Santé des seniors : la démence de Wernicke

L’âge assez avancé s’accompagne quelquefois de divers troubles de la santé. L’aîné peut montrer des signes ressemblant à de la démence sénile dus à un problème de l’encéphale qui provoque des troubles de mémoire et de langage plus ou moins graves. L’on parle alors du syndrome de Wernicke. Cette pathologie peut survenir lors d’un traumatisme crânien chez les sujets âgés, mais également chez les personnes présentant une tumeur cérébrale ou un syndrome démentiel comme la maladie d’Alzheimer. Le point sur cette pathologie.

Ce trouble neurologique que les neuropsychiatres classent dans les maladies encéphalopathies plutôt que la démence touche la compréhension de langage du patient atteint. On doit la découverte de cette pathologie à Carl Wernicke, qui était un médecin polonais spécialiste dans l’étude des maladies neurologiques et psychiatriques. Cette maladie est caractérisée par une lésion irréversible du cerveau dans la région cérébrale baptisée l’Aire de Wernicke. La lésion pourrait survenir à la suite d’un accident vasculaire cérébral ou d’un traumatisme du crâne. La partie endommagée pourrait être aussi causée par une pathologie du système nerveux qui entraîne la mort des neurones dans l’aire de Wernicke.

Selon les neuropsychologues, le bon état de ce dernier est garant du bon fonctionnement du traitement du langage, d’échange et de dialogue d’un être humain. Une lésion au niveau de cette aire affecte le contact quotidien du patient avec son entourage. Ses proches observent alors des troubles oculomoteurs comme le défaut de parallélisme des axes optiques des yeux ou encore la chute de la paupière. A cela s’ajoute l’état de la confusion : le sujet atteint a des difficultés à dialoguer ou à échanger avec son entourage. Il ne parvient pas à comprendre les phrases complexes énoncées par les autres et lui-même a du mal à faire la différence entre les mots. Au début, le verbiage peut paraître drôle pour ceux qui l’écoutent, mais au fur et à mesure que la démence s’aggrave, ils deviennent de plus en plus inquiets avec le discours logorrhéique du patient. Ils peuvent décider par la suite d’amener le sujet âgé à l’hôpital.

Voici les syndromes qui attirent l’attention de son entourage :

  • le débit d’élocution du malade est un peu plus rapide que la vitesse normale.
  • il a des troubles de mouvements oculaires.
  • il n’arrive pas à répéter les mots ou les phrases complexes.
  • les ordres complexes lui sont difficiles à comprendre alors qu’il n’a pas du mal à comprendre les ordres simples.
  • il ne parvient pas à nommer les objets qu’il reconnaît immédiatement. Soit il le mélange avec d’autres mots dont le son est identique soit il le mélange avec d’autres ayant le même sens. Il peut ainsi utiliser beaucoup de mots qui ne s’adaptent pas au contexte. Pourtant, il n’est pas conscient de ce trouble. En outre, s’il est de nature peu bavard, lorsqu’il est atteint de ce trouble, il commence à parler sans cesse. A noter également que cette défaillance du fonctionnement du cerveau a un impact non seulement sur la compréhension et l’expression du langage oral, mais également sur le langage écrit (il a de difficulté à lire et à écrire).
  • en revanche, les sentiments et la conscience du malade ne sont pas affectés. Il peut toujours se sentir heureux, déprimé, honteux, etc.
  • parmi les signes physiques, le cerveau lésé pourrait lui faire perdre l’équilibre ou le mettre dans un état de somnolence.

Si le patient ne reçoit pas un traitement approprié, le trouble peut devenir mortel. Il peut aussi se dégénérer en syndrome de Wernicke-Korsakoff. Il s’agit d’une pathologie associant deux troubles : le syndrome de Wernicke et une forme d’amnésie appelé Korsakoff. La majorité des sujets atteints de Wernicke qui ne sont pas traités développent ce syndrome. Ce dernier peut aussi survenir chez les personnes malnutries et les buveurs chroniques. La cause principale de Wernicke-Korsakoff est une carence en vitamine B1. Elle peut être aussi provoquée par l’herpès ou l’AVC. Dans cette forme de démence de Wernicke aiguë, le malade perd le repère spatio-temporel. Son humeur est modifiée et il fait souvent des fabulations.

Remarque : dans le cas d’une lésion du cerveau, les cellules cérébrales responsables du langage sont détruites. Les dommages sont irréparables et le patient ne peut pas récupérer son état antérieur à la survenue de la maladie. Par contre, il existe des traitements qui permettent de soulager les troubles caractéristiques de ces pathologies neurologiques.

Pour diagnostiquer ces troubles, le médecin pourrait faire un bilan sanguin afin de déterminer le taux de l’électrolyte et de glycémie dans le sang. Il pourrait aussi faire un test hépatique ou une imagerie par résonance magnétique afin de confirmer le diagnostic et pour bien identifier les causes de ces symptômes. Dans le cas de Wernicke-Korsakoff, le médecin fera aussi la prise de mesure du taux de thiamine sanguin. Quel que soit le traitement prescrit, le médecin fera d’abord subir au patient des examens oraux comme la répétition de certaines phrases. Il peut aussi lui demander les noms des objets simples et complexes qu’il a dans son échantillon. Il peut aussi demander au patient d’évoquer ses souvenirs, etc. Après ces questionnements, il peut émettre son avis si le sujet âgé présente des dysfonctionnements au niveau de son langage ou non.

Concernant le traitement de ce trouble, soulignons encore qu’il n’est pas encore possible d’en guérir définitivement. Actuellement, les médecins proposent la participation à des programmes de rééducation afin de rendre plus facile la relation du patient avec son entourage. Des orthophonistes et des neuropsychologues participent à ces séances.

Si le trouble irréversible s’est développé à la suite d’une malnutrition ou d’une consommation abusive de boissons alcooliques, le médecin pourrait choisir un autre traitement. Tel est le cas d’un régime riche en vitamine B1 afin qu’il retrouve rapidement une alimentation équilibrée. Le professionnel de santé peut également lui conseiller un passage dans un centre de désintoxication ou un suivi par un alcoologue. Selon l’état du malade, il peut aussi envisager une aide psychologique, par exemple, lorsque l’expression et la compréhension du sujet sont à la fois affectées.

Bon à savoir : afin de bénéficier d’un meilleur remboursement dans le traitement de ces maladies neurologiques, il est conseillé au senior d’adhérer à une mutuelle santé. Cette assurance santé lui propose une prise en charge des différents soins, des procédures dans les laboratoires et interventions chirurgicales. Il est possible de faire la mise en comparaison des offres des mutuelles en ligne afin de dénicher le meilleur rapport qualité-prix des garanties. La demande de devis auprès d’un comparateur senior est également non payante et sans engagement.

Ce syndrome neurologique se traduit par une atteinte de la compréhension et une difficulté d’expression. Il peut toucher un sujet jeune ou une personne âgée. Le traitement consiste ainsi au suivi d’un programme de rééducation ou à une modification du régime alimentaire suivant la cause de la maladie.

Il est possible de résumer en 3 types les troubles de mémoire, à savoir :

  • les trous de mémoire occasionnels ;
  • l’ictus amnésique ou la perte de mémoire transitoire et sans gravité ;
  • les troubles de mémoire en rapport avec une maladie.

Pour les trous de mémoire occasionnels, les spécialistes sont convaincus que l’oubli est indispensable pour l’équilibre du cerveau. Le trou occasionnel permet au cerveau de sélectionner les informations à éliminer et les informations utiles à stocker. Pour certaines personnes atteintes de trous de mémoire occasionnels, elles n’oublient pas les détails d’où les caractéristiques de personnes hyper-mnésiques, mais elles sont incapables de hiérarchiser l’importance des souvenirs qui sont parfois engorgés de multiples détails. Les trous de mémoire occasionnels sont parfois sans gravité lorsqu’il est épisodique et correspond à l’absence involontaire de souvenirs. En tout cas, la fréquence des trous de mémoire s’accroît avec l’âge, sinon avec les émotions et le stress et la surcharge de travail.

Quant à l’ictus amnésique, c’est une amnésie globale transitoire sans gravité qui se passe généralement entre 50ans et 70ans. En cas d’ictus amnésique, la personne âgée ne peut pas retenir les informations fournies par d’autres personnes, et pose incessamment les mêmes questions. L’origine de ce trouble est jusqu’aujourd’hui mal comprise. Ce qu’on connaît est le classement en amnésie antérograde massive et les troubles amnésiques rétrogrades.

En ce qui concerne les troubles de mémoire en rapport avec une maladie, ils sont plus graves. L’apparition peut être lente et progressive, mais peut également survenir brutalement. Respectivement, ces apparitions peuvent être dues à une maladie chronique et un traumatisme crânien ou une maladie aigüe. Tels troubles nécessitent un bilan pour connaître davantage l’origine, peut-être médicamenteuse, psychologique, cérébrale, vasculaire, nutritionnelle, traumatique, toxique.