Mutuelle pour praticien ou auxiliaire médical

Le régime obligatoire auquel sont rattachés le praticien et l’auxiliaire médical conventionné est celui de l’Assurance maladie des PAMC (praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés). Différentes prestations dispensées par cet organisme sont ainsi à leur avantage. Pour votre assurance maladie complémentaire, le régime de PAMC ou praticien et auxiliaires médicaux conventionnés peut être utile de souscrire a cette complémentaire santé . Il en va non seulement de vos notes de frais et de votre prise en charge, mais aussi de la qualité de la prise en charge.

Le régime PAMC s’applique à certains professionnels de la santé. Ce sont notamment ceux qui œuvrent dans les libérales et qui pratiquent la médecine dans leur quotidien : médecins, sage-femme, infirmiers et même les étudiants du deuxième cycle. Ces professionnels peuvent être conventionnés par des entreprises d’assurances afin de proposer des soins spécifiques à leurs assurés et ainsi faciliter la gestion du contrat et des procédures de remboursement. L’assurance complémentaire santé pourra dans ce cas couvrir n’importe quel soin à l’instar d’une couverture prémium.

Tant pour les assureurs que pour les assurés, le régime PAMC peut présenter énormément d’avantages. C’est notamment une manière pour les entreprises d’assurances de mieux gérer les remboursements en proposant une liste bien précise des praticiens éligibles. Mais les bénéfices d’une telle approche profitent surtout aux assurés. Avec le régime de PAMC, il est plus facile de prétendre à un remboursement partiel ou complet de vos frais de soins. Il y a une base de remboursement fixe à l’instar de celle proposée par la SECU. De quoi mieux gérer vos capitaux.

Cette assiette de prise en charge peut évoluer en fonction des soins dont vous avez besoin. Par exemple, dans le cas de suivi maternité ou de grossesse, un supplément peut vous être accordé. Le régime PAMC est avantageux même après le décès du souscripteur. Dans ce cadre de ce genre de couverture, les assureurs peuvent proposer un capital décès.

Un praticien ou un auxiliaire médical peut bénéficier des prestations de l’Assurance maladie des PAMC si celui-ci exerce une des activités professionnelles axées sur :

    la médecine en secteur 1, secteur 2, ou encore en secteur 2 incluant une coordination ;
    la chirurgie en dentisterie ;
    la maternité (sage-femme) ;
    l’infirmerie, le massage en kinésithérapie, la pédicurie podologie, l’orthophonie, l’orthoptie (auxiliaire médical)

 

Il se peut que celui-ci soit en même temps conventionné et exerce une activité professionnelle non rémunérée depuis une période d’au moins 1 mois.

Le lieu de travail des PAMC dépend de la caisse d’Assurance Maladie à laquelle le sujet est affilié. Ainsi, il peut privilégier :

    d’une prise en charge de ses actes de soins ;
    de la perception d’allocations lors du congé de maternité, de paternité ou d’adoption, notamment l’allocation du forfait lors du repos maternel, l’allocation de remplacement pour la conjointe du praticien et de l’auxiliaire médical qui relève du régime des PAMC, et qui répond aux critères de collaboration professionnelle ; et la perception des indemnités ;
    de l’aide financière en cas de décès.

 

En cas de cessation volontaire de l’activité professionnelle pour une raison personnelle, le praticien ou l’auxiliaire médical peut toujours maintenir ses droits. Ainsi, pendant une année, il continue de privilégier :

    d’une prise en charge de ses actes de soins en cas de maladie ou de maternité.
    du droit de maternité, de paternité ou d’adoption, à condition qu’il règle bien ses cotisations.

 

Dès lors que le sujet cesse d’exercer son activité professionnelle à une date précise, il peut maintenir ses droits. A la fin de la période de cessation d’activité, même si le sujet ne bénéficie pas d’aucune couverture sociale, il pourra privilégier de la CMU de base (Couverture maladie universelle).

Les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés sont obligatoirement bénéficiaires de la retraite vieillesse complémentaire. Cette complémentaire est financée par le biais de versement de cotisation, dont 2/3 sont couvertes par la caisse d’Assurance Maladie. Les praticiens de secteur 2, c’est-à-dire les médecins qui pratiquent des honoraires libres, sont chargés de verser eux-mêmes cette cotisation, puis s’il a choisi le régime avec l’option de coordination. Il est possible de s’informer à propos de la retraite :

    Pour les médecins : il suffit de s’adresser auprès de la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France).
    Pour les sages-femmes ou les chirurgiens dentistes : il suffit de contacter la CARCDSF ou Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes.
    Pour les infirmiers ou infirmières, masseurs-kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes ou pédicure-podologues : s’adresser à la CARPIMKO ou Caisse autonome de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux.

 

Si le praticien ou l’auxiliaire médical relève du régime d’Assurance maladie des PAMC, il va de soi qu’il n’ait pas le droit de bénéficier ni des prestations offertes par les assurances en cas d’invalidité ou d’accident de travail, ni des indemnités journalières d’arrêt de travail suite à une maladie. Que faire en cas de maladie professionnelle ou d’un accident de travail ? En cas de maladie professionnelle ou d’accident de travail, les praticiens et les auxiliaires médicaux ne sont pas assurés par le régime d’Assurance maladie des PAMC.