Quels sont les médicaments non pris en charge en cas de maladies chroniques ?

L’Assurance maladie assure une prise en charge à 100 % du BRSS des dépenses relevant du traitement de certaines maladies chroniques. Ce qui signifie que les personnes souffrant de ces maladies sont exonérés du ticket modérateur. Ce sont des pathologies qui requièrent des soins réguliers et prolongés pendant une durée de 6 mois au minimum. Les affections de longue durée se trouvent dans la liste des 30 maladies de la Sécurité sociale. Découvrez dans cet article, le point sur les médicaments remboursés et non remboursés dans le cadre des ALD.

Les médicaments remboursés dans le cadre de maladies chroniques sont ceux généralement prescrits pour traiter les AVC (accident vasculaire cérébraux), le diabète de type 1 ou 2, la sclérose en plaques, la paraplégie, l’hypertension artérielle sévère, les hémophilies et hémostase grave, l’insuffisance respiratoire grave, la mucoviscidose, la tumeur maligne et affection du tissu lymphatique etc.
Certaines pathologies graves qui peuvent entraîner l’invalidité et dont le traitement est estimé à plus de 6 mois bénéficient aussi de ce remboursement. Citons entre autres la maladie de Paget, les ulcères etc. Il en est de même pour le cas de polypathologies des personnes âgées qui peuvent entraîner un état invalidant.
Pour bénéficier d’une prise en charge à 100 % (dans le cadre d’une ALD), le médecin traitant de l’assuré social doit adresser un formulaire de protocole de soins auprès du médecin conseil de la Sécurité sociale. Ce document définit le traitement et soins envisagés pour soigner le patient. Le CPAM auquel ce dernier est rattaché pour le remboursement de ses soins santé statue ensuite s’il peut bénéficier ou non de la prise en charge à 100 %.
Lorsque sa pathologie est classée comme une ALD, l’assuré bénéficie du remboursement à 100 % des actes suivants : consultations et actes médicaux, médicaments qui font partie du traitement des maladies prises en charge au cadre de l’ALD, soins infirmiers et kiné, examens biologiques et radio, appareillages, et dispositifs médicaux ainsi que les transports sanitaires.

Les médicaments utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer font partie des médicaments pris en charge par l’Assurance maladie. Mais depuis l’année dernière, elle ne rembourse plus ces médicaments. Cela fait suite à l’évaluation de la Haute autorité de Santé (ou HAS) de l’efficacité et de la pertinence de ces remèdes. Selon , ils servent uniquement à réduire les symptômes mais non pas à prévenir ni à lutter contre leur apparition.
La Haute autorité de Santé a notamment indiqué sur la base des données disponibles que les effets de ces médicaments sont faibles sur les troubles cognitifs et s’ils sont utilisés à court terme, l’efficacité est d’autant moins faible. De plus, utilisés à long terme, ils sont susceptibles de produire des effets indésirables aux patients comme une altération de leur qualité de vie.
Outre la maladie d’Alzheimer, les maladies chroniques non comprises dans la liste et celles qui requièrent un traitement pendant une durée de moins de 6 mois ne bénéficient pas de la prise en charge de l’Assurance maladie.
Bon à savoir : depuis la fin de l’année 2016, les patients qui souffrent de maladies chroniques (ALD) peuvent bénéficier du tiers payant. Ce qui leur permet de ne pas avancer de frais lors de la délivrance des soins.
Par ailleurs, même si l’assuré n’aurait pas à s’acquitter du ticket modérateur, le dépassement d’honoraires des spécialistes reste à sa charge. La médecine douce n’est pas aussi prise en charge. Ces dépenses peuvent être remboursées par une mutuelle santé à hauteur de 300 % ou par un forfait. Passez par notre comparateur de mutuelles santé pour trouver la mutuelle moins chère avec les meilleures garanties.