L’incontinence des personnes âgées : explications et solutions

Plus de 3 millions de Français sont sujets à des troubles d’émission volontaire d’urine ou de matières fécales. La majorité d’entre eux sont des personnes âgées. Selon les chiffres, presque un tiers des personnes de plus de 70 ans ont à affronter ce dysfonctionnement. C’est encore plus gênant d’évoquer ce problème dans une conversation pourtant il empêche le sujet de mener une vie normale. L’incontinence conduit également à l’isolement social ou la dépression de la personne. Les patients atteints de cette maladie la voient ainsi comme un trouble inévitable avec l’âge. Cependant, il existe des solutions efficaces qui permettent d’atténuer le besoin impérieux d’uriner. Le point sur les causes et le traitement pour mieux gérer ce problème au quotidien.

L’incontinence peut arriver à n’importe qu’il soit âgé ou encore jeune. Ce phénomène demeure pourtant tabou jusqu’à ce jour. Cet évènement socio-sanitaire se présente sous forme de fuites urinaires et aussi parfois fécales. En effet, c’est une perte involontaire des urines par l’urètre. Selon les professionnels de santé et les chercheurs, l’incontinence est due au dysfonctionnement musculaire, c’est-à-dire une lésion du sphincter ou une lésion d’autres muscles du périnée, et peut-être une anomalie neurologique qui affecte la vessie. D’autre recherche relate qu’il y a aussi l’incontinence urinaire d’effort à cause d’un relâchement du muscle qui entoure la vessie ou les muscles du périnée.

Pour garder sa dignité, une personne qui subit l’incontinence se doit d’avoir recours à des protections spécifiques du genre couches adultes ou des slips absorbants jetables. À noter que plus de 4 millions de personnes, en France, sont concernées par l’incontinence, mais le chiffre n’est pas encore validé officiellement et cette « maladie » reste moins reconnue.

Le plus souvent, le cas de fuite urinaire est plus fréquent que l’émission involontaire des matières fécales. La fréquence d’incontinence urinaire ou fécale non contrôlée varie selon la gravité de l’incontinence. Il y a des personnes âgées qui utilisent une à deux protections par jour. Il s’agit alors d’une incontinence mineure. D’autres ont recours à 3 ou 4 protections toutes les 24h. La maladie atteint ici un stade modéré. Enfin, le cas est sévère si le sujet âgé aurait à changer plus 5 protections par jour.

L’évaluation de l’état de l’incontinence peut aussi se faire par le volume des urines. Une incontinence moyenne est d’environ 1400 ml/m3. Il y a l’incontinence par impériosité qui se manifeste par un besoin intenable d’uriner. C’est le type de trouble qu’on retrouve fréquemment chez l’adulte. Il y a aussi l’incontinence par effort lorsque le sujet âgé tousse, éternue. Citons aussi l’incontinence par regorgement qui concerne principalement les hommes avec les risques de la pression de la prostate plus volumineuse sur l’urètre. Et enfin, il y a l’incontinence fonctionnelle due à un problème mental ou physique (par exemple, une personne en chaise roulante).

Notons d’abord que la gent féminine est la plus touchée par ce trouble. La cause principale de cette maladie est le vieillissement des organes qui se traduit par la diminution des muscles de la vessie et de sphincters. Ainsi, l’incontinence peut avoir un lien avec l’insuffisance du sphincter. Elle peut être aussi causée par l’étirement de la vessie ou par l’existence de troubles démentiels comme la maladie d’Alzheimer. Elle peut également provenir d’un handicap moteur.

En effet, en vieillissant, le fonctionnement de la vessie de la personne âgée est modifié. Les récepteurs dans la paroi vésicale sont plus sensibles et ils perdent leur tonus. Les fonctions du cerveau sur la perception, le mouvement ou le raisonnement sont également altérées. Or, la personne âgée a tendance à sécréter beaucoup d’urines. Il n’est pas ainsi rare de trouver une personne âgée qui perd le contrôle de la miction. Par ailleurs, chez la femme avancée en âge, on remarque également une baisse de la pression de fermeture de l’urètre à cause de la décroissance d’œstrogène après la ménopause.

Outre le relâchement de la vessie et du sphincter causé par l’insuffisance de la masse musculaire de la vessie, il y a également d’autres facteurs comme les troubles moteurs, la paralysie d’un ou de plusieurs membres, la mauvaise coordination de mouvement, la dépendance suite à une maladie ou les troubles du métabolisme comme la polyurie.

La prise régulière de certains médicaments pourrait également favoriser l’apparition de ce trouble. Par ailleurs, certaines maladies affectant le cerveau peuvent également provoquer la fuite urinaire. A titre d’exemple, la sclérose en plaques entraîne des troubles de la motricité qui pourrait causer des troubles urinaires en provoquant une lésion des nerfs de la vessie. Les victimes de maladies vasculaires cérébrales sont également incontinentes. La sévérité de l’incontinence dépend de la gravité de l’accident. La maladie de Parkinson, les personnes souffrant de diabète depuis plusieurs années, les alcooliques chroniques, les personnes atteintes de vaginite atrophique présentent également des troubles d’incontinence.

Remarque : si le malade ne consulte pas un médecin, cette maladie pourrait s’aggraver jusqu’à la dépendance de la personne. Il est conseillé de se souscrire à une mutuelle senior pour obtenir un remboursement plus satisfaisant sur les éventuelles dépenses santé et traitement de cette pathologie.

Les symptômes indiquant ce trouble sont évidemment l’émission incontrôlée d’urine ou de matières fécales, mais le médecin généraliste ou l’urologue est habilité à déterminer de quelle maladie souffre la personne âgée. C’est la prise de décision d’aller consulter le médecin qui est la plus difficile, mais sitôt après, le traitement n’a rien de pénible.

Le professionnel de santé s’informera sur les antécédents médicaux du patient âgé, sur son mode alimentaire et son habitude de vie. Il lui fera ensuite des examens et des tests (prise d’urine, analyse de sang) pour mieux évaluer la gravité de sa maladie. Cela l’aidera aussi à découvrir si le patient souffre d’autres maladies. Ce dernier ne doit pas par ailleurs cacher les informations essentielles telles que le nombre de protections qu’il utilise, le volume d’émission involontaire d’urine pendant la nuit ou pendant le jour, etc. Les tests et les éléments que le médecin a récoltés l’aide à établir un diagnostic précis sur l’état du malade et le traitement adéquat. A noter que si l’incontinence n’est pas prise en charge, elle pourrait aussi causer des éruptions de la peau et des infections urinaires.

Concernant le traitement de cette pathologie, il existe des médicaments qui permettent de soulager l’envie d’uriner. Ce qui allège à la fois la tâche de la vessie. Le médecin pourrait également orienter vers la rééducation ou la réflexologie. Ces pratiques physiques permettent de diminuer les contractions des réflexes qui stimulent le besoin fréquent d’uriner. Et enfin, le professionnel de santé donnera aussi des conseils sur les bonnes méthodes pour atténuer l’effort de la vessie. Telle est par exemple le cas de la diminution de la quantité de boisson du sujet âgé par jour, la suppression des aliments diurétiques comme le thé, l’ananas, la suppression de cigarettes ou d’autres habitudes nocives à la santé. Les règles d’hygiène doivent également être respectées. La propreté des alèses est un élément important. En ce qui concerne les protections, la personne âgée peut choisir entre les protèges slips, les changes anatomiques, les slips absorbants ou encore les changes complets avec attaches pour l’incontinence sévère.

La première mesure à prendre pour lutter contre l’émission involontaire d’urine est de retirer les aliments qui provoquent l’envie d’uriner ou d’évacuer la défection. Aux patients incontinents, le régime riche en thé, café, boissons gazeuses ou fruits secs est aussi à éviter. Les nourritures qui rendent difficile le transit intestinal sont également à exclure du menu. Il est conseillé à la personne atteinte de cette maladie d’évacuer complètement sa vessie à chaque fois qu’elle a envie d’uriner même si l’émission des dernières gouttes peut être pénible (pour les souffrantes de pathologies telles que l’AVC, le diabète). Pour faciliter l’évacuation de l’urine, il existe des exercices physiques qui aident à tonifier les muscles de la vessie et du sphincter. Cela aide en même temps à se défaire de l’envie d’uriner pendant plus longtemps. Rappelons enfin que l’obésité produit une pression au niveau de l’abdomen. Une perte de poids de la personne âgée pourrait réduire les signes d’alerte d’incontinence.

En principe, les protections urinaires pour incontinence ne sont pas prises en charge par le régime obligatoire d’assurance santé. Ces protections ne sont pas considérées comme équipement de confort. À la limite, la Sécurité Sociale accorde un remboursement si la protection urinaire fait l’objet d’une aide exceptionnelle, ou peut-être fait l’objet des prestations au titre de la dépendance ou du handicap. Ces produits ne bénéficie pas non plus du taux minoré de TVA à 5,5%, alors que les intéressés déclarent que le coût d’achat mensuel des protections urinaires monte jusqu’à 300€, au risque de renoncement pour certaines personnes, malgré le besoin indispensable.

Dernièrement, le ministère de la santé ordonne les CPAM ou Caisses Primaires d’Assurance Maladie à prendre en charge une partie des dépenses en protections urinaires au même titre que d’autres dépenses non remboursables liées à des maladies chroniques. Les intéressés peuvent également bénéficier de remboursement des protections urinaires via des aides sociales destinées aux personnes âgées en dépendance confirmée et aux personnes en situation de handicap, du genre APA ou PCH, ou Allocation Personnalisée pour l’Autonomie et la Prestation de Compensation du Handicap.

Si les intéressés sont résidents dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou EHPAD, les coûts des protections urinaires sont incorporés dans les factures mensuelles. À noter que quelques mutuelles Santé commencent à prendre en charge une partie des dépenses liées à l’incontinence. Lors de la souscription d’une mutuelle, il est important de poser la question sur le remboursement des protections urinaires absorbantes, surtout que l’adhérent est concerné par l’incontinence.

La mutuelle santé pour seniors de Matmut permet aux personnes âgées de plus de 55 ans de bénéficier d’une meilleure prise en charge en cas de traitement de maladie comme l’incontinence ou toute autre pathologie.

Matmut, offre pensée pour les seniors
La mutuelle Ociane santé Évolution propose 4 formules avec un renforcement de prestations de confort (médecine douce, cure thermale, chambre particulière…) et des renforts sur les soins optiques, auditifs et dentaires. En cas d’hospitalisation ou d’immobilisation à domicile suite à une maladie grave, cette couverture santé complémentaire prévoit aussi des prestations d’assistance incluant le portage de repas, l’aide au ménage, le service d’accompagnement et d’assistance, etc.

Ociane santé Évolution en chiffres
Le remboursement du poste de soins d’hospitalisation et consultation chez les médecins spécialistes peut atteindre 200 % dans la formule le plus performant qu’est l’Ociane santé Évolution 4. Un forfait de 300 euros puis de 400 euros par an est proposé pour les soins dentaires non pris en charge par la Sécurité Sociale. Le contrat prévoit également un forfait des médecines douces fixé à 40 euros x 4 actes, une chambre particulière à 65 euros et une prise en charge de la chirurgie corrective de l’œil à 200 euros. La cure thermale est, quant à elle, remboursée à 100 %.

Cette mutuelle santé propose une carte tiers payant sur le smartphone, un bonus fidélité pour le poste dentaire dès la deuxième année d’adhésion, une possibilité de consulter les remboursements avec l’application de l’assureur. Les intéressés peuvent réaliser une demande de devis gratuit sur le site de Matmut. Ils peuvent également recourir à notre comparateur de mutuelles pour trouver l’assurance santé complémentaire la moins chère du marché.