Santé des seniors âgés  : la maltraitance

Les mauvais traitements faits à une personne âgée concernent 1 cas sur 10 et ceux qui vivent en communauté sont beaucoup plus susceptibles d’être touchés. Les traumatismes physiques et psychologiques figurent parmi les conséquences de la maltraitance chez l’aîné. Ces effets sont visibles sur du long terme. Zoom sur les facteurs de risques et les mesures préventives pour éviter cet acte.

Commençons d’abord par expliquer la définition de la maltraitance. Il s’agit d’un acte isolé ou répétitif qui entraîne des blessures morales ou physiques à un aîné dans le cadre d’un rapport de confiance. L’acte peut être volontaire ou résultant d’un manque d’attention ou de respect. Ce type de maltraitance est considéré comme une violation des droits de l’homme. Cela peut prendre des formes comme les brutalités physiques, morales, psychologiques ou financières. La personne âgée peut également être victime de violences sexuelles même si cela n’est pas un cas fréquent.

La maltraitance financière peut aussi prendre la forme de détournement de biens ou de patrimoine immobilier de l’aîné. Le problème réside dans le fait que les seniors âgés craignent souvent de parler à d’autres des mauvais traitements dont ils sont victimes. La statistique que nous avons avancée plus haut sur le pourcentage des aînés confrontés à la maltraitance (1/10) est ce qu’on reçoit des plaintes et des notifications aux autorités. Mais il est probable que l’ampleur de ce phénomène est beaucoup plus importante.

Cette négligence ou manque de respect et de soins peut conduire à des traumatismes physiques de la personne âgée. Une simple fracture peut occasionner une incapacité permanente ou un traumatisme crânien tandis qu’un bras immobilisé suite à un AVC peut entraîner l’immobilisation totale de son corps. Sans oublier les conséquences psychologiques qui mènent jusqu’à la dépression ou à l’anxiété. A noter que les effets de la maltraitance peuvent être plus graves chez les personnes avancées en âge que chez les jeunes parce qu’ils souffrent déjà de fragilisation de l’os et d’autres troubles fonctionnels dus à l’âge.

Dans de nombreuses parties du monde, ce problème ne figure pas dans les priorités des autorités et il est considéré comme une affaire familiale. Toutefois, les données des cas maltraités augmentent dans les pays avancés. Bien que le taux de maltraitance des seniors âgés dans les pays sous-développés soit encore inconnu, dans ces régions, les services de soins ne sont pas équipés pour prendre en charge efficacement les maladies encore moins la maltraitance des aînés.

Les facteurs de risque se trouvent au niveau de la culture de la communauté, de la famille ou au niveau individuel. Les personnes souffrant d’une affection de longue durée, les déments, les toxicomanes et alcooliques risquent d’être confrontées à une maltraitance. La perte d’autonomie peut également causer des actes de violence morale de l’entourage du patient âgé par suite du stress.

Toujours au niveau de la vie en communauté, l’isolement social et l’absence d’aide sociale de la personne avancée en âge constituent des facteurs de risque de la maltraitance. A cause de la défaillance de sa capacité physique ou mentale, le senior est délaissé par ses proches et les membres de sa famille. D’autant plus que ses enfants peuvent également avoir des problèmes de ressources pour le soigner. Enfin, le conflit de générations peut également causer ce phénomène. Le lien entre les membres d’une famille est brisé. Les personnes âgées sont considérées comme des charges inutiles.

Pour alléger les conséquences de ce phénomène, l’Etat met en œuvre quelques stratégies visant à sensibiliser le public. Il y a également le dépistage des personnes victimes de mauvais traitements et des auteurs de violences. L’amélioration des soins dans les établissements de santé pour les seniors âgés ainsi que la formation sur les maladies démentielles à destination du personnel en charge du patient font également partie de ces mesures de prévention. Dans les écoles, l’État a mis en place des programmes concernant l’échange intergénérationnel. Cela permet de former les jeunes de bas âge au respect des personnes âgées et de lutter contre les préjugés à leur égard. Par ailleurs, pour la personne qui s’occupe d’un patient âgé souffrant de perte d’autonomie, il importe de proposer un service de relève pour éviter sa fatigue. En effet, le personnel en charge pourrait se montrer blessant ou désagréable voire violent lorsqu’il se lasse de soigner le patient âgé.

L’organisation mondiale de la santé œuvre également à la prévention de la maltraitance de cette partie de la population. Les moyens qu’ils utilisent consistent à diffuser des informations auprès des différents pays pour la prévention de violence des personnes âgées, ainsi que la collaboration avec les institutions et organisations internationales pour remédier à ce type de fléau de la société.
De son côté, le senior âgé ne doit pas penser qu’il mérite les mauvais traitements à cause de sa vieillesse ou sa dépendance. Il s’agit d’une atteinte à sa dignité qui peut lui coûter la vie. S’il se sent en danger, il peut téléphoner à un numéro d’urgence pour bénéficier d’une assistance immédiate.

En résumé, la famille, les amis et l’entourage de la personne âgée sont responsables s’ils sont témoins d’une maltraitance physique, morale ou psychologique envers lui. Ils peuvent prendre des mesures préventives ou signaler les autorités.

Les dispositifs de prévention de la maltraitance déjà en place
Les dispositifs de prévention de la maltraitance contre les personnes âgées sont déjà mis en place et sont matérialisés par des services et des établissements spécialisés. Il y a entre autres :

  • les plateformes téléphoniques,
  • la Fédération 3977 qui est d’ailleurs le réseau le plus réputé pour ses missions de conseils, d’orientation et de renseignements pour les familles,
  • l’Association France Alzheimer ou la France Parkinson,
  • les chartes sur les droits des personnes âgées,
  • l’ANESM qui joue le rôle de suivi et évaluation et de recommandation de bonnes pratiques à l’endroit des personnels des structures d’accueil des séniors.

Ce sont des solutions envisagées et déjà mise en œuvre pour lutter contre la maltraitance envers les personnes âgées. Effectivement, des mesures de lutte contre la maltraitance sont prises et sont matérialisées par la sensibilisation et l’information du public. Il en est de même pour la formation des professionnels intervenant auprès des personnes âgées, que ce soit des aides à domicile ou au niveau des structures, à l’amélioration de la qualité de vie des résidents en structure d’accueil en appliquant le système de contrôle réguliers, etc.

Le signalement pour agir et faire réagir
En ce qui concerne le signalement, la solution est de faire passer systématiquement le signalement des situations de maltraitance envers les personnes âgées. On incite les personnes à témoigner les actes de maltraitance, qu’elles soient victimes, proches de la victime ou professionnels. Les témoins sont appelés à signaler les actes auprès des autorités administratives et/ou auprès de autorités judiciaires chargées de la lutte contre la maltraitance envers les personnes âgées, et pourquoi pas toutes les personnes sans aucune discrimination d’âge, ni de sexe, ni de classe sociale.

Les témoins sont incités à appeler inconditionnellement une agence régionale de Santé la plus proche ou une direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, et aussi les conseils généraux. La Loi sur l’adaptation de la Société au Vieillissement du 28/12/2015 renforce par ailleurs l’obligation des établissements d’accueil des personnes âgées à signaler les situations de maltraitance.

La souscription à une mutuelle santé permet à un senior de bénéficier d’un remboursement en complément de celui de la Sécurité sociale en cas de pathologies dues à une maltraitance ou causées par d’autres motifs. La prise en charge du régime obligatoire étant basée sur le tarif de référencement appelé « base de remboursement », la souscription à une mutuelle pour seniors comme France Mutuelle permet à la personne âgée de bénéficier d’un remboursement relatif à ses frais de santé.

Le contrat Reflexio Plenitude se décline en 5 formules personnalisables. Voici quelques extraits de la formule niveau 3 :

  • La consultation chez un médecin traitent est remboursée à hauteur de 130 % du BRSS contre 180 % pour un généraliste.
  • La chambre particulière est prise en charge à hauteur de 25 euros par jour limité à 30 jours par an contre 55 euros par jour pour le niveau 5 dans la limite de 90 jours.
  • Le forfait prévention est 50 euros par an avec une majoration de plus de 60 euros après deux ans d’adhésion.

Concernant le remboursement des appareils auditifs et des dépenses optiques, France Mutuelle propose une prise en charge adaptée à la réforme 100% santé. L’assureur propose le tiers payant ainsi que l’assistance pout toutes les situations de vie comme la maladie, l’hospitalisation, l’immobilisation à domicile, la convalescence. Le délai de carence en cas d’hospitalisation est 3 mois après la souscription.

Les intéressés peuvent réaliser une demande de devis gratuit sur le site de l’assureur. En revanche, s’ils souhaitent dénicher la mutuelle proposant le coût le plus abordable, ils peuvent recourir gratuitement à notre outil de comparateur de mutuelles. Cet outil sans engagement leur permet de trouver en quelques clics le contrat le moins cher. Il lui suffit par la suite de vérifier le délai de carence, les prestations d’assistance, etc.