Mutuelle santé : l’endométriose

Certaines maladies surviennent aux femmes en âge de procréer. Une d’entre elles est l’endométriose. Bien qu’encore peu connue, 2 à 4 millions de françaises souffrent de cette pathologie qui fait d’ailleurs partie des 31 ALD-non exonérante de la Sécurité sociale. Le remboursement de la mutuelle santé senior complète la prise en charge de l’assurance-maladie. Dans cet article, nous allons faire un tour d’horizon sur les causes, les symptômes et le traitement de cette pathologie.

L’endomètre est le tissu se trouvant dans la paroi interne de l’utérus. Il se produit un épaississement de ce tissu en provision d’une grossesse chaque mois, mais en l’absence de la fécondation, les règles mensuelles évacuent le tissu. Or, dans le cas d’une atteinte d’endométriose, certaines des cellules se dispersent à l’extérieur de l’utérus et adhèrent quelquefois à d’autres organes environnants comme la vessie, les reins ou les appareils pulmonaires. Ce processus pourrait entraîner la formation d’un kyste et accroître le développement d’un cancer même si l’endométriose n’est pas une tumeur maligne ni une pathologie mortelle.
Concernant les signes indicateurs d’endométriose, certaines femmes souffrant de cette infection pourrait ne pas ressentir de troubles particulières, alors que d’autres patientes pourraient ressentir des douleurs atroces lors des menstruations ou au cours des relations sexuelles.
Voici quelques symptômes permettant de reconnaître le développement de cette maladie :

  • douleurs intenses dans le bas-ventre
  • problème d’infertilité (une femme sur trois souffrant de cette pathologie ne réussissent pas à devenir enceinte)
  • règles douloureuses
  • sensation de fatigue, pertes brunes ou présence de sang dans l’urine ou des selles
  • douleurs pendant les relations sexuelles
  • difficulté à uriner ou à expulser les matières fécales
  • douleurs pelviennes pouvant atteindre la jambe et invalider la patiente pendant quelques jours. La patiente devient alors inapte à mener une vie professionnelle ou intime normale pendant les quelques jours. Certaines patientes pourraient aussi perdre connaissance ou avoir des nausées.

A noter que l’apparition des douleurs survient toujours pendant les règles ou lors de l’ovulation.

Actuellement, les chercheurs n’arrivent pas encore à déceler les causes de cette maladie. Ils avancent des hypothèses comme le mauvais fonctionnement du système immunitaire, ou les factures génétiques qui engendrent la formation des cellules endométriales sur les ovaires, les trompes de Fallope, ou la surface extérieure de l’utérus. L’intensité des douleurs ne dépend pas de la gravité de l’endométriose. Notons par ailleurs qu’il existe 3 types d’endométriose : l’endométriose péritonéale, l’endométriose ovarienne, et le type profond. Le développement de l’endométriose ne concerne que tiers des cas des femmes souffrant de cette pathologie. Sinon, 30 % à 40 d’entre elles ont de problème d’infertilité. Pour le reste, elles arrivent à concevoir normalement au bout de quelques années. Sinon, l’endométriose devient plus soutenable avec l’arrivée de la ménopause. La grossesse procure aussi un soulagement temporaire. Le risque majeur causé par l’apparition de cette pathologie est l’infertilité surtout dans le cas d’une grossesse tardive.

Pour diagnostiquer cette maladie complexe, le médecin se renseigne d’abord sur les antécédents médicaux de la patiente. Puis, il décèle en palpant la présence des excroissances. Il peut par la suite procéder à une échographie du bassin pour vérifier la présence d’un kyste aux ovaires. En cas d’endométriose, le médecin pourra effectuer une laparoscopie.
Concernant les traitements de cette pathologie, le choix dépend de l’âge de la femme, son désir de grossesse et la gravité des symptômes. Le médecin peut l’orienter vers le traitement avec les médicaments, par la chirurgie laparoscopique ou l’intervention chirurgicale traditionnelle allant jusqu’à l’ablation de l’utérus ou de l’ovaire. Les médicaments utilisés sont les anti-inflammatoires, les contraceptifs oraux ou les médicaments régulateurs du cycle mensuel.