Santé seniors après 50 ans : consommer peu d’alcool

Selon les sondages, les seniors de plus de 50 ans ont tendance à boire plus d’alcool que les personnes plus jeunes. Cela est d’abord dû au fait que la plupart d’entre eux sont à la retraite et l’alcool constitue un remède contre l’isolement social, un petit plaisir qu’ils peuvent se permettre. Or, la consommation excessive d’alcool provoque divers troubles chez les seniors. On retient, entre autres, la réduction de l’autonomie, la perte d’équilibre, la dégradation du sommeil, la perte de contrôle et l’impact sur l’espérance de vie. Le point sur les risques d’abus d’alcool pour les personnes âgées et les moyens permettant de prévenir ce fléau.

La plupart des Français consomment un ou deux verres de vin au repas. La fréquence est différente d’une personne à une autre, mais on ne peut nier non plus que l’accoutumance peut arriver dès le premier verre. A rappeler que les vins, les bières, les liqueurs et cocktails figurent dans la liste des boissons alcoolisées. Chez les jeunes, l’alcool est quelquefois associé à la drogue et chez certains seniors, l’addiction à l’alcool fait suite à leur passage à la retraite. Cela commence par un petit verre standard. Puis, la solitude, la dépression, le manque d’affection font que le senior ne soit plus capable d’arrêter. Au bout de quelques temps, il pourrait être obligé de boire de l’alcool le matin au lever pour se mettre en forme. Et si des soucis financiers s’ajoutent à ses problèmes affectifs, la prise excessive de l’alcool d’une façon régulière pendant la journée ou à la fin de la semaine pourrait constituer une sorte de refuge. Les sondages ont ainsi montré que les personnes âgées de 65 à 74 ans affichent une inclination à boire d’une façon excessive que les moins jeunes.

On distingue d’abord 3 niveaux d’alcoolisation.

  • Les seniors qui boivent plus de deux verres par jour. On les appelle des alcooliques à risque.
  • Ceux qui consomment 4 à 6 verres figurent dans la tranche des alcooliques problématiques.
  • Tandis que ceux qui boivent plus de 6 verres en une seule prise sont classés des dépendants.

Or, la surconsommation d’alcool est totalement néfaste pour la santé des seniors. Cela affecte à la fois leur aptitude physique et leur fonction psychologique. A titre d’information, en France, on compte plus de 5 millions de buveurs excessifs tandis que les dépendants font la moitié de ce chiffre.

Des études scientifiques ont montré les bienfaits d’un verre de vin rouge au diner pour le système cardiovasculaire d’un senior. Notez toutefois que les effets positifs et négatifs de l’alcool sur la santé sont controversés en fonction du volume ingéré, du type de boisson, de sa composition et de la partie du corps humain concernée. Une analyse d’une cinquantaine de cas a, par ailleurs, montré que les femmes qui consomment entre 7 à 14 verres par jour ont plus de risque d’avoir un cancer de sein (13 %) que les femmes sobres. L’augmentation de risques concerne surtout les tumeurs. L’effet néfaste causant les problèmes de voie digestive (œsophage ou gastrite chronique, cancer) avec une prise de 5 verres par jour est également cité. L’on cite également le carcinome, l’hépatite aigue chronique, la cirrhose de foie, l’hypertrophie de myocarde, l’impuissance, les troubles de comportement (hallucination, confusion mentale) parmi les troubles causés par l’alcoolisme excessif. En revanche, la prise modérée d’alcool permettrait de se prémunir contre le cancer du rein, la thyroïde, les lymphomes, etc.

Quoi qu’il en soit, le mauvais usage de l’alcool entraîne indiscutablement des accidents de la route, des chutes domestiques ou au travail ainsi que la formation d’autres maladies graves. Les chiffres indiquent qu’environ 37 000 personnes ont trouvé la mort chaque année en France à cause d’une forte consommation d’alcool.

Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’au fur et à mesure qu’une personne avance en âge, elle pourrait contracter d’autres maladies inhérentes ou non à la vieillesse comme la goutte, l’hypertension artérielle, le diabète, les pathologies du foie et des reins, l’ostéoporose, les maladies neurologiques ou endocriniennes, etc. Or, au lieu de réduire la tension artérielle et faciliter l’absorption du glucose par l’organisme, l’effet escompté serait l’inverse. Ainsi, pour certains cas, la consommation, même modérée, de l’alcool est dangereuse surtout si la personne souffre déjà d’autres pathologies. Si en plus la personne mène une mauvaise hygiène de vie (alimentation non équilibrée, absence d’activité sportive, manque de sommeil, tabagisme…) les effets de l’alcool sur son organisme seront encore plus dévastateurs.

Le fait de consommer peu d’alcool constitue donc une source de longévité et un véritable atout santé pour le senior. Cela lui permet de vivre plus longtemps, de pouvoir lutter contre les ALD et les pathologies touchant essentiellement les personnes âgées. Les problèmes liés au vieillissement comme la perte osseuse, la perte d’équilibre, la chute, la fatigue oculaire seront aussi plus faciles à prévenir si le senior ne consomme que peu de quantité d’alcool tout en ayant une bonne hygiène de vie.

L’alcoolémie d’un senior pourrait être favorisée par son mode de vie (réceptions arrosées, réunion dans le bistro avec les amis…). Cela pourrait être aussi causé par son état émotionnel fragile. Une personne pourrait se mettre à boire si elle a subi une rupture difficile ou si elle a des problèmes financiers ou relationnels. Il y a aussi ceux qui ont développé des maladies graves ou incurables et qui cherchent à s’évader dans l’alcool.

Peu importe la raison, il lui est conseillé pour un senior de changer son habitude de vie. La pratique sportive, la consommation d’un litre et demi de boisson autre qu’alcoolique, l’engagement auprès des associations caritatives peuvent l’aider à y faire face. La sensibilisation collective, concernant les méfaits de l’alcool pour la santé du senior, aide aussi ces derniers à réagir contre l’abus de boissons alcooliques. Outre ces quelques conseils, la personne âgée a tout intérêt à souscrire auprès d’une assurance santé ou une mutuelle santé senior. Une bonne formule qui allie rapport-qualité prix lui permettrait de bénéficier d’un remboursement non seulement pour les dépenses relatives aux traitements de sa dépendance mais aussi pour d’autres maladies.

La consommation modérée d’alcool, associée à une activité physique et à une prise suffisante d’aliments riches en protéines et fibres, permet d’améliorer la qualité de vie et l’espérance de vie du senior de plus de 50 ans. Un verre de vin rouge occasionnellement au repas ne risque pas d’avoir un impact sur sa santé.

L’alcoolisme peut toucher tout le monde, pourtant boire de l’alcool est dangereux et c’est encore pire pour les personnes âgées. Plusieurs sont les seniors qui ne sont pas épargnés par l’addiction à l’alcool dont les risques et les conséquences peuvent être dramatiques. Il faut noter que la résistance des personnes âgées à l’alcool diminue avec l’âge et l’abus peut rapidement générer des problèmes de santé tels que l’hypertension, les risques de cirrhose du foie, le développement d’une maladie cardiovasculaire, etc. Pire encore, si la personne âgée est sous traitement médicamenteux, l’alcool peut engendrer des effets secondaires graves. Par exemple, la personne âgée risque des troubles digestifs, des nausées, des vomissements. A long terme, si la personne âgée continue à abuser de l’alcool, elle risque des cancers de la bouche, de la gorge, du pancréas, du système nerveux et des troubles psychiques. Ces troubles sont parfois soldés par la réduction de vigilance, les agressions, la violence, les accidents de la circulation, la perte de contrôle de soi, etc.

Les médecins découvrent deux situations d’alcoolisme chez les personnes âgées, à savoir l’alcoolisme précoce lorsque la personne âgée est dépendante de l’alcool depuis longtemps, et l’alcoolisme tardif si la personne développent son addiction à l’alcool après 60 ans.

Pour résoudre la situation d’addiction à l’alcool des personnes âgées, il faut reconnaître, en premier lieu que les proches sont concernés, de près ou de loin, directement ou indirectement. A cet effet, les proches doivent être présents et comprendre les causes de l’alcoolisme. Ils doivent échanger, surtout s’il s’agit d’un alcoolisme tardif, par hypothèse que l’alcoolisme précoce doit être discuté au sein de la famille depuis un certain temps.

Cependant, si une aide familiale ou amicale s’avère insuffisante, il faut intervenir le plus tôt possible avant qu’une maladie ne se déclare. Il faut absolument consulter le médecin traitant de la personne âgée pour évaluer la situation. Si le médecin n’arrive pas à résoudre l’addiction à l’alcool, la consultation d’un psychiatre est nécessaire pour savoir si l’alcoolisme est lié à un mal-être. Sur internet, il est possible de trouver des services d’assistance aux alcooliques.