Liste des meilleures mutuelles santé artisan – 5

La catégorie d’artisans regroupe plusieurs dizaines de métiers qui s’articulent autour de transformation, de réparation, de conception des objets d’arts décoratifs ou utilitaires. Citons en guise d’exemple le serrurier-métallier, le menuisier d’ameublement, le modiste, le monteur dépanneur radio et TV etc. Ces professionnels peuvent travailler en freelance, mais ils auront à constituer un carnet d’adresses rempli pour obtenir des missions. Les artisans relèvent du régime social des indépendants sauf cas particuliers comme les dirigeants des sociétés anonymes. S’ils bénéficient de même taux de prise en charge de dépenses santé que les salariés, certaines prestations sont soumises à des conditions spécifiques ou ne sont pas couvertes. Pour remédier à cette situation, bon nombre d’artisans souscrivent une mutuelle adaptée à leur activité. Liste des métiers artisanaux qui nécessitent la souscription à une complémentaire santé.

Ce secteur de fabrication d’ameublement très compétitif utilise des produits très variés comme le bois, la résine, l’acier, le plastique, l’aluminium, les bois polymères, la mélamine etc. Le savoir-faire de l’artisan menuisier d’ameublement s’exprime dans des meubles de bureau, de jardin, de cuisine etc. Ces derniers peuvent avoir un style contemporain, avant-gardiste, bucolique… Ce professionnel prend en charge des diverses phases de conception de meubles à commencer par la coupe du bois, l’assemblage, le montage jusqu’à la pose de vernis. Le travail requiert une grande précision, la dextérité, le sens de la minutie et de l’esthétique. Pour exercer ce métier, il faut détenir au moins le CAP menuisier installateur ou le CAP menuisier fabricant de menuiserie. Ceux qui ont un Bac Pro technicien de fabrication de bois ou Bac pro technicien agenceur disposent également des compétences plus approfondies dans ce secteur. Ils peuvent travailler à leur compte, ou travailler au sein d’une entreprise de menuiserie ou de fabrication de meubles. Les blessures causées par les scies et les différentes machines, les problèmes respiratoires provoqués par les vernis, les sciures et les enduits, la fatigue sont autant des risques pour le menuisier de fabrication d’ameublement. Il lui est conseillé de se souscrire à une mutuelle pour couvrir le remboursement incomplet du régime social.

Le menuisier d’agencement ou monteur en agencement s’occupe de la réalisation et de la pose des installations intérieures en bois ou en cloisons, étagères, racks, plafonds etc. que ce soit pour des logements privés, des bureaux ou des sites commerciaux. La formation niveau V dans le domaine de la menuiserie et de l’agencement ouvre la voie à ce métier. L’activité de ce professionnel se partage entre le milieu où il prépare et découpe les matériaux et l’endroit où i l fait le montage et la finalisation de l’ouvrage. Il pourrait être amené à se déplacer fréquemment dans une distance plus ou moins importante dans l’exercice de son métier. S’il travaille en atelier, il doit savoir lire les plans qu’un client lui donne. Outre le respect des normes en matière de sécurité, il doit aussi s’y connaître en fabrication du mobilier (des caissons, des complexes de rangement sur mesure) et en conception des ensembles décoratifs tels que les plafonds décoratifs en bois, les façades de placard etc. La fabrication, le calibrage, le corroyage, l’usinage, l’assemblage, la pose, la fixation et la finition des divers éléments sont les étapes dans ce métier. Comme ce professionnel utilise des machines (perceuses, scieuse, ponceuse…), et des peintures, des colles, des solvants, des poussières de bois etc. les accidents de manutention et les problèmes de respiration pourraient survenir. Le travail physique pourrait aussi provoquer de fatigue ou de blessures (port de charge lourde, répétition de gestes, chute de hauteur). Le menuisier d’agencement ferait mieux de s’adhérer auprès d’une mutuelle pour bénéficier d’une prise en charge plus satisfaisante sur les éventuels risques comme les troubles musculo-squelettiques, le cancer des sinus de la face, l’infection en cas de plaies etc.

La serrurerie est un domaine vaste qui englobe l’étude des plans et de la dimension des fermetures d’une maison (serrure, grille de protection, portes blindées etc.). Il réalise ensuite les pièces dont il a besoin. Ce faisant, il peut être amené à dompter le métal. C’est pourquoi, on trouve des artisans métallier-serruriers qui s’occupent de la création des ouvrages de ferronnerie comme les rampes d’escaliers, les portails, les balcons, garde-corps etc. Le métier demande de la précision et d’habilité. En outre, l’artisan doit savoir manier plusieurs outils qui lui permettent de percer, de plier, de souder, de polir le métal. Puis, il se déplace pour aller sur le chantier où il aurait à installer son ouvrage. En général, on a recours à cet artisan en cas de problème avec l’ouverture de sa porte, suite à un cambriolage ou une effraction. Pour pouvoir prétendre à ce métier, il faut avoir au moins un CAP serrurier métallier. Le bac pro en métallerie permet également d’accéder à ce métier. Après quelques années d’expérience auprès d’un artisan métallier-serrurier, le sortant de ces formations peut s’établir à leur compte. Cette profession exige d’être pointilleux, habile avec ses mains et fiable. A noter que l’artisan métallier-serrurier s’occupe également de l’installation de protections solaires comme les volets roulants, l’amélioration des performances énergétiques avec les portes à ruptures thermiques, la fabrication de l’agencement de devantures d’un magasin, la fabrication d’ouvrages forgés etc. Il existe quelques risques liés au métier tels que la chute en hauteur lors du montage de balcons ou de châssis, les problèmes de blessures lors de la découpe et de pliage ou ajustage des matériaux et des pièces. Un meilleur remboursement d’une mutuelle avec les soins optiques, l’hospitalisation est à recommander pour ce professionnel.

Ce professionnel se spécialise dans la fabrication de chapeaux de qualité pour femmes. Le travail généralement artisanal requiert un sens artistique, de la rigueur, de la patience et un sens de créativité. En effet, l’artisan modiste prend les mesures crâniennes de son client, imagine les formes du chapeau, choisit les matières et passe à l’étape de la création et de la finition (pose des accessoires). Mais son travail ne s’arrête pas à la conception, une fois les chapeaux finis, il aurait à trouver de clientèle pour faire écouler ses créations. Cela pourrait se faire par le biais de l’organisation des festivals, des salons pour présenter ses œuvres, par l’utilisation des réseaux sociaux etc. Le métier est fortement concurrencé par les ateliers de création de chapeau. Pour devenir artisan modiste, il faut passer par le CAP métier de la mode, spécialité chapelier-modiste, un Bac pro métiers de mode, Licence pro métiers de mode etc. Le modiste peut travailler en son compte ou dans un atelier de haute couture. Les risques liés à son métier sont les fatigues des yeux et des mains. Il lui est avantageux de s’adhérer à une mutuelle qui offre les plafonds suffisants pour les soins optiques, ou maladies chroniques provoquées par une mauvaise posture.

L’artisan poseur en menuisier aluminium fait la conception, la fabrication, le montage de vitrage, de vitrines, de verrières, des vérandas, des portes, des fenêtres etc. Il travaille avec le PVC, l’aluminium, les verres. Dans son atelier, il trace les plans, puis découpe les barres d’aluminium avec différents outils (scie, perceuse, fraiseuse…) et enfin il les assemble. Avant de les poser sur le chantier, il s’occupe de l’étanchéité du support et du châssis, pose le vitrage et la serrurerie et vérifie l’étanchéité et l’isolation phonique de sa création. Le poseur en menuiserie aluminium peut fabriquer des éléments en série ou sur mesure. Outre les compétences indispensables pour ce métier, ce professionnel doit avoir des bonnes notions de la géométrie, du calcul, de l’électricité. Il doit aussi savoir prendre le niveau, connaître les techniques de pose de fermeture ainsi que les normes d’isolation d’étanchéité. Il aurait aussi à réaliser des devis avec l’outil informatique. Le brevet maitrise serrurier métallier, le CAP constructeur d’ouvrages du bâtiment en alu, le CAP menuisier installateur, le BAC pro structures métalliques et bâtiment etc. permettent d’accéder à ce métier. Du fait qu’il utilise diverses machines dangereuses dans l’exercice de son métier, et il est également exposé aux risques de chute et de faux mouvement lors du montage des ouvrages, il lui est conseillé de se souscrire à une complémentaire santé. Un meilleur remboursement de soins optiques, de séances de kinésithérapie, des troubles musculo-squelettiques devient indispensable.

Cet artisan fait la réparation des appareils électrodomestiques (téléviseurs, chaînes Hifi, magnétoscope, caméscope, radio etc.). Ce faisant, il peut changer ou réparer certains composants électriques. Ce métier implique des compétences de base en électronique. Ce professionnel s’enquiert d’abord des circonstances des pannes puis établit le premier diagnostic. Il fait son devis et définit un délai d’intervention. Lors du déplacement chez son client, l’artisan recherche la défaillance de l’appareil, fait les contrôles et les tests. Il remplace ou répare ensuite les pièces défaillantes ou usées. A la fin, il contrôle le fonctionnement de l’appareil ou des machines, fait leur paramétrage et informe son client sur l’entretien des équipements. Il peut travailler dans un service après vente, dans un centre technique agréé, ou s’établir à son compte. Le métier exige au moins un BEP métier de l’électronique, un BEP installateur conseil en équipement électroménager. Un Bac pro système électronique numérique, un Bac Pro MAEMC, un Bac Pro SEN etc. proposent également des compétences plus approfondies sur ce métier. Pour exercer ce métier, il faut être méthodique, disponible et réactif. En outre, les sens de relations humaines et une bonne présentation sont également requis. Cet artisan est exposé aux risques de travaux hors tension ou sous tension (électrocution par contact). Son activité pourrait aussi impliquer le port des charges (téléviseur etc.). Une bonne complémentaire santé permet de mieux couvrir les accidents de travail, la prise en charge des soins optiques ou auditifs…

Ce professionnel se charge de l’installation des capteurs d’énergie solaire et leur liaison aux convertisseurs d’énergie. Des connaissances en plomberie, en électricité, en chauffage, en électricité, en zinguerie, en couverture sont utiles. Dans l’exercice de son métier, il dépose d’abord les tuiles, les liteaux et les éléments requis sous le toit, puis il installe un écran de sous toiture ainsi que les supports des capteurs avant de poser ces derniers. Ensuite Il remet en place le reste de la toiture et vérifie si l’installation est bien étanche. Après cela, il fait la pose des câbles électriques, les onduleurs, les parafoudres, le disjoncteur, le sectionneur et les compteurs. Ce métier d’une grande polyvalence exige en outre le respect des consignes en vigueur en matière de sécurité de personnes et de biens. Des formations telles que le MC technicien en énergies renouvelables option énergie électrique, le CQP installateur mainteneur en systèmes solaires thermiques permettent entre autres d’accéder à cette profession. Cet artisan aurait toujours à travailler en hauteur. Les risques d’accidents ne sont pas les moindres. Une bonne couverture mutuelle en présence d’une éventuelle hospitalisation, de maladie, d’accident reste efficace.

Cet artisan fait la coupe, l’assemblage des tesselles en verre, marbre, grés, granit, ardoise etc. Il fait la décoration des éléments comme les cheminées, les murs, les escaliers, les encadrements de portes etc. C’est un métier artistique qui nécessite de la créativité, un sens de mélange de couleurs et l’aptitude à travailler en hauteur. En principe, ce professionnel collabore avec les architectes, les décorateurs etc. Le plus souvent, il exerce son activité en indépendant. Ses clients peuvent être les propriétaires des musées, les collectivités publiques, des bars, des restaurants, des magasins etc. La formation de base requise pour accéder à ce métier est le Cap carreleur mosaïste, le BP carrelage mosaïque, le DMA décor architectural option domaine du décor de mur, ou le DNSAP. Plusieurs formations ouvrent également la voie à l’exercice de ce métier. Cette profession mobile requiert une bonne santé. L’artisan ne doit pas être sujet aux vertiges ou à l’allergie causée par les poussières. Une mutuelle santé qui offre des prestations en accord avec les risques qu’il encourt s’avère une bonne idée.

Cet artisan fait la réparation de chaussures à la main ou avec des machines spécialisées. Après avoir établi le diagnostic de la réparation, il donne le devis à son client, et procède après l’accord de ce dernier à la restauration de l’article. Dans son travail, il pourrait faire des coutures sur cuir, coudre une pièce de remplacement, utiliser des colles et des clous, changer les semelles, teindre les chaussures, poser des talonnettes etc. Il pourrait aussi conseiller le client sur les produits permettant de mieux entretenir ses souliers. Ce professionnel doit s’habituer à l’univers poussiéreux car les chaussures qu’on lui propose à réparer sont souvent mal nettoyées. Outre l’amour du travail manuel, il doit aussi avoir des connaissances techniques liées à son métier. A noter que la détention d’une formation CAP chaussure, CAP cordonnier bottier et le BM cordonnier bottier… donnent accès à l’exercice de cette profession. La patience, le savoir-faire, la dextérité, le respect du délai et le goût du travail de qualité doivent primer dans ce métier. Les finitions soignées constituent aussi un moyen de fidéliser les clients. En fonction de sa santé, il est conseillé à l’artisan cordonnier de se souscrire à une mutuelle qui couvre ses besoins en ophtalmologie, en kiné ou maladies respiratoires etc. Cela permet de compléter le remboursement incomplet du régime social des indépendants.

Ce métier créatif s’adresse à tous ceux qui aiment traduire leurs idées en graphisme et en dessins. Plusieurs secteurs peuvent recourir à son service en allant de la presse, la communication, l’édition, la mode, le cinéma jusqu’à la publicité. Le graphiste crée une identité visuelle (logo, chartes graphiques, affiches, cartes de visite…) répondant aux besoins de son client. Pour ce, il se sert des logiciels de PAO à savoir illustrator, photoshop… Dans la réalisation de ses missions, il aurait à rencontrer d’abord son client et analyser ses attentes. Il pourrait traduire sa demande par une image. Puis, il conçoit, crée et imprime l’image. La numérisation, le choix des couleurs, le choix de typographie ne doivent pas avoir de secret pour lui. Il aurait à s’échanger avec son client ou avec son directeur artistique afin que le projet soit conduit selon la demande du client. L’amour du domaine artistique, une grande curiosité, l’observation de la tendance de graphisme, l’ouverture de l’esprit et la maîtrise des logiciels spécifiques requis dans ce métier. Les formations telles que CAP dessinateur d’exécution en communication graphique, BTS expression visuelle, DNAT, licence pro arts, DSAA etc. permettent de devenir graphiste. Ce dernier peut travailler en indépendant ou dans une agence de publicité. Une bonne vue est évidemment indispensable car il travaille souvent devant l’écran d’un ordinateur. Une couverture mutuelle optimale des soins optiques et des soins de maladies lui est conseillée dans l’exercice de son métier.