L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est-elle prise en charge ?

L’IVG n’est plus considérée comme un acte illégal, ni un acte nécessitant un accord parental. Différents médicaments pour l’IVG sont accessibles assez facilement. Le nombre d’IVG en France est de 220 000 par an, soit un avortement sur trois naissances. Avant juillet 2001, l’avortement était autorisé jusqu’à deux mois et demi de grosse. Aujourd’hui, ce délai légal est passé à trois mois. Quels sont les points importants à savoir avant d’entreprendre une IVG ? Quel genre de femme participe à ce genre de pratique et quel est le pourcentage accordé aux véracités des conséquences apportées par l’IVG sur une prochaine maternité, cette fois-ci acceptée ?

La moyenne de l’IVG en France est d’une sur deux. Plusieurs questions se posent autour de l’IVG que nous tentons d’apporter des réponses. Y a-t-il des causes principales provoquant ces grossesses non désirées ? Quelles sont les conséquences de l’IVG sur nos futures grossesses ? Comment fonctionne l’IVG par médicament ?

Une femme aurait eu, une fois dans sa vie, à faire face à une grossesse non souhaitée. Ceci n’est pas une possibilité rarissime. Et une femme sur deux choisit l’IVG comme solution à cette situation. Une stagnation du nombre d’interruptions volontaires de grossesse est pourtant observée depuis janvier 1980.

Pourcentage d’IVG

Les chiffres recueillis en 1996 démontrent une importante pratique de l’IVG chez les femmes âgées de 20 à 30 ans, presque la moitié (46 %). Pour les femmes âgées de 30 à 40 ans, le pourcentage est de 35 %. Pour les adolescentes de 18 à 20 ans, 11 %. Les moins de 18 ans ne sont pas exclus avec un pourcentage de 4 %. A partir de 40 ans, une grossesse se termine souvent par une IVG. De l’autre côté, on compte 6 709 avortements sur 2 653 naissances chez les adolescents de moins de 18 ans.

Quel est le moment propice pour l’IVG ?

La moitié des femmes qui se tournent vers l’IVG sont en couple et ont recours à cette pratique pour la première fois. Une infime quantité en a déjà eu deux ou plus. Les IVG sont souvent effectuées très tôt (avant le deuxième mois de grossesse). Il y en a même qui n’atteigne pas la cinquième semaine (19 %). Il y a différentes façons de faire l’IVG mais la plus pratique est l’aspiration. Ceci se fait sous anesthésie générale. Aujourd’hui, c’est l’avortement par médicament (RU 486) qui domine avec 20 % en 1997.

Divergence d’opinion sur l’IVG

Nous comptons 857 services de gynéco-obstétrique mais presque la moitié de ces services n’acceptent pas l’avortement. Par contre, vingt d’entre eux accomplissent les un cinquième des IVG. Une grande divergence régionale est observée et il est souvent difficile de consulter pour un IVG. Pour éviter ce genre de conflit, 5 000 femmes préfèrent se déplacer dans un autre pays pour faire l’IVG quand le délai légal est dépassé.

La prise en charge de l’IVG en Europe

Depuis que le délai légal a été rallongé de 15 jours, la France a maintenant les mêmes structures que la Belgique, l’Allemagne ou l’Autriche en ce qui concerne l’IVG.

Prise en charge intégrale de l’IVG

Depuis le 31 mars 2013, suite au décret 2013-248 du 25 mars 2013, tous les frais liés à une interruption volontaire de grossesse sont remboursables à 100 % par l’assurance maladie que ce soit de façon médicamenteuse ou via une opération gynécologique.

Ce décret est sorti du fait de la contribution des assurés selon l’article L. 322-3 du code de la sécurité sociale. Ce décret annule les différentes marges prises par l’assurance maladie, pour les mineures qui est de 100 % et 70 % pour les soins de ville. Pour les adultes dans un établissement de santé : 80 %.