Mutuelle senior :La maladie de Creutzfeldt-Jacob

En vieillissant, une personne va au-devant des possibilités de contracter différentes pathologies en fonction de son système immunitaire, de sa mode de vie et de son régime alimentaire. Certaines de ces maladies sont caractérisées par la dégradation du système nerveux. Elles peuvent être d’origine héréditaire ou acquise comme les maladies de prions. L’assurance-maladie prend en charge à 100 % les soins de ce type de maladie. La souscription à une complémentaire santé senior permet de compléter la prise en charge incomplète de la Sécurité sociale. Dans cet article, nous allons passer en revue les causes, symptômes et traitement de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, une variante la plus fréquente de maladie à prions.

Cette maladie figure parmi les maladies à prions. Ce sont des pathologies peu répandues. La maladie de Creutzfeldt-Jacob affecte 100 à 200 personnes chaque année. Cette pathologie survient en général aux personnes âgées de plus de 60 ans et son évolution peut durer 6 mois. Si la maladie se déclare suite à une transmission héréditaire, ou à un contact avec un gène infectieux, elle peut toucher les personnes plus jeunes et évoluer plus longtemps. Dans ce dernier cas d’infection, le temps d’incubation peut aller jusqu’à plus de 50 ans. Elle touche aussi bien les femmes que les hommes et les adultes jeunes. Voici les symptômes permettant de soupçonner la présence de cette pathologie :

  • au début, la personne n’arrive pas à trouver du sommeil et il est souvent anxieux.
  • au fur et à mesure que la pathologie se développe, il commence à avoir des troubles de mémoire, des difficultés à s’orienter et des problèmes d’élocution (voix lente, mal articulé…).
  • les crises d’épilepsie, les secousses brèves des muscles, les troubles de la vision et des tremblements s’associent à ces signes. Le patient peut avoir aussi des hallucinations.
  • les troubles psychiatriques s’accompagnent également des convulsions et des troubles de coordination. La personne atteinte n’arrive pas à se tenir debout d’une façon normale pendant la marche. Sa démarche ressemble à celle d’un homme ivre.

Les symptômes peuvent évoluer d’une manière progressive, sans répit, jusqu’au décès de la personne. Si la maladie évolue rapidement, la mort peut survenir au bout de 6 mois à 1 an. Il s’agit d’une pathologie incurable conduisant à la démence et à la mort fatale.

La maladie de Creutzfledt-Jacob (MCJ) est due à plusieurs facteurs. Elle est causée par l’amoncellement d’une protéine normale mais non conforme à la norme dans le cerveau, la protéine prion. On retrouve cette protéine physiologique dans l’organisme humain et dans les neurones du cerveau. Lorsqu’elle change sa configuration initiale tridimensionnelle, elle devient peu soluble et peut former des dépôts qui s’accumulent à l’intérieur des cellules du cerveau. De plus, elle peut propager l’anomalie aux protéines prions normales. Ce qui pourrait conduire sur le long terme à l’auto-agrégation de certaines protéines et à la dégradation de la mémoire. Pour l’info, on distingue trois types de maladies à prions : la MCJ, l’insomnie fatale familiale (IFF) et le syndrome de Gerstmann-Straüssler-Schenker(GSS).   L’apparition de cette maladie rare peut être provoquée par une mutation génétique, une infection suite à une contamination, ou une apparition sans cause apparente de façon sporadique. Cette dernière cause est la plus fréquente car 85 % des cas diagnostiqués chaque année présente cette forme sporadique. La transmission suite à une contamination peut arriver lors de la greffe de certains tissus issus des personnes atteintes de cette maladie ou lors des interventions chirurgicales ayant recours à des électrodes intracérébrales si la stérilisation des instruments n’est pas assurée. La transfusion sanguine pourrait également présenter le risque de contamination.   Concernant la transmission liée à l’alimentation, les chercheurs suspectent la contamination par la maladie à prions suite à la crise de « vache folle». La cause de la propagation de la maladie à prions après ladite crise peut être due à la consommation des farines animales fabriquées à partir des carcasses contaminées. La pathologie affecte les sujets plus jeunes en France et au Royaume-Uni. Les statistiques indiquent plus de 200 personnes contaminées par le prion bovin. Depuis, l’Etat a pris des mesures préventives permettant de réduire le risque de contamination en interdisant l’usage des farines animales issues des bovins. Les éleveurs doivent aussi déclarer la présence de cas suspects. Les animaux suspects sont abattus obligatoirement et les tissus à risque sont retirés de l’abattoir.

Afin d’établir son diagnostic, le médecin s’informe d’abord sur les symptômes de la maladie et son évolution. Ce faisant, il peut réaliser des examens complémentaires comme l’électroencéphalogramme (ECG) ou l’IRM. Le premier examen permet de visualiser les perturbations au niveau des activités cérébrales. Quant à l’IRM, ou l’imagerie par résonnance magnétique, ce test permet d’identifier les dysfonctionnements au niveau des régions du cerveau. Le médecin peut orienter aussi le patient vers la ponction lombaire. Cet examen permet de vérifier la suspicion d’une inflammation dans le liquide céphalorachidien. Ce symptôme pourrait arriver dans le cas de maladies du système nerveux central comme l’AVC, l’encephalite, le MCJ etc.   Mais il faut souligner que le diagnostic n’est pas sûr. En effet, l’âge avancé pourrait aussi faire apparaître d’autres troubles ayant plus ou moins les mêmes symptômes comme la maladie d’Alzheimer, la démence à corps de Lévy… Seule la réalisation de l’examen du tissu cérébral après la mort de la personne peut déterminer le développement des lésions neuropathologiques.   Concernant le traitement de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, malheureusement, jusqu’à maintenant, il n’est pas encore possible de guérir une personne atteinte de cette pathologie. Le traitement consiste uniquement à atténuer les différents symptômes de la maladie. Les chercheurs étudient encore la possibilité d’inhiber le phénomène de conversion et de propagation de formes anormales de la protéine à travers des recherches thérapeutiques.

Après l’annonce du diagnostic, le patient peut demander l’imprimé d’exonération du ticket modérateur à son médecin. L’assurance-maladie prend en charge à hauteur de 100 % les soins de cette maladie. En revanche, les dépassements d’honoraires pratiqués par le neurologue ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. L’assurance-maladie rembourse d’ailleurs à hauteur de 70 % sur le tarif de base la consultation chez le neurologue sauf si la maladie est reconnue comme ALD. La sécurité sociale ne prend pas aussi en charge les frais de séjour hospitalier.

Il est important d’avoir une couverture santé performante pour éviter les dépenses lourdes en cas de survenance de maladies graves comme le MCJ. En effet, la sécurité sociale complète le paiement des dépassements d’honoraires, les frais de chambre particulière, le coût de l’IRM, les dépenses de la rééducation.   Mais on le dit souvent, le montant de la cotisation, le tarif de remboursement des mutuelles santés seniors et leurs conditions de prise en charge ne se valent pas. La mise en concurrence des mutuelles santé senior à travers la demande de devis gratuit est indispensable. Pour faciliter cette démarche, le souscripteur peut recourir au comparateur de mutuelles sur ce site. Cet outil gratuit et libre tout utilisation l’aide à accéder en quelques minutes aux devis des meilleures mutuelles santés senior sur le marché.