Augmentation des tarifs des mutuelles entreprise en 2019 et en 2020

Les mutuelles entreprises et les complémentaires santés individuelles revoient leurs tarifs chaque année. Cette révision est justifiée par l’inflation qui impacte sur la hausse de prix des médicaments et les dépenses de soins ainsi que le vieillissement de la population. Pour cette année 2019, on a aussi parlé de la répercussion du « reste à zéro » sur les primes dont la prévision de la mise en place est avant l’année 2021. Le point sur cette hausse des tarifs des mutuelles.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn a promis qu’il n’y aura pas une augmentation de tarifs de mutuelles pour cette année. Or, le gel des tarifs ne s’applique pas sur la plupart des contrats de santé en vente sur le marché. Les primes des mutuelles santé affichent en effet une hausse comprise entre 4 % jusqu’à 20 % pour les assureurs proposant les tarifs les plus élevés. Les seniors et les retraités sont les plus pénalisés par cette augmentation. S’ils doivent par exemple s’acquitter de 700 euros par an, ce tarif peut s’envoler jusqu’à 3 000 euros par an s’ils ont souscrit leur assurance chez l’organisme proposant des tarifs excessifs. Les contrats de groupe quant à eux affichent une hausse comprise entre 3 % à 5 %. Pour se prémunir contre cette dérive de tarifs des complémentaires santé, les assurés auront à bien lire le contrat sur les possibilités d’augmentation tarifaire et les modalités de résiliation. Il leur est également conseillé de recourir à un comparateur de mutuelles comme l’outil en bas de ce site. Cet outil gratuit et sans engagement les permet de faire jouer le concurrence entre les tarifs et garanties proposés par des nombreuses mutuelles sur le marché.

Selon l’association UFC-Que choisir, cette augmentation des primes des mutuelles est causée par les frais de gestion et de communication des mutuelles. A titre d’exemple, elles choisissent de sponsoriser une équipe cycliste et elles doivent couvrir ces dépenses avec la hausse de cotisation. Avec les marges des compagnies d’assurances et les taxes, seules 70 % des cotisations de contrats de groupe sont redistribuées aux salariés sous forme de prestations contre 66 % pour les mutuelles individuelles, selon le président de l’UFC.
Cette hausse est aussi justifiée en partie par le taux d’inflation. Si la consultation chez le généraliste est fixée à 23 euros auparavant, elle passe actuellement à 25 euros. Idem pour les tarifs de certains équipement optiques qui impactent sur le coût de l’assurance. Il y a également la consommation des salariés ou assurés dans le cadre d’un contrat individuel. S’il y a un certain nombre de seniors et de couples ayant plus de 3 enfants dans l’entreprise, la cotisation salariale du contrat de groupe est plus élevée. Ces profils consomment beaucoup plus de soins optiques, dentaires, et hospitaliers que les couples avec peu d’enfants ou les célibataires.
La hausse des prix des médicaments, des examens médicaux et l’ensemble des soins se répercutent également sur le tarif de la mutuelle de groupe et de la mutuelle individuelle.
Le remboursement intégral des frais de soins dentaires, optiques et audio dans le cadre du « reste à charge zéro » aura aussi un impact financier sur les primes à payer pour les salariés et les particuliers. Et ce, même si la Ministre de santé s’oppose sur l’augmentation relative aux contrats santé due à l’application de ce « reste à charge zéro ». D’ici là, les particuliers et entreprises qui souhaitent revoir à la baisse leur cotisation peuvent toujours recourir à l’outil de comparateur de mutuelles gratuit en bas de ce site pour dénicher une mutuelle moins chère !

Les remboursements par les mutuelles augmentent (en moyenne 4% par an) entraînant l’augmentation des tarifs à payer par les assurés. L’augmentation des cotisations peut aller jusqu’à 10%. Les critères de la hausse des cotisations sont les garanties, le niveau de couverture, le souscripteur (âge, lieu de résidence, nombre d’ayant-droits, etc.).

Les cotisations peuvent varier à tout moment en cas de modification des remboursements des régimes d’Assurance Maladie obligatoire ou de la législation fiscale ou sociale. L’augmentation de tarifs déjà appliqués, la situation des comptes, les objectifs commerciaux et la hausse du coût de la santé sont autant des critères de variation.