Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues à la pression atmosphérique

Certaines pathologies contractées en service dues à des gestes itératifs ou à l’exposition permanente à un environnement provoquant des infections ou des intoxications bénéficient d’une réparation de l’Assurance maladie. Les affections professionnelles indemnisables doivent répondre aux critères des textes du Régime général. L’otite moyenne chronique et la lésion de l’oreille interne font partie des maladies ayant un caractère professionnel. Tour d’horizon sur les conditions d’indemnisation de ces deux maladies ainsi que le traitement et les mesures préventives.

La pression atmosphérique se réduit autant que l’altitude augmente, entraînant la baisse de la pression partielle d’oxygène pouvant être l’origine de l’hypoxie.

Qu’est-ce que la pression atmosphérique ?
La pression atmosphérique est la pression provoquée par le mélange gazeux qui forme l’atmosphère considérée sur une surface quelconque. Sur la terre, la pression atmosphérique moyenne est en fonction de la masse de l’atmosphère, au niveau de la mer, environ 1.013hPa. La masse de l’atmosphère peut évoluer avec la masse moyenne des gaz à concentration variable, à titre d’exemple : la vapeur d’eau. Pour mesurer la pression atmosphérique, les techniciens utilisent un baromètre, un hypsomètre ou un altimètre. La pression atmosphérique, en principe nature, diminue de moitié à environ 5.500 mètres, tandis que la température moyenne de l’atmosphère diminue de 6,6°C tous les 1000 mètres.

Les risques sur la santé
Selon les scientifiques, les poussières en suspension dans l’air provoquent des effets néfastes sur le climat, sur l’environnement, sur divers secteurs socio-économiques et surtout sur la santé humaine. En effet, la santé humaine court de graves risques à cause de la pression atmosphérique suivie de la poussière en suspension dans l’air. Selon les scientifiques, les particules supérieures à 10 μm ne peuvent pas être inhalées et les organes externes ne sont pas touchés en profondeur, il s’agit limitativement d’irritations de la peau ou des yeux, d’infections oculaires ou de conjonctivites. Lorsque les particules sont de moins de 10 μm, elles peuvent être inhalées et peuvent déclencher des affections comme l’asthme ou les infections des voies respiratoires telles que les trachéites, les pneumonies, les rhinites allergiques et la silicose.

Si les particules arrivent dans les voies respiratoires inférieures et dans la circulation sanguine, les organes internes peuvent être touchés, entraînant par exemple les troubles cardio-vasculaires. La pression atmosphérique, à une altitude de 2500 mètres, entraîne la pression d’oxygène inférieure à 26% de la normale, à 4000 mètres, c’est inférieur à 40%. Telles situations peuvent être mortelles au bout de 1 à 12 heures à une altitude élevée.

L’oreille est un organe qui se démarque par sa fragilité. De plus, les malformations, les infections, la sensation d’un corps étranger dans l’oreille sont désagréables au quotidien. Elles peuvent entraîner aussi des dégâts irréversibles si elles ne sont pas traitées à temps. Tel est, par exemple, le cas de l’otite moyenne chronique, une maladie dont les signes cliniques sont la surdité de la transmission et l’écoulement et le suintement du tympan due à la perforation de cet organe. Ce perforage n’est pas généralement douloureux. On le reconnaît par le remplissage d’un tissu de granulation du conduit auditif interne. La macération du conduit peut s’extérioriser dans le cas d’une cholestéatome.

La lésion de l’oreille interne, quant à elle, est une maladie qui se manifeste par une sensation de vertige due à des troubles d’équilibre. Le patient a l’impression qu’il se trouve au centre d’un manège, ce qui rend la position debout très inconfortable. D’autres symptômes comme les nausées, les céphalées, les vomissements, l’inflammation de l’oreille peuvent également apparaître. Ces maladies peuvent être causées par l’exposition aux risques liés aux conditions de travail (plongée sous-marine ou changement rapide d’altitude), à un virus ou à une explosion proche de l’oreille (pétard, coup de feu, etc.).

Le Régime général dispose de 98 tableaux décrivant toutes les maladies indemnisables et les critères pour bénéficier de la prise en charge du traitement. Les tableaux décrivent les manifestations pathologiques, la durée de l’apparition de l’infection et les travaux susceptibles de provoquer ces pathologies. Les lésions de l’oreille dues à des travaux effectués dans un environnement où la pression atmosphérique est soumise à la variation se trouvent dans le tableau 83 du RG.

Voici les détails de cette prise en charge :

  • les métiers susceptibles de bénéficier de la prise en charge totale du traitement sont tous les travaux effectués en service aérien. En effet, ces pathologies pourraient survenir à la suite d’un décollage ou d’un atterrissage dont la pression normale à l’intérieur de l’avion est mal maintenue. Le fait de dépressuriser subitement l’appareil volant ou le saut en chute libre d’un parachutiste peuvent également entraîner la survenance de l’otite moyenne chronique.
  • dans le cas d’une otite moyenne subaigüe, l’Assurance maladie rembourse le traitement pendant 6 mois.
  • s’il s’agit d’otite moyenne chronique ou de lésion de l’oreille interne, la prise en charge du Régime général est d’une durée de 1 an.

La reconnaissance de la maladie professionnelle nécessite des examens cliniques et des tests audiométriques.

Remarque : ces troubles d’équilibre de pression entre l’extérieur et l’oreille interne peuvent apparaître aussi dans le cas de plongée sous-marine. Le risque est plus important à la descente surtout entre 4 m de profondeur. Le bruit proche de l’oreille, les traumatismes mécaniques, l’obstruction tubaire, certaines anomalies génitales de l’oreille produisent également le même effet.

L’Assurance maladie ne prend pas en charge les autres manifestations qui ne sont pas dues à la variation de la pression atmosphérique. Pour s’assurer d’avoir un traitement et un remboursement adéquat en cas de troubles de l’audition, il est recommandé de souscrire à une mutuelle. Cette recommandation s’adresse surtout aux professions libérales qui ne sont pas couverts par la mutuelle entreprise.

Le coût et les garanties d’une assurance santé complémentaire varient d’une mutuelle à une autre. Pour trouver l’offre la plus intéressante, il est recommandé d’utiliser un comparateur de mutuelles. Cet outil simple d’utilisation, gratuit et sans engagement Cet outil gratuit permet de dénicher rapidement une mutuelle proposant les avantages et la prime de cotisation les plus intéressants. Après avoir trouvé la mutuelle moins chère avec des garanties adaptées, il suffit de vérifier les détails comme le tiers payant, le délai de carence, etc. Il permet de dénicher en quelques clics la mutuelle employeur la moins chère avec les garanties répondant à ses besoins.

D’abord, l’otite moyenne se dégénère en otite moyenne chronique. Celle-ci est susceptible de s’aggraver si les voies respiratoires supérieures sont infectées par des bacilles causant l’otorrhée indolore. Cela pourrait arriver lors d’une baignade. Dans ce cas, l’eau infectée pénètre dans le tympan. Par ailleurs, si l’otite moyenne chronique persiste, l’oreille pourrait montrer des changements destructeurs comme la tumeur molle dans le conduit auditif ou le cancer. Le polype sonore indique toujours la dégénérescence en cholestéatome. Cette maladie qui survient après l’otite moyenne chronique non traitée peut détruire les os et les tissus mous de l’oreille. La paralysie faciale ou l’abcès à l’intérieur du crâne pourrait résulter aussi de cette aggravation de l’otite moyenne chronique.

Pour diagnostiquer ces maladies, le médecin spécialiste ORL commence par interroger le patient sur les circonstances qui font apparaître les troubles comme le vertige, la migraine, les nausées, etc. Il s’informe également sur leur fréquence, leur durée et tous les symptômes relatifs à ce trouble d’audition. Il réalise un examen clinque en observant le pavillon de l’oreille, ainsi que le conduit auditif externe et le tympan. Ces examens peuvent être complétés par un scanner ou une IRM. Le spécialiste prescrit ensuite le traitement adéquat en fonction de la sévérité de la maladie.

Le traitement dépend de l’atteinte de l’oreille et la présence d’un écoulement d’un tympan ou non. En effet, s’il y a un suintement, cela indique la perforation de l’appareil. Dans tous les cas, le traitement ne devrait pas être agressif. En effet, le médecin prescrit souvent la prise d’un médicament antalgique pour réduire les éventuelles douleurs. L’instillation des gouttes d’ofloxacine dans l’oreille pendant une quinzaine de jours est le traitement courant. En cas de présence de tissu de granulation, le spécialiste utilise des micro-instruments pour les retrancher. Puis, des gouttes de la ciprofloxacine et la déxamethasone seront ensuite instillées dans le conduit de l’oreille pendant une dizaine de jours.

Si l’otite moyenne chronique s’aggrave en cholestéatome ou en lésions des osselets, le seul traitement possible est l’intervention chirurgicale. Toutefois, l’infection pourrait récidiver ou présenter des séquelles auditives. Pour se prémunir contre la survenance de ces troubles auditifs, il convient d’éviter les lieux bruyants qui pourraient provoquer des traumatismes sonores. Les travaux en milieu bruyant sans protection auditives sont également déconseillés. Enfin, dans le cas des travaux en milieu aérien ou en plongée sous-marine, les mesures préventives consistent également à recourir à l’utilisation des prothèses auditives.