylon. Ce toxique est également utilisé pour fabriquer des pneus, de lubrifiants, d’explosifs, de peintures, des colles, de pesticides etc. Le benzoate, quant à lui, est un agent de conservation dans les boissons. Le benzène entre ainsi dans la composition de nombreuses synthèses chimiques dans divers secteurs industriels. Les industries le produisent en grande quantité à partir du pétrole ou à partir de goudron de houille. Mais il provient également d’activités de combustion de la fumée de tabac ou du chauffage au bois, de l’émanation de l’encens ou de bougies ou encore du gaz d’échappement des voitures. Cet hydrocarbure contamine l’environnement et les personnes exposées lorsqu’il rencontre une température ambiante. Le traitement industriel et l’explosion d’un centre pétrochimique peuvent aussi polluer l’air et les eaux du fleuve environnant l’industrie. A noter enfin qu’on peut retrouver de concentration de benzoate plus ou moins élevée dans des échantillons comme les boissons rafraîchissantes (cocktails ou panachés alcoolisés), sauce barbecue, imitation de conserve de fruits etc. Une formation de ce toxique pourrait se passer dans la composition de ces aliments lors de la combinaison de l’acide ascorbique et de benzoate de sodium en présence d’une température dépassant 25° ou en présence d’ions métalliques.

Les statistiques de l’environnement ont montré que les agriculteurs et les transporteurs routiers sont les principaux émetteurs de cette composition. Les premiers utilisent le poêle ou la cuisinière à bois tandis que les transporteurs polluent l’air avec leur gaz. Les stations de service présentent également de benzène. Les personnes les plus sensibles sont les jeunes enfants à cause de leur taux d’absorption plus élevé. Les personnes dénutries, celles ayant un patrimoine génétique faible ainsi que les alcooliques présentent également de sensibilité à ce toxique.
Par ailleurs, la main-d’œuvre et travailleurs dans l’industrie pétrolière ou pétrochimique, le laborantin qui s’en sert dans ses expériences, et ceux qui manipulent quotidiennement de carburant de voitures (chauffeurs, pompistes, travailleurs en citerne, mécaniciens) sont aussi plus ou moins prédisposées à ses effets nocifs. Les personnes à risques sont donc ceux qui utilisent ou produisent des matériaux comme le vernis, les mastics, les encres, les peintures, les diluants, les décapants etc. Les opérateurs qui se servent au quotidien des déshydratants des alcools, ou de dénaturant de laboratoire. Ceux qui fabriquent du simili-cuir ne sont pas aussi épargnés. Sans oublier les opérateurs de transport et ceux qui s’occupent de l’extraction de ce composé chimique.

Les travaux sur l’exposition chronique à ce liquide nocif ont permis de démontrer que le benzène entraîne la dégradation de la moelle osseuse et du système sanguin. Les études ont établi la relation entre le développement de leucémie de lymphes ou de myomes et le syndrome myéloprolifératif avec l’exposition à cette composition chimique. Selon les recherches, environ 5 à 8 % de cas de ces pathologies sont dues à une exposition au benzène au travail. Le régime général reconnaît ainsi le cas grave de ces deux types de leucémies comme maladies professionnelles si l’exposition du travailleur à ce toxique dure de plus de 6 mois.

Sa prise en charge du traitement de cette pathologie s’étend jusqu’à 20 ans. Le régime agricole, de son côté, rembourse aussi le traitement pendant 15 ans à condition que le travailleur soit exposé au moins un an. A noter que la présence des antécédents d’homéopathies exclue la prise en charge de cette pathologie.
Outre la leucémie, l’exposition à ce composé chimique dangereux et aux produits qui le renferme provoque aussi des affections comme l’anémie, la thrombopénie, la leuconeutropenie, l’hypercytose myolodysplasique. Le régime social rembourse le traitement de ces pathologies pendant 3 ans.
Par ailleurs, l’inhalation à partir d’une certaine concentration de ce toxique est susceptible de causer une dépression du système nerveux voire la mort dans une contamination grave d’un taux de 2% dans l’air. La personne contaminée peut alors perdre connaissance, avoir des maux de tête ou montrer des troubles de coordination de mouvements ou des vomissements. Si une personne est exposée à une haute teneur de ce liquide, cela pourrait aussi avoir des effets néfastes sur ses organes de reproduction car le liquide passe par le placenta.

Les salariés qui ont travaillé pendant plusieurs années au contact de cet hydrocarbure doivent faire un test sanguin ou un dosage de l’acide muconique dans l’urine. Et s’il s’agit d’une exposition importante, un test tous les 6 mois est à préconiser. D’ailleurs, lors du départ du travailleur d’un établissement, l’employeur et le médecin de travail auront à remplir une attestation d’exposition aux substances chimiques cancérogènes et toxiques pour l’appareil reproducteur. A rappeler aussi que le salarié qui a travaillé dans un environnement manipulant ou renfermant le benzène a droit à une surveillance post-professionnelle.
En cas de contact avec la peau causant l’irritation, ou inhalation prolongée causant l’atteinte des poumons, il est conseillé de consulter un médecin. S’il s’agit d’un malaise suite à la consommation d’une boisson, le patient peut montrer à son médecin traitant l’étiquette.
Sinon, dans la vie au quotidien, lors de remplissage du réservoir dans les stations d’essence, il est également conseillé d’éviter autant que possible l’inhalation du volatil du benzène qui s’échappe du pistolet.
Pour finir, la souscription à une mutuelle santé aide également à bénéficier d’une prise plus conséquente en complément de l’indemnisation du régime général. Cela est surtout indispensable pour les travailleurs exposés aux maladies professionnelles dus aux agents chimiques. Il existe un grand choix de mutuelle entreprises, seniors ou TNS, mais la comparaison des tarifs affichés par ces compagnies mutualistes ou ces assurances santé est à recommander avant l’adhésion. Cette mise en concurrence permet de dénicher l’offre la plus adaptée aux besoins des salariés d’une industrie ou ceux d’un travailleur indépendant. Rappelons enfin qu’avant la signature du contrat, il est judicieux de vérifier la clause stipulant la prise en charge et le délai de carence ou le délai de stage.