Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues a l’hyperbarie 

Certaines maladies contractées en service bénéficient d’une prise en charge de l’Assurance maladie. Pour ce, il faut qu’elles répondent aux critères descriptifs de risque et de symptômes dans la série de tableaux de maladies professionnelles du Régime général. L’hypoacousie dans le cas de l’atteinte auditive due au bruit fait partie des pathologies indemnisables. Tour d’horizon sur les conditions de remboursement de cette infection ainsi que les mesures préventives pour bénéficier d’une meilleure couverture santé.

Selon les statistiques, on enregistre plus de 4 millions de personnes souffrant de problèmes auditifs en France. L’hypoacousie se définit comme une perte brusque et importante de l’acuité auditive. Elle peut survenir à tout âge et peut concerner une seule oreille ou les deux. Cette maladie peut toucher aussi une personne d’une façon temporaire un patient ou évoluer vers une perte d’audition définitive. Les causes de la perte d’audition sont nombreuses. Elle pourrait survenir du vieillissement naturel des oreilles comme le cas des personnes âgées de plus de 65 ans. Elle peut être aussi d’origine traumatique comme le cas d’une dénotation ou d’un changement brutale de la pression lors d’une plongée sous-marine. Une infection interne de l’oreille telle que l’otite, l’otospongiose, un corps étranger ou une tumeur bénigne dans le conduit auditif sont également invoquées dans l’apparition de cette pathologie. Enfin, cette pathologie peut être aussi causée par l’empoisonnement ou la malformation de naissance des organes auditifs d’une personne.

Les travailleurs exposés à un préjudice physique bénéficient d’une réparation si leur maladie répond aux critères de pathologies indemnisables de l’Assurance maladie. Ces pathologies sont souvent dues à des gestes répétitifs ou postures au travail, à des intoxications aigües ou chroniques dans le milieu du travail, ou à des pathologies infectieuses. L’atteinte auditive provoquée par les bruits lésionnels fait partie des maladies prises en charge par le Régime général. Les conditions encadrant ce remboursement se trouvent dans le tableau numéro 42 RG.
Voici les détails de la prise en charge de l’Assurance maladie de l’hypoacousie dans le cas de surdité provoquée par le bruit :

  • la liste des principaux travaux susceptibles de bénéficier du remboursement du traitement est longue. Elle concerne en premier lieu les travaux sur métaux exposés aux bruits lésionnels comme l’estampage, l’emboutissage, le laminage, le rivetage. Ceux qui se servent du burin, d’une machine tronçonneuse, d’un marteau, d’une meule, d’une machine fraiseuse, broyeuse ou polisseuse sont également concernés.
    Ceux qui polissent, grenaillent ou sablent à la main les métaux, ou qui effectuent le gougeage, le câblage, le torronage ou ceux qui font la mise en bobine des fils d’aciers bénéficient également de la prise en charge.
    Le remboursement concerne également les travailleurs utilisant les machines perforatrices pneumatiques, les travailleurs de verrerie proche des fours, les tisseurs sur métier et ceux qui utilisent des machines à filer comme les moulineuses, les bobineuses etc.
    Les travailleurs qui font la mise au point des propulseurs, des réacteurs, groupe électrogène, moteurs thermiques etc. ceux qui emploient ou détruisent des munitions ou d’explosifs ou ceux qui utilisent des pistolets de scellement sont également pris en charge en cas de survenance de l’hypoacousie.
    Les travailleurs qui broient, concassent, criblent, sablent ou scient les pierres, ceux qui abattent les arbres avec une machine tronçonneuse, et ceux qui emploient une machine à bois en atelier comme la scie circulaire, la mortaiseuse, la ponceuse etc. entrent également dans la catégorie de travaux susceptibles de prise en charge.
    Il en est de même pour ceux qui utilisent d’engins de chantier comme les pelles mécaniques, les bouteurs etc. Ceux qui travaillent en usine pour effectuer le broyage, l’usinage des matières plastiques et de caoutchouc ou les travailleurs sur les rotatives dans les industries graphiques bénéficient également du remboursement de traitement de surdité.
    Les fabricants du papier et du carton dans les usines, les travailleurs employant le matériel vibrant pour élaborer des produits en béton, ceux qui mesurent ou réparent les dispositifs de niveaux sonores figurent également dans le tableau n° 42 du RG.
    Ceux qui décochent les grilles vibrantes, qui fusionnent en four industriel par arcs électriques, ainsi que les travailleurs à proximité des moteurs en fonctionnement des aéronefs dans les aéroports sont aussi bénéficiaires de la prise en charge.
    Enfin, les travailleurs exposés à la composante audible dans les travaux de découpe des matières plastiques, ceux qui abattent et plument les volailles dans l’industrie agroalimentaire, et ceux qui moulent par presse injection des pièces en alliage métallique sont également concernés par le remboursement d’une hypoacousie.
  • la durée du remboursement du traitement est de un an sous réserve d’avoir été exposé pendant un an. Dans le cas de mise au point de propulseurs et de moteurs, la durée d’exposition est réduite à 30 jours.
  • la désignation de la maladie est « hypoacousie de perception par lésion cochléaire» non réversible avec acouphène ou non. Cette perte auditive se définit par un déficit audiométrique bilatéral qui affecte notamment les fréquences élevées. L’établissement du diagnostic se fait par une audiométrie tonale et vocale après un arrêt d’exposition au bruit lésionnel d’au moins 3 jours. Le déficit est la moyenne des pertes auditives mesurées sur les fréquences 500, 1000, 2000 et 5000 Hz.

A noter que le régime agricole prend également en charge la surdité causée par le bruit au titre de la maladie professionnelle. Cette prise en charge se trouve dans le tableau numéro 46 RA.
Remarque : même si la plupart des travaux susceptibles de provoquer l’hypoacousie figurent dans le tableau du régime général et du régime agricole, il est toujours judicieux de souscrire à une assurance santé complémentaire ou une mutuelle pour avoir un remboursement complet de ses dépenses santé. De plus, lors de l’adhésion à une mutuelle, il est possible de choisir un meilleur remboursement pour une garantie spécifique peu couvert par l’assurance maladie, à titre d’exemple les prothèses auditives.
Pour bénéficier des garanties adaptées et des meilleurs soins au meilleur prix, il suffit de recourir à un comparateur mutuelle simple et rapide comme l’outil présent en bas de ce site. Le recours à cet outil est complètement gratuit et sans engagement.

Le patient atteint de cette pathologie n’est pas souvent conscient de son état de surdité. Le plus souvent c’est son entourage qui monte le son ou crie lorsqu’il est assez éloigné de la personne. Cette baisse ou perte d’audition peut causer les signes comme un bourdonnement ou un acouphène. La victime peut également ressentir une sensation désagréable, des sifflements ou une sensation de sons assourdissants dans l’oreille. Le plus souvent, il se fait aussi répéter.
Après le diagnostic du bilan acoumétrique, par l’examen au diapason, l’épreuve de Weber ou l’audiométrie totale, le médecin traitant peut préciser le type et la gravité de la surdité.
Le traitement dépend de la cause et de la gravité de l’hypoacousie. Le professionnel de santé peut prescrire des médicaments comme les antibiotiques et anti-inflammatoires ou une intervention chirurgicale. L’opération chirurgicale est indiquée dans le cas de choléstéatome. La radiochirurgie permet aussi l’atteinte des voies nerveuses. Si la maladie s’aggrave après les soins, il peut préconiser le port des prothèses auditives.