Mutuelle santé senior : la sclérose latérale amyotrophique

De nombreuses maladies pourraient survenir à l’âge adulte. Ces pathologies sont causées pour la plupart de temps par la détérioration des fonctions cognitives, motrices, ou d’autres dérèglements du métabolisme. La sclérose latérale amyotrophique fait partie des maladies neurologiques qui affectent les personnes âgées. Tour d’horizon sur les causes, les symptômes, le traitement et les mesures préventives à prendre pour éviter cette pathologie.

Cette pathologie appelée également « maladie de Charcot » touche plus fréquemment l’homme que la femme. Les symptômes commencent à apparaître à partir de la cinquantaine. Après le diagnostic, les patients souffrant de la SLA peuvent survivre 2 à 5 ans environ. Les premiers signes de cette pathologie sont l’affaiblissement et la raideur des muscles. La personne atteinte de cette pathologie a aussi des problèmes qui nécessitent des gestes délicats de doigts ou de mains dus à la destruction graduelle des muscles. Cette réduction des muscles peut s’étendre sur les bras, les épaules, les jambes ou les hanches. Ce signe physique peut faire vaciller la victime et peut lui causer des chutes. Le patient peut aussi avoir un problème de production d’une immense quantité de salive, de constipation ou de faiblesse générale .Certaines personnes ont également des crampes, des tremblements et des contractions musculaires brusques et involontaires. La dégradation de la maladie peut également entraîner des problèmes de déglutition, des troubles de la parole, des problèmes de respiration causés par l’affaiblissement du diaphragme, une incapacité de manger et de respirer ainsi que des troubles de coordination.
Par ailleurs, cette maladie ne touche pas généralement les muscles des yeux, de l’intestin et de la vessie ainsi que les facultés sensorielles. Cependant, la SLA entraîne la perte de son autonomie corporelle et le tiers ou la moitié de patients peuvent avoir une baisse graduelle des fonctions cognitives qui peut mener jusqu’à la démence.

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une pathologie neurologique qui dégénère les cellules nerveuses. Ces dernières permettent d’activer la structure musculaire qui permet l’accomplissement des mouvements. Ces neurones moteurs sont situés au sein de la moelle épinière et du tronc cérébral. Ils ont pour fonction la transmission du signal électrique en provenance du système nerveux jusqu’aux muscles. La SLA altère ces neurones et comme ils ne peuvent plus accomplir leur rôle, ils conduisent à l’atrophie musculaire.
Dans 90 % des cas, les causes de cette pathologie ne sont pas identifiées même si on avance de l’hypothèse comme une trop grande production de glutamate, d’une atteinte des cellules immunutaires, un hypermetabolisme ou encore le stress oxydatif. Mais dans 10 % des cas, les facteurs héréditaires sont en cause. La mutation de l’enzyme superoxyde dismutase 1 (SOD1) est alors incriminée. Des facteurs de mode de vie (régime trop sucré, tabagisme) et de l’environnement (exposition à des produits chimiques agricoles) sont aussi cités mais aucune preuve n’a encore vérifié l’exactitude de ces hypothèses. Des recherches sont aussi menées sur l’effet de l’accumulation toxique de protéines entre les cellules. Sinon, la majorité des personnes atteintes sont aussi la gent masculine d’une tranche d’âge entre 40 à 60 ans.

Le médecin traitant effectue généralement un électromyogramme pour identifier s’il y a une perte musculaire ou une altération de la sensibilité qui cause l’atrophie des neurones moteurs. Le médecin peut remarquer une perte de reflexes de certains muscles. Or, comme ces symptômes peuvent être visibles dans certaines maladies neurologiques, il peut aussi préconiser d’autres examens neurologiques comme le bilan et l’IRM afin de différencier cette maladie d’autres pathologies du motoneurone. L’un des moyens permettant de faire la différence entre cette maladie et une autre maladie est l’aggravation des symptômes.

L’espérance de vie de la personne atteinte de cette maladie ne dépasse pas 5 ans. Pour le moment, les chercheurs n’ont pas encore découvert un médicament permettant de guérir définitivement le patient atteint de cette pathologie. Cependant, on retrouve sur le marché 2 types de médicaments permettant de pallier l’effet dévastateur de la SLA. Le premier est la Riluziole qui assure le retardement de la survie des patients souffrants de cette maladie de quelques mois. Il n’a pas d’effets secondaires remarquables sur la santé mais ils causent l’affaiblissement des muscles. L’autre médicament appelé Edaravone est un antioxydant qui permet de ralentir l’évolution de cette pathologie à son stade initial. L’administration de ce médicament se fait en cure de perfusions. Au bout de plus de 3 mois, le médecin surveille ses effets secondaires sur le patient.
Le médecin traitant peut aussi orienter le patient vers le suivi d’autres thérapeutiques pour améliorer leur qualité de vie. A titre d’exemple, l’aide d’un ergothérapeute qui l’aide à retrouver l’autonomie nécessaire pour réaliser les activités humaines de manière sécurisée et efficace. Cela afin que la victime puisse vivre normalement malgré la dégradation de sa santé et appréhende mieux son environnement. Il peut aussi lui recommander des séances d’amélioration de son bien-être avec le kinésithérapeute afin de soulager ses muscles ainsi que des séances d’orthophonie pour améliorer son trouble de langage. Lorsque les difficultés respiratoires sont importantes, le professionnel de santé pourrait aussi lui proposer une assistance respiratoire ou d’autres traitements médicamenteux afin d’alléger ses crampes musculaires et spasmes. Si le patient a aussi des problèmes de déglutition, il peut aussi proposer la mise en place d’une sonde gastrique.

Cette maladie fait partie des pathologies prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Le médecin traitant effectue la demande de prise en charge et le médecin conseil de la sécurité sociale l’accorde. Si le malade a besoin de soins pour une autre pathologie, il n’obtiendra pas de prise en charge à 100 %. L’assurance maladie rembourse ainsi à 100 % les soins (médicaments, examens sanguins, séjour hospitalier, radio…). Cependant, les dépassements d’honoraires, les médecins non remboursés par la sécurité sociale, le forfait hospitalier, la chambre particulière…
Afin de bénéficier d’un meilleur remboursement des dépenses santé lors du traitement de cette maladie, il convient alors de souscrire à une assurance santé complémentaire. La souscription à une mutuelle permet de compléter ce remboursement grâce à une meilleure prise en charge de l’hospitalisation, de médecines douces et d’autres postes non remboursés par la Sécu.
Afin de trouver la mutuelle senior proposant le meilleur rapport entre la cotisation et les garanties octroyées, il est recommandé de recourir à un comparateur de mutuelles. Cet outil gratuit présent sur ce site les aide à dénicher en quelques clics la complémentaire santé adaptée à ses besoins et à son budget.

Etant donné que les résultats des recherches n’ont pas encore réussi à déterminer les causes exactes de l’apparition de cette pathologie, il est difficile de la prévenir. Toutefois, il est nécessaire d’éviter la consommation abusive de tabac, la pratique intensive d’un sport de haut niveau ou encore le contact avec les pesticides et les métaux lourds ou le contact avec un environnement néfaste pour la santé.