Mutuelle auto entrepreneur : journaliste pigiste ou rédacteur

En tant que travailleurs indépendants, les auto-entrepreneurs ne peuvent pas profiter d’une aide financière en cas de perte de travail ou de perte d’autonomie. En outre, ils ne peuvent pas jouir des avantages d’un contrat Madelin. Ces professionnels ont donc intérêt à contracter une assurance santé complémentaire spécifique qui complétera la prise en charge du régime général de la Sécurité sociale. Le journaliste, le pigiste et le rédacteur font partie de ces professionnels. Zoom sur les risques professionnels sur la santé dus à la pratique de ces métiers et la mutuelle adaptée à ces professionnels.

Ces professionnels ont chacun leur spécialité. Le journaliste se spécialise dans la collecte et les analyses des informations pour les publier ensuite dans les médias ou dans les sociétés de presse. Cette profession leur apporte une rémunération fixe et régulière. La concurrence étant féroce dans ce métier, ceux qui souhaitent se lancer dans le journalisme devront alors se former pour accroître leur chance d’être embauché. On retrouve 14 centres de formation reconnus par la Conférence nationale des métiers du Journalisme en France. L’entrée dans ces centres se fait par concours. Il y a également une quarantaine d’écoles qui dispensent des formations non-reconnues par la CPNEJ.

Le pigiste, quant à lui, se réfère à un journaliste dont la rémunération se fait à la pige ou au reportage. Il effectue le décryptage, le débat, les commentaires des évènements politiques, culturels, économiques et peut travailler dans la presse ou sur le web. Il peut travailler comme salarié fixe dans une société ou à titre occasionnel comme auto-entrepreneur. Pour devenir pigiste, il faut suivre le parcours habituel d’un journaliste. Le risque avec ce statut, c’est qu’il peut se trouver dans une situation financière précaire s’il fait face à une diminution de volumes de ses piges.

Quant au rédacteur, ce professionnel écrit des articles publiés sur le web. Ce faisant, il fait des recherches approfondies avant de synthétiser les informations. Il les adapte ensuite à sa cible en évitant le contenu dupliqué. Une formation en SEO est aussi utile pour pratiquer ce métier ainsi qu’une bonne maîtrise de la langue française.

Les journalistes sont les plus exposés aux différents risques professionnels sur la santé parmi ces 3 métiers. En effet, ils doivent chercher rapidement les informations à publier et se déplacer, si nécessaire. Ils sont aussi soumis aux risques de troubles visuels, auditifs, au stress et aux problèmes gastro-intestinaux (utilisation intensive du téléphone, travail continu sur écran, émotions intenses et état d’anxiété, voyages fréquents, pressions continues et surcharge mentale causant des problèmes gastriques, etc.). Les pigistes et les rédacteurs sont, quant à eux, exposés aux fatigues visuelles, aux troubles musculosquelettiques dûs à la position assise prolongée et aux troubles circulatoires. Afin de bénéficier d’une meilleure prise en charge en cas de traitement coûteux, ces professionnels devront souscrire à une mutuelle auto-entrepreneur.

Un journaliste-pigiste ou rédacteur peut être un salarié qui bénéficie des prestations de la mutuelle d’entreprise obligatoire, mais il peut également être un travailleur indépendant non-salarié. Juste à titre informatif, le statut d’un auto-entrepreneur est différent d’un entrepreneur individuel. En général, un auto-entrepreneur ne paie aucune charge sociale s’il ne réalise pas aucun chiffre d’affaire, contrairement pour l’entrepreneur dont les cotisations sont basées sur un montant prévisionnel et il doit payer des cotisations même sans n’avoir réalisé aucun chiffre d’affaire. Un journaliste-pigiste ou rédacteur indépendant est classé dans le statut d’auto-entrepreneur. Il n’est pas obligé de tenir une comptabilité, mais juste ouvrir un compte bancaire au nom de l’auto-entreprise.

En termes de couverture sociale et santé, le journaliste-pigiste ou rédacteur doit souscrire une mutuelle journaliste car, la couverture proposée par la Sécurité Sociale est insuffisante. A titre d’information, il peut bénéficier du dispositif Madelin. A cet effet, les cotisations versées par le journaliste-pigiste ou rédacteur vont être déduites de son revenu imposable. Les dispositifs sont notamment conçus pour encourager les travailleurs indépendants comme le journaliste-pigiste ou rédacteur à améliorer leur couverture sociale contenant, de préférence, de prévoyance sociale.

L’encouragement du journaliste-pigiste ou rédacteur à souscrire une mutuelle santé auto-entrepreneur est motivé par le fait que la probabilité d’avoir un accident et d’être hospitalisé n’est pas minime car, le journaliste-pigiste peut se déplacer pour collecter des informations et les coûts d’une hospitalisation et des soins qui en découlent sont assez chers. Si le journaliste ne souscrit pas à une mutuelle santé, ces coûts restent à sa charge. En sus, le métier de journaliste-pigiste ou rédacteur qui provoque parfois du stress et de la pression. Telle situation requiert certains traitements pour limiter l’apparition de certaines pathologies.

Apicil figure parmi les mutuelles proposant une complémentaire santé dédiée aux auto entrepreneurs. Son contrat permet de bénéficier d’un remboursement des honoraires généralistes et spécialistes DPTAM jusqu’à 500 % et non DPTAM à 200 % et d’une prise en charge de chambre particulière à 120 euros. Les soins dentaires pris en charge par le régime obligatoire sont remboursés jusqu’à 500 % avec un plafond de remboursement annuel de 1 800 euros tandis que les soins optiques comme une paire de lunettes (verre+ monture) bénéficient d’un forfait de 650 euros tous les 2 ans. Les honoraires en hospitalisation sont, quant à eux, remboursés à 500 % de la BR.

Les intéressés peuvent réaliser une demande de devis sur le site de l’assureur. Ils peuvent aussi recourir à un outil comparateur de mutuelles s’ils souhaitent trouver la mutuelle offrant le meilleur rapport qualité-prix.