Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues à l’antimoine

L’assurance maladie prend en charge les pathologies et préjudices physiques contractés en service. Ces maladies peuvent être causées par les gestes répétitifs, les conditions de travail, ou les intoxications comme dans le cas de la pneumopathie. Les maladies inscrites sur les tableaux du régime général et reconnues professionnelles bénéficient d’une indemnisation si répondant aux critères. La stibiose, un type de pneumopathie fait partie des maladies indemnisables du régime général. Tour d’horizon sur la prise en charge de la sécurité sociale de cette maladie ainsi que le traitement et les mesures préventives pour avoir des soins adéquats.

C’est un élément chimique toxique de couleur grise ou blanc argenté. Il est présent dans plus d’une centaine de minéraux. On le trouve dans la nature, ou sous forme de sulfure combiné avec le plomb, le cuivre ou l’argent. Il sert de durcisseur ou d’additif dans les alliages à base de plomb ou d’étain. On l’utilise notamment dans la fabrication des batteries au plomb, des plaques d’accumulateurs, des alliages utilisés pour les caractères d’imprimerie, des semi-conducteurs pour détecter le champ magnétique. Il est également utilisé pour fabriquer des balles de cartouches, pour les feux d’artifice, pour revêtir les métaux ayant une propriété antifriction, pour produire des verres blancs opaques… Ce corps toxique irrite la peau et les muqueuses ainsi que l’estomac et l’intestin en cas d’ingestion. Les femmes enceintes sont les plus vulnérables à l’exposition à cet élément. Il peut être aussi néfaste pour l’embryon, le spermatozoïde, et le fœtus.

Pour que l’assurance maladie rembourse les frais de traitement d’une maladie et offre une réparation financière dans certains cas, il faut que la victime soit exposée suffisamment pendant la durée indiquée du tableau général du RG. Elle doit aussi répondre aux critères de la prise en charge.
Voici les détails des critères à prendre en compte pour bénéficier d’une indemnisation dans le cas de l’exposition à l’antimoine. Ces critères se trouvent dans le tableau n°73 RG :

  • les travailleurs qui peuvent recevoir une indemnisation sont ceux exposés à l’inhalation de poussières, de vapeur ou de fumée d’antimoine. On cite notamment les travailleurs dans le forage, l’abattage ou l’extraction de minerais contenant cet élément chimique. Les travailleurs qui font concasser, broyer ou tamiser les minerais renfermant l’antimoine figurent également dans la liste des personnes susceptibles d’être prises en charge. Il en est de même pour ceux qui effectuent des travaux de purification, de grillage, d’oxydation des minerais contenant cet élément toxique. Enfin, les ouvriers qui brassent et font la mise en sachet de l’oxyde d’antimoine peuvent bénéficier aussi du remboursement des dépenses de santé.
  • le délai de prise en charge est de 5 ans pour les travailleurs atteints de stibiose. Les patients atteints de ce type de pneumopathie devront montrer des signes radiographiques accompagnés ou non de toux, crachat et essoufflement.
  • dans le cas des lésions eczéma qui apparaissent en cas de nouveaux risques, la victime bénéficie d’une prise en charge de 15 jours.

Remarque : la sécurité sociale ne rembourse les frais de soins que si la maladie répond à tous ces critères de risques. Si la personne souffrant de pneumopathie ne travaille pas dans l’un de ces secteurs ou si les manifestations pathologiques ne correspondent pas à celles décrites ci-dessus, elle n’a donc pas droit à une réparation. Dans ce cas, afin de bénéficier d’une prise en charge adéquate en cas de maladies non remboursées par la sécurité sociale, il convient de souscrire à une complémentaire santé. Une mutuelle santé permet en effet de couvrir le reste des frais non remboursés par l’assurance maladie. Or, ce reste est conséquent dans certains postes de soins comme les soins dentaires, optiques ou l’hospitalisation. La souscription à une couverture santé complémentaire permet alors d’avoir un meilleur remboursement en cas de maladies.
Pour ce, afin de bénéficier d’une assurance pas chère, il est recommandé de recourir à un comparateur de mutuelles. Il s’agit de l’outil existant sur notre site. Il permet de comparer en 2 minutes l’assurance offrant le tarif le plus compétitif. Par la suite, le souscripteur aura juste à mettre en concurrence des éléments comme le montant du remboursement en pourcentage de la BR de la sécu, l’existence du tiers payant, l’étendue des services d’assistance, la rapidité du remboursement etc.

D’abord, l’antimoine peut pénétrer par voie orale et les poumons mais il peut être éliminé par les urines et les matières fécales. Il peut être éliminé aussi en partie par les cheveux, les ongles etc. L’absorption de cet élément chimique dépend du milieu biologique. L’intoxication peut se faire par l’air, en buvant l’eau ou en consommant des aliments contenant ce produit toxique. Si la personne est exposée pendant une longue durée à cet élément chimique, elle peut avoir des signes comme les irritations de la peau, des yeux ou des poumons. Elle peut aussi apparaître des maladies de poumons et des ulcères d’estomac.
Pour revenir aux signes de la stibiose, ce type de pneumopathie se caractérise par des toux (sèche ou grasse), des expectorations et des essoufflements. Elle est due aux inhalations des poussières ou des fumées de l’antimoine ou de ses dérivés. Elle peut entraîner un œdème aigu de poumons et de troubles gastro-intestinales graves qui peuvent aboutir à une déshydratation. Lors de l’inhalation de poussières ou de fumées de l’antimoine, l’élément toxique se pose dans le larynx et dans les voies aériennes.
Parmi les autres symptômes de ce type de pneumopathie, on peut citer les douleurs du thorax, des vomissements ou des diarrhées dans les cas graves. Les personnes sensibles à l’inhalation de ces vapeurs sont les plus à risque. Les personnes âgées et les personnes ayant un système immunitaire déficient ainsi que les fumeurs sont plus prédisposés au développement de la stibiose.

Après avoir diagnostiqué par radiographie les voies respiratoires, le médecin traitant peut déceler la cause des signes pathologiques. Pour la confirmer, il peut décider de faire une analyse bactériologique et une analyse sanguine pour déterminer s’il s’agit d’une infection due à la présence de bactéries. Il peut aussi effectuer une bronchoscopie ou une spirométrie.
Concernant le traitement, le médecin prescrit en général une prise d’antibiotiques et de corticostéroïdes pour atténuer l’inflammation de poumons. Si la personne tousse beaucoup et que cela risque d’affecter le fonctionnement de son système respiratoire, le professionnel de santé peut également prescrire une ventilation mécanique. La radiographique vient en dernier recours pour soulager la stibiose en cas d’atteintes graves de la voie respiratoire.
Les moyens de prévention de cette maladie consistent à identifier et isoler les zones et les situations dangereuses. Le lieu de travail devrait imposer aussi les consignes de sécurité pour chaque travailleur et le maintien en bon état des outils et équipements utilisés. Le port de masque est également un élément important à ne pas oublier pour les ouvriers exposés à l’antimoine. Enfin, la consommation de tabac risque de favoriser le développement de cette maladie. Il faut aussi consulter un médecin dès qu’on constate des sensations de problèmes respiratoires afin de bénéficier au plus tôt d’un traitement adéquat.