Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues a la brucellose

Les préjudices physiques en rapport avec l’exposition à un risque professionnel bénéficient d’un remboursement de soins et traitement et indemnisation de l’assurance-maladie. Ces pathologies contractées en service indemnisables sont généralement causées par les postures ou gestes itératifs au travail, par les intoxications de l’environnement du travail ou par les pathologies infectieuses. La brucellose fait partie de maladies professionnelles prises en charge par le régime général et le régime agricole. Tour d’horizon sur cette prise en charge ainsi que les symptômes et les mesures préventives pour éviter l’apparition ou l’aggravation de cette pathologie.

La brucellose ou la fièvre de malte est une fièvre transmise par les bactéries du genre brucella. La contamination se fait par voie cutanée ou par muqueuse. La personne qui touche un animal malade, ou ses ossatures ainsi que le laborantin qui contacte accidentellement les prélèvements d’un animal atteint de cette pathologie sont également contaminés. Les personnes qui consomment des produits laitiers non pasteurisés ou de viande peu cuite peuvent également être contaminés par la brucellose. Ces cas de contamination sont les plus fréquents mais les personnes qui ingèrent des crudités contaminés par du fumier ou par des mains non lavées peuvent être aussi contaminées. Cette maladie apparaît notamment chez les éleveurs, les vétérinaires, et les professionnels qui sont en contact permanent avec les animaux et leurs viandes comme les bergers, les bouchers, le conditionneur de viande, le personnel qui travaillent à l’abattoir etc. Sa fréquence est rare en milieu urbain.

Les maladies qui bénéficient de l’indemnisation de l’Assurance-maladie sont celles qui répondent à des critères précis de désignation de pathologie, symptômalogie et principaux travaux susceptibles de provoquer ces maladies dans l’un des 98 tableaux du Régime général.
En ce qui concerne les brucelloses professionnelles, cette prise en charge se trouve dans le tableau n°24 RG dont ci-après le contenu :

  • les travailleurs concernés de la prise en charge sont ceux qui travaillent dans les laboratoires servant à diagnostiquer la brucellose, ainsi que les préparateurs des AG brucelliens et vaccins anti-brucelliens. Ceux qui travaillent dans les laboratoires vétérinaires entrent également dans la liste indicative des personnes susceptibles d’être contaminés. Enfin, les travailleurs ou ouvriers agricoles exposés au contact avec les ovins, caprins, bovins et porcins ou avec leur excrément peuvent bénéficier également du remboursement des soins.
  • dans le cas de maladie brucellose aigüe avec septicémie accompagnée de fièvre ondulante, de signes pseudo-grippal ou pseudo-typhoïque, la prise en charge de l’Assurance-maladie est de 2 mois.
  • dans le cas de brucellose subaigüe avec focalisation accompagnée de bronchite, pneumopathie, arthrite aigüe ou polyarthrite, réaction neuro-méningée, signes hépatospléniques subaigües, la durée de la prise en charge est également 2 mois.
  • par contre, s’il s’agit d’un cas de brucellose chronique, l’Assurance-maladie prend en charge le traitement pendant 1 an. Les signes cliniques de cette pathologie sont : l’arthrite séreuse, l’ostéoarthrite, l’ostéite, le sacroxite, bronchite chronique, hépatite, anémie, purura, phlébite, hémorragie, néphrite, réaction méningée, myélite, asthénie profonde, allergies sur la peau, pathologies psychiques etc .

Le régime agricole prend également en charge les soins et traitement de cette pathologie professionnelle avec les mêmes critères de prise en charge que le régime général. Ces critères peuvent être lus dans le tableau n°6 du Régime agricole.
Bon à savoir : si l’affection en cause n’est pas inscrite dans le tableau ou si le travail de l’assuré social ne correspond pas à celui indiqué dans la prise en charge, sa maladie n’est pas reconnue au titre de la maladie professionnelle indemnisable. De même si les manifestations pathologiques ne correspondent pas aux indications définies dans le tableau, il ne bénéficiera pas de la prise en charge.
Pour compenser cette absence de remboursement de traitement et de soins, en cas de contamination lors d’une vacance en zone rurale par exemple, il convient de souscrire à une assurance santé complémentaire. La mutuelle santé couvre généralement les dépenses non remboursées par le régime général. Nombreuses sont les mutuelles sur le marché et elles proposent des formules destinées à tous profils (salariés, artisans, professions agricoles, professions libérales, seniors, étudiants…). Leur cotisation varie beaucoup d’un assureur à l’autre. Il importe ainsi de faire la mise en concurrence de leur tarif.
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Cette pathologie aux cent visages évolue au fil des ans. La période d’incubation peut varier entre une semaine à quatre semaines. La phase du début est brutale. Le patient a des frissons et des fièvres avec des migraines intenses et des douleurs aux articulaires et dans les lombes. La température du malade peut atteindre 39°C puis se stabilise au bout d’une semaine avec des transpirations matinales. Un état de malaise et d’asthénie et de douleurs de la nuque peut aussi indiquer le début de cette maladie.
La fièvre intermittente peut durer jusqu’à 5 semaines, suivie par un apaisement d’une dizaine de jours avec la diminution de symptômes. Après cette phase, le patient perd l’appétit, peut devenir irritable, insomniaque, dépressif ou asthénique. Sa perte de poids est accompagnée des migraines, douleurs abdominales et articulaires et constipation. La moitié des patients atteints de la brucellose à ce stade présentent un gros foie. Le taux de mortalité causé par cette pathologie est moins de 5 %. La mort peut survenir à la suite d’une endocardite.
En général, le médecin traitant utilise deux méthodes pour diagnostiquer cette maladie : l’hémoculture et le test sérologique de phase aigüe et convalescente. Cette deuxième méthode est moins fiable que la première.

Si le diagnostic est positif, le professionnel de santé peut prescrire un traitement de doxycycline pendant 6 semaines suivi d’une prise de streptomycine pendant 14 jours. La ciprofloxacine pendant 14 à 40 jours à prendre avec la rifampicine s’avère aussi efficace. La surveillance dure un an pour repérer la réapparition de la pathologie. Si la maladie entraine la neurobrucellose ou l’endorcardite, il est indispensable de suivre un traitement prolongé.
Les mesures préventives permettant d’éviter cette maladie consistent à porter des gants en caoutchouc et des lunettes lors du contact avec les animaux susceptibles de contracter cette maladie. Il faut aussi éviter de consommer du lait non pasteurisé. A noter que le fromage fabriqué avec du lait non pasteurisé de moins de 3 mois peut aussi transmettre cette maladie. Le suivi du calendrier de vaccination des bovins et la visite périodique chez le vétérinaire permettent aussi de détecter cette infection. Le vaccin humain est inexistant. Les personnes qui effectuent les prélèvements dans le laboratoire doivent aussi respecter la réglementation sur le maintien et le respect des consignes de sécurité. Enfin, la souscription à une mutuelle santé, l’arrêt de la consommation de l’alcool et la révision de ses erreurs alimentaires permettent aussi de renforcer le système immunitaire d’une personne.